LS
archers, et en 1413 avec deux ehevaliers et vingt écuyers, lorsque le duc de Bourgogne le manda à Paris. Ce fut en qualité de chevalier banneret qu’il répondit à l'appel de son prince. Aux mois d'octobre et de novembre 1409 Jean avait accompagné Jean de Vergy, maréchal de Bourgogne, qui allait soumettre Montréal !. De Marguerite de Charny, dame de Montfort, Savoisy et Lirey, qu’il avait épousée en 1400, il n’eut pas d'enfants et fut le dernier de la branche aînée. — La généalogie suivie de cette noble maison originaire de Lorraine s'établit depuis Liébaut, baron de Bauffremont, chevalier, qui prit part à la troisième croisade et vivait encore en 1203. Il y en a une autre qui la fait remonter jusqu’à « Baufremontius, premier roy chrétien des Bourguignons au septentrion, qui estant travaillé des Huns vint en Bourgogne sous Théodore le jeune, » mais l’auteur en écrivant le mot fable en téte de son travail a eu du moins le bon esprit de se faire justice lui-même 2. — Les descendants de Liebaut ont fourni quatre chevaliers de la Teison-d’Or et cinq du Saint-Esprit. [ls sont en possession du titre de prince du Saint-Empire-Romain depuis le 8 juin 1757 et de celui de duc français depuis le 31 août 1817 £.— Armes : vairé d’or et de gueules.
BEAUFORT (ANToinE DE). — Cité par la chronique de Ruisseauville. Haudicquer de Blancourt (Mém. généal mss. t. 16, p. 86, au cab. des titres de la Bibl. imp.) le nomme Payen de Beaufort.
Antoine de Bsaurroar, seigneur d’'Avesnes, maître-d'hôtel du roi, appartenait à la noble famille de ce nom, originaire d'Artois et encore actuellement existante, et dont la généalogie est établie par titres et documents, depuis Aléaume, chevalier, seigneur de Beauffort et de Noyelles-Wion, en 1198 +. Cet Antoine ne figure pas dans la généalogie que l’on vient de citer: on croit pourtant qu’il pourrait avoir été fils de Tassart de Beaufort, écuyer, seigneur de Saulchoy et
de Marquais, et de Marie de La Personne, dame d’Hersin 5. — Armes : d'azur à trois jumelles d’or.
1 Collect. de Bourgogne, t. XXTV, Bibl. Imp., mss. 3 Dossier Bauffremont au cab. des titres, B:b]. imp.
8 Hiat. des Pair: de France, par Courcelles — Dossier du cab. des titres. — Annuaire de M. Borel d'Hauterive.
* Dictionnaire de la Noblesse, par La Chesnaye-des-Bois.
s Annuaire de la Noblesse, per M. Borel d'Hauterive. — Généal. de Beauffort, s. 1. n. d. — Notice hist. et généal. sur la maison de Beanffort, par Poplinière.
BEAUMESNIL {Le sEIGNeur DE). — (Voir au mot HARCOURT).
BEAURAIN (LE siRE DE). — Rien dans les manuscrits de Monstrelet, n° 2680 et 5016.
Ce devait être Jean de Lorris, chevalier, seigneur de Beaurain, Armenonville, et vicomte de Montreuil-sur-Mer, fils ainé de Jean de Lorris, chevalier, seigneur et vicomte des mêmes lieux, chambellan du roi, et de Marie de Châtillon, et petitfils de Robert de Lorris, chevalier, seigneur et vicomte des mêmes lieux, conseiller du roi, et de Péronelle des Essars. — Cette famille a donné un évêque et comte de Noyon, pair de France, le 27 février 1351, dans la personne de Gilles de Lorris. — Eudes de Lorris vivait en 1956. — Armes : d’or à la fasce d'azur accompagnée de trois aiglettes de queules 1.
BEAUSSAULT (xessiRe Louis DE).— (Voir au mot MONTMORENCY.)
BEAUVAIS (Couner DE). — Seule source: le dictionnaire de la noblesse, de La Chesnaye-des-Bois et Badier.
Colinet de Bravvais, chevalier, châtelain de Beauvais, seigneur de la Forétle-Roi, Ravenel, Francastel, Troissencourt, Cateu, Fleury et Tronquois, était fils aîné de Renaud de Beauvais, chevalier, châtelain de Beauvais, et seigneur des lieux susdits, et d'Eléonor Crépin. Il fut tué sans alliance et ses biens passèrent à son frère putné Philippe qui ne laissa lui-même qu'une seule fille, femme de Jean Le Clerc de Fleurigny *. La branche alnée s’éteignit en même temps dans la famille de Bordes. — Généalogie suivie depuis Odon, chevalier, châtelain de Beauvais, seigneur de Vascœuil, en 1200, avec mention de Hillon, châtelain de Beauvais en 1037 3. — Armes: d’argent à la croir de sable chargée de cinq coquilles d’or.
BEAUVAL (Yvan DE). — Ce nom se trouve partout excepté dans
1 P. Auselme,t II, p. 412-418. — Duchesne, Hist. de la maison de Châtillon — et du même, généal. de la maison de Montmorency.
3 Dictionnaire de la Noblesse, par La Chesnaye-des-Bois, t. IV, p. 56%, à la géneal. de Le Clerc.
# Dictionnaire de la Noblesse, par La Chesnave-des-Bois, t. Il, du suppl. — et Mass. de Dom CafBaux, dans les pap. de Dom Grenier, Bibl. imp.
Saint-Rémy et dans les deux manuscrits de Monstrelet si incomplets, n° 2680 et 5016.
Yvain de Brauvar, chevalier, seigneur d’Ygnaucourt, chambellan du duc de Bourgogne, était fils de Robert de Beauval, chevalier, sire dudit lieu, et d’Huceline de Villers. Il épousa Marie du Bos, dame d’Occoches, Villeroy et Yvregny, dont suite. — Cette famille s’éteignit à la fin du xv° siècle ; elle était de très ancienne noblesse et reconnaïissait pour auteur Huard de Beauval, chevalier, en 1066 1. — Armes : de gueules à la fasce d'argent accompagnée d’une vivre de méme en chef.
BEAU VOIR, 8aiLLI DU VERMANDOIS (MESSIRE PiERRE pE). — Cité dens tous les manuscrits, sauf les n°’ 2680 et 5016 de Monstrelct.
On ne sait que peu de choses sur lui. Pierre de Beauvoir, chevalier, seigneur de B'ancfossé et de Bellefontaine, baïilii du Vermandois, apparterait à une ancienne famille du Hainaut, et était issu au 10° degré de Gillon de Beauvoir, seigneur dudit lieu près Cambrai, en 1131. Armes : d'azur au lion d'argent ?.
BEAUVOIR-SUR-AUTHIE ({ Le SEIGNEUR DE ). — Sur-Ancre (Monstrelet, n° 6486); cité par les manuscrits de Monstrelet, n°’ 2681, 2678, 2683, 6486, et 32, fonds La Vallière.
Ce seigneur devait bien son nom au village de Beauvoir-Rivière situé sur l’Authie, arrondissement de Doullens, canton de Bernaville, Somme. Il s’appelait Jean de Beauvoir, était chevalier et seigneur dudit lieu de Beauvoir, et avait épousé Louise de Mailly-Conty dont il eut deux fils, Jean, seigneur de Beauvoir, mort sans postérité, et Ferry de Beauvoir, évêque d'Amiens en 1457, et quelques filles *. — Armes : d'argent à deux bandes de gueules.
BELLAY (Hueues pu). — La mort de ce personnage à Azincourt est attestée seulement par Moreri et par le P. Anselme.
$ Trésor généal. de Dom Villevieille, topographie de Dom Grenier, et dossier orig. au Cab. des titres de la Bibl. imp. — Le Carpentier, preuves de l'hist, du Cambrésis. 3 Nobil. de Picardie, par Haudicquer de Blancourt. — Le Carpentier, Hist. du Cambrésis, — Généal. Mss. du Cab. des titres, t. 886, f" 786. # La Morlière, Recueil de plusieurs illustres maisons de Picardie.
Hugues du BeLzav, vue du nom, chevalier, seigneur du Bellay et de Giseux, était fils aîné de Jean I, seigneur des mêmes lieux, et de Jeanne de Souvain. Il donna, le 9 septembre 1415, quittance de gages pour lui et six écuyers de sa compagnie servant le roi « ès présentes guerres pour résister à son adversaire d'Angleterre ». (Sceau: écu aux pleines armes de du Bellay)‘. D’Isabeau de Montigny, dame de Langei, il eut des enfants. — Moreri établit la généalogie suivie de cette famille depuis Bellay, seigneur de Montreuil-en-Anjou, en 960 ». — Ârmes: d'argent à le bande fuselée de gueules accompagnée de six fleurs de lys d'azur mises en orle.
BELLAY (BerTrano pu). — Plus heureux que son père celui-ci a vu son nom inscrit dans la plupart des chroniques, à l'exception toutefois de celle de Saint-Remy, et des n° 2680 et 5046 de Monstrelet.
Bertrand du BeLLay était le fils putné du précédent. Il fut tué avec lui et l’on ne voit nulle part qu’il ait été marié 3. Mêmes armes.
BELLEVAL (Baunouin DE). — Haudin de Béleval (Monstrelet, fonds
La Vallière 32); Belval (ibidem, n° 2683). Cité par les manuscrits n° 2681, 2683, 2678, 6486, et fonds La Vallière 32.
Baudouin de Beczevau, chevalier, chambellan du duc de Bourgogne, était fils anique de Jean de Belleval, 11° du nom, écuyer, seigneur dudit lieu, et de Claude de Lisques. Il servait comme écuyer dans la compagnie de Hue, sire de Graucour!t, le 1er septembre 1387, et dans celle de Gilles de Mailly, le 9 juillet 1392 *. F donna quittance, le 10 août 1408, de cent francs d’or que le duc de Bourgogne lui avait accordés en considération de ses services. (Sceau : écu chevronné, soutenu par un chevalier debout, en armure complète : supports, deux lions et deux anges les ailes éployées ; Cimier : une tête de roi) 5. La généalogie de cette famille est
| 1 Titres scellés de Clairambault, t. XII, au Cab. des titres de la Bibl. imp.
? Grand dictionnaire historique, Edit. de 1790, {. IT, p. 184 et suiv.
3 Mêmes sources que pour l'article de Hugues du Bellay.
4 Titres scellés de Clairambaull, aux mots Grancourt et Mailly, au Cab. des titres de la Bibl. imp.
* Archives de la famille de Belleval.
suivie et prouvée depuis Roger de Belleval, chevalier, sire dudit lieu en 1180 avec mention, comme premiers auteurs connus, de Guy et de Roger de Believal, chevaliers, frères, vivant en Ponthieu en 1086 1. — Armes : chevronné de sable et d’or de six pièces. — Le fils ainé de Baudouin, Jean de Belleval, ayant épousé, vers 1429, la dernière représentante de la noble maison de Fricamps, adopta les armes de sa femme que ses descendants portent encore aujourd’hui, à savoir : de gueules semé de eroir recroisetées au pied fiché d’or, à la bande de méme brochante.
BELLOY (Le Bauoraix DE). — Rien dans la chronique de Saint- Rémy, ni dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet, mais eité partout ailleurs.
Pierre de BezLov, dit le Baudrain, chevalier, fut le quatrième fils d'Enguerran de Belloy, dit Lionel, chevalier, seigneur dudit lieu, Vieulaines et Yvrench, et de Jeanne de Saint-Léonard. Il fut Pun des 51 chevaliers bacheliers qui servirent sous Robert d'Artois, le 10 octobre 1386, l’un des huit chevaliers bacheliers de la compagnie de Raoul de Gravières, le 15 mai 1397, et enfin l’un des seigneurs qui assistèrent aux noces du duc de Brabant le 45 avril 140%, et qui reçurent des robes de satin et de velours blanc et vert. En 1411, il servait avec cinq écuyers de sa compagnie sous le comte de Saint-Pol. Il avait épousé en 1405 Jeanne de Bourlemont dont il n’eut pas d’enfants.— Cette ancienne famille de Belloy s’était divisée en trois branches principales, qui, chacune, adoptèrent des armoiries différentes. Pierre appartenait à la branche dite de Belloy-St.-Léonard, issue par généalogie suivie de Hugues de Belloy, en 1189. — Armes : d'argent à trois fasces de gueules *.
BERNIEULLES (AbRien DE). — Cité par M. Roger, p. 287 du livre
intitulé : Noblesse et Chevalerie de Flandre, d’Artois et de Picardie, d’après plusieurs nobiliaires d'Artois.
Adrien de Benz Les était fils, à ce que l’on croit, de Robert de Bernieulles,
t Généal. de la famille. — Trésor généal. de dom Villevieille, au Cab. des titres de la Bibl. imp. — Recueil de dom Martenne à la Bibl. imp. — Papiers de dom Grenier à la Bibl]. imp. passim.— Trésor des Chartes, aux archives de l'empire. — La Chesnayedes-Bois, article Mailly, etc... ete.
2 Généal. de Belloy, par le marquis de Belloy, in-4°, pub. au siècle deruier avec le visâ du généalogiste des ordres du roi. |
et de Jeanne de Fosseux. De sa femme dont le nom est inconnu, il aurait eu Jean de Bernieulles, seigneur dudit lieu , Bléquin , Avesne et Cagny , allié à Ide d’Abbeville, dont seulement des filles. L'aitnée de celles-ci apporta les biens patronymiques de ses ancètres à un Rubempré dont la fille les transporta par alliance dans la maison de Créquy, en 1478. On n’a pu retrouver qu’un fragment de la généalogie de Bernieulles commençant avec Robert de Bernieulles, et Jeanne de Preure, sa femme, vers 1980 1. — Armes : d’or à la croix ancrée de
gueules.
BÉTHENCOURT (LE SEIGNEUR DE). — Béthemport (Monstrelet, n° 2684); cité partout excepté dans les n°’ 2680 et 5016 de Monstrelet; Saint-Remy en fait deux personnages qu'il nomme Dreux d'Ongnies et le seigneur de Béthencourt.
[1 s’agit ici de Dreux d’Argies, seigneur de Béthencourt. (Voir pour la notice et les armes au mot ARGIES).
BÉTHUNE, SEIGNEUR DE MAREUIL-EN-BRIE (JEAN DE). — Le seul manuscrit dans lequel ce nom ne soit pas cité est le n° 2680 de Monstrelet. Saint-Remy l'appelle seulement Jean de Moreulen-Brie.
Jean de Béravuxe, chevalier, dit de Locres, seigneur d’Autrèches, Assigny et Anisy, et de Baye et de Mareuil-en-Brie par legs de sa sœur Marie en 1401. — fl était fils puiné de Jean de Béthune, 1° du nom, dit de Locres, seigneur de Vendeuil et du Verger, et de Jeanne de Coucy. Le & décembre 1380 il donna quittance de 315 livres pour ses gages et ceux de sa compagnie composée d’un chevalier et de trois écuyers. En qualité de chevalier banneret il fit montre à Paris, le 16 septembre 1410, avec six chevaliers bacheliers, douze écuyers et vingt archers de sa compagnie servant à Paris et ailleurs sous les ordres du comte de La Marche. Le sceau est écartelé au 1 et & de Béthune, au % et 3 de Coucy. Supports : deux lions. Cimier : une tête de cygne dans un vol ?. Il avait épousé Le
La Morlière, Rec. de plusieurs illustres maisons de Picardie, p 221. — Mém. généal. mas. d'Haudicquer de Blancourt, t. XVI, p. 68, au Cab. des titres de la Bibl. imp.
3 Tit. scell. de Clairambault, au mot Béthune, cab. des titres de la Bibl. imp.
8 novembre 1401 Isabeau d Estouteville, de laquelle il laissa six enfants : aucun d'eux n’ayant porté le prénom de Colart, Monstrelet s'est donc trompé en disant que s0x fils Colart avait été tué avec lui. Monstrelet a certainement confondu avec le personnage dont nous parlerons dans la notice qui va suivre. — L'illustre maison de Béthune serait issue selon les uns de Guillaume de Béthune, dit le Roux, mort peu après 1213 !, et selon les autres de Robert, dit Faisseux, sire de Béthune, Richebourg et Carency, avoué d'Arras, né en 970, mort en 1037 ?. — Armes: écartelé au 1 et & d'argent à la fasce de gueules et au % et 3 fascé de vair et de gueules.
BÉTHUNE (Cozanr De). — Toutes sources.
On le désigne souvent, par erreur, comme étant le fils du précédent. Colart de Béthune, dit des Pianques, seigneur de Berlettes, était fils puiné de Jean de Béthune, dit des Planques, seigneur de Wendin et de Préaux, chevalier, et d'Alix de Dours. De sa femme dont le nom est inconnu il n’eut qu’un fils dont les enfants moururent sans postérité, — Cette branche qui compte encore des représentants était issue de la famille de Béthune dans la personne de Hugues de Béthune- Carency, le dernier des fils d’Elbert de Béthune, seigneur de Carency. Hugues épousa avant 1187 Marie de Saveuse, et en souvenir de cette alianco ses descendants ajoutèrent à l’écu de Béthune celui de Saveuse en chef #. — Armes : d'argent à la fasce de gueules, brisé en chef d'un écusson de gueules à la bande d’or accompagnée de six billeïtes de méme, qui est Saveuse.
BEUIL (Jean DE). — Brieul (n° 2678 de Monstrelet) ; partout sauf dans Saint-Rémy et dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Jean de Bevin, seigneur de Montrésor, Castel-Fromont, Saint-Calais et Courcelles, chevalier, conseiller et chambellan du roi et du duc d'Anjou, grandmaitre des arbalétriers ; fils aîné de Jean III, sire de Beuil, conseiller et chambellan du duc d'Anjou, et d'Anne d’Avoir. Jean accompagna le duc d'Anjou lorsque ce prince alla prendre possession du trône de Naples. A son retour il servit dans la compagnie de son père et sous les ordres du duc de Bourgogne en 1386. 1
! Le P. Anselme, généal. de Béthune.
3 Hist, de la maison de Béthune, par A. Du Chesne.
8 Hist. de la branche dite des Planques de la maison de Béthune, par l'Abbé Douay. — Dictionnaire de la Noblesse, par La Chesnaye-des-Bois,
était châtelain de Loches, aux gages de 500 livres en 1387 : en 138$ il fut retena de l’hôtel du duc de Touraine auquel il conduisit six chevaliers et dix-huit écuyers de sa compagnie pour escorter le roi dans son vovage d'Allemagne. La même année il alla en Bretagne avec le connétable de Clisson : l'année suivante il servit sous le maréchal de Sancerre avec deux chevaliers el quatre écuyers. Le roi l’envoya en 1392 auprès du duc de Bretagne. Peu après il fut nommé grandmaitre des arbalétriers et assista en cette qualité à l’entrevue d’Ardres en 139%. Le roi lui fit don, en 1399, des biens de la femme de Simon Burleigb, chevalier anglais. Il fut nommé l’un des éxécuteurs testamentaires du duc d'Orléans, en 1403, et mourut à Azincourt. — De Marguerite Dauphin, dame de Marmande, sa femme, il eut plusieurs enfants, l’alné desquels devint célèbre sous le règne de Charles VIT et obtint la haute dignité d’amiral de France. — Barthélemy de Beuil, seigneur du Plessis, en 1251, est selon quelques uns l’auteur de la filiation suivie de cette noble famille ; selon quelques autres, et le Père Anselme est de ce nombre, cette filiation ne s’établirait que depuis Jean de Beuil, sire dudit lieu en Touraine et de Valennes, écuyer d'honneur du roi Charles-le-Be) en 1321 !. — Armes: d'azur as croissant d'argent, accompagné de six croix recroiselées eu pied fichu d'or, 3,2 «4 1.
BIEZ (Jean ou). — Source : le Père Anselme, tome VII.
Jean du Biez, chevalier, seigneur dudit lieu, chevalier de l’ordre du roi d’Arragon, était le seul fils de Jean, seigneur du Biez et d'Escouelles, dit le sourd, et d’Alix Quiéret. Il s’allia à Jeanne d’Olhain, de laquelle il eut des enfants. — Wénemar du Biez, vivant en 1166, est le premier auteur connu de cette famille dont la généalogie suivie s'établit depuis Arnould du Biez, époux de Jeanne de Créqui, en 1390. Elle s'est éteinte en 1724 dans celle de Lottin de Charny *. — Armes : d'or à trois fasces ds sale et trois merlettes de même en chef.
BLAINVILLE (Le SEIGNEUR DE). — Cité partout sauf dans Saint- Rémy, et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
C'est Charles d'Esrourevie, chevalier, seigneur de Blainville, premier
t P. Anselme, t. VIT, p. 69, et t. VIT, p. 8649 et suiv. — L’Hermite-Sonliers, Hist. de la Noblesse de Touraine. — Moréri, dictionnaire histor. — et Biogr. universelle, publ. par M. Firmin Didot.
” 4 P, Anselme, t. VII, p. 180 et suiv.
panetier du Dauphin en 1399. Fils aîné de Colart d'Estouteville, chevalier, seigneur de Torcy, Estoutemont et Beyne, tué aussi à Azincourt et dont on trouvera l’article au mot Torcy, et de Jeanne de Mauquenchy, dame et héritière de Blainville. Le Père Anselme le fait mourir en 1409, mais c’est à tort, cat Charles faut l’un des défenseurs d’Harfleur ‘, et périt le mois suivant à Atincourt, sans enfants de Jacqueline de Chambly, sa femme ?. — Voir pour la notice au mot TORCY. — Armes personnelles de Charles : écartelé aux 1 et à d’'Estouteville qui est burelé d'argent et de queules de 10 pièces au lion d’or brochant sur le tout, et aux 2 et 3 de Mauquenchy-Blainville qui est d’azur à la croix d'argent cantonnée de 20 croisettes au pied fiché d’or.
BLAISEL (Jean ou). — Partout Blansel ou Blausel ; rien dans Saint- Rémy, ni dans les n°° de Monstrelet 5016, 2680 et 2684.
La famille du B'aisel en Boulonnais était en possession au XV* siècle de la seigneurie du Blaisel, maïs son nom patronymique, disparu depuis, était à cette époque Le Canut. Jacques Le Canut, écuyer, seigneur du Blaisel, qui forme le premier degré de la généalogie suivie *, avait épousé Marie de Bournonville vers 1450. Il est probable que Jean du Blaisel, tué à Azincourt, était son père. Cette famille existe encore en Ponthieu et dans le Boulonnais *. — Armes: d’hermines à six fusées de gueules accolées en fasce.
BLAMONT {Le comTE DE). — Toutes sources; Blaumont (fonds La Vallière, 32 et 5046.
Huri III, comte de Blamont, fils de Thiebaut, comte de Blamont. Il épousa Valburge de Fénestrange de laquelle il eut des enfants. — Blamont était le cheflieu d’un canton de Lorraine qui portait déjà le titre de comté dans une charte d’Adalbéron, évêque de Metz, en 938. Cette seigneurie entra dans la maison des comtes de Salm en Ardenne, et eut pour premier possesseur Hermann, fils d'Hermann HIT, comte de Salm, et d’Agnès de Langestein. Hermann étant mort
1 Chron. de Monstrelet, ch. 146.
3 P. Anselme t. VIII. — Rec. de titres de la maison d'Estouteville, 1741, in-&°,
# Preuves de cour, au Cab. des titres de la Bibl. imp.
+ Grand nobil. de Picardie, par Villers de Rousseville. — Nobil. de Picardie, par
Haudicquer de Blancourt. — Annuaire de la Noblesse, par Borel d'Hauterive, année 1854, p. 190.
sans héritiers, Blamont passa à Henri II, comte de Salm, son frère, époux de Jeanne ou Judith de Lorraine. Ennuyé de la longévité de son père, Ferry de Salm le chassa de Blamont vers 1240 : il épousa Jeanne de Bar et ses enfants adoptèrent le nom de Blamont qu’ils transmirent à leurs descendants. Le premier comte de Salm connu s'appelait Odoard : il était avoué de Sénones et vivait en 962 !. — Armes : de gueules à deux saumons adossés d'argent, aliàs, accompagnés de quatre croiselles de méme.
BLOIS (BERTRAND DE). — Cité par la chronique de Guillaume Gruel, ct par les histoires de Bretagne de dom Morice et de dom Lobineau.
Ce personnage assista à la remise au duc de Bretagne, le 21 septembre 1407, du château de Chateaulin apartenant au comte de Penthièvre. Il est qualifié « écuyer, né de Bretagne » dans une attestation qu’il donne avec plusieurs autres au profit du sire de Montauban, le 13 août 1411 *. — Bertrand appartenait évidemment à la branche de la maison de Chatillon qui avait régné sur la Bretagne. Etai:-il bâtard ou légitime ? De qui était-il fils ? C’est ce que l'on n’a pu découvrir. — Les armes des Penthièvre issus des Chatil'on étaient : d’hermines à la bordure de gueules.
BLONDEL (JEAx). — Mentionné dans unc généalogie des Blondel de Joïgny, barons de Pamele et bers de Flandre, par Christophe Butkens, abbé de St.-Sauveur à Anvers, auteur des Trophées du Brabant, et publiée par M. Goëthals dans sa généalogie des Barons de Blondel, p. 41.
Jean BLoxoez de Joigny, baron de Longvilliers, seigneur de Douriers, Canteleu et Méry, était fils de Jean Blondel de Joigny, baron de Longvilliers, seigneur des lieux susdits, et d'Isabeau de Béthune. De sa femme Marie du Quesnoy, dame dudit lieu, Audenærde, Rumme, Osmer, Temple, Watencourt, Chastelet, Pepers, Loire et Braffe, baronne de Pamele, première pairesse de Flandre, avouée d’'Eenbham, il eut trois fils et quatre filles : l'aîné des fils, dont on parlera tout à
1 D. Calmet, Hist. de Lorraine, dern. édit. t. INT, p. 90 et suiv. — Nobil. de France, par Du Cange, Bibl. imp. Mss. fonds français, 9469. * Preuves de l’histoire de Bretagne, de dom Morice.
Pheure, fut tué avec son père. — On donne pour auteur à cette famille Jean, comte de Joigny, dit Blondel, allié à Péronnelle de Courtenay ; ces Joigny, premiers pairs de Champagne appartenaient à la plus haute noblesse de ce pays. Selon Buikens, qui a adopté ce système !, Jean Blondel de Joigny, tué à Azincourt, aurait été le sixième descendant en ligne directe et masculine du sire de Joigny. M. Goëthals ? ne partage point cette opinion et pense que les Blondel de Joigny n’étaient qu’une branche cadette des Blondel du Vermandois, dont les armoiries étaient toutes différentes ; mais il n’y a aucune preuve à invoquer et l'on est obligé de s’en tenir à des conjectures. Quoiqu'il en soit, cette famille de Blondel-Joigny est éteinte. — Armes: de gueules à l’aigle d'argent becquée et membrée d’or.
BLONDEL (CHarLes). — Mème source que pour le précédent.
Charles BLoxpez de Joigny, baron de Longvilliers, était fils aîné du précédent avec qui il fut tué à Azincourt. On ne lui connait pas d'alliance. — Mèmes armes que ci-dessus à.
BOIS-D’ANNEQUIN (LE sEIGNEuR Du). — Bois-Dounnequin (chron. de Monstrelet, n° 2684); Bois-Dennequin (Saint-Rémy); Du Bos (32, fonds La Vallière) ; rien dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
C'est Jean pu Bois, chevalier, seigneur d’Annequin et de Vermeilles, fils aîné de Jean du Bois, chevalier, baron d'Esne, seigneur d'Esquerdes et de Vermeiiles, et de Jeanne de Lens. Il avait épousé Catherine de Poix, dame de Bienque, dont suite. — Cette famille n’est qu’une branche de la maison de Fiennes qui porta ce surnom de du Bois pendant huit générations, du XIVe au XVIe siècle. La généalogie suivie et prouvée est établie depuis Eustache, sire et baron de Fiennes, et Adèle de Selvesse, dame d’Ardres, sa femme, en 1050 *. — Armes : écartelé aux 1 et & d'argent au lion de sable, à la bordure de gueules, aux 2 et 8 contrécartelé d’or et de sable qui est de Lens.
‘ Généal. inéd. destinée par Butkens à être insérée dans le 2®° vol. de ses Trophées du Brabant, et conservée dans le Cab. de M. Goëthals.
3 Généal. des barons de Blondel, p. 40 et suiv, — in-4°, Bruxelles, 1848.
$ Généal. des barons de Blondel, par M. Goëthals, p. 40 et suiv.
à P. Anselme, t. VI, p. 167 et suiv.
BOISSAY (LE seiGnNeuR DE). — Cité partout, sauf dans Saïnt-Rémy et dans les n°* 2680 et 5016 de Monstrelet.
Il s’agit ici de Colart ou Colinet pe Boissay, chevalier, premier maitre-d’hôtel du roi et son conseiller et chambellan, capitaine de la ville et du château de Lyons, et verdier de la forêt de Bort. Il était fils puiné de Jean de Boissay, chevalier, seigneur dudit lieu et de Mainières, et de Constance ou Catherine de Jouy, dame de Meullers et Freulleviile . — En qualité d’écuyer d'honneur du roi, Colart donne quittance d’un terme de ses gages le 16 juillet et le 24 octobre 1405. À ces deux pièces pend un sceau chargé d’un lion et d’un lambel de trois pièces ; supports: un aigle et un lion *. Le 1% novembre 1410 il donna quittance de 25 livres rour un terme de ses gages comme capitaine de la ville et du château de Lyons ?. (Sceau : écu d’hermines à un lion et une bordure ; Cimier : une pomme de pin; supports: un lion et un griffon). Etant premier maître d'hôtel du roi, on le soupçonna d’entretenir des intelligences avec les Princes, et il fut arrêté lorsqu'il était avec le roi au siège de Bourges, en 1412 +. En 1418 à fut mis au nombre des soixante « traistres, tant présents comme absents » dont les Parisiens demandèrent l'emprisonnement aux ducs de Berry, de Bourgogne et de Guyenne. Comme il était « présent » il fut arrêté avec dix-neuf autres ‘. Mais il ne tarda pas a être mis en liberté et une ordonnance royale du 5 août de la même année 1£13 le rétablit dans sa charge de capitaine de Lyons ‘. Le duc de Guyenne qui avait signé son arrestation, le nomma son chambellan et l'on voit Colart de Boissay donner avec cette nouvelle qualification quittance d’un terme de ses gages de capitaine de Lyons, le 20 novembre 1414 7. En qualité de chambellan du roi et de verdier de la forêt de Bort, il donna quittance d’un terme de ses gages de verdier, le ® mai 1415 5. — Colart mourut sans alliance.
1 La Chesnaye-des-Rois, Dictionn. hist. de la Noblesse. — Hiet. de la maison d'Harcourt, par La Roque, t. EH, p. 1974.
* Titres scellés de Clairambault, vol. 16, au Cab. des titres.de la Bibl. imp.
# Dossier origin. au Cab. des titres de la Bibl. imp.
+ Chron. de Monstrelet, ch. 98.
# Ihidem., — ch. 408.
‘ Hist. de la maison d'Harcourt, par La Roque, t. I, p. 800.
T Dossier origin. au Cab. des titres, et Mss. fonds francais, n° 7858, fe 1188.
5 Dossier origin.
Il appartenait à l’une des meilleures familles de Normandie qui reconnaissait pour auteur Jean de Boissay, chevalier, qui alle en Palestine avec le due Robert de Normandie, et dont La généalogie suivie était établie depuis Aubert de Boissay, chevalier, en 1204 !. — Armes: d’hermines au lion de gueules, auxquelles Colart ajoutait sne bordure de méme.
BOISSAY (Cmances De). — Cité seulement par La Chesnaye-des- Bois qui n'avait ici aucun intérêt à altérer la vérité puisque la maison de Boissay s'éteignit dès le XVI° siècle.
Charles pe Boissar, frère puiné du précédent, était écuyer d'honneur du roi en 1408 et donna la même année quittance de la pension annuelle de cent francs que, le roi lui faisait. (Sceau : écu d’hermines à un lion et une bordure ; supports : 2 aigles) *. Le 16 juillet 1405 il avait donné quittance d’un trimestre de ses gages comme écuyer d'honneur du roi #. En 1414 il était premier échanson du duc de Guyenne ?, et en cette qualité, le 25 avril 1415, donna quittance d’une somme de cent livres qui lui était due ‘. — Charles de Boissay n’était pas marié non plus quand il fut tué avec son frère. — Méêmes armes.
BOISSY, SEIGNEUR DE CHAULNES (MESSIRE HENRI DE). — On trouve ce nom dans Saint-Rémy mais sans la qualification de seigneur de Chaulnes ; on le trouve aussi dans les manuscrits de Monstrelet n° 2681, 2678, 2683, 6486 et 32, fonds La Vallière.
Henri pe Boissx, chevalier, seigneur de Chaulnes, fut fait prisonnier, ainsi qu'Eustache d’Esne, seigneur de Sarton, par Philippe de Saveuse, chevalier bourguignon, en 1414. Tous deux furent échangés contre Hector de Saveuse, frère de Philippe, qui avait été fait prisonnier par les gens du roi *. Henri de Boissy avait épousé Marguerite de Mailly-Lorsignol ?, de laquelle il n’eut qu’une
‘ La Chesnaye-des-Bois. — La Roque, Hist. d'Harcourt, t. 1, p. 800, et t. II, p. 1974. ? Dossier origin. au Cab. des titres.
8 Titres scell. de Clairambault, t. XVI, Bibl. imp.
* Mss. de la Bibl. imp. — fonds français, u° 78b3, f 1188.
# Dossier origin. au Cab. des titres.
6 Monstrelet, ch. 134.
T Généal. de Mailly. ,.. °æ
fille, Marie de Boissy, dame de Chaulnes, alliée à Jean de Brimeu, dont Jeanne de Brimeu, dame de Chaulnes, femme de Gilles d'Ongnies, seigneur de Bruay!, ayeul de Louise d'Ongnies, comtesse de Chaulnes, femme de Philibert- Emmanuel d'Ailly, père de Charlotte d'Ailly, comtesse de Chaulnes, femme de Honoré d'Albert, duc de Chaulnes. — Armes : cing points d'argent équipolés à quatre de gueules.
BONNEVAL (messiREe JEAN DE). — Bonnebault (Monstrelet, n° 2683, 2678, 6486 et 32, fonds La Vallière) ; rien dans Saint-Rémy, ni dans les n°* 2680 et 5016 de Monstrelel.
Jean ne Bonxevas, chevalier, seigneur dudit lieu, était le fils atné de Jean de Bonneval, chevalier, seigneur dudit lieu, et d'Alix de Brème. De sa femme, dont le nom est inconnu il avait eu des enfants qui moururent jeunes et il fut le dernier de la branche aînée de sa maison. — Généalogie suivie depuis Jean, seigneur de Bonneval, en 1290 avec mention, comme premier auteur connu, de Giraud de Bonneval, en 1055 ?. — Armes : d'azur au lion d’or armé et lampassé de queules. |
BOURBON, rics Du SEIGNEUR DE Préauzx (Louis ne). — Tous les chroniqueurs enregistrent ce nom parmi ceux des victimes d’Azincourt ; un seul (Mss. de Monstrelet, n° 2684) offre cette variante: « frère au seigneur de Préaulx ».
Louis pe Bouason, chevalier, seigneur de Préaux, était l’ainé des fils de Jacques de Bourbon, seigneur de Préaulx, grand-bouteiller de France, et de Marguerite de Préaux, dame de Dangu et de Thury *. En qualité d'écuyer, il fit montre à Montesquiou, le 15 février 1398, de sa compagnie composte d’un chevalier bachelier et de vingt-deux écuyers *. Il était à Azincourt l’un des capitaines des huit cents chevaux qui formaient l’aile gauche du premier corps d'armée. On ignore s’il était marié. — Armes : de France à la bande et à la bordure de gueules.
1 La Morlière, Recueil de plusieurs nobles maisons de Picardie. ? La Chesnaye-des-Bois, t. II.
# Le P. Anselme, t. I, p. 864.
* Titres scell. de Clairambault.
BOURBOURG er pe GRAVELINES (Le seicneur DE). — Cité seulement dans un travail intitulé : Recherches sur la bataille d'Azincourt, par M. H. Piers, publié dans le Puits Artésien, année 1837, p. 381 et suiv. et reproduit en partie dans la Bibliothèque historique de la Picardie et de l’Artois, par M. P. Roger, p. 184 et suiv.
On n’a rien pu découvrir sur ce personnage.
BOURNONVILLE (AL£AuUME DE). — Cité par le P. Anselme, Hist. des Grands Officiers de la Couronne, t. V, p. 818.
Aléaume ne Bouaxoxvizee, chevalier, seigneur dudit lieu, Conteville, vicomte de Lianes, était fils aîné de Robert de Bournonville, chevalier, seigneur dudit lieu et de Fouquesolle, et de Jeanne de Cramailles. Il avait épousé Marie de Haversquerque de laquelle il n’avait pas d'enfants. — Cette illustre maison est éteinte : elle était issue, par généalogie suivie, de Guillaume de Bournonville, vivant en 1071, fils puiné d’Eustache, comte de Guines, et de Suzanne de Gramines ‘. — Armes : de sable au lion d'argent armé lampassé et couronné d’or, la queue fourchue et passée en double sautoir.
BOURNONVILLE er soN FRÈRE BERTRAND (Gamor DE). — Toutes sources, à l'exception de Saint-Rémy, et des n°’ 2680 et 5016 de Monstrelet.
Enguerran pe Bouanonvizce, dit Gawor, chevalier, seigneur de Châteaubriçon, Mourier et Frettemeule, fils aîné d'André de Bournonville, seigneur de Chateaubriçon *. En qualité d’écuyer et de chambellan du duc de Bourgogne il donna quittance le 5 décembre 1403 de 112 livres que ce prince lui avait données pour acheter un « harnois » de guerre. Il est qualifié écuyer d’écurie du duc de Bourgogne quand il reçoit, le 3 novembre 1407, 200 livres pour l’indemniser des pertes qu’il avait faites lorsque les Florentins prirent la ville de Pise. À la tête
1 Le P. Anselme, t. V, descente généal. de la maison de Bournonville, par Pierre d’Hosier. — Autre, par Estevan Casellos, en espagnol, publ. à Barcelone en 41680. — Hist. de la maison de Guines, par Du Chesne, etc.
1 p. Anselme, t. V, p. 845.
d’une compagnie composée d’un chevalier bachelier, de huit écuyers et de cent vingt-deux archers, il accompagna le duc de Bourgogne dans son expédition contre les Liégeois, en 1£08 I1 fut mandé par le duc pour le servir en armes à Paris : pendant les mois de novembre et décembre 1408 et le mois de janvier 1409, comme chevalier bachelier bien qu'il ne fut encore qu'’écuyer. I fit montre de sa compagnie composée de quatre chevaliers bacheliers, soixante-un écuyers et de quarante-sept archers, devant Bourges, le 24 juin 1412: sur son sceau on voit un lion tenant dans sa patie dextre une rose pour brisure ; supports : un bomme et un griffon !. On le trouve encore à Paris pendant les mois de novembre et de décembre 1412 à la tête de vingt-cinq chevaliers, de vingt-cinq écuyers et de vingt-cinq archers servant à la garde du duc de Bourgogne. Enguerran fut envoyé à Soissons avec cent écuyers el quatre-vingt archers afin d'obtenir le libre passage de la Flandre à Paris pour l’armée que le duc de Bourgogne conduisait au roi, en 1413. Il paraîtrait qu’il demeura à Soissons, car en 1414 il envoya en son nom et en celui des capitaines de cette ville un messager au duc à Arras pour le prévenir du dessein que l’on avait de les assiéger 2. Il accompagna le comte de Saint-Pol quand celui-ci alla, en 1414, assiéger le chateau de Neufville-sur- Meuse et contribua beaucoup à la prise de cette place 3. À Ja bataille d’Azincourt il forma avec dix-se;t autres gentilshommes le projet de tuer le roi d'Angleterre : parvenu dans la mêlée tout auprès du prince anglais, il tua David Game, chevalier du pays de Galles qui venait d’abattre deux de ses compagnons, et tomba à son tour sous les coups d’un adversaire inconnu +. — Il n’était pas marié.
Bertrand pe Bouaxonvizee, écuyer, frère puiné du précédent, servait en qualité d’écuyer dans la compagnie de son frère, selon la montre qui en fut faite devant Bourges, le 2£ juin 1412 5. Il fut tué avec Enguerran. Le P. Anselme ne le mentionne pas dans la généalogie de cette famille qu’il a dressée. Pourtant il est incontestable qu'il était frère d’Enguerran puisque tous les contemporains l'attestent. — Mêmes armes que ci-dessus.
1 Titres scell. de Cisirembault, t. XX, Bibl. imp.
2 Collection de Bourgogne, t. XXIV, aux Mss. de la Bibl. imp.
$ Chron. de Monstrelet, ch. 182.
+ Monstrelet, Saint-Remy, ch. 62. — Vies des Grands Capitaines, par Masas. t. IV, Pe 497.
# Titres scell. de Clairambaul, t. XX, Bibl. imp.
BOURS (msssire WiranD DE). — On trouve ce nom dans tous les chroniqueurs et dans les divers manuscrits de Monstrelet ; Wistasse de Bours (Saint-Rémy, Wavrin); Wicart de Boinges Monstrelet, n° 2683.
Guillaume ps Bouns, dit Witard, chevalier, seigneur dudit lieu, conseiller et chambellan du roi et du duc de Bourgogne, servait comme écuyer, avec un autre écuyer de sa compagaie à la défense d’Ardres, et donna quittance de ses gages, Île 6 maï 19389 : (sceau : éeu à une bande de vair). Il était chevalier et chambellan du duc de Bourgogne quand il reçut du duc un présent de ‘700 livres, en 1394, pour avoir fait le voyage de Prusse. Le duc lui donna encore 75 livres tournois pour des voyages qu'il avait faits à Paris, à Frise et à Calais, en 1996. On l’envoya d'Arras à Paris, où se trouvait le duc de Bourgogne, en 1402, pour lui parler touchant le départ de la comtesse de Savoie 3, Le & mars 1405 il reçut un trimestre de ses gages de’ chambellan du roi et du duc Jean-sans-Peur:. Le 80 octobre suivant, Jean-sans-Peur lui délivra 16. livres 16 sous et 4 deniers pour location de chevaux quand ce prince l’eut envoyé réunir des hommes d’armes et les diriger sur Paris. Guillaume de Bours, on l’a vu et on va le voir, n’épargnait ni son temps, ni ses peines, aussi, le & mai 1406, le duc de Bourgogne lui accorda-t-il une pension de 490 francs d’er sur la recette générale de ses finances « pour reconnaître ses grands services passés et se l’attacher davantage, » et quand, le 21 juillet de l’année suivante, il retrancha à la plupart de ses officiers leurs gages et pensions l’excepta-t-il de cette mesure. En 1407, Guillaume servait le duc de Brabant, sous les ordres du comte de Nevers, avec une com- | pagnie composée d’un ehevalier et de neuf écuyers. On l’envoya de Lille à Paris, le 26 avril 1407, pour parler au roi, et il en repartit le 10 mai *. H aecompagna le duc de Bourgogne dans son expédition contre les Liégeois, en 1408 5. Son maître l'envoya auprès du duc de Bretagne, le 20 mai 1411 ; le 8 septembre suivant, il fit montre, comme chevalier baneret, de deux chevaliers bacheliers et de trente-
1 Titres scell. de Clairambauilt, t. XX, Bibl. imp.
3 Collect. de Bourgogne, t. XXIV, aux Mss. de la Bibl. imp. 3 Titres scell. de Clairambault, t. XX, Bibl. imp.
* Collect. de Rourgogne, t. XX, Bibl, imp.
5 Monatrelet, ch. 47.
deux écuyers devant le maréchal de Bourgogne, à Montreuil 1. Il était alors à peine de retour du nouveau voyage qu’il venait de faire de Lille à Paris, en juin, avec Jean Mercier, conseiller du duc Jean, pour négocier une alliance entre lui et le duc de Bretagne ?. Il fut employé, en 1412, avec Guy de Salins et David de Brimeu, seigneur de Humbercourt, à passer en revue des compagnies de gens d'armes en l’absence du maréchal de Bourgogne »:. En 1413, il fut chargé, avec quelques autres, de ramener Mme Catherine de Bourgogne, de Beauvais, et de recevoir les joyaux de sa dot que le roi de Sicile renvoyait en même temps qu’elle à son père *. — Guillaume de Bours avait épousé Catherine de Poucques, de laquelle il n’eut qu’une seule fille et héritière, Marguerite, alliée à Jean V, sire de Créqui. Cette ancienne famille, éteinte, était connue en Cambrésis, dès 1159 s. — Armes : de gueules à la bande de vair.
BOUSIES (uessire Louis pe). — Rien (Saint-Rémy et Monstrelet, n°’ 2680 et 5016); Bussy (Monstrelet, n° 268%); Boissy (Monstrelet, n° 2685).
Louis oz Bocsigs, chevalier, seigneur dudit lieu, pair du Cambrésis, fils de Louis de Bousies, chevalier, seigneur dudit lieu, et père d'autre Louis de Bousiess. — Cette famille, qui existe encore en Belgique, était originaire du Cambrésis où elle possédait dès l’an 1007 la pairie de son nom. Wautier de Bousies accompagna Baudoin, comte de Hainaut, à la 5=e croisade 7. — Armes : d'azur à la croix d'argent.
BOUZINCOURT {LE SEIGNEUR DE). — Bouscncourt (Monstrelet, mss. 2684) ; rien dans Saint-Rémy, ni dans les n°* 2680 et 5016 de Monstrelet.
1 Collect. Du Chesne, t. VIE, p. 24, aux Mss. de la Bibl. imp.
8 Collect. Bourgogne, t. XX1V, Bibl. imp.
# Titres scell. de Clairambaull, t. XX, Bibl. imp.
* La Barre, Mém. pour servir à l’hist. de France et de Bourgogne, t. LI, p. 128.
# Hist. de Châtillon, par Du Chesne. p. 461 et suiv. — Le Carpentier, Hist. du Cambrésis, t. I, p. 811.
6 Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.
1 Annuaire de la Noblesse, par Borel d’Heuterive. — Nobil. des Pays-Bas, par Vegiano, Ssr d'Hovel.
C'est Jean de Humières, chevalier, seigneur de Bouzincourt, troisième fils de Mathieu de Humières, chevalier, seigneur dudit lieu, et de Jeanne d’Azincourt. Il donna quittance pour lui, un chevalier bachelier, douze écuyers et quatre archers de sa compagnie servant sous les ordres du duc de Bourgogne, le 8 mai 14191. [1 assista au siége de Bourges, en 1419, et y fut fait prisonnier 3. — I] n’était pas marié. — (Voir pour la notice au mot Humièags). — Armes : d'argent fretté de sable.
BOUTERY (MESsiRE CHARLES). — Ce nom n’est pas cité dans Saint- Rémy ni dans les manuscrits de Monstrelet n°* 2680, 5046, 2684. On le trouve dans tous les autres.
Charles Bourerr, chevalier, vicomte de Maisnières et de Cambet, seigneur de Hoppy, chambellan du duc de Bourgogne : fils unique de Jean Boutery, chevalier, vicomte de Maisnières et de Cambet, seigneur de Huppy, et de N... de Belleperche. Il avait reçu la chevalerie et avait été créé chambellan du duc de Bourgogne, en 1412. I] ne s'était pas marié et fut le dernier de sa maison. — Connue dès le xue siècle, cette famille s'était établie en Vimeu, vers 1226, dans la personne de Jean Boutery, seigneur de Bommy, avec qui commence la généalogie suivie 3, — Armes : d'argent à trois bouteilles d'azur.
BRABANT (Le ouc DE). — Cité dans tous les manuscrits de Monstrelet, dans les chroniques de Saint-Rémy, Wavrin, Fénin, Juvénal des Ürsins, Guillaume Gruel, etc.
Antoine de Bourgogne, duc de Brabant, de Lothier, de Luxembourg et de Limbourg, marquis du Saint-Empire, comte de Réthel, pair de France, était le second fils de Philippe de France, duc de Bourgogne, et de Marguerite, comtesse de Flandre et d'Artois. Né en 1384, il devint en 1405 duc de Brabant et de Lothier par l’abdication que fit en sa faveur sa grande tante maternelle, Jeanne. Le 26 août de la même année il reçut du roi le comté de Réthel en pairie. Il embrassa
1 Titres scell. de Clairambault, t. XX, Bibl. imp.
? P. Anselme, t. VII, p. 274.
& Nobil. de Ponthieu et de Vimeu, par René de Belleval, t. 1, p. 76-77. — Notice sur la maison de Boutery, par un gentilhomme picard, in.8° de 8 feuilles. — Trésor généal. de D. Villevielle, au Cab. des titres de la Bibl. imp.
le parti du duc de Bourgogne, et rejoignit malgré lui Parmée française à Agncourt ; il $e hâta tellement de quitter Lille avec une deusainse de gentilshommes qu’il ne prit pas le temps de revêtir son armure et qu'il s’élait fait une cotte d'armes avec l’étendart blasonné d’un de ses trompettes dans lequel il avait fait un trou pour passer la tête et qui flottait sur ses épaules 1. Son corps fut d’abord transporté à Furnes, puis à Terveren. Il avait épousé en premières noces, le 21 février 1492, Jeanne de Luxembourg, et en secondes noces, le 6 jui:let 1409, Elizabeth de Luxembourg ?. — Armes : écartelé au 1 et & semé de France à la bordure componée d'argent et de gueules qui est Bourgogne moderne, au ® et 3 de sable au lion d’or armé et lampassé de queules qui est Brabant.
BRIMEU (LE SEIGNEUR dE). — Brimeul (n° 2684) ; cité partout.
Il ne s’agit pas ici d’un membre de l’ancienne et illustre famille de Brimeu, comme on pourrait le croire, mais de Louis Tyrel, chevalier, seigneur de Brimeu et de Saint-Maxent, chambellan du roi et du duc de Bourgogne, né en 1361, fils unique de David Tyrel, chevalier, seigneur de Brimeu et de Sajnt-Maxent, chambellan du roi, et de Mahaut de Ghistelles, et petit-fils de Guillaume Tyrel, chevalier, et d'Isabelle, dame et héritière de Brimeu, la dernière représentante de la branche aînée de sa maison. — Louis fut fait prisonnier par les Anglais en 1405 sous les murs du château de Merck en Boulonnais : : il dut être remis ea liberté sur parole, puisqu'en 1414 il recevait encore du duc de Bourgogne 308 écus d’or pour l'aider à payer sa rançon +. Î] accompagna ce prince contre les Liégeois, en 1408 5, et le servait encore en 1410, comme chevalier baneret, avec un chevalier bachelier, dix-neuf écuyers et vingt-deux archers 6. Il fut un de ceux qui allèrent chercher à Beauvais Catherine de Bourgogne quand le roi Louis de Sicile la renvoya à son père, en 1418 7. — De sa femme dont le nom est
{ Hist. des ducs de Bourgogne, par M. de Barante, t. IV, p. 248. — Chron. de Ssint- Remy, ch. 62.
* P. Anselme, t. I, p. 248.
3 Cûron. de Monstrelet, ch. 24.
* Collect. de Bourgogne, t. XXIV, mss. de la Bibl. imp.
# Chron. de Monstrelet, ch. 47.
# Collect. de Bourgogne, t. XXIV.
7 Chron. de Monstrelet, cb. 419.
inconnu Louis Tyrel n'eut qu’une seule fille et héritière :. — Depuis l'alliance aves [sphelle de Brimeu, les Tyrel de cette branche avaient ajouté à leurs armes celles de Brimeu. Louis portait donc : écartelé au 1 et & de gueules à le bande d'argent accompagnée de six croix recroiselées au pied fiché de même, qui est Tyrel, au 2 et 3 d'argent à trois aiglettes de gueules membrées et becquées d'azur, qui est Brimeu. (Voir au mot POIX).
BROUILLY (Anrone ox). — Broly (Monstrelet, n° 2683, 6486 et 32, fonds La Vallière) ; rien dans les n° 2680, 5016, 2684 ni dans Saint-Rémy).
Antoine ps Baour, chevalier, seigneur dudit lieu, gouverneur de Saint- Riquier, fils de Jean de Brouilly, chevalier, et de Marie de Crane, avait épousé, le 3 mars 1383, Jeanne de Ghistelles de laquelle il eut des enfants. — C’est avec Jean de Brouilly que commence la généalogie suivie produite par Antoine de Brouilly, marquis de Piennes, lorsqu'il fit ses preuves pour être reçu chevalier des ordres du roi? le 31 décembre 1661. Du Chesne seul établit la filiation depuis Charles, seigneur de Brouilly, en 1248 3. — Armes : d'argent au lion de sinople, armé, lompassé et couronné de gueules.
BRÜUCAMPS (GRENIER DE). — Brusquant (Monstrelet, n° 2684 et 6486) ; rien dans les n°° 2680, 5016 et Saint-Rémy.
On n’a pu retrouver aucun document sur ce personnage ni sur la famille à laquelle il appartenait.
BUAT (Jran ou). — Briac (Monstrelet, n° 2684); Buant (id. n° 2678); Buurt (id. 32, fonds La Vallière) ; rien dans les ne 2680 et 5016 de Monstrelet, ni dans Saint-Rémy.
Jean pu Buar, seigneur de Bracé, était fils de Jean du Buat, et de Colette de Saint-Aignan, dame de Bracé, avec qui commence la généalogie suivie de cette
1 P. Anselme, t. VIL p. 821 et suiv. — Hist. de la maïson de Coucoy, par Du Chesne. — La Morlière. — Le Carpentier, Hist. du Cambrésis, t. 11, p. 890.
2 Dossier orig. au Cab. des titres de la Bibl. imp. — La Chesnaye-des Bois, — Hist. d'Harcourt, par La Roque, p. 128-183.
® Collect. Du Chesne, t. XXIV, p. 865. Bibl. imp.
famille d’origine normande et établie en Anjou en 1398. Jean avait épousé Jeanne de Lamboule de laquelle il avait eu des enfants !. — Armes : d'azur à trois quintefeuilles d’or.
BUISSON (Berrrann pu). — Source : les histoires de Bretagne de dom Morice et de dom Lobineau.
Bertrand pu Buisson portait la bannière du comte de Richemont au siège de Parthenay, en septembre 1415 ; il suivit le comte en Normandie et delà à Azincourt où il fut tué avec ses enfants, disent les historiens précités. — On n’a pa rien découvrir sur la famille à laquelle Bertrand appartenait.
CARDONNE (uessiRe FERRY DE). — On trouve ce nom tantôt écrit Sardonne, tantôt Cardonne dans tous les manuscrits de Monstrelet, à l'exception toutefois des n°’ 2680 et 5016 ; dans le n° 2683 il est suivi de la qualification de chevalier.
Le personnage dont il s’agit ici s'appelait-il Sardonne, Cardonne ou Candonne ? Nous laisserons à d’autres plus heureux le soin d'approfondir cette question et de rechercher l'identité de ce chevalier. — Dans un armorial mss. fait par Cécille, héraut d'armes de Vermandois, à la fin du xv° siècle ?, on trouve une famille de Cardonne, qui portait de gueules à trois annelets d’or. — On trouve ailleurs 3, un Guillaume de Candonne, chevalier, au service du roi pour passer en Angleterre en 1380 avec huit chevaliers bacheliers et soixante-quinze écuyers. Le sceau porte une fasce et un lion léopardé au canton dextre du chef.
CAURROY ET SON FRÈRE (LE SEIGNEUR DE). — Caucroy (Monstrelet, n° 2678 et 32 fonds La Vallière) ; cité encore par les manuscrits de Monstrelet n° 2681, 2683 et 6486.
1 La Chesnaye-des-Bois.
2 Orig. sur papier avec blasons coloriés. — Bibl. de l'auteur. S Titres scell. de Clairambault, t. XXIV. Bibl. imp.
Il y a tout lieu de croire que ce seigneur de Caurroy était Jean de Caurroy, chevalier bachelier, qui servait le duc de Bourgogne, en 1410, avec un chevalier, trois écuyers et trois archers ! ; et que son frère était Guillaume de Caurroy, écuyer, qui donna quittance de ses gages et de ceux de quatorze écuyers servant dans sa compagnie contre les Anglais partout où il plaira au roi, sous le commandement du duc de Berry, à Rouen, le 20 septembre 1415 : sceau : écu à 3 fasces frettées *. Tous deux devaient être fils de Guillaume, seigneur de Caurroy, chevalier, qui servait le roi en 1880 et qui portait les mêmes armoiries. — Cette famille, originaire du Ponthieu, est éteinte depuis longtemps : c’est à elle qu’appartenaient l’hermite de Caurroy et Pierre de Caurroy, chevaliers, vivant en 1099 et en 1220.— la généalogie suivie s’établit depuis Renaut de Caurroy, époux de N..., vivant avec ses frères au commencement du xve siècle 5, — Armes : fascé d’or et de gueules de huit pièces, l'or fretié de gueules. |
CAYEU, CHEVALIER, ET SON FRÈRE PAYEN (LE BÈGUE DE). — Quageux (Monstrelet, n° 2684); rien dans Saint-Rémy et dans les n°° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Jean og Carev, dit le Bègue, chevalier, seigneur de Visme, Machy, Senarpont, Dominois et Bouillancourt, capitaine des ville et château de Bayeux, chambellan du roi, en 1411 * ; il était fils ainé de Jean de Cayeu, chevalier, seigneur de tous les lieux susdits, et d’Isabeau d’Ailly : il n’était pas encore marié quand il fut tué à Azincourt.
Mathieu pe Caveu, dit Payen, chevalier, frère puiné du précédent, comme lui sans alliance. — Leur troisième frère, Hugues, étant évêque d’Arras, ils furent les derniers représentants de cette noble et ancienne famille dont la généalogie suivie commençait avec Anseau de Cayeu, vivant en 11285. — Armes : Parti d’or el d'azur à la croix ancrée de gueules.
! Collect. de Bourgogne, t. XXTV, Bibl, imp.
3 Titres scell. de Clairambault, t. XXVI, Bibl. imp.
5 Mém. généal. mss. par Haudicquer de Blancourt, t. XVI, p. 286, au Cab. des titres, Bibl. imp.
+ Collect. Gaïignières, t. 649, 1, Mss. Bibl. imp.
5 La Morlière. — Nobil. de Ponthieu ct de Vimeu, t. 1}, p. 68 et suiv,
CHAÏILLY (Le siRe DE). — Source unique : La Roque, histoire de la maison d'Harcourt, t. 1, p. 773.
Galahaut ne Cuaizx, chevalier, gruyer de la forêt de Bière. Son fils, Galahaut de Chailly, qui lui avait été adjoint comme gruyer et maître servant, par chartes royales des 22 juin et -3 août 141%, fut investi, par lettres du roi Charles VI, données à Rouen, le 14 octobre 1415, des mêmes fonctions de maitre et gruyer de Ja forêt de Bière que laissait vacantes la mort toute récente de son père à Asincourt !, — Ârmes : vairé d'argent et de sable.
CHALONS (Jean ne). — Cité par le P. Anselme dans son histoire des Grands Officiers de la Couronne, t. VIII, p. 420.
” Jean pe Cuauons, chevalier, seigneur de Ligny-le-Châtel, troisième fils dé Louis de Chalons, comte de Tonnerre, et de Marie de Parthenay : il accompagna le duc de Bourgogne dans son expédilioni contre les liégeois, en 1408 *. Sans alliance connue. — Cette illustre famille des comtes dé Bourgoghe, d'Auxerre, et de Tonnerre, seigneurs d’Arlay et princes d'Orange, avait pour auteur Othon- Guillaume, comte de Bourgogne, vivant en l’an 1000 avec Ermentrude, fille de Renaud, comte de Reims et de Roucy, et d’Albrade de Lorraine, «4 femme ?. — Armes : de gueules à la bande d’or.
CHALUS (Roserr DE). — Cité par tous les chroniqueurs.
C'était Robert de Chabannes, seigneur de Chalus, fils de Hugues de Chabannes, seigneur de Chalus ; il fit son testament le 10 août 1410, et avait épousé Alix de Bort, dame de Pierrefitte, de laquelle il avait eu des enfants. — Les généalogistes ne sont pas d'accord sur l'origine de cette noble famille : les uns la disent issue des anciens comtes d'Angoulême, princes de Chabanais, en 1140 *‘; d’autres établissent sa filiation depuis Esquivaut de Chabannes, en 11745 ; d’autres depuis Eble de Chabannes, co-seigneur de Chalus, en 1229*, d’autres
1 La Roque, Hist. d'Harcourt, t. I, p. 778.
? Chron. de Monstrelet, ch. 47.
3 P. Anselme, t. VIII, p. 409 et suiv.
# Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse, années 1848 et 1852. 5 Mém. sur la maison de Chabannes, Paris, 1759, in-8°.
6 La Chesnaye-des-Bois, Dictionn. hist. de la Noblesse.
enfin seulement depois Hugues de Chabannes, père de Robert, tué à Atincourt 1. — Armes : de gueules du lion d’herménes, couronné, armé et lampassé d'or.
CHAMBOIS (LE SEIGNEUR DE). — Chambors (Monstrelet, n° 2684). — Toutes sources.
Jean pe Tizur, chevalier, seigneur de Chambois, conseiller et chambellan du foi, tué à Azincourt, était fils unique de Jean de Tilly, chevalier, seigneur de Charbois, et de Marguerite de Sacquañnville. 11 fit montre, le 22 septembre 1415, en qualité de chevalier bachelier, de sa compagnie composte de six chevaliers bacheliers et de quatre écuyers?. Il avait des enfants de Béatrix de Clermont- Nesle, sa femme. — Généalogie suivie et prouvée depuis Arnaud, sire de Tilly, qui allà avec Guillaume le Batard, à la conquête de l’Angleterre *. — Armes : d'or à la fleur de lys de gueules.
CHARNY-EN-LAONNAIS (LE SEIGNEUR DE). — Serny (Monstrelet, n° 6486); Crany (id 32, fonds La Vallière) ; Huy {id n° 2683) ; rien aux n°* 2680 et 5016, ni dans Saint-Rémy.
On n’a pu retrouver le véritable nom de ce personnage.
CHARTRES, LE JEUNE, ET SES DEUX FRÈRES (MESSIRE HECTOR DE). — Saint-Rémy supprime les mots: le Jeune; cité partout sauf dans les n°’ 2680 et 5016 de Monstrelet.
Hector pe Cuanrres, chevalier, seigneur d'Ons-en-Bray, Alcmne et Caudeville, fils aîné d’Hector de Chartres, seigneur d'Ons-en-Bray, baron de Chène-Doré, grand-maître des eaux et forêts en Normandie et en Picardie, maitre d'hôtel du roi, et de Blanche de Nesle, dame de Savigny, sa seconde femme +.
Le 27 août et le 8 octobre 1401, Hector fit montre à Paris de sa compagnie, composée de neuf écuyers servant « tant à faire vuidier certainnes gens d’armes et
1 P. Anselme, t. VIS, p. 180.
+ Titres scell. de Clairambault, t. 406, Bibl. imp. 3 La Chesnaye-des-Bois, Dictiouu. de la Noblesse. * P. Anselme, t. VI, p. 400.
autres gens de guerre qui sont en ce royaume que pour autres causes i. » Sceau : écu écartelé de Chartres et de Nesle, à cause de sa mère : cimier : un bouquet de plumes. Il avait épousé Antoinette de Hémeri, de laquelle il n'eut qu’une seule fille, Isabeau de Chartres, femme d'Antoine de Lévis, comte de Villars. Le P. Anselme et d’après lui d’autres écrivains l’ont mal à propos confondu avec son père ; le soin qu'ont eu les chroniqueurs de dire qu’Hector de Chartres Le Jeune fut tué à Azincourt aurait dù éviter toute confusion et empécher le P. Anselme de tomber dans une erreur aussi grossière ; il est certain en effet qu’étant donné deux personnages portant le même prénom, le père et le fils, les mots le Jeune s'appliquent au fils et non au père. Le père de notre Hector était de plus fils unique et Hector le jeune avait trois frères, dont deux furent tués avec lui, et le troisième, Renaud, devint cardinal, archevêque et duc de Reims, pair et chancelier de France. Jean de Chartres, aïeul d'Hector, est le premier degré de la généalogie suivie, bien courte, puisque le nom de Chartres disparut avec Hector et ses deux frères, les derniers représentants de leur maison. — Armes d'Hector : écarlelé au 1 et & d'argent à deux fasces de gueules, qui est de Chartres, au % et 3 de gueules semé de trèfles d’or à deux bars adossés de même, qui est de Clermont-Nesle.
Pierre DE Cuaanrres, ehevalier, frère puiné du précédent ; il fut condamné à payer une amende en 1406 pour insulte faite au bailli de l’évêque de Beauvais ?. Il fit montre à Paris, le 27 août 1408, d’un chevalier et de huit écuyers de sa compagnie ? ; tué avec son frère, sans alliance. — Mêmes armes.
Jean De Cuantres, écuyer, frère puiné du précédent, fit montre à Paris, le 27 août 1408, d’un chevalier et de huit écuyers de sa compagnie‘. — Tué sans alliance. — Mèmes armes.
CHASTELER ET son FRÈRE (Messie Micaec DE). — Du Chastellier (dans tous les manuscrits de Monstrelet, sauf le n° 2683) ; rien aux n*% 2680 et 5016.
Michel ne CuasTELER, chevalier, seigneur de Moulbais, était fils aîné d'Arnould de Chasteler, chevalier, seigneur de Moulbais, Oisy et Hellesmes, et de Jeanne
1 Dossier origin. au Cab. des titres.
? P. Anselme, t. VI, p. 400. … VE 3? Dossier origin. au Cab. des titres. 2.
* Jbidem. . ,
de Pottes. Il avait épousé 1° Marguerite d’Oisy, 2 Gertrude de Gavre, dame d'Ansermont, dont suite. — La généalogie suivie de cette ancienne famille s'établit depuis Ferry Ier, duc de Lorraine, époux de Ludmille de: Pologne, en 1179 !. — Armes : d'argent à la bande de gueules accompagnée d’un lion de sable. Fastre pu Cuasrezen, 3me frère du précédent, tué avec lui, sans alliance
connue ?.
CHATEAUGIRON (Jean 0E). — Ce nom est fourni par Îles histoires de Bretagne de dom Morice et de dom Lobineau.
Jean ne CHaTEaAuGiRON, secrétaire du comte de Richemont, était Gls de Patris de Chateaugiron, sire dudit lieu, et de Valence de Baing, dame de Poligné. Généalogie suivie depuis Anquetil, sire de Chateaugiron, en 1008 °. Armes : —
d'or au chef d'azur.
CHATILLON, sir De DampiERRE (Jacques DE). Toutes les chroniques.
Jacques ne CaariLuon, seigr'eur de Dampierre, Cempuis et Rollaincourt, conseiller et chambellan du roi , amiral de France depuis le 93 avril 1408, en remplacement de Pierre de Brébant, dit Clignet, qui avait dû cette charge à l'amitié du duc d'Orléans, landis que Jacques ne la devait qu’à la protection du duc de Bourgogne. Cette rivalité fut cause de grands différents entre eux. Jacques fut enfin suspendu de ses fonctions et se retira dans son château de Rollaincourt ; il n'en sortit plus que pour amener au roi des gens d'armes à sa solde et pour perdre glorieusement la vie en combattant à AZzincourt. Îl fut enterré à Hesdin dans l’église des frères mineurs *. [Il était fils de Æugues de Châtillon, seigneur de Dampierre, Cempuis, Rollaincourt, grand-mattre des arbalétriers, mort en 1390, et d'Agnès de Séchelles. Jacques était issu au xive degré de Miles, seigneur de Châtillon et de Bazoches, vivant en 1030, et le premier auteur co nnu de cette noble et illustre maison quatorze fois alliée à celle de France. La bran che cadette
1 Généal. de la maison de Chasteler avec les preuves, 2m édit. Bruxel'es, 1777, petit in-folio. — Le Carpentier, Hist. du Cambrésis. — La Chesnaye-des-Llois. — Nobil. des Pays-Bas et du comté de Bourgogne, par Vegiano, s' d'Hovel.
3 Généal. de la maison du Chasteler, avec les preuves, p 16.
S Hist. généal. des plusillustres maisons de Bretagne, par À. du Paz, p. 149 et sul‘. — Nobil. et armorial de Bretagne, par P. de Courcy. L
* Chron. de Monsatrelet, ch. 150.
de Dampierre à laquelle il apzartenait s'éteignit à la fin du xve siècle par em double marfage dans les familles de Lannoy et de Soissons-Moreuil 1. — Armès : de gheules à trois als de vbir, du chef d’or chargé de deux lions rmpants « affrontés de sable.
CHATILLON (MESSIRE CHARLES DE). — Toutes sources, sauf Saint- Rémy et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Charles pe CuariLLox, chevalier, seigneur de Survilliers et de Marigny, conseiller et chambellan du roi, fils aîné de Gaucher de Châtillon, seigneur de Troissy et de Marigny, et de Jeanne Cassinel, dame de Survilliers. I] avait épousé en 1497 Marie des Essarts d'Ambleville dont suite ?. — Armes: & Châtillon brisé en chef d'une merlette de sable au canton d:stre.
CHATILLON (Rosenr pe). — Source unique : l'Histoire des Grands Officiers, par le P. Anselme, t. VI, p. 126, et l'histoiré de la maison de Châtillon, par Du Chesne.
Robert pe Caarizcox, chevalier, seigneur de Douy et de Bry, chambellan et cousin du roi Charles VI, ainsi qualifié dans un ordre de ce prince du & mars 1411 au comte de Saint-Pol d'installer Robert dans l'office de maître des eaux et forêts du duché d'Alençon et du comté de Valois. Il avait été créé conseil!er et chambellan du roi en 1412. — Robert était le troisième fils de Gaucher de Châtillon, seigneur de Dours, et de N. de Pacy ; de Marie de Pacy, dame de Bry-sur-Marne, qu'il avait épousée le 14 octobre 1388, il n’eut qu’un fils murt sans postérité ?.— Armes : de Chdtillon au chef chargé de trois coquilles de gueules.
CHATILLON (Hucués DE). — Sources : Le P. Anselme, Hist. des Grands Officiers, t. VE, p. 108, et Histoire de fa maison de Châtillon, par Du Chesne.
Hagues pe Caariox, fils puiné de Jacques de Châtillon, seigneur de Leuze,
1 P, Anselme, t. VI, p.119 et t. VIL, p. 816. — Hist. de Châtillon per A. Du Chesne, et par le ch®r de Courcelles.
? P. Auselme, t. VI, p. 16. — Hist. de Châtillon, par Du Chesne et par le cher de Courcelles.
3 Jbidem, p. 196.
Blais et La Bastie, et de Marie de Harchèrés, Sens alliance. -— Armes : de Chatillon brisé on chef d'une flrur de lys au pied nourri de sable.
CHATILLON (Gasparp DE). — Mèmes sources que pour Hugues, qui précède.
Gaspard px CHarizLox était frère puiné de Hugues qui précède, et commé lui il n’était pas marié. — Leur frère alné, Nicolas fut le dernier de cette branche de Ja maison de Châtillon, dite des seigneurs de Leuze. — Mêmes armes.
CHAULE, seiGnEuR DE BRéTiGnyx (JEAN DE). — Rien dans Saint- Rémy, ni dans les manuscrits de Monstrelet, n°* 2684, 5016 et 2680. On trouve cæ nom dans tous les autres.
Jean ne Cause était fils de Miles de Chaule, chevalier, seigneur de Brétigny, vicomte de Clignon. Sa sœur, Marguerite de Chaule, avait épousé Louis, sire de Chepoy, qui fut tué également à Azincourt !. — Armes : d'argent à trois lions de sable, armés et lampassés de gueules.
CHAUMONT-SUR-LOIRE (LE sIGNEuR DE) — Hautmont-sur- Loivre (Monstrelet, n° 6486) ; Havemont (id. n° 32, fonds La Vallière et 2678); partout excepté dans Saint-Rémy et dans les n°° 2684 et 5016 de Monstrelet.
Hugues d’Amboise, chevalier, seigneur de Chaumont-sur-Loire et de Saint- Vérain, conseiller et chambellan du roi, était fils aîné de Hugues d’Amboise, chevalier, seigneur de Chaumont et de Saint-Vérain, et de Marguerite de Joinville, sa seconde femme : il accompagna le roi avec dix-sept écuyers dans son expédition en Picardic contre le duc de Bourgogne, en 1413. De Jeanne Guénand, sa femme, il laissait des enfants *. — Le P. Anselme confond le père avec le fils et les fait mourir tous deux à Azincourt : c’est une erreur et il est facile de s'en convaincre : en 1362 le premier Hugues recevait du roi 200 francs d’or pour payer sa rançon aux ennemis qui l'avaient naguëres fait prisonnier en Bourgogne : puisqu'avant 1862 il avait déjà combattu, puisqu'il avait été pris, cela suppose
P. Avselme, à la généal. de Chepoy. — Armor. mss. de Cécille, Bibl. de l'auteur. ? P. Anselme, t. VII, p. 133. — Borel d'Hauterive, annuaire de la Noblesse, année
qu’il avait l’âge d'homme, au moins vingt ans ; il aurait donc été bien trop vieux pour assister à la bataille d'Azincourt, et il s’agit très certainement de son fils Hugues. — Celui-ci appartenait à une branche éteinte en 1524 de cette illustre famille issue de Pierre, seigneur de Berrie en Laudunois, vivant en 1100, avec qui commence la généalogie suivie. — Armes : palé d’or et de gueules de six pièces.
CHAVERCY (LE SEIGNEUR DE). — Chavenchy (Monstrelet, n° 2684); cité partout.
C'est Pierre d'Orgemont, chevalier, seigneur de Chantilly, Montjay, Chavercy et Marines, chambellan du roi, échanson du duc de Bourgogne, et maitre des requêtes de l'hôtel du roi, le 23 novembre 1413. I] était fils ainé d'Amaury d'Orgemont, seigneur de Chantilly et de Montjay, et de Catherine Paillart. [1 avait épousé le 30 mars 1404 Jacqueline Paynel de laquelle il eut un fils, Pierre, qui fut le dernier de la branche aînée. — Cette famille, qui a donné un chancelier de France, le 20 novembre 1373, avait pour auteur Pierre d'Orgemont, bourgeois de Lagny-sur-Marne en 1316. La branche aînée s'éteignit en 1492, et la seconde, des seigneurs de Méry-sur-Oise, s’est éteinte en 1587 !. — Armes : d'azur à trois épis d'orge d’or, mis en pal.
CHEPOY (LE srIGxEUR DE). — Cheppon (Monstrelet, n° 2678) ; Espoy (id. n° 2683) ; cité aussi par les n°* 2681, 6486 :et 92, fonds La Vallière.
Louis pe Capor, chevalier, seigneur dudit lieu en Beauvoisis, était le seul fils de Jean, seigneur de Chepoy, et de Guillemette Le Mercier de Noviant. De Marguerite de Chaule, sa femme, il ne laissait aussi qu'un seul fils. — Cette ancienne famille dont la généalogie suivie est établie depuis Thibaut, sire de Chepov, amiral et grand-maitre des arbalétriers en 1996, s’éteignit à la fin du xvie siècle ?. — Armes. d’or à cing chdteaux maçonnés de sable, les tuurelles et portails de gueules.
1 P. Anselme,t VI, p. 387. — La Chesnaye-des-Bois. — Hist. des Chanceliers de France, par Du Chesne. — Eloge des présid. au parler. de Paris, par Blanchart, p. 15. — Généal. des Me des requêtes, par le mème, p. 28.
3 P. Anselme, t. VII, p. 739 et suiv.
CHESNEL (G£onGes). — Cité seulement par dom Lobineau, dans son Histoire de Bretagne.
Georges Cazsxez n’était encore qu’écuyer quand il signa la ligue bretonne pour s'opposer à l'invasion du pays, en 1379 !. Il préta serment au duc de Bretagne en 1402 comme capitaine de Saint-Aubin du Cormier : son sceau, attaché à cet acte, porte trois marmites ; suppoits: deux lions; cimier: un cygne les ailes éployées. En 1403 il fut créé chambellan du duc de Bretagne; il servit en cette qualité de témoin à une charte du duc de Bretagne, le 18 février 1410, et scella le traité de mariage d'Anne de Bretagne, fille de Jean V, et du fils aîné du duc de Bourbon, le 19 juillet 1412 *. — Georges Chesnel, chevalier, seigneur de La Ballue, qui épousa en 1440 Françoise Hamon et en 1450 Catherine de Rohan Du Gué de Lisle, pouvait être son fils 3? — Armes : d'argent à trois marmites de sable.
CHÉVENON (Guizcaume pe). — Cité par le P. Anselme, t. II, p. 279.
Guillaume De Caévenox, chevalier, seigneur de Pacy, Chézeaux et Sermoise, fils, de Jean de Chévenon, écuyer, seigneur de Chévenon, Chézeaux, Pacy, Sermoise, Puly et Nigenne, huissier d'armes et écuyer d’écurie du roi, capitaine du château de Vincennes, et de Philippe de Digoine. Il avait épousé Héliette Girard dont il n’eut pas d’enfants. — Cette famille a donné un évêque comte de Beauvais, pair de France, mort le 10 février 1419, deux capitaines du bois de Vincennes et deux écuyers tranchants du roi, de 1370 à 1374 +. — Armes : d'argent à la fasce de queules accompagnée de trois quintefeuilles de mème.
CHIN (Le SEIGNEUR DE). — Partout sauf dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Cest Gilles pe Cain, chevalier banneret, seigneur dudit lieu et de Busignies, chambellan du roi, fils de Gilles V, sire de Chin. — Il combattit à Namur, en septembre 1386, contre le sire de Cavrines : il figura dans un pas d'armes en 1400, et en 1406 scella des lettres par lesquelles Pierre de Brébant, amiral de
1 Preuves de l’Hist. de Bretagne, par dom Lobineau.
3 Preuves de l'Hist. de Bretagne de dom Morice.
3 Nobil. et armor. de Bretagne, par P. de Courcy.
* P. Anselme, t. II, p. 279. — Gallia Cbristiana. — Louvet, antiquités du Beauvoisis. — La Chesnaye-des-Bois.
Fraace, promettait de garder fidèlement la ville de Chimay et d’en laissep l'accès libre au comte de Hainaut !. Gilles était au nombre des seigneurs qui rejoignirent le comte de Saint-Pol quand celui-ci voulut prendre sa revanche contre Îles Anglais après son échec au château de Merck, en 1495, mais le roi l'en empêcha :. Il conduisit à Paris en 1410 les gens du comte de Saint-Pel pour les faire passer en revue ?, Ï]l était avec les Bourguignons qui en 1419 reprirent Vervins sur les Orléanais *. F1 donna quittance, à Rouen le 6 septembre 1415, en qualité de banneret, de ses gages et de ceux de sa compagnie composée de deux chevaliers bacheliers et de dix écuyers servant dans le pays de Caux ou partout où il plaira au roi, dans la compagnie du sire de Ligne et sous les ordres du connétable 5. Ce fut à la tête de cette petite compagnie qu'il cembattit et fut tué à Azinceurt, on mois plus tard. 11 ne laissait qu'une seule fille d'Anne de Coucy, se femme. Sen corps fut transporté et enterré dans l'église de Busignies el mis sous un tombeau autour duquel on lisait l’épitaphe suivante :
« Chy gist Gilles de Chip gentil Bapuerès chevalier de pris
Qui fu preus, large a sen tems
Leg fais d'armées bien sentans.
De batailler et tournoier fort jouste, Puis la mort à lui s’ajonpsta
Eu uu camp couvert de sinoble ©
U maint prince et maint home noble Finirent en afaire militant,
Car Englez furent triwmfant.
Le vendredi, je me ramembre,
zxv jor d'octembre
L'an M.CC£CC tout à point
Et xv ans ce seigneur a point
! Introduction du poëme de Gilles de Chian, p. 1-4, pub. par le baron de Reiffenberg.
3 Chron. de Monstrelet, ch. 24.
8 Ibid. ch. 65.
$ Ibid. ch. 91. "
s Titres scell. de Clairambault, t. XXXÏII, Bibl. imp.
‘ Sinople, le vert en armoiries ; sans doute parce que la bataille fut livrée dens des plaines de blé vert.
La anort. Djux Juy face pardon Pour Yame avoir gloire par dan.
Dalès 4 luy gist sa noble dame Anne de Goucby sous la lame, De Harcourt fu de par sa mère, Gentille et humble et non amère:
Ot vot Dieux que ? pay’ast son tems x ans ottobre voir vi jors. Jésus si vœille avoir Leur ame en son trosne fin, Woyant celluy qui est sans fin #, Armes : palé de gueules et de vair de six pièces.
CLARY (messiRe LancecotT DE). — Cléry (Saint-Rémy); Claix (Monstrelet, n° 2684) ; parlout ailleurs sauf n°* 2680 et 5016.
Jean pe Carry, chevalier, dit Lancelot, était probablément fils de Hue, sire de Clary, chevalier, qui servait le roi en 1380 dans toutes les expéditions et dont le recueil de Clairambault conserve un grand nombre de quittances. Jean donna quittance, le 24 août 1412, d’une rente qu’il avait sur les revenus de 18 vicomté de Doullens. Sceau : une fasce ; supports: deux paons +. — Cette famille fut ancienne en Picardie ; elle était connue depuis Raoul de Clary qui fit un accord avec le chapitre d'Amiens, en 1151, et Gilles de Clary témoin d’une charte en 1197 5.— Armes: d'argent à la fasce d'azur.
CLÈRE (Jean pe). — Sources : le Dictionnaire de la Noblesse de La Chesnaye-des-Bois, et une pièce originale du 44 avril 14416 dans le dossier de Clère au Cabinet des titres de la Bibligthèque impériale.
Jean pe CLère, chevalier, baron de La Croix-St.-Leufroy, seigneur de
Goupillières et Bailleul, chambellan du roi, fils puiné de Georges, sire et baron
de Clère, et de Jeanne de Mallemains, sa seconde femme. I] avait épousé Isabelle
| Auprèg de.
? Dieu a voulu que.
3 Carpentier, Hist. du Cambrésis, an mot Chin.
+ Claïirambault, titres scell. t, XXXII, Bibl. imp.
5 Le Carpentier, Hist. du Cambrésis. — Le Morlière, p. 465 et 4178.
de Hellande dont il avait un fils, Georget : celle-ci et son fils mineur ex: osent au roi que Jean, leur mari et père, ayant été tué « en la bataille qui nagaires a esté ablangi contre noz adversaires Dengleterre », et obtiennent délai pour lui faire aveu des seigneuries ci-dessus mentionnées, le 14 avril 1416 !. — Famille normande, du bailliage de Rouen, issue par généalogie suivie de Richard, seigneur de Clère et de Bienfaits, chevalier, allié à Rohais Giffart, mort vers 1019, fils de Gilbert, comte de Brionne et petit-fils de Godefroy, comte d’Eu et de Brionne vivant en 921 lequel était fils naturel de Richard Ier, duc de Normandie. La branche aînée s’éteignit en 1654 dans les familles d'Arcona et de Préteval : une branche issue de Gilbert, deuxième fils de Richard de Clère, allié vers 1003 à la fille du comte de Huterington, s’établit en Angleterre où elle porta le titre de comte de Pembroke. — Armes : d'argent à la fasce d’azur chargée d’une aigleite d'or entre deux lionceaux du méme.
CLINCHAMPS (Vicon DE). — Cité par La Chesnaye-des-Bois, dan: son Dictionnaire de la Noblesse, et dans la généalogie manuscrite de cette famille au Cabinet des titres de la Bibliothèque impériale.
Vigor pe CLincnawps, chevalier, seigneur des Meserets et de la Chapelle, fils aîné de Philippe de Clinchamps, et de Jeanne Le Bœuf, sa première femme. — De Jeanne de Bricqueville, sa femme, Vigor laissait plusieurs enfants. — Famille normande, de la vicomté de Falaise, dont le premier auteur connu est
Gauthier de Clinchamps vivant en 1098, avec qui commence la généalogie suivie ?. — Ârmes : d'argent à trois fanons de gueules.
COETQUEN (Jean 0). — Ni Monstrelet ni aucun autre chroniqueur n'enregistre ce nom : on ne le trouve que dans les Histoires de Bretagne, de dom Morice et de dom Lobineau.
Jean pe Cœrqcex, fils de Raoul de Coetauen, maréchal de Bretagne, et de Philippe Ruflier. [1 avait épousé Clémence de Beaumont et n’en eut pas d'enfants ?. Cette famille est issue d'Olivier de Dinan, fils de Guillaume et petit-
t Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp. 3 La Chesnave-des-Bois. — Nobil, de St.-Allais, t. I. * Archives du mi’ du Hallay-Coetquen.
fls de Raoul, vicomte de Dinan, qui à la fin du xne siècle prit, en époutañt . Hervoise de Coeiquen, le nom et les armes de Coetquen. La dernière du nom, Louise-Françoise-Maclovie-Céleste de Coetquen, épousa le 16 juin 1738 Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras ‘. — Armes : bandé d'argent et de gueules de six pièces.
COMBOURG (LE SEIGNEUR DE). — Partout sauf Saint-Rémy et les n® 2680 et 5016 de Monstrelet.
Jean de Malestroit, chevalier, seigneur de Combourg, fils du sire de Malestroit, et de Jeanne de Dol, dame de Combourg. — {1 assista, au rang des barons, à l'ouverture des Etats de Bretagne, le 9 septembre 1398. Étant à la suite du comte d’Armagnac il contribua à la prise de la tour de Saint-Cloud, le 15 octobre 1411, et le 23 du même mois il fut fait prisonnier dans une rencontre avec les troupes du duc de Bourgogne ?. 11 donna quittance de 595 livres tournois pour lui banneret, sept chevaliers bacheliers, dix écuyers et seize archers de sa compagnie, servant en Normandie, le 24 <eptembre 1415 ?. (Sceau : écartelé de Malestroit et de Combourg ; supçorts : un lion et un griffon ; cimier : une hure de sanglier). Îl alla ensuite rejoindre le comte de Richemont au siége de Parthenay et revint avec lui rejoindre l’armée du connétable *. Il était à Azincoart l’un des chefs des 1590 chevaux formant l'aile droite du Î corps d'armée. — Armes : écartelé au À et & de gueules à 9 besants d’or qui est Afalestroit, au 2 et 3 contr’écartett d'argent el de gueules qui est Combourg. — (Voir au mot : MALESTROIT).
CORBIE saicnNEUR D AUNEUIL (MESSIRE ARNAUD DE). — Aumiuel (Monstrelet, n° 2683); Auiniel (id. n° 2678, 2684 et 32, La Vallière) ; partout ailleurs Ommel.
Arnaud pe Connie, écuyer; seigneur d’Auneuil et d'Aussonvilliers, panetier du rbi, était fils puiné de Thomas de Corbie, écuyer, et de Marguerite de Crésecques, et nevét du fameux Arnaud de Corbie, chancelier de France. fi fut institaé avec
1 Archives du m!s du Haïllay-Coetquen. — Généal. de Durfort dans La Chesnayedes-Bois.
3 Hist. de Bretagne, par dom Lobineau, passim. 3 Titres scell. de Clairambault, t. 69, Bibl. imp. * Preuves de l'Hist. de Bretagne, de dom Morice.
son frère héritier des biens du chancelier en Beauvoisis, en 1418. Le roi luidonna, le 4 septembre 1409, de la vaisselle d'argent pour une valeur de cinq cent livres le jour de son mariage avec N... de Croy de laquelle il n'eut pas d'enfants. — La généalogie suivie de cette famille éteinte en 1636 commence avec Arnaud de Corbie, chancelier de France, anobli avec son frère Thomas en septembre 1389. — D'or à trois corbeaux de sable, ® et 1.
COUCY (LanceLoT DE). — Conchy (Monstrelet, n°* 2678 et 32, La Vallière). Cité aussi par les n° 2683 et 6486.
Ce personnage ne figure dans aucune des généalogies de la maison de Coucy à laquelle il devait cependant appartenir.
COURCY (LE SEIGNEUR pe). — Courchy (Monstrelet, n° 2684 ; Couchy (id. n° 2683) ; rien aux n°’ 2680 et 5016.
Guillaume, sire et baron de Courcy, seigneur du Plessis de Roye, gouverneur de Paris, fils de Richard, sire et baron de Courcy, et d’Agnès du Plessis, dame du Plessis de Roye. De Françoise Paynel, sa femme, il avait eu deux fils. — Hi était issu d’une noble et ancienne famille dont la terre patronymique était située dans l’élection de Falaise au diocèse de Séez, et qui reconnaissait pour auteur Robert, sire de Courcy en 1059, père de Richard qui accompagna Guillaume de Normandie à la conquête de l'Angleterre. La filiation suivie commence à ce . Robert 2. — Armes : d'azur fretté d’or.
CRAMAILLES (messiRe Ÿ vain DE). — Partout excepté dans Saint- Rémy, et dans les n°* 2680 et 5016 de Monstrelet.
Baudouin De CrawaiLces, dit Yvain, chevalier, fils de Guy de Cramailles, chevalier, petit-fils de Pierre de Cramailles, dit Bureau, et d’Isabeau de Thorote, en 1330 5. — En qualité de chevalier bachelier Baudouin fit montre de deux chevaliers bacheliers, treize écuyers et cinq archers de sa compagnie servant à Paris et partout ailleurs à la volonté du roi sous les ordres du comte de La
t P. Anselme, t. VI, p. 384 et suiv. — Hist, des Chanceliers, par Blanchard. — Id. des Présidents, par Blanchard, p. 100.
4 La Chesnaye-des-Bois, dictionn. de la Noblesse. ® P, Auselme, passim.
Marche, le 13 septembre 1410 1. (Sceau : écu à une croix chargée de 5 molettes : cimier : une tête de lion dans un vol). D'Aliénor de Mailly, sa femme, Baudouin laissa des enfants. Un de sesfparents, son frère ou peut-être même son fils occupait pour le roi Charles VII le fort de l’abbaye de St.- Vincent de Laon ; Jean de Luxembourg s’en empara en 1434 et fit écarteler et décapiter à Rupelmonde le corps de ce « notable gentilhomme nommé Pierre de Cramailles » ?, — La généalogie suivie de cette famille s’établissait depuis Jean de Cramailles, chevalier, seigneur dudit lieu en Soissonnais (1re baronie du Valois), vivant en 1270 avec Gilette de Ronderont, sa femme ?. — Armes : d’argent à la croix de gueules chargée de 5 molettes d’éperon d’or.
CRAON, SEIGNEUR DE MONTBAZON (MESSIRE JEAN DE). — Montbaron (Monstrelet, n° 2684) ; rien dux n°° 2680, 5016, ni dans Saint- Rémy.
Jean De Craon, chevalier, vicomte de Châteaudun, seigneur de Montbazon, Moncontour et Sainte-Maure, grand échanson de France depuis 1413, baïlli de Touraine d'Anjou, de Poitou et du‘Maine, fils puiné de Guillaume II de Craon, vicomte de Châteaudun, et de Jeanne de Montbazon *: il était au service du duc de Bourgogne sous les ordres du comte de Saint-Pol, ei 1410, avec douze écuyers et quatre archers 5. Il avait épousé le 7 novembre 1399 Jacqueline de Montagu de laquelle il n’avait pas eu d'enfants. — L'origine de la maison de Craon était illustre. Elle eut en effet pour auteur Robert de Nevers, mort en 1098, fils puiné de Renaud, comte de Nevers et d'Auxerre, et d'Adéle de France, fille aînfe du roi Robert. Avoie, dame de Sablé, sa femme, lui apporta la terre de Craon confisquée Far le comte d'Anjou sur ses anciens possesseurs, et leurs enfants en prirent le nom. — Armes : lozangé d’or et de gueules.
CRAON, SEIGNEUR DE CLACY (MESSIRE SIMON DE). — Curon (Mons-
1 Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp.
3 Monstrelet, ch. 158.
3 Hist. de Châtillon, par Du Chesne. — Généal. mss. du Uab. des titres, t. 894, fe 2169. Bibl. imp.
* P. Anselme, t. VIII, p. 571.
5 (Collect. de Bourgogne, t. XXIV, Bibl. imp.
trelet, n° 2684; rien aux n°° 2680 et 6046); Saint-Rémy en fail deux personnages, Simon de Craon, et le seigneur de Clarsy.
Simon DE Caaox, chevalier, seigneur de Domart et de Clacy, cousin du précédent, était le troisième fils de Jean de Craon, chevalier, seigneur de Domart, Bernaville, Clacy, Montsoreau et Nouastre, vicomte de Laon, et de Marie de Châtillon ‘. I] servait en qualité d’écuyer avec deux autres écuyers sous les ordres du duc de Bourgogne, en 1410:, et s'était distingué à la batajlle d’Hashecque, Sans alliance. — Mémes armes.
CRAON, SEIGNEUR DE BEAUVERGER (MESSIRE ANTOINE DE). — Messire Anthoine de Beauvergier (Saint-Rémy) ; le n° 2684 de Monstrelet en fait deux personnages ; rien aux n°! 2680 et 5016.
Antoine pe CraoN, chevalier, scigneur de Beauverger, conseiller et chambellan du roi et du duc de Bourgogne, grand panetier de France, gouverneur de Soissons. Îl était fils ainé de Pierre de Craon, seigneur de la Ferté-Bernard, et de Jeanne de Châtillon, et oncle de Simon de Craon qui précède. Il reçut le 2 août 1400 du duc de Bourgogne 500 francs pour l’aider à payer les frais d’un pas-d'armes qu'il devait tenir avec six autres chevaliers français contre sept chevaliers anglais, devant le duc de Clarence. Le même prince le qualifie son cousin dans une donation de 300 livres de pension qu’il lui fait le 19 décembre 1406, « pour se l’attacher davantage ». Jean-sans-Peur, qui s'était retiré à Arras après le meurtre du duc d'Orléans, envoya Antoine d'Arras à Paris, le 12 janvier 1407, pour conférer avec le duc de Berry sur ses affaires. En d'cembre 1408 et 1409 An'oine accompagna le duc à Paris avec un chevalier bachelier et vingt-sept écuyers. Avec Jacques de Montenay gt le seigneur de la Trémoïlle il jouta contre trois chevaliers anglais à Lille devant le comte de Nevers, en juillet 1409. Il reçut la même annte du duc de Bourgogne 1000 francs pour s’équiper à cause d’un ecembet qu'il devait avoir contre un écuyer anglais ». Îl fut nommé grand panetier de France le 7 novembre 1411 ; desti‘ué en 1413 il s’o;posa en parlement le 2%6 octobre à ce que l’on disposât de sa charge, ce qui n’erspécha pas Jean Malet, sire de Graville, d'en être revêtu la même année. C'est alors, pour le dé-
{ P. Anselme, t. VIIL, p. 573.
3 Collect. de Bourgogne, t. XXIV, Bibl. imp.
# f[bidem.
dommager sans doute, que le duc de Bourgogne le nomma gouverneurde Soissons. N n'eut pas d'enfants de Jeanne de Hondschoote, sa femme ‘. — Mômes armes.
CRAON , seiexeun DE BRIOLAY (MESSIRE AMAURY DE). — Brolay (Monsirelet, n° 2684, 2678 et 2683) : Bourlay (id. La Vallière, 32) ; rien aux n° 2680 et 5016.
Amaury pe Cnaox, seigneur de Briolay, fils de Jean de Craon, seigneur de La Suze, et de Béatrix de Rochefort, mort sans enfants de Jeanne du Puy d’Ambeise, «a femme, fut le dernier de sa branche. — Même armes ?.
CRÉQUY (L'Érenvanr pe). — Toutes sources.
Raoul, sire de Cr'quy ot de Fressin, sarnômmé P'Étendard comme son bisayeul pour avoir conquis plusieurs drajeaux sur les Anglais, était fils aîné de Jean IV, sire de Créquy, de Fressin et de Canaples, et dé Jeanne de Roye, et aprartenait à la branche aînée de cette illustre famille éteinte depuis moins d’un siècle. Il avait été mandé à l'armée par un message particu'ier du roi. De Jeanne Quiéret, dame de Montovillers, sa femme, il n'eut qu'on seul fils qui mourut jeune. — Plusieurs généalogistes font commencer la filiation des sires de Créquy avec Arnoulé dit le Vieux ou le Barbu, en 897. Le P. Anselme se contente de la déduire depuis Ramelin Il, sire de Créquy et de Fressin en 986. Outre la branche aînée fondue dans la maison de Blanchefort, l’histoire de cette maison rapporte doute autres branches toutes successivement éteintes ?. — Armes : d’or au créguier
de gueules.
CRÉQUY, o1r LE JEUNE (JEAN DE). — Cité par le P. Anselme, t. VI, p. 781, et par La Chesnaye-des-Bois.
Jeän pe Cafovr, dit le Jeune, seigneur de Molliens, oncle du précédent, était le fils puiné de Jean III, sire de Créquy, de Fressin et de Canaples, et de Jeanne de Haverskerque. —— Sans alliance. — Mêmes armes.
{ P. Anselme, t. VIII, p. 623.
? P. Anselme, t. VIII.
? P. Anselme, t. VI, p. 777 et suiv. — La Chesnaye-des-Bois. — Procès du marquis de Créquy contre la famille Le Jeune de La Furjonnière.
CRÉQUY, selGNeuR DE CONTES , ET SON FILS MESSIRE PHILIPPE (MESSE ReGnauT DE). — Toutes sources.
Renaud »e Créquy fut mandé par le duc de Bourgogne à Arras, le 16 février 1407, afin de l'accompagner à Paris, ce qu’il fit comme chevalier bachelier, avec trois autres chevaliers et quinze écuyers !. — Il accompagna encore le duc en 1408 dans son expédition contre les Liégeois *. — Ni lui ni son fils ne figurent dans les généalogies de cette noble famille de Créquy à laquelle ils appartenaient pourtant.
CRÉVECOEUR (Le seienEun DE). — Cité dans la chronique de l'abbaye de Ruisseau ville.
Il n’en est pas parlé dans la généalogie de cette famille ; mais, d'après la concordance des dates ce doit être Guillaume de Crévecœur, sire dudit lieu et de Nesle, sans alliance ; fils puiné de Jean de Crévecœur, seigneur dudit lieu et de Thois, Prosart et Ons-en-Bray, et de Blanche de Saveuse, dame de Belloy, Villiers et Hubermont. — Eteinte dans la maison de Gouffier au xvi° siècle, cetie famille était issue par généalogie suivie de Hugues, seigneur de Crévecœur en Beauvoisis, en 1157, que l’on disait être troisième fils d'Evrard IIL, sire de Breteuil, et de Béatrix de Coucy *. — Armes : de gueules à trois chevrons d’or.
CROY Er son FILS MESSIRE JEAN [LE SEIGNEUR DE). — Se trouvent dans Saint-Rémy, dans Wavrin, et dans les n°’ de Monstrelet 2678, 5016 et fonds La Vallière, 32.
Jean ne Caor, sire dudit lieu, Renty, Seneghen et Airaines, chevalier, conseiller et chambellan du roi, grand bouteiller de France en remplacement de Valeran de Luxembourg, comte de Saint-Pol, le 9 février 1412. Il était fils de Guillaume de Croy et d’Isabeau de Renty, et en mémoire de cette illustre alliance il écartela ses armes de celles de sa mére et les transmit ainsi modifiées à ses descendants. — Il servit en Basse-Normandie en 1376, 1378 sous le sire de la Rivière, et en 1380 sous le sire de Coucy avec deux chevaliers et neuf
{ Collect. de Bourgogne, t. XX1V, Bibl. imp.
3 Monstrelet, ch. 47.
3 P. Anselme, t. VII, p. 109 et suiv.
à La Morlière, p. 51.
écuyers. Il s’attacha au duc de Bourgogne et en reçut 500 livres de pension et le gouvernement de l’Artois en 1405 : il le suivit en 1408 dans sa campagne contre les Liégeois et fut chef de l'ambassade que Jean-sans-Peur envoya en 1410 au duc de Berry. Arrêté par les gens du duc d'Orléans qui le soupconnaient d’avoir participé au meurtre de leur maitre, il fut détenu à Blois, et délivré par les soins de la duchesse de Bourbon après treize mois de captivité. Le 27 oc'obre 1411 il fit montre à Paris de trois chevaliers, trente-cinq écuyers et soixantequatre archers, et fut nommé par le duc de Beurgogne capitaine du Crotoy avec deux mille livres d’appointement et trente arbalétriers sous ses ordres. Il assista au siége de Bourges en 141% avec trente-cinq chevaliers, trois cent douze écuyers et cent quarante-sept archers. En 1418 il conduisit les Bourguignons au secours d'Arras ; il fut tué à Azincourt et enterré dans l’abbaye de Saint-Bertin à Saint- Omer. De Marie de Craon, sa femme, il laissait huit enfants. — Cette illustre famille qui a donné plusieurs ducs et princes du Saint-Empire, des chevaliers des ordres du roi, et plus dé vingt chevaliers de la Toison d'Or, tire en réalité son origine du village de Croy, situé dans la vallée de Somme, entre Amiens et Abbeville. Le premier du nom que l’on connaisse était Gilles, sire de Croy en 1207. Le P. Anselme fait, et avec raison, commencer la généalogie avec Jacques, sire de Croy, et Marguerite, dame d’Airaines, sa femme, en 1287 !. — Armes : écartelé au À et À d'argent à trois fasces de gueules, au ® et 3 d'argent à trois doloires de gueules 2 et 1, Les deux du chef adossées, qui est Renty.
CROY (Jean DE). — Cité dans les mêmes manuscrits que le précédent.
Jean ps Caor, fils du précédent ; pendant que son père était en prison à Blcis il surprit Je château de Monchaux dans le comté d’Eu où étaient les enfants du duc de Bourbon, les emmena à Renty où il les retint prisonniers pendant sept mois, et après que son père eût été remis en liberté, les reconduisit sur les terres du duc de Berry. Étant de l’hôtel du duc de Guyenne, en 1413, il fut arrété par ordre de la reine et conduit au château de Montlhéry d’où il parvint à s'échapper à l’aide de son père. — Sans alliance. — Mêmes armes ?.
{ P. Auselme, t. VI, p. 565, ett. V, p. 636 et suiv. — Chronol. hist. des ducs de Croy. — Généal. de Croy, par Jean Scohier, — id. par Jacques de Bye, etc. — Collect. de Bourgogne, t. XXIV, Bibl. imp. — Hist. de Bourgogne, par D. Plancher, passim. — Hist. généal. des pairs de France, par le cher de Courcelles, t. VII.
? Mômes sources que pour l'article précédent.
CROY (AncnamBauT ne). — Cité seulement par le P. Anselme, La Chespaye-des-Bois et les diverses généalogies de la maison de Croy.
Fils puiné de Jean de Croy et de Marie de Craon, et frère du précédent, il fat tué aveo lui à Azincourt : sans alliance.
DAUPHIN (Guicnanp). — Partout excepté dans Saint-Rémy, et dans les n°* de Monstrelet 2680 et 5046.
La plupart des chroniqueurs l’inscrivent parmi les morts à Azincourt sous le nom du seigneur de Galigny ; mais c’est Jaligny qu’il faut lire. — Guichard Beuphin, chevalier, seigneur de Jaligny, la Ferté-Chauderon et Tréteaux, fils de Guichard Dauphin, seigneur des mêmes lieux, grand-maitre des arbalétriers, et d'Isabeau de Sancerre, dame de Bonnières, fut successivement conseiller et chambeilan du roi en 1408, gouverneur du Dauphiné, grand-maltre de la maison du roi par lettres du 31 octobre 1409 et caçilaine de la vi!le et du château de Montreuil, le 11 mai 1414. Il fut envoyé par le roi à Amiens en 1409 au devant des ambassadeurs anglais. Il prit Jargeau en 1411 puis alla en Languedoc et en Guyenne. H commandait l'avant-garde de l'armée royale au siége de Bourges en 1419, et en 1414 fut l’un des ambassadeurs chargés de faire jurer la paix au duc de Bourgogne. Il avait épousé Eléonore, dame de Culant, Châteauneuf, Romefort et Savigny, de laquelle il n'avait eu qu'un fils, mort jeune !. — Armes : écartelé au Let 4 d’or au dauphin pdmé d'azur, au ? et 3 d'azur à une bande d'argent accompagnée de Ÿ cotices potencées et conirepolencées d'or, qui est de Sancerre, et sur le tout un lambel de gueules. Il était issu des comtes héréditaires d'Auvergne dont le premier auteur connu fut Armand, vicomte d'Auvergne et de Glermont, en 895.
DAUPHIN selGNEUR DE SainT-ILPise (BÉRAUD). — Cité par le P.
1 P. Anselme, 1. VIIS, p. 47 et suiv. et 346. — Hist. de la maison d'Auvergne, par Baluze.
Anselme, t. VIII, p. 53, et par Baluze dans son Histoire de la maison d'Auvergne.
Béraud Davpuin, chevalier, seigneur de Saint-llpise et de Combronde, fils unique de Robert Dauphin, seigneur des mêmes lieux, et de Françoise de Vaurouze. Il fut tué avec ses deux fils. La généalogie de sa maison nous a con- -servé le curieux itinéraire qu’ils suivirent tous trois pour se rendre à Azincourt! : « il fit son testament le 15 septembre 1415, se disposant à partir pour la bataille que l’on devait donner en Picardie contre les Anglais ; avec quinze hommes d’armes à sa suite il partit de son château de Combronde le $ octobre, coucha à trois lieues et demie de là, au Chastellard, passa en Berry où il séjourna jusqu’au 16, jour où il passa la Loire à Gergeau. Le vendredi 8 il‘logea près de Chartres dans un village que ses gens brülèrent. Le lendemain matin étant passé au pont de Vernon-sur-Seine, il logea à Etrepagny et là se joignit à lui messire Jean Beauxoncles, chevalier du Bourbonnais, qui avait quelques gentilshommes à sa suite. Ils passèrent ensemble la Somme au pont de Corbie le lundi soir 21 octobre et logèrent en la vil'e. Le mardi étant à un petit village d’Oniques (sic) ils faitlirent être enlevés par les Anglais et en Lartirent la nuit ; le mercredi ils rejoignirent les gens du connétable d’Albret, puis ceux du duc de Bourbon avec qui ils allèrent à la bataille le 25 ». — D’Isabeau d’Apchon, sa femme, il n’eut que ses deux fils qui suivent ?. — Armes : d’or au dauphin pdmé d’azur, à la cotice de gueules brochante.
DAUPHIN (BËrauv). — Mèmes sources que pour le précédent.
Béraud Daveuix, chevalier, fils de celui qui précède : blessé mortellement et fait prisonnier, il mourut à Maisoncelles le dimanche 27 octobre et fut enterré . dans le cimetière de ce village #. — De Philippe de Veauce, sa femme, il ne laissait qu’un fils, mort enfant et le dernier de sa branche. — Mêmes armes que ci-dessus.
DAUPHIN (Roserr). — Mèmes sources que pour le précédent. Robert DauPaix, seigneur de Chalus, frère cadet de Béraud qui précède, tué
avec son père et son frère. — Mêmes armes.
1 Preuves de l'histoire de la maison d'Auvergne, par Baluse, p. 452. 3 Mèmes sources que pour Guichard Dauphin.
# Hist. de la maison d'Auvergne, par Baluze, preuves, p. 452.
DOMART (Le vicomte DE). — N'est pas cité dans les manuscrits de Monstrelet, n° 2680, 2684 et 5046.
Jean, vicomte de Domart, chevalier, donne quittance des gages de lui, d'un chevalier bachelier et de sept écuyers de sa compagnie servant sous le duc de Bourgogne, le 12 mai 1412 :. —— Sceau : trois épées en bande, la pointe en bas. — Il n’est pas probable qu’il appartint à l’ancienne maison de Domart-en- Ponthieu dont les armoiries élaient toutes différentes des siennes. — Armes : d'argent à trois épées de gueules mises en bande, La pointe en bas.
DREUX (messire JEAN DE). — Partout sauf dans Saint-Rémy et dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Jean ps Daeux, chevalier, seigneur de Houlbec, second fils d’Étienne de Dreux, dit Gauvain, chevalier, seigneur de Beaussart et de Senonches, vicomte et capitaine de Dreux et maître d'hôtel du roi, et de Philippe de Maussigny. Il fut un des seigneurs qui en 1411 écrivirent au roi pour disculper Charles, duc d'Orléans, de l'accusation portée contre lui par Vinet d’'Espineuses, gentilhomme picard. Âu moment où il allait périr du dernier supplice, Vinet avait dit que l'intention des princes confédérés était d'élever le duc au trône de France et de se partager avec lui les provinces. Jean était maréchal de l’armée du duc d’Alençcon quand celui-ci tenta de faire lever le siége de Saint-Rémy au comte de Saint-Pol ?. — De Jeanne du Plessis, sa femme, il n'avait pas d'enfants. — Ârmes : échiqueté d’or et d’azur à la bordure de gueules, brisé d’un baton de gueules brochant. — La branche de Beaussart à laquelle Jean appartenait s’éteignit en 1540. Les sires de Dreux avaient pour auteur Robert de France, comte de Dreux, du Perche et du Maine, cinquième fils de Louis VI, dit le gros, roi de France.
DREUX (MESSIRE GAUVAIN vE). — Les manuscrits de Monstrelet n° 2678 et 32 fonds La Vallière l'appellent Germain ; cité encore dans les n° 2683 et 6486.
Gauvain px Dazux, we du nom, vidame et baron d’Esneval, seigneur de
1 Titres scell. de Clairambauilt, t. 41.
3 Hist. de la maison de Dreux, par Du Chesne, p. 179. — Juvénal des Ursins. — Monstrelet, ch. 89. — Gaignières, portefeuilles de montres et quittances, Bibl. imp.
Berreville, écuyer tranchant du roi par brevet du 2% décembre 1409 et capitaine du château de Bayeux par brevet du 30 août 1410 : il fit montre avec onze écuyers de sa compagnie à Vernon, le 8 avril 1412. De Jeanne d’Esneval, qu’il avait épousée en 1404, il avait un fils !. — Mêmes armes que pour celui qui
précède. :
ÉPAGNY (Le sie D’). — Espigny (Monstrelet n° 2678) ; Speaigny (id. n° 32, fonds La Vallière) ; rien aux n° 2680, 2684 et 5016.
Il pourrait avoir été fils de Baudouin, sire d'Épagny, chevalier, qui donne quittance pour lui, un chevalier et huit écuyers de sa compagnie servant en Picardie sous le sire de Coucy, le 5 juillet 1380 *. [1 porte pour armes une bande chargée de trois besanits. Ce fut la fille de Baudouin, Jeanne d'Épagny, dame d'Épagny, Blanchemaison, Riencourt, Quesnoy, qui épousa Émeri d’Aumale, seigneur d’Harcelaines, Hondrechies, Hocquincourt et Bouillencourt, mort vers 1495, et lui apporta la terre patronymique de ses ancêtres *. Or, comme la maison d'Aumale porte : d'argent à la bande de gueules chargée de trois besants d’or, c’est-à-dire les mêmes armes que l’on remarque sur les sceaux des seigneurs d'Épagny, il serait logique d’en conclure que ces armes étaient celles d'Épagny, et que, selon une habitude dont le moyen-âge nous offre de fréquents exemi;les, Émeri d'Aumale en épousant la noble et riche héritière, la dernière de sa maison, quitta les armes de ses ancêtres pour adopter celles de sa femme qu’il transmit à ses descendants. L'histoire de la noblesse du Ponthieu offre plusieurs faits analogues. Telle serait donc l’origine des armes que la famille d’Aumale porte encore aujourd’hui. Quelles étaient alors ses armes primitives ? — Le sire d'Épagny, tué à Azincourt, devait donc étre le fils de Baudouin d'Épagny, ou peut-être Baudouin lui-même ; en tout cas il fut le dernier de
ce nom.
1 Mêmes sources que pour Jean de Dreux.
# Généal. d'Aumale, par d'Hozier, in-f°,
ÉQUENNES (Le vicowre n°). — Partout excepté dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
C’est Guillaume d’Équennes, chevalier, vicomte de Poix, fils ainé de Robert, vicomte de Poix, chevalier. Il avait épousé vers 1410 Blanche de Montmorency- Beaussault, veuve de Robert d'Harcourt, seigneur de Beaumesnil, et n'en eut pas d'enfants. Son frère, Ferrant d'Équennes, allié à Marguerite de Mailly, n'en ayant pas eu d'enfants non plus, et étant mort avant 1404, Guillaume fut le dernier de sa race. — Cette noble famille, originaire du village d’Équennes canton de Poix (Somme), en possession de la vicomté de Poix, était connue depuis Robert d’Équennes, chevalier en 1110. La généalogie suivie cemmeacait à Robert d'Éqguennes, chevalier, vicomte de Poix, mort en 1216. Son petit-$ls, Robert, vicomte de Poix, fut tué à la bataille de Mons-en-Puelle, le 18 août 1304. Suriau d'Équennes, chevalier, fut gonverneur de Crévecœur en 1345. Jean d'Équennes, dit Carados, seigneur de Sarevillers, baïilli de Rouen jusqu’au 25 mars 1419, joua à cette éçoque un rôle très important dans les guerres du Nord de la France ; jusqu’en 1432 on le trouve mêlé à tous les siéges et batailles qui avaient pour objet de chasser de France les Anglais et de replacer sur le trône l'héritier légitime !. — Armes : d'argent à la croit de queules frettée d’or.
ESCAUSSINES (ALLemanD D’). — Staussines (Monstrelet, 32, fonds La Vallière) ; Staussèmes (id n° 2683). Rien aux n° 2680 et 8016.
Chevalier flamand. — Armes : d’or à trois lions de gueules.
ESCLAIBES (Jean p'}. — Source : Chronique de l'abbaye de Ruisseau ville et Le Carpentier, Hist. do Cambrésis, t. 1I, p. 588.
Jean D'Escraises, chevalier, seigneur dudit lieu, Epinoy, Robechies et Damoisies, fils de Flastre d’Esclaibes, prévôt du Quesnoy, et de Jeanne de Quaroube — allié à N. de Mauvillers, dont suite. — Généalogie suivie depuis Raoul, sire d’Esclaibes à la fin du xue siècle. — Armes: de gueules à trois lions
d'argent ?.
1 Le Carpentier, Hist. du Cambrésis. — La Morière, p. 189. — Généal. de Mailly, P, Anselme, t. VIIL, p. 654.
3 Rec. de généal. par C. de Coupigny, fonds Français, mss. n° 14384, Bibl. imp.
ESNE (15 sauvaain D’). -— Asne (Monstrelet, ne 6486, 2678, 32 La Vallière) ; rien dans Saint-Rémy, ni dans les n° 2680 et 5016.
Jean D’Esxe, dit le Baudrain, chevalier, seigneur de Beauvoir, Bethencourt, Sarenvilliers et Abancourt, fils aîné de Robert d’Esne, chevalier, seigneur de Beauvoir, et de Colaye de Brassart, dame de Béthencourt, sa femme. — De Philippe de Martigny, sa femme, Jean eut des enfants. — Famille éteinte, connue depuis Alard d’Esne, pair du Cambrésis, en 1007 1. — Armes : de sable à 10 loranges d’or, 3, 3, 3 «t 1.
ESNE (Sausser np’). — Rien dans les n°* de Monstrelet 2680, 5016, 2684, ni dans Saint-Rémy.
” Il pouvait être le frère du précédent et en tout cas appartenait à la même famille. — Mêmes armes.
FAGNOLLES (LE seiGneUR DE). — Frignoles (Monstrelet, n° 2684, 2678 et 32 La Vallière) ; Feulloles (n°* 6486, 2683).
Fami.le du Hainaut dont les armes étaient : d’or à un doublé trescheur flturonné et contrefleuronné de sinople, au sautoir de gueules brochant sur le tout.
FAUQUEMBERGUES {Le coure nt). — Cité dans tous les manuscrits de Monstrelet et dans tous les autres chroniqueurs.
Valoren »s Raneævar, comte de Fauquembergue, seigneur de Raineval, Fouflloy et Fluy, fils aîné de Raoul, seigneur de Raïneval, Fouilloy, Coudun, Pierrepont, grand-panetier de Franee, et de Philippe de Luxembourg, sa première femme. N servit en 1368, 1378, 19379 et 1380 dans les guerres du roi et en Flandre, sous le sire de Coucy. Le 5 avril 1386 il fut établi, avec une garnison de vingt hommes d’armes, capitaine des ville et château de l'Écluse. Au mois de septembre suivant il se trouvait à Amiens avec trois chevaliers et seise écuyers pour accompagner le roi dans le voyage projeté en Angleterre. Il avait pris le titre de
£ Le Carpentier, Hist. du Cambrésis,
comte de Fauquembergue en 1392 après la mort de Jeanne de Luxembourg, sa tante, dont il était l'héritier. Sur son sceau on remarque les pleines armes de Raïineval avec une tête de chien pour cimier. De Jeanne de Varennes. sa femme, il n’eut qu’un fils, mort jeune, et une fille et fut par conséquent le dernier de sa race. Généalogie suivie depuis Raoul, sire de Raïneval et de Pierrepont, mort avant 1300 !. — Armes: d’or à la croi de sable chargée de 5 coquilles d'argent. (Voir au mot RAINEVAL).
FAY (THIËBAUT Du). — Cité par les mss. de Monstrelet n° 2681, 2678, 2683, 6486 ct 32 fonds La Vallière.
Thiébaut nu Fay devait être fils d'Enguerran du Fay, chevalier, chambellan du roi, seigneur d’Hiencourt, et d’Esteule, dame du Plessier.— Famille éteinte, issue par généalogie suivie de Jean du Fay, chevalier, vivant gn 19303. — Armes : d'argent semé de fleurs de lys de sable.
FERRIÈRES (RaouL ne). — Dans l’histoire de Bretagne des doms Morice et Lobineau, et partout sauf dans Saint-Rémy et les n® 2680 et 5016 de Monstrelet.
Il servait comme écuyer dans la compagnie de Jean de Landivy, chevalier, le 5 septembre 1386, et le 25 juillet 1392 dans celle de Guillaume de La Ferrière, écuyer 3. — Armes : d'argent à trois fers de cheval de gueules cloués d’or *.
FIEFFES £r son FILS (LE SEIGNEUR DE). — Rien dans Saint-Rémy ni dans les n°° 2680, 5016 et 2684 de Monstrelet.
Mathieu ps Figrres, dit Aristel, chevalier, fils de Jean de Fieffes, chevalier, et d’Éléonore… et petit-fils de Mathieu, en 1306, avec qui commence la généalogie suivie 5.
On trouve un Enguerran de Fieffes, chevalier bachelier, qui fait montre de
+ P. Anselme, t. VIII, p. 614 et suiv.
3 Ms. de Buteux. — Mém. généal. d'Haudicquer de Blancourt, t. XVI, p. 180, au Cab. des titres. Bibl. imp.
à Preuves de dom Morice.
* Nobil. et armor. de Bretagne, par P. de Courcr.
5 Mss. fonds Français, 14384, f® 307, Bibl. imp.
neuf écuyers de sa compagnie servant sous le comte de La Marche, le 28 octobre 1410. Il pourrait avoir été le fils puiné de Mathieu et il fut tué avec lui. — Son fils aîné, Valeran, armé chevalier en 142%, avait épousé Jacqueline d'Amiens. — Armes : d'argent à 5 fusées de gueules en fasce.
FIENNES (messiRe CoLART DE). — Partout, sauf les n° 2680 et ” 5016 de Monstrelet.
Colart pe Fiexnes, chevalier, capitaine du château de Pierrefonds, fit montre le 1er mai 1410 d’un chevalier et de huit écuyers de sa compagnie..Les 22 juin et 24 octobre 1412 il donna quittance des gages de lui et de vingt hommes d'armes à pied servant à la garde du château de Pierrefonds t. Son sceau est écartelé de Fiennes et de. à ja croix ancrée de. supports : deux lions. Cimier : une tête de cerf. En 1413 le duc de Bourgogne l’envoya à Soissons qu'il défendit en 1414 contre l’armée royale. La ville ayant été prise, Colart se racheta et évita le sort qui attendait ses malheureux compagnons. I] alla, en 1414, avec Jean de Luxembourg, assiéger Neuville-sur-Meuse *. — Ce rersonnage ne figure pas dans la généalogie de la maison de Fiennes 3, et on ignore absolument de qui il était fils. — Armes : écartelé au 1 et & d'argent au lion de sable qui est Fiennes, au 2 et 3 de. à la croix ancrée de.
FLANDRE (uessire RaouL DE). — Partout sauf dans les Mss. 2680 et 5016 de Monstrelet.
Raoul px FLanons, chevalier banneret, chambellan du roi, donne quittance d’un trimestre de la pension de 300 livres que le roi lui fait, le 5 août 1402. Il fait montre le 25 octobre 1411 à Paris, devant le maréchal de Bourgogne, de trois chevaliers bacheliers, vingt-cinq écuyers et vingt-trois archers +. Il servait le 17 juin 1412 sous le comte de Nevers avec un chevalier banneret, trente-six écuyers et dix archers ‘. Il accompagna le duc de Bourgogne contre les Liégeois en 1408 . Sur tous ses sceaux on remarque un écu à un chevron au franc-quartier
4 Clairambault, titres scell. t. 47. — Monstrelet, ch. 98. * Monstrelet, ch. 115, 191 et 132.
? P. Anselme, t. VI, p. 171.
* Collect. Du Chesve, t. VII, p. 32, Bibl. imp.
# Titres scell. de Clairambaull, t. 68, Bibl. imp.
® Mouastrelet, ch. 47.
| — 199 — de Flandre. C'était assurément un bâtard, mais dans la généalogie des comtes de Flandre il n’est pas parlé de lui.
FOLIN (GuiLLAuMEe DE). — Seule source : La Chesnaye-des-Bois, Dictionn. de la Noblesse.
Guillaume os Fou, chevalier, sire de Dampierre, était fils de Hugues, sire de Folin et de Dampierre, et d’Eve Le Sauvage. De Jeanne de Mello, sa femme, il avait des enfants. — Généalogie suivie depuis Jacques, sire de Folin, vivanten 1340. — Armes : de gueules au hêtre arraché d’or surmontant un croissant d'argent.
FOLLEVILLE, BOUTEILLER DU DUC D ÂQUITAINE (LE SIRE DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy et les n°* 2680 et 5046 de Monstrelet.
Jean ps Fozcevire, chevalier, seigneur dudit lieu, conseiller au parlement et garde de la prévôté de Paris. Fils de Jean de Folleville et d'Isabelle Renaude de Beauvais. [l fut envoyé en ambassade auprès du roi de Castille, en 1386, et fait garde de la prévôté de Paris en 1388. Il donna quittance le 13 septembre 1404 de 120 francs d’or que le roi lui avait alloués à raison de quatre francs par jour pour un voyage fait par son ordre en Nivernais. À quatre quiltances de ses gages qu’il donna de 1395 à 1400 pend son sceau à {0 loranges 3, 9, 3 et et un lambel en chef; supports : deux liohs; cimier : une sirène ‘. Il avait épousé Jeanne de Rambures. — Cette famille, éteinte au commencement du xix- siècle, était issue par généalogie suivie de Gilles de Folleville, écuyer du roi Louis X, en 1315 *. — Armes : d’or à 10 lozanges de gueules, 3, 3,.3 et 1, au lambel d’azur.
FONTAINES (Jeax DE). — Source : Généalogie de Fontaines, dans La Chesnaye-des-Bois.
Jean pe Fonraines, chevalier, seigneur de la Neufville-au-Bois, Etrejust et Ramburelles, sénéchal de Saintonge et capitaine du pont de Saintes. Le 22 avril 1410 il servait avec deux écuyers à la défense de Gravelines. De Marie de Ramburelles, sa femme, il laissa plusieurs enfants. — Cetto famille était la plus illustre du Ponthieu : on la croyait issue des comtes d’Abbeville, et sa généalogie
{ Titres scell. de Clairambault, t. 48, Bibl. imp. — Dossier origin. au Cab des titres. * La Chesnaye-des-Bois.
suivie commençait avec Guillaume, sire de Fontaines, chevalier, vivant en 1119 avec Charlotte de Mailly, sa femme !. — Armes : d’or à trois écussons de vair.
FONTAINES ET s0N FRÈRE MESSIRE CHARLES (MESSIRE ENGUERRAN DE). — Saint-Rémy ne parle que du seigneur de Fontaines ; le n° 2683 de Monstrelet dit « et son filz messire Charles ». Rien aux n° 2680 et 5016.
Enguerran pe Fonrantes, chevalier, seigneur de la Neufville-au-Bois, fils aîné de Jean de Fontaines, chevalier, et de Jeanne de Morlenne, était le grand-oncle de celui qui précède. Il était en 1411 capitaine de Coucy pour le duc d'Orléans et rendit cette place au roi. — Sans alliance. — Mêmes armes.
Charles ps Foxrames, chevalier, frère puiné et non pas fils du précédent. De sa femme dont le nom est inconnu il laissait beaucoup d'enfants.
FORTESCU (GuizLaumEe). —— Partout, sauf dans Saint-Rémy et les ne 2680 et 5046.
Guillaume Fonrsscu, écuyer, fils et héritier de Jean Fortescu, écuyer, capitaine du Pont d’Ouve, donna quittance, le 2 février 1403 et le 6 juin 1404, de certaines sommes que l'on devait encore à son père pour les gages de son emploi. Sceau : écu à trois bandes ; supports : deux lions ; cimier : une tête de lion dans un vol ?. H fit montre avec douze écuyers de sa compagnie à Valognes, le 25 juillet 1418 ?. — Famille normande connue depuis Robert Le Fort, surnommé Fort-Escu, compagnon de Guillaume de Normandie en 1066. Les comtes Fortescue, pairs d'Angleterre, ont une origine commune avec ceux de Normandie et reconnaissent pour leur auteur Adam Fortescu qui reçut du conquérant des terres en Angleterre *. — Armes : d'argent à trois bandes d'azur.
FOSSEUX (Cunisropne De). — Toutes sources, moins les n+ 2680 et 5016 de Monstrelet.
1 La Chesnaye-des-Bois. — La Morlière. — Maintenue de Picardie. — Nobil. de Ponthieu et de Vimeu, t. I. |
? Dossier origin. au Cab. des titres.
3 Titres scell. de Clairambault, t. 48.
+ Burke’s Peerage and Baronetage.
Christophe ve Fessaux appartenait à cette illustre famille ariésienne, cosinhe dès le ze siècle et qui s'éteignit au xv° dans ses diverses branches. Le 1arre de Fosseux fut apportée par Jeanne de Fosseux à Jean de Montmorency, seigneur d'Ecouen, grand-chambellan de France, en 1442 ?. — Armes : de gueules à trois jemelles d'argent.
FOSSEUX (Cozarr De). — Mèmes sources que le précédent.
Colart ox Fosseux, chevalier, fils puiné de Jean, sire de Fosseux et de Wisme, gouverneur d'Artois, et de N.. de Névele. — Mêmes armes.
FOSSEUX (Pruierg DE). — Mèmes sources que kes précédents.
Philippe ps Fosseux, écuyer, fit montre de seize écuyers et de seize archers à cheval de sa compagnie à Montreuil devant le maréchal de Bourgogne, le 8 septembre 1411 *. — Le premier auteur connu de cette famille est Lanusse de Fosseux, on 1087. La filiation s'établit depuis Jean de Fosseux, en 1168.
FOUGERES (GaLois DE). — Cité partout sauf dans Saiat-Rémy et Jes n° 2680 oi 5016 de Moastrelet.
On ne sait rien sur ce personnâge. Appartenait-il à une famille du Berry dont les armes étaient : d’or au chef émanché de gueules de trois pièces. FRÉCHENCOURT (18 stioneun De). — Cité par les Mss. de Mons-
trelet n° 2684, 2679, 2683, 6486 et 32 fonds La Vallière.
Ces Jean pe Faécuencouar, dit Malarbe, écuyer. Il donna quittance pour lui, buit écuyers et dix archers de sa compagnie servant contre les Anglais partout où il plaira au roi, sous les ordres du sénéchal de Haivaut, le 22 août 1415 ». — Armes : d’or semé de billettes d'azur à un lion de gueules brochant.
FRÉTEL (esse Baunez). — Rien dans Saint-Rémy, ni dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet, mais cité partout ailleurs.
Robert Fnéraz, dis Brunel, chevalier, seigneur de Hubercourt, fils de Thierry { Le Carpentier, Hist. du Cambrésis, t. II, p. 587.
* Collect. Du Chesne, t. VII, p. 21. Bibl. imp.
Frétel, chevalier, seigneur de Hubercourt. — Be sa femme dont le nom es} inconnu il laissa des enfants. — La généalogie suivie de cette famille s'établisssit depuis Robert Frétel, chevalier banneret du comté de Saint-Pol, en 1200 1. — Armes : d'argent fretté de gueules.
FROMESSANT (LanceLor DE). — Frémousent (Monstrelet n° 2683, 2678, 2681, 2684) ; Frémenset (id. n° 6486) ; rien dans Saint- Rémy ni dans les n° 2680 et 5046.
Lancelot nx Faougssexr, chevalier bachelier, servait dans la compagnie du sire de Contes, revue à Montreuil le 8 septembre 1411 ?. — Armes : ?
GAMACHES (Rosent DE). — Source : le trésor généalogique de dom Villevieille, au Cabinet des titres de la Bibl. imp.
« Robert ne “ramacmes, chevalier, seigneur de Chauvincourt, étant allé à la guerre de Picardie pour le service du roi, et s'étant trouvé à la bataille qui s'y ft, et n’en étant point revenu ni aucunes nouvelles, Ancel Daumesnil, écuyer, mari de demoiselle Alix de Gamaches, héritière dudit Robert, obtint lettres de répit pour faire les devoirs de fief de la terre de Chauvincourt, le 11 mars 1416 ? ». Tel est le document qui constate seul la présence et la mort de ce personnage à Azincourt. La position et le caractère de dom Villevieille ne peuvent laisser plâner le moindre doute sur l’authenticité de ce titre, tiré des archives de la chambre des comptes et copié par dom Villevieille lui-même. — La généalogie suivie de cette famille commençait avec Mathieu de Gamaches vivant en 1300 avec Euphémie ds Talmotier, sa femme +. — Armes : d'argent au chef d'azur.
GAPENNES (ALËaumE DE). — Toutes sources.
Aléaume ps Gares, écuyer, seigneur dudit lieu, fils de Guillaume de
1 Généal. mss. au Cab. des titres, t. 894, p. 887.
% Collect. Du Chesne, t. VII, p. 21, Bibl. imp.
3 Trésor généal. de d. Villevielle, t. 43, p. 17, au Cab. des titres, Bibl. imp. * Pp. Anselme, t. VIII, p. 690. — La Chesnaye-des-Bois.
Gapennes, écuyer, seigneur dudit lieu, et de Marie de la Motte. Il servait en qualité d’écuyer dans la compagnie de Robert de Hardenthun, le 1° mars 1978. Le 2 juillet et le 1er août 1386 il donna quittance de gages pour lui et quatorze écuyers de sa compagnie servant en Flandres sous le sire de Coucy ‘. Il s'était attaché au duc de Bourgogne qui lui donna cent livres parisis pour avoir de la vaisselle d'argent le jour de son mariage, 19 mai 1413. Il était à Azincourt parmi les 800 hommes d’armes à cheval chargés d'engager l’action et fut tué dès le début de la bataille. De sa femme, dont le nom est inconnu il eut des enfants. — Hugues de Gapennes, chevalier, en 1100, est le premier membre connu de cette famille du Ponthieu éteinte à la fin du xv° siècle ?. — Armes : d'argent à l’écusson d'azur accompagné de 6 billettes de même, 3, 2 et 1.
GARANCIÈRES (Jean DE). — Cité par le P. Anselme.
Jean pe Gananciëess, chevalier, maître des eaux et forêts de Normandie, capitaine des ville et château de Caen. Il était partisan du duc d'Orléans, et combattit à St.-Rémy-au-Plain sous les ordres du connétable *. Il avait été institué maître des eaux et forêts pour les terres du roi de Navarre dans les comtés d’Evreux et de Mortain, en 1384, et dans toute la Normandie et la Picardie conjointement avec Hector de Chartres, le 25 août 1413. Il avait épousé Brunissende, vicomtesse de Lautrec. — Le plus ancien membre connu de cette famille s'appelait Jean de Garancières, et vivait en 1288 *. — Armes : de gueules à trois chevrons d'or.
GAVRE (usssire HENRI DE). — On trouve ce nom dans toutes les chroniques, sauf celle de Saint-Rémy, et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Les chroniques l’appellent « frère de l’évêque de Cambrai, » et disent que c’est à cette circonstance qu’il dut d’être enterré dans le chœur de la cathédrale de Cambrai 5. — Illustre famille flamande connue depuis 1018. — Armes : d’or au lion de gueules, armé, couronné et lampassé d'azur, à la bordure dentelée de sable.
3 Nobil. de Ponthieu et de Vimeu, t. IL.
3 Monstrelet, ch. 89.
* La Chesnaye-des-Bois. — Hist. d'Harcourt, par La Roque, p. 1197 et suiv. # Cameracum Christiauum, par Le Glay, p. 86.
GÉNEVIÈRES (Hervé ne). — Cité par la chronique de Ruisseauville.
Hervé pe Géneviènes, capitaine du château du Crotoy, était issu d'Hervé de Génevières, grand-prévôt de l'hôtel du roi Saint-Louis, qui accompagna ce prince en Palestine !. — Armes : d’or au chevron d'azur accompagné de trois hures de sanglier de sable.
GHISTELLES (mrssire Louis DE). — Partout sauf au n° 2680 de Monstrelet.
Louis pe Gmisrezues, chevalier, accompagna avec Jean, son frère, le duc de Bourgogne dans son expédition contre les Liégeois, en 1408 *. Il servait encore le méme prince en 1414, et l’accompagna à Paris en qualité de chevalier banneret, et avec une suite de soixante-six écuyers *. — Il appartenait à une famille artésienne d’origine flamande dont quelques historiens déduisent la filiation depuis Wolfart, sire de Ghistelles en 1055. Elle est éteinte : son dernier représentant mâle, Philippe-Alexandre-Emmanuel-François-Joseph de Ghistelles, marquis de Saint-Floris et de Croix, avait été créé prince du Saint-Empire par l'empereur d'Autriche en 1760 +. — Armes : de gueules au chevron d’hermanes.
GOUGEUL DE ROUVILLE (Pierre). — Source : le P. Anselme, t. VII, p. 709. |
Pierre Gouezvuz, dit Moradas, seigneur de Rouville, chevalier, conseiller et chambellan du roi et son maître d’hôtel, fils atné de Jean Gougeul, seigneur de Rouville, et de Jeanne de Villaines. Il accompagna le seigneur de Villaines, son parent, dans l’armée que le roi envoya en Espagne, en 1368, contre Pierre le Cruel. 11 fut nommé capitaine de Pont de l’Arche en 1378, et lieutenant des maréchaux en Normandie en 1380. Il s'était allié 1° à Jeanne Boudart ; 2 à Luce de Brucourt, dont suite ©. — Armes : d'azur semé de billettes d’or à deux gowjons adossés de méme. |
{ Noblesse et Chevalerie de Flandre, Artois et Picardie, par Roger. 3 Chron. anon. de Charles VI.
? Collect. Bourgogne, t. XXIV, Bibl. imp.
* La Chesnaye-des-Bois.
5 P. Anselme, t. VII, p. 709.
LS
GOURLE er Jean GOURLE sox FRÈRE (MESSiRE Guy). — Cités dans les Mss. de Monstrelet, n°’ 2681, 2678, 2683, 6486 et 32 fonds La Vallière.
Guy Govazs, chevalier, seigneur de Pandé, Bosc-Guillaume, Omécourt et Monsures, premier écuyer tranchant du duc d'Orléans, fils aîné de Jean Gourle, chevalier, seigneur de Pandé, Bosc-Guillaume, Wiameville et Omécourt, et de Jeanne d'Omécourt. Il avait épousé Marie de Païlart, dont suite.
Jean Gouaue, chevalier, seigneur de Wiameville, frère puîné du précédent, servait comme écuyer dans la compagnie d’Enguerran de Coucy, le 19 juillet 1380. — Allié à Jeanne de Cardonnoy, dont une seule fille. — Ancienne famille originaire du Vimeu, dont la généalogie suivie était établie depuis Hugues Gourle, chevalier, en 1130, avec N... de Biencourt, sa femme: elle s'éteignit au commencement du xvu® siècle !. — Armes : d'argent à la croix ancrée de sable.
GOURNAY er s0N FRÈRE PORUS (messine Maizzer De). — Rien dans les n® 2680, 5016 et 2684 de Monstrelet; Saint-Rémy ne mentionne pas Porus.
I y a eu en Normandie plusieurs familles de ce nom, toutes ayant des armoiries différentes. Il est donc difficile d'établir à laquelle appartinrent ces deux personnages.
GRANDPRÉ (LE comte DE). — Cité partout.
Épouann, comte de Grandpré, fils de Jean III, comte de Grandpré, et de Catherine de Châtillon-St.-Pol. Il servait en Champagne comme chevalier banneret avec douze écuyers, le Îer mars 1375. Le 17 avril 1885 il fit montre à Amiens avec dix-neuf écuyers ; le 8 mai suivant il fit montre à l'Ecluse pour passer en Ecosse avec Jean de Vienne, amiral de France. Le 3 août il était à Edimbourg où il fit montre avec trois chevaliers bacheliers et dix-huit écuyers. On ignore le nom de sa femme de laquelle il eut un fils, nommé Édouard, comme lui, qui continua la filiation. — La terre de Grandpré était un des sent comtés-pairies de Champagne. Hermann, premier comte de Grandpré, vivait en 1060 : c’est avec lui que commence la généalogie suivie de cette noble famille éteinte au xvre siècle ?. — Armes : burelé d’or et de gueules de 10 préces.
1 Nobil. de Ponthieu et de Vimeu, t. Il.
4 P. Anselme, t. Il, p. 321.°— Art de vérifier les dates.
GRÉS (westire Jean De). — Partout, sauf dans les n* 2680 et 5016 de Monstrelet.
Il appartenait à une famille du Brabent qui portait : f'asmé dé guess «4 d'argent de G pièces. . | GRIBAUVAL (Bauceois ve). — Langhoys (Monstrelet, n° 2678 et
32 fonds La Vallière) ; rien aux n° 2680, 5016, 2684.
Fils d'Enguerren de Gribauvat, chevalier, ssigneur dudit liew, Lisbourg, Morcourt et du Luat, et de Marie Quiéret, et petit-fils de Gérard de Grihauval, et de Jeanne de Nanteuil-le-Haudouin, avec qui commence la généalogie suivie. Lai et ses troïs frères, tués à Arincourt, sans alliance, furent les derniers de la branche aînée de leur maison, et leur sœur et héritière ports tous leurs biens daus la famille de Grouches de Chepy. La branche cadette, issue d’un frère putné d'Enguerran, s'établit à Abbeville et s’y éteignit dans la famille Le Briois en 1500 1. — Armes : de sable à trois molettes d’éperon d’ergent.
GRIBAUVAL (Gissenr 0e). — Guillaume de. (Monstrelet, n° 2678) ; cité encore dans les n° 2684, 2883, 6486 et 32 La Vallière sous le nom de Guerbauval.
Frère du précédent. — Sans alliance.
GRIBAUVAL (Renaup DE). — Mèmes sources que le précédent et partout aussi Guerhauval.
Frère du précédent. — Sans alliance. Îl servait avec sept écuyers et quatre arthers sous les ordres du duc de Bourgogne, ke 10 mai 14191. — Arimes : de Gribauval brisé en chef d'un lambel d'argent.
GRIBAUVAL (LE PLOUTRE DE). — Mèmes sources que le précédent.
Frère des précédents. Il était l’un des treize écuyers de às conipagwie du sie &e Mammets, le 9 octobre 1441 *. — Sans alliance.
t Mes. de Bateux. — Nobil. de Ponfieu et de Vimeu, 4. 1, — Gâänéal. de Grouches, par M. Clabault.
. 4 Titres scell. de Clairambault, t. 56, Bibl. rmp. 3 Tbid., t. 69.
GUÉRAMES (Bunez pe). — Cité dans les Mss. de Monstrelel n° 2678, 2681, 2683 et 6486.
On n’a rien pu trouver sur ce personnage.
HAMEL (Jean pu). — Source : La Chesnaye-des-Bois, Dictionn. hist. de la Noblesse.
Jean pu Hauez, chevalier, seigneur de Bellenglise, fils aîné de Robert du Hamel, chevalier, seigneur de Bellenglise, Élincourt, Gomiecourt et Lagnicourt. Sans alliance. — Cette famille est issue d’un cadet des puinés des châtelains de Péronne, dit La Chesnaye-des-Bois dans la généalogie qu’il établit depuis Lupart du Hamel, en 1214, fils puiné de Gauthier châtelain de Péronne, issu au vi* degré de Robert de Péronne, en 1098, fils de Bernard, comte de Senlis. Un ou deux des degrés suivants empruntés à la généalogie des autres du Hamel de Picardie dressée par Lainé, permettent d'élever quelques doutes sur cette origine. Il est beaucoup plus rationnel de croire que les diverses familles du Hamel de Picardie ont eu une source commune. — Armes : de gueules au chef d’or chargé de 3 molettes d’éperon de sable.
HAMES (LE SEIGNEUR DE). — Ham (Monstrelet n° 6486) ; Harnes (Saint-Rémy) ; rien aux n° 2680 et 5016.
C'était Robert pe Hawzs, chevalier, seigneur dudit lieu, Bondues et Sangattes, chambellan du roi ; il était fils de Baudouin de Hames, chevalier, seigneur dudit lieu, et de Marie de Béthencourt, dame de Bondues. Sa mère, se disant veuve et ayant la tutelle de Robert, son fils, donne quittance au receveur d'Amiens de 333 livres 6 sous et 8 deniers pour un trimestre de la pension de 1000 livres tournois qu’elle prend chaque année sur ladite recette, le 3 septembre 1392 !. Robert accompagna le duc de Bourgogne en 1408 dans son expédition contre les Liégeois *. Le 14 janvier 1413 il donne à son tour quittance d’un trimestre de la
1 Dossier origin. Cab. des titres, Bibl. imp. 3 Monstrelet, ch. 47.
pension qu’il touchait sur la recette du bailliage d'Amiens ; à cette pièce pend un sceau : de... à lécu de... au lambel de. en chef !. Robert était allié à Guillemette de Maïlly, dame d’Audinfer et de Hinguettes, dont suite *. — La baronnie de Hames dépendait du comté de Guines et Robert de Hames en était possesseur dès 1094. Marie, dame et héritière de Hames, fille d'Antoine de Hames et d'Anne
d’Ailly, et sœur et héritière de Claude de Hames, seigneur dudit lieu, Audinfer | et Fouilloy, baron de Boucault, mort sans alliance à Amiens le 23 août 1565 et enterré dans le chœur de l’église des Jacobins de cette ville *, apporta cette terre à son mari Louis de Hallwin, seigneur d’Esclebecq, de Wailly et de Namps-au- Val, qu’elle épousa le 30 décembre 1534. On trouve encore d’autres personnages du nom de Hames qui prirent alliance notamment dans la maison de Monchy, vers 1570. — Quoique Robert eût sur son sceau pour armoiries un écusson de. à un lambel de. les armes de cette famille étaient : vairé contre vairé d’or et d'azur.
HANGARD (MEssIRE CARUEL DE). — Hanguest (Monstrelet, n° 2678); cité encore dans les n° 2681, 2683, 6486 et 32 fonds La Vallière. |
Famille du Vermandois connue depuis Bernard de Hangard, en 1146. — Armes : de gueules à la bande d'argent accompagnée de ® cotices de méme.
HANGEST (Jean, siRe DE). — Source : Le P. Anselme, t. VI, p. 737 et t. VIII, p. 64.
Jean, sire de Hangest et de Davenescourt, chevalier, conseiller et chambellan du roi, grand-maitre des arbalétriers et capitaine du Crotoy, était fils aîné de Jean, sire de Hangest et de Davenescourt, et de Marie de Picquigny. Il servait en Flandre en 1367 et 1368 avec quatre chevaliers et sept écuyers sous le sire de Raineval. [1 était dans l’armée Bourguignonne quand les Anglais perdirent la ville d'Ardres en 1377. La mème année et les années suivantes il servit en Bretagne et en Normandie avec deux chevaliers et dix écuyers, puis sous le comte de Saint-Pol et le duc de Bourbon en 1380, et sous le sire de Coucy en 1382. Il alla en Prusse avec le borgne de la Heuze et y ayant été fait prisonnier,
1 Titres scell. de Clairambault, 1. 87, Bibl. imp, 3 Généal. de Mailly.
? La Morlière, p. 77.
il reçut du roi 1500 livres pour l'aider à payer sa rançon. Jean servit avec un chevalier et sept écuyers sous l'amiral Jean de Vienne du 7 juin au 20 septembre 1883, et avec deux chevaliers et onte écuyers dans la guerre de Flanüre, en septembre 1886. Il suivit en 1395 le comte de Nevers en Hongrie et fut fait prisonnier à la bataille de Nicopolis. Il fut nommé capitaine de Boulogne, avec 1200 francs de gages, le 2% mai 1404, et fait prisonniér dé nouveau là même année sous les murs du château de Mercq ; sa rançon ne fut entiérement payée qu’en 112 et ce fut par le comte de La Marche !. Créé grand-mrattte dès arbalétriers te 8 septembre 1407, avec 4000 livres de pension, il eut un différent avec le matéchal Boucicæüt au sujet de sa charge et fut cassé. Il fut nommé membre du grand conseil du roi le ‘7 octobre 1418, avec 1000 livres de pension. Alhé à Marie, dame de Roye, Germigny et Monchy-le-Preux, dont sxite. Cette famitle s'éteignit dans toutes ses branches au xvre siècle : sa généalogie suivie s'étabfissait depuis Florent, sire de Hangest, en 1175 *. Armes : d'argent à la croix de queules
chargée de 5 coquilles dor.
HARCOURT, seieneur DE BEAUMESNIL (RoserT D’). — Partout, sauf dans Saint-Rémy, et dans les n°’ 2680 et 5016 de Monstrelet, et toujours sous le nom du seigneur de Beaumesnil.
Robert »'Hancouar, chevalier, baron de Beaumesnil et de Marbeuf, fils unique dé Robert d'Harcourt, baron de Beaumesnil, et de Blanche de Montmerency- Beausault. — Sans alliance : il fut le dernier de cette branche qui portait : de gueules à deux fasces d’hermines *. — Pour la notice voir au mot Harcourt dans la liste des prisonniers.
HARCOURT (Gukrano D’). — Cité par La Roque, dans son Histoirc de la maison d'Harcourt, et par le P. Anselme, t. V, p. 139.
Guérard p’Hancourr, chevalier, baron de Bonnétable, Beaufou, Beuvron, et Arschot, fils aîné de Philippe d’Harcourt, seigneur de Bonnétable, auteur de la branche de ce nom, et de Jeanne de Tilly, dame de Beuvron, Beaufou, Tilly ; de Marie Malet de Graville, sa femme, il avait quatre enfants. — Armes : de gueules à ® fasces d’or, au lambel d'argent en chef.
{ Monstrelet, ch. 24 et 96.
3 P. Anselme, t. VI, p. 737, ett. VIII, p. 64. 8 P. Anselme, t. V, p.160. — Hist. d'Harcourt, par La Roque.
HARVILLE (Guicraume De). — Source: le dictionnaire d La Chesnaye-des-Bois.
Guillaume os Haaviuzs, écuyer, dit Testine, échanson du roi, seigneur de Chanlandry ot des Bordes, fils de Guillaume de Harville, chevalier, et de deanne, dame de Voise, et petit-fils de Pierre de Harviile, en 1325, avec qui commence la généalogie suivie de cette maison. Le roi lui donna une somme de 500 francs, le 28 février 1401, et le 24 novembre suivant, Guillaume donns quittance de ses gages d’échanson !, ainsi que le 44 août 18408 ?. De Jeanne Le Brun, dame de Palaiseau, sa femme, il eut des enfants. Jeanne était la sœur de Jacques Le Brun, seigneur de Palaiseau, qui fut tué également à Azincourt, — Armes: de gueules à la croix d'argent chargée de 5 coquilles de sable. HAUCOURT-EN-CAMBRÉSIS (LE seicneur DE). — Rièn aux n%
2680, 5016 et 2684 de Monstrelet.
Thomas de Haucoort, en 1045, est le premier membre connu de cette famille qai portait pour armes : d'argent semé de billeites de gueules, au lion dé méme, brochunt. HAVRECH (uessire Simon DE), — Partout, sauf dans les n°* 2680
et 5016 de Monstrelel.
Famille de Hainaut que l’on disait issne de la maison d’Énghien dont elle portait les armes, mais avec des émaux différents, — Armes : gironné d’or et &
gueules de 10 pièces, chaque giron de gueules chargé & trois croi recroisetées au pied
fiché d'argent.
HA VRESIS (u&ssiRe GuéranD DE).— Havresses {Monstrelet n° 2683) ; cité encore dans les n° 2681, 2678, 6486 et 32 fonds La Vallière.
On n’a pu rien trouver ni sur co personnage ni ser la famille à laquelle il appartenait.
HEILLY (Le SEIGNEUR 0e). — Toutes sources, moins Saint-Rémy et
Wavrin.
1 Titres seell. de Clairarabanlt, t. 58, Bibl. imp. 3? Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp.
Jacques, sire de Heilly, dit le maréchal de Guyenne, maréchal de France, était fils puiné de Jacques IE, sire de Heïlly, et d’Ade de Raïneval. Il fut en 1408 l’un des principaux chefs de l’armée du duc de Bourgogne contre les bourgeois de Liége et assista à la bataille de Tongres ‘. 1l eut la garde du seigneur de Montagu, grand-maître de France, quand il fut fait prisonnier en 1409, et reçut en 1410 le commandement des troupes de Picardie que le duc de Bourgogne mit sur pied contre les princes ligués en faveur de la maison d'Orléans. Le 14 août 1410 le roi lui donna 300 écus pour acheter un cheval. Le 8 octobre suivant il figure dans une revue à Saint-Denis en qualité de banneret. Le duc de Guyenne l’envoya en 1411 contre le duc de Berry en Poitou. Le roi le fit en 1413 son lieutenantgénéral en Guyenne ; il y fut fait prisonnier par le capitaine anglais du château de Soubise et conduit à Bordeaux. Après sa délivrance il fut envoyé sur les frontières d'Artois et de Picardie où il resta jusqu’en 1415. Il faut lire dans les préliminaires de la bataille d’Azincourt le récit de l’altercation qu'il eut avec le roi d'Angleterre peu d’instants avant la bataille, et qui fut certainement cause de sa mort. On défendit de le recevoir à merci sous prétexte qu’il s'était échappé de sa prison deux ans auparavant en se parjurant, et il fut massacré. — Sur son sceau du 24 décembre 1409 on voit un écu à 5 fusées en bande ; supports : deux lions ; cimier : une tête de sanglier. — Jacques ne s’était pas marié. — Il appartenait à une branche cadette de l’illustre maison de Créquy, qui avait relevé le nom et les armes de Heilly par suite du mariage de Baudouin IV, sire de Créquy et de Fressin, avec Aëlis, dame de Heilly et de Rumilly, vers 1260. Le fils puiné issu de cette union, Philippe, quitta le nom et les armes de Créquy pour adopter exclusivement celles de sa mère. Jacques était issu de lui au vue degré et au xv° de Ramelin, sire de Créquy et de Fressin. (Voir au mot CRÉQUY). — 1] fut le dernier de cette seconde famille de Heilly, son frère ainé, Jean, ayant été tué sans alliance en 1413 *. — Sans alliance également. — Armes : de gueules à la bande fuselée d’or de 8 pièces.
HELLANDE (Roserr DE). — Cité par La Chesnaye-des-Boïis. Robert ne HezLanve, chevalier, bailli de Rouen et « premier élu audit lieu sur
1 Monastrelet, ch. 47.
3 P. Anselme, t. VI, p. 777 et 794. — La Morlière, p. 410-146. — Titres scell. de Clairambault. — Procès du marquis de Créquy contre MM. Le Jeune de La Furjonnière.
le fait des aides ordonnés pour la guerre », seigneur de Lamberville, chambellan du roi ; il servait en Picardie et en Flandre avec un chevalier et cinq écuyers de sa compagnie, sous Jean de Vienne, le 30 juillet 1383 !. [1 servait avec trentetrois écuyers sous le duc de Guyenhe, en 141%, et se trouva la même année dans l’armée du roi contre les rebelles du Berri. 11 fut nommé bailli de Rouen, le 23 mars 1413 et ayant été tué à Azincourt il fut remplacé dans ce poste important par Raoul, seigneur de Gaucourt, le 18 décembre 1415. — Robert était fils de Jean de Hellande, chevalier, seigneur dudit lieu et de Lamberville en Caux : de Jeanne de Montmorency, sa femme, il laissait plusieurs enfants qui n’eurent que des filles et Guillaume de Hellande, évêque et comte de Beauvais, pair de France. Cette famille s’éteignit dans les premières années du xvi* siècle : elle était connue depuis Jean de Hellande qui fut à la conquête de Jérusalem avec le duc Robert en 1097 ?. — Armes : d’argent à la bande de gueules chargée de trots marteaux d’or.
HENNE (Le SEIGNEUR DE). — Cité dans l'Histoire de Flandre de M. Kervyn de Lettenhove, t. III, p. 447.
On trouve dans Le Carpentier, Hist. du Cambrésis, une famille de ce nom qui portait : d'argent au sautoir échiqueté d’or et de gueules.
HENNIN (LE SEIGNEUR DE). — Partout: Herlin; rien aux n° de Monstrelet 2680, 5016 et 2684.
Jean ns Hexax, chevalier, fils de Gérard de Hennin, et allié à Mahaut de Saint-Géry, dont suite. — Famille issue de Baudoin d'Alsace, dit de Flandre, seigneur de Hennin-Liétard, et d’Isabeau de Hainaut, sa femme, en 1071 : son
fils prit le nom de Hennin qu’il. transmit à ses descendants *. — Armes : de gueules à la bande d’or.
HERBAUMES (uessire GÉRARD DE). — Herbaines (Monstrelet, n°° 2678, 2681 et 32, fonds La Vallière) ; rien aux 2680 et 5046.
? La Chesnaye-des-Bois. — P. Anselme, t. I, p. 282. — Dossier orig. au Cab. des titres.
3? Le Carpentier. Hist. du Cambrésis. — Hist. de Châlons, par Perry, p. 459. — Recherche de la Noblesse de Champagne.
Gévard nx Hinammss , chevalier, était enpitaine du château de Coucy, aux appoiatentepnts de +00 francs par mois, à la charge d'entretenir seize homnses de garnison, selon sa quittance dt 43 février 1412. Le dec d'Orléans se plaignit au Poi la même année de voir Coucy entre lef mains de Gérard de Herbaumes !, ét la même année encore Gérard combattait sous les ordres du oonnétable à la hetaille de Saint-Rémy-au-plain *. Gérard donna quittance pour lui, un ehevalier, dix écayers at dix arohers de sa compagnie servant à résister aux Anglais sous les ordres du sénéchal de Hainaut, le 22 août 1415 à. A coite pièce pand un scsau qui parte : une füsoe ef un pelit écusson au canton dectre du chef. Supports : doux tions ; cimier : une tête de lion.
HERTAING (LE SEIGNEUR DE). — Hectin (Monstrelet, n° 2681); Hectrus (id. fonds La Vallière, 32) ; Hettrus (id, n° 2678 et 2683) ; Hetruis (id. n° 2684).
C'était Michel ne Hzaranc, chevalier, seigneur dudit lieu, fils aîné de Jacques de Hertaing, chevalier, seigneur de Monstrecourt, Romeries, Petit-Sart et Lompire, pair du Cambrésis, et de Marie Flocquette. De Marie Rosel, sa femme, à} n'eut pas d'enfants, et son frère Philippe continua la liation. — Miebel fut enterré devant l’autel de Notre-Dame dans l’église de Saint-Martin de Cambrai où l’on voyait son épitaphe peinte et attachée à un pilier vis-à-vis de cet autel +. Le Carpentier donne la généalogie suivie de cette famille depuis Gilles de Hertaing, grand-bailli du Cambrésis en 1106, maïs une généalogie manuscrite qui se trouve dans le dossier Hertaing, au Cab. des titres, ne J'établit qu’à partir du père de Michel, Jacques ou Jacquemon de Hertaing *. — Armes : d’argrat à la bande d'azur chargée de 3 coquilles d’or.
HEU (Jacques mt). —— Man (Monstrelet, n° 2684 et 92684); quelquefois Hem ; rien dans Saint-Rémy ni aux n* 2680 et 046.
4 Monstrelet, ch. 97.
# Ibid. ch. 89.
3 Titres scell. de Clairambault, t. 59, Bibl. imp, * Dossier origin. au Cab. des titres.
5 Et aussi recueil de généal. mss. par Jean Scobhier, t. III, f° 59, au Cab. des titres de La Bibl, imp.
Îl appartenait à une famille originaire du pays de Liège, et établie dans le pays Messin, dès le milieu du xive siècle. Cette famille, éteinte en 1560, portait pour armes : de gueules à la bande d'argent chargée de 3 coquilles de sable.
HONDSCHOOTE {LE seëGnEUR DE). — Hondescote (Monstrelet, n°’ 6486 et 2681); Houdescoctes (id. 2678); Hondeserte (id. 2684) ; rien dans Saint-Rémy.
Ce devait être François, sire de Hondschoote, chevalier flamand, qui servait avec un chevalier et trois écuyers à Ardres, sous le sire de Saveuses, le er février et le 1er juillet 1387. [1 servait encore avec un chevalier et neuf écuyers sous le comte de Saint-Pol, en 1389 1, et en 1410 à la défense d’Ardres, avec un chevalier et six écuyers, sous les ordres du sire de Longroy *.— Armes : bandé d’or et d’azur de sir pièces à la bordure engrélée de gueules.
HORNES (Le comre pe). — Cité par Saint-Rémy.
Guizzauus VA, sire et comte de Hornes et d’Alténa, grand-veneur héréditaire de l’Empire, fils aûné de Guillaume VA, comte de Hornes, seigneur d’Alténa, Wert et Cottersem, et d’Isabean d’Ackel. Li avait épousé Dorothée ds Loos dont suite. — Auteur : Guillaume de Loos, seigneur de Hornes vers 1690 ?. — Armes : d’or à 3 trompes de chasse de gueules liées et virolées d'argent.
HUMIÈRES (Marmeu px). — Humers (Monstrelet, n° 2683) : partout cité, sauf dans Saint-Rémy.
Mathieu ox Humènss, chevalier, était Le fils puiné de Majhieu de Humières, chevalier, et de Jeanne d’Arincourt, avec qui commence la généalogie suivie de cette noble famille dont le premier membre connu, Jean, sire de Humières, vivait en 1150 avec Richilde de Fosseux, sa femme. Mathieu était sans alliance, et fut tué avec son frère cadet Jean, seigneur de Bouzincourt. (Voir à ce nom). La branche alnée s’éteignit à la fin du xvi° siècle dans les familles d’Enghisn et de Crevant ; celle des seigneurs de Lassigny à la même époque dans celles de Blois, Bousies, Calonne et Croy ; celle des seigneurs de Vitermont, en 1602 et 1605 dans celles du Bosc et de Monsures +. — Armes : d'argent fretté de sable.
1 Titres scell. de Clairambault, t. 60, Bibl. imp.
2 Dossier origin. au Cab. des titres.
3 La Chesnaye-des-Bois. — Hist. généal. de Hornes, par M. Goëthals.
+ P. Anselme, t. VIII, p. 274.— La Chesnaye-des-Bois.— La Morlière, p. 208 et suiv.
INCHY (Le sicneur 0 ). — Ivry (Monstrelet, n° 2678) ; Anicy (id. n° 2683) ; partout.
Le seigneur d’Inchy, dont nous n’avons pu retrouver le prénom, accompagna le duc de Bourgogne contre les Liégeois, en 1408, et fut un de ceux que le roi manda personnellement pour résister aux Anglais en 1415 1. Il appartenait à une famille artésienne connue depuis Baudoin d’Inchy, dit Calderuns, chevalier, qui assista au tournoi d’Anchin, en 1096 ?. — Armes : fascé d’or et de sable de 6 pièces.
IVRY ET SON FILS MESSIRE CHARLES (LE SEIGNEUR D’). — Cités partout.
C'était Guocauwe III, baron d’Ivry et de Bréval, seigneur d’Oissery et de Saint-Pathus, fils de Charles, baron d’Ivry et de Bréval, premier écuyer tranchant du roi, et de Jeanne de Vendôme. Îl avait épousé Marie de Montmorency, de laquelle il eut pour fils aîné, Charles, qui suit, et qui fut tué avec lui.
Cuances, baron d’Ivry, seigneur d'Oissery, conseiller et chambellan du roi, fit montre le 22 août 1383 avec trois chevaliers et quarante-quatre écuyers. Le roi lui donna 4000 livres en considération de ses services, le 15 avril 1406, et aussi la confiscation des biens de Godefroy d’Harcourt. [1 fut l’un des ambassadeurs envoyés au duc de Bretagne, en juillet 1409, au duc de Brabant en 1414, et en 1415 en Angleterre. Il avait été nommé grand-maitre des eaux et forêts de France le 19 septembre 141% ; privé de sa charge sous prétexte de conspiration il y fut rétabli le 17 août 1413. Le P. Anselme dit à tort qu'il fut tué seulement en 1491 ; le texte de Monstrelet est formel, quand il dit le seigneur d’Ivry et son fils Charles ; on ne trouve dans toute la généalogie de cette famille, que La Chesnaye-des-Bois fait descendre, par filiation suivie, de Raoul, comte de Bayeux et d’Ivry en 973, d'autre Charles que celui-ci et son ayeul *. — Armes : d’or à 3 chevrons de gueules.
1 Monatrelet, ch. 47 et 445.
2 Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.
3 La Chesnaye-des-Bois. — P. Anselme, t. VIII, p. 879.
JALIGNY (LE SEIGNEUR DE). — Voir Guichard Dauphin.
JEUMONT {LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf aux n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
C’est Jean, sire et baron de Barbançon, sire de Jeumont, pair et maréchal héréditaire du Hainaut, conseiller et chambellan du roi et du duc de Bourgogne. En 1396 le duc de Bavière et le comte d'Ostrevant l’envoyèrent avec le sire de Ligne en ambassade auprès du roi lui demander des secours pour leur expédition de Frise, et il prit part ensuite à cette expédition. « Il estoit moult aigre chevalier et expert sur les ennemis, et dès lors avoit-il les yeux tout rouges et sembloient estre fourrés de corail vermeil ‘ ». Il était en 1408 l’un des chefs de l’armée bourguignonne et assista à la bataille de Tongres. En 1414 il était capitaine de Bapaume pour le duc de Bourgogne et rendit la ville au duc de Guyenne. La même année il alla secourir Arras ?. A une quittance de 150 francs que le roi Jui donnait, le 30 octobre 1410, est attaché son sceau : écu à trois lions : cimier ; deux ailes sortant d’une couronne fleurdelysée ?, — De Yolande de Gavre, ga femme, il n'eut que deux filles. — Armes : d’argent à trois lions de gueules armés, lampassés et couronnés d’or.
LA BELLIÈRE (Le vicomte DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy, et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Jean Racuenez, chevalier, vicomte de La Bellière, seigneur de Chastel-Ogier, Gramoul, Beaumont, était fils de Guillaume Raguenel, chevalier, vicomte de La Bellière, et de Jeanne de Montfort. [1 fut au siége de Brest en 1381 et fit en 1386 le voyage d'Espagne ; il était en 1387 en garnison à Saint-Malo et suivit en
1 Froissart, liv. 4, ch. 60.
à Monstrelet, ch. 47,128 et 196.
3 Dossier origin. au Cab. des titres.
Es
1388 le duc de Lancastre en Esjagne au secours de Jean I, roi de Castille. [1 fut fail prisonnier à Saint-Malo lors de la prise de cette ville par Robert de Guite et Geoffroy Ferron, chevaliers du parti d'Olivier de Clisson 1. Le duc de Bretagne le nomma son chambellan en 1404 et l’envoya au secours du duc de Berry assiégé dans Bourges en 1413. Il fut à Azincourt l’un des chefs des 1500 chevaux qui formaient l’aile droite du premier corps d'armée ?. — De Jeanne Couppu, dame de la Couppaye, du Courroël et de la Villequem, il avait des enfants. Il était issu par généalogie suivie de Robert Raguenel, chevalier, seigneur du Chastel-Ogier, conseiller ct chambellan des ducs Jean ff, Artus IE et Jean HE, de 1293 à 1321. Cette famille, substituée aux nom et armes de Malestroit, au xv° siècle, a pris fin dans Françoise, dame de Malestroit, Châteaugiron ct Derval, mariée à Jean de Rieux, maréchal de Bretagne en 1461, et dans Jeanne, sa sœur, dame de La Bellière et de Combourg, mariée en 1462 avec Tanneguy du Chastel ?, — Armes : écartelé au 1 et & contrécartelé d'argent et de sable, au lambel de l'un en l'autre qui est Raguenel, au ® et 3 d’or au chef denché de sable qui est
La Bellière.
LA BEUVRIÈRE Er GAMART, son FRÈRE (Bauceois DE). — La Brunerie (Monstrelet, n° 2683) ; La Bcusière (id. n° 2678); * rien aux n° 2680, 5016, 2684, ni dans Saint-Rémy.
C'était Jean De Nénoncuez, dit Baugeois, écuyer, seigneur de La Beuvrière, fils puiné de Jean de Nédonchel, chevalier, seigneur de Garbeck, et de Marie de Mailly. 11 fit montre à Ardres, le 1° mars 1372, servant sous les ordres de Robert de Hardenthun. De sa femme, dont le nom est inconnu il eut un fils Gamart (el non pas un frère, car alors il n'aurait pas porté le nom de La Beuvrière, mais celui de Nédonchel), qui fut tué avec lui, sans alliance *. Pour la notice, voir au mot NÉDONCHEL. — Armes : d'azur à la bande d'argent, brisé
d’une bordure de gueules.
1 Hist, généal. des plus illustres maisons de Bretagne, par A. du Pas, p. 444 et suiv.
? Preuves de D. Morice et de D. Lobineau.
3 Nobil. de Bretagne, par P. de Courcy. — Nobil. de France, par Du Cange, t. I, p. 218, aux Mss. de la Bibl. imp.
+ Généal. de Nédonchel, par Lainé, p. 20.
LA BOVE (urssine Gosenr DE). — Cité partout sauf dans Saint- Rémy, et dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Gobert ps La Bovs, chevalier, seigneur de Cilly et de Savoisy, grand-bailli da Vermandois, bailli d'Amiens et capitaine de Châlons : fils puiné de Gobert de La Bove, chevalier, seigneur dudit lieu, Bouconville, et de Gilles de Creuilly. Il succéda à son frère aîné en 1400 dans les seigneuries de La Bove et de Bouconville. De Marie de Thourotte, sa femme, il avait des enfants. Cette famille était, à ce que l’on pense, issue de celle de Châtillon dont elle portait les armes avec une légère différence dans les émaux. Du Chesne ne peut rattacher d’une manière certaine les La Bove aux Châtillon : Mr de Courcelles les croit issus d’un fils de Henri de Châtillon, seigneur de Montjay, en 1117. Quoiqu'il en soit la séparation se fit au xue siècle et les La Bove s’éteignirent en 1607 !. — Armes : de sinople à 3 pals de vair, au chef d’or.
LA CRITE (LE SEIGNEUR DE). — La Crète (Monstrelet, n° 2684) ; La Tute (id. n° 2678 et 32, fonds La Vallière) ; rien dans Saint-Rémy, nà dans les n°’ 2680 et 5046.
On n’a pu retrouver la famille à laquelle appartenait ce personnage.
LA FOLIE (GuicaumE DE). — Cité dans la chronique de Guillaume Gruel, p. 188.
Guillaume pe La Four, chevalier bachelier, fait montre avec douze écuyers de sa compagnie, le 1°" septembre 1410, et recoit 105 livres tournois pour le service qu'il a fail et doit faire sous les ordres du sire de Heilly 2. — [I] appartenait à une famille du Boulonnais qui portait: de sable à la crox anorée d'argent.
LA FOREST (GuirLauue pe). — Cité par dom Morice et dom Lobineau, dans leurs Hist. de Bretagne.
Guillaume os La Fonssr, chevalier, maréchal du comte de Richemont : il
{ Hist. de Châtillon, par Du Chesne, — id. par le che de Courcelles. — Hist. de Roye, par Grégoire d'Isigny.
3 Dossier origin. Cab. des titres.
servait avec sept écuyers dans la chevauchée de Flandre, sous les ordres du sire de Bourbon, le 25 août 1388. Il était l’un des chefs du corps d'armée que, sous la conduite du comte de Richemont, le duc de Bretagne envoya au secours du duc de Berry contre le roi Charles VI, en 1412. En qualité de chevalier bachelier il fit montre à Paris, le 9 février 1413, d’un chevalier et de huit écuyers ; il fil montre de la même compagnie le 9 avril 1414 pour accompagner le roi aux siéges de Soissons et de Compiègne, aux gages de 30 francs par jour pour lui et 15 pour ses écuyers . Îl servait avec huit écuyers et huit archers à cheval pour réduire le sire de Parthenay, le 25 juin 1415 et était qualifié maréchal des troupes que Richemont commandait et qu'il conduisit en Normandie au mois d'octobre 1415 ?. — Armes : d’azur à 6 quintefeuilles d’or, 3, 2 et 1.
LA HAMAIDE (LE SEIGNEUR DE). — La Hamède (Monstrelet, n° 2678) ; La Hamete (id. n° 32, fonds La Vallière) ; La Motte (id. n° 2683) ; rien aux n°’ 2680 et 5016.
Jean pe La Hawaïoe, chevalier, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, reçut 600 livres de pension par lettres du 12 décembre 1407 5, et assista à la bataille de Tongres en 1408 #. Il avait épousé Marie de Wavrin de Wasiers qui lui apporta la seigneurie de Wingles et le titre de sénéchal de Flandre s. — Armes : d’or à trois hamaïdes de gueules.
LA HAYE (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy, et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Guillaume pe La Havr, chevalier baneret, baron de Coulonces, ft montre à Rouen, le 1% octobre 1415, de la compagnie composée de quinre écuyers à la tête de laquelle il fut tué à Azincourt. Sur son sceau on voyait un écartelé de 3 têtes de... sur un semé de. et d’un frelté *.
1 D. Morice et D. Lobiveau, preuves.
* Titres scell. de Clairambault, t. 48.
3 La Barre, t. II, p. 123.
+ Monstrelet, ch. 47.
# Généal. de Wavrin.
© Titres scell. de Clairambault, t. 58.
LA HEUZE {Le SEIGNEUR Dr). — Cité partout.
Jacques ne La Heuze, chevalier, seigneur de Heuditot et de Rupière, fils puiné de Pierre de La Heuze, chevalier, seigneur de Ventes et de Bellencombre, et de Jeanne de Tournebu. Il servit aux guerres de Flandre en 1882, et contre les Anglais dont il fut longtemps prisonnier. Le roi lui donna, le 28 mars 1385, une certaine somme pour l'aider à payer sa rançon. Il servit en qualité de chevalier bachelier dans la compagnie de Robert de Beauchamps, le 18 août 1388, et reçut du roi 600 francs d’or le 13 août 1389. Il épousa Jeanne de Brionne dont il eut une seule fille ‘. — Famille du pays de Caux connue depuis Jean de la Heuze, en 1012, avec qui La Chesnaye-des-Bois fait commencer la g'néalogie suivie, tandis que le P. Anselme ne l’établit que depuis Henri de La Heuze, en 1210. — Armes : d’or à trois heuses de sable.
LA LANDE (Henri DE). — Cité partout, sauf dans Saint-Rémy, et dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Il y a eu plusieurs familles de ce nom en Bretagne : on n’en comptait pas moins de quatorze ?, ‘Il est difficile de préciser à laquelle appartenait Henri. Il est permis de croire pourtant qu’il était parent, peut-être même frère de Tristan de La Lande, gouverneur des ville et château de Saint-Malo et de Nantes, puis grand-mailtre de Bretagne, qui mourut en 1431. Il aurait porté alors pour armes : de gueules à trois écussons d'argent à la cotice d'azur brochante.
LAMETH (Tuisaur ne). — Cité seulement par La Chesnaye-des-Bois.
Thibaut pe Lamern, chevalier, seigneur dudit lieu et de Saint-Martin, fils d'Enguerran de Lameth, écuyer, et de Marie de Saint-Omer. De Jeanne d’Aspremont, sa femme, il avait des enfants. — Cette famille serait issue, dit-on, d’un puliné de la maison de Neufville apanagé de la terre de Lameth dans les Pays-Bas. Quoiqu'il en soit la généalogie suivie commence avec Robert, seigneur de Lameth, en 1212, et Jeanne de Bossut, sa femme ?. — Armes : de gueules à la bande d’ar gent accompagnée de 6 croix recroisetées au pied fiché de méme.
1 La Chesnaye-des-Bois. — P. Anselme, t. VII, p. 758. 3 Nobil. et armor. de Bretagne, par P. de Courcy.
$ La Morlière, p. 302. — La Chesnaye-des-Bois, — Notice sur le chât. d'Hénencourt, par Goze.
LA NEUFVILLE (ToPiner DE). — La Nosville (Monstrelet, 32 La Vailière) ; rien aux n°° 2680, 5016, 2684 ni dans Saint-Rémy.
On ne trouve dans le Nord, en fait de La Neufville, qu'une famille de la province de Liége qui s’armait : d'azur semé de fleurs de lys d’or.
LANNOY (Jean DE). — Cité par les n° 2681, 2678, 2683, 6486 et 32, fonds La Vallière.
Jzax, seigneur de Lannoy, Lys et Maingoval, dit Le Ramager, fils aîné de Hugues de Lannoy et de Marie de Berlaymont ; il ft montre avec six écuyers le 22 avril 1378. Il avait épousé Jeanne de Croy, dont suite. — La généalogie suivie de cette famille est élablie depuis Hugues, sire de Lannoy et de Lys, mort en 13491. — Armes : d'argent à 3 lions de sinople, armés, lampassés et couronnés de gueules.
LANNOY (Lamonr DE). — Partout, dans Saint-Rémy et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Pierre pe Lawwor, dit Lamont, fils puiné de Colart de Lannoy, chevalier, seigneur d’Obriscourt, et de Jeanne de Nédonchel, dame de Frévillers. Cette famille n’avait que le nom de commun avec celle qui précède : elle avait, pour autour, par filiation suivie, Jean de Lannoy, chevalier, en 1300, et Blanche de Vermandoïs, sa femme. Après avoir eu beaucoup d'illustration au xve siècle, cette famille s'éteignit au xvi° siècle dans celles de Silly, de Gouffier et de Lameth *. — Armes : échiqueté d’or et d'azur.
LAONNOIÏS (LE vinamE DE). — Cité partout, sauf dans les n°° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Ce personnage était Charles de Montagu, chevalier, seigneur de Montagu et de Marcoussis, vidame de Laon, chambellan du duc de Guyenne (en 1414) à, fils unique de Jean de Montagu, vidame de Laon, seigneur de Montagu, Marcoussis, Bois-Malherbe, conseiller et chambellan du roi et grand-maltre de
‘ P. Anselme, t. VIII, p. 78.
# La Morlière, p. 193-195.
# Mss. fonds Français, n° 7853, f* 1138, Bibl. imp. *
son hôtel, et de Jacqugline de Le Grange. Charles ‘était flieul du roi qui, à l’occasion de son baptôme, avait donné à soh père pour 2800 livres de vaïscile de vermeil, le 27 mars 1398. Le roi donna encore 1000 livres de vaisselle d’argent lors des fiançailles de Charles avec Catherine d’Albret, lé & septembre 1609. Le futur époux n'avait que douze ans. Le mariage ne fut donc pas consommé et Charles fut tué à Azincourt, &gé seulement de dix-huit ans, sans alliance, et le dernier de cette famille dont la généalogie est établie depuis Gérard de Montagu, notaire et secrétaire du roi, bourgeois de Paris, anobli en décembre 1363 ?. — Armes : d'argent à la croix d’azur cantonnée de quatre aigleltes de queules. (Voir au mot MONTAGU).
LA PORTE, seiGneur DE BEcincourT (CoLarT DE). — Partout, sauf aux n°* 2680 et 5016 de Monstrelet, et dans Saint-Rémy.
[1 a existé en France un si grand nombre de familles de ce nom qu’il est bien difficile de fixer à laquelle appartint ce personnage. On croit cependant qu’il était des La Porte, du Berry, connus depuis Hugues de La Porte, vivant en l'an 1000, et dont les armes étaient : d’or à une bande d'azur.
LA RACHIE {LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy, et les n°* 2680 ct 5016 de Monstrelet.
Ce personnage devait être fils de Mathieu de La Rachie, chevalier, seigneur dedit lieu, et de Jeanne de Créquy, et frère de Marguerite de La Rachie alliée vers 1385 à Hoe, seigneur du Chastelet. — Armes: de gueules à 3 rocs d’échi-
quier d’or. ° LA RIVIÈRE (Bureau DE). — Cité par La Chesnaye-des-Beis.
Bureau pe La Rivière, chevalier, seigneur de Perchin et de Champlemy, conseiller et chambellan du roi, le 17 février 1398, premier chambellan du comte de Nevers et gouverneur du Nivernais et du Donziois, le 26 janvier 1410, fils ainé de Jean de La Rivière, seigneur de Perchin, et d’Agnès de Billy. 11 servait en 1415 sous les ordres du comte de Nevers avec qui il fut tué. De Philiberte de Champlemy, dame dudit lieu, sa femme, il avait des enfants. — Famille du Nivernais issue par généalogie suivie de Bureau de La Rivière,
1 P. Auseline, t. V4, p. 377.
chevalier, seigneur dudit lieu et de Champallement, bailli du Nivernais, à la fin
‘du xue siècle . — Armes : de sable à la bande d'argent.
LA RIVIÈRE DE THIBOUVILLE (Le sE16NEUR 0€). — De Tymonville (Monstrelet, n° 2683); partout, sauf Saint-Rémy, et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Il faut relever ici une erreur dans laquelle est tombé La Chesnaye-des-Bois, à cause du nom de La Rivière, auquel il s’est seul attaché, sans faire attention que le sens de la phrase était celui-ci « de La Rivière de Thibouville », ce qui est bien différent. Or, le château et la seigneurie de La Rivière de Thibouviile étaient à celte époque entre les mains de la famille de Fricamps, et le seigneur de La Rivière de Thibouville était un Fricamps. Le personnage dont il s'agit ici était donc Jean de Fricamps, chevalier, seigneur de La Rivière de Thibouville et de Montfarville, fils de Jean de Fricamps, dit Friquet, chevalier baneret, chambellan du roi, seigneur desdits lieux et de Bellengreville, et de Marie de Vierville. De sa femme, dont le nom est inconnu, Jean ne laissa qu’une seule fille, Jeanne de Fricamps, dame de La Rivière de Thibouville, de Montfarville et de Fontaine-la-Sorel, qui fut maintenue en possession de ses biens par Je roi d'Angleterre en 1419 « selon l’accord fait pour la reddition du château de La Rivière de Thibouville à elle appartenant ?. » Elle était en possession de sa fortune depuis 1415, puisque son père avait été tué à Azincourt, et elle apporta tous ses biens à son mari Jean de Belleval, dont le père, Baudouin de Belleval (voir ce nom) avait été tué aussi à Azincourt. Jean de Fricamps fut donc le dernier de son nom, et ainsi s’éteignit cette ancienne famille, originaire de Picardie et fixée en 1321 en Basse-Normandie où elle n’avait pas tardé à s'illustrer, et notamment pendant tout le xive siècle, à occuper le premier rang, gravant, par sa fidélité au roi de Navarre et le grand rôle qu’elle joua dans les affaires de ce prince, son nom en traits ineffaçables dans les pages de l’histoire. Connue en Amiénois depuis l’an 1100, vivant Geoffroy de Fricamps, chevalier, témoin d’une charte de l’évêque d'Amiens, cette famille portait pour armes : de gueules semé de croix recroisetées au pied fiché d’or, à la bande de méme brochante. — Armes adoptées par Jean de Belleval, époux de Jeanne de
{ La Chesnaye-des-Bois. — Moreri.
3 Rôles Normauds conservés à la Tour de Londres, t. [, p. 283.
Fricamps, au détriment de celles de ses ayeux, et qu’il transmit à ses descendants !.
LA ROCHE-GUYON er son FRÈRE (LE SEIGNEUR DE). — Saint-Rémy omet Guyon ; rien aux n° 2680 el 5016 de Monstrelet.
Gur VI, sire de La Roche-Guyon et de Roncheville, chevalier, conseiller et chambellan du roi et du dauphin, capitaine d’'Harfleur (le 29 novembre 1407), fils aîné de Guy V, sire de la Roche-Guyon, grand-panctier de France, et de Jeanne de La Roche-Guyon, dame de Vaux, sa cousine. Il était auprès du dauphin, avec 1000 francs de pension, en 1413. I] avait épousé Pérette de La Rivière de laquelle il avait des enfants. — La généalogie de cette famille ne fait aucune mention de ce frère dont parlent tous les chroniqueurs, et parmi les frères de Guy VI, on ne trouve que Philippe de La Roche- Guyon à qui pourrait s'appliquer la mention si sommaire du chroniqueur : sans alliance. — Généalogie suivie depuis Guy [, sire de La Roche-Guyon, en 1200 *. — Armes : bandé d’or et d'azur à la bordure de gueules.
LA TOUR EN AUVERGNE (LE seicneur DE). — Rien aux n°* 2680 et 5016.
C'est Agne pe La Tour, seigneur d’Oliergues, chambellan du duc de Berry, fils puiné d’Agne de La Tour, seigneur d’Oliergues, et de Béatrix de Chalençon. — En 1413 le roi le manda à Paris avec une compagnie bien armée. Il accompagna le duc de Bourbon à Azincourt.— Il avait épousé, en 1412, Aélips de Vendat, dont une seule fille, née posthume. Il appartenait à la branche qui produisit les vicomtes de Turenne et ducs de Bouillon. La généalogie suivie de cette grande maison était établie depuis Bertrand, seigneur de La Tour, en 1206 3. — Armes : semé de France à la tour d'argent, brisé d’un baton de gueules brochani.
LA TOUR (Poxcnon ne). — Pas cité dans Saint-Rémy, ni dans les mss. de Monstrelet, n°* 2680, 5016 et 2684.
{ Trésor généal. de D. Villevieille. — Dossier origin. au Cab. des titres. — Titres scell. de Clairambault, id. t. XV. — Mem. sur les baillis du Cotentin, par M. Delisle. — Trésor des chartes, aux archives de l'Empire.
3 P. Anselme, t. VII, p. 620 et suiv.
5 P. Anselme, t. IV, p. 524 et suiv. — Hist. généal. de la maison d'Auvergne, par Baluze.
Appartiendrait-il à none famille du Cambrésis qui portait : d'argent à la crois engrélée de sable, au canton de sinople.
LE BRUN (Jacques). — Cité par La Chesnaye-des-Bois et les Mém. généal. mss. d Haudicquer de Blancourt.
Jacques Le Baux, chevalier, seigneur de Palaiseau, Nanville et La Grange du Bois, conseiller et chambellan du roi, fils d’Adam Le Brun, chevalier, seigneur des lieux susdits, et de Marguerite de Vieuxpont, dame de Fresnay, ct arrièrepetit-fils de Gilles Le Brun, seigneur de Trazcgnies en Hainaut, et d’Alix de Boulers, en 1200, avec qui commence la généalogie suivie. Il n’était pas marié et lous ses hiens passèrent à sa sœur, Jeanne, alliée à Guillaume de Harville, tué aussi à Azincourt !. — Armes : coupé de gueules et d'or au lion de l’un en l’autre.
L'ESCHELLE (Jacques DE). — Lestoille (Monstrelet, n° 2681) ; rien daus Saint-Rémy, ni aux n° 2680 et 5016.
Famille du Vermandois. Rogues et Arnould de l’Eschelle, chevaliers, sur leurs sceaux de 1339 et de 1380, portent : 3 coquilles, ® et 1 ?. — Ernould de Leechelle était chevalier du corps du duc de Bourgogne en 1400 à.
LENS (LE CHATELAIN DE). — Toutes sources, moins Saint-Rémy, et Monstrelet n° 2680 et 5016.
Jean pe Recounr, dit de Lens, chevalier, châtelain de Lens, seigneur de Recourt, de La Comté et de Camblain, fils alné de Jean de Recourt, chätelain de Lens, et d'Isabelle de Brimeu. Il avait épuusé Alix de Nielles, dont deux fils, tués avec lui, et une fille hfritière des biens de son père. Charles, frère puiné de Jean, fut créé amiral le 6 juin 1418. — Jean avait accompagné le -duc de Bourgogne contre-les Liégeois, en 1408 *. — Cette famille, ancienne en Artois, avait sa filiation suivie depuis Guy, sire de Récourt, en 1291 5. — Armes :
1 La Chesnaye-des-Bois. — Mém. généal. Mss. d'Haudicquer de Blancourt, t. Il, p. 1447. Cab. des titres, Bibl. imp.
? Titres scell. de Clairambault, t. XLIV, Bibl. imp.
3 La Barre, t. Il, p. 45.
# Chron. anou. de Charles VI.
# La Chesnaye-des-Bois. — P. Anselme, t. VII, p. 826 et suiv. — Généal. de la maison de Rcourt, par A. F. N. de Récourt, s6r de Bruyères et de Chérest, 1782. in-êe.
dcartelé au 1 er À contrécartelé d’or et de sable, qui est Lens, au 2 et 3 de gueules à 3 bandes de vair, au chef d’or, qui est Récourt.
Philippe pe Lexs, fils du précédent, sans alliance, lué avec son père. (Chron. de Ruisseauville).
Henri px Lens. (Ibidem).
LE SÉNÉCHAL D'EU. — Toutes sources
Jean Le Séxécuai, chevalier, sénéchal héréditaire du comté d’'Eu, conseiller et chambellan du roi, et du duc de Guyenne ‘, capitaine de Vire et seigneur d’Auberville : fils de Jean Le Sénéchal, chevalier, sénéchal d'Eu, ca/itaine de Vire, et d’Alix de Bréauté. — Sans alliance, et ses biens passèrent à sa sœur, Marguerite Le Sénéchal, alliée à Robert d’O, dont les descendants se qualifièrent sénéchaux d’Eu. La branche alnée seule était éteinte, car on trouve plusieurs branches cadettes maintenues dans l'élection de Neufchâtel, le 11 décerabre 1668 ?. — Armes : d’or à La bande de sable accompagnée de ® cotices de méme.
LE VAYER (Guiucaume). — Cité par dom Morice ct dom Lobineau.
Guillaume Le Vayga, chevalier, capitaine du château de Jugon, était breton. Il servait en 1392 en qualité d’écuyer dans la compagnie de Jean Amenart ?, En 1398 il était capitaine du château de Jugon, et ayant été sommé de rendre la place au duc, il refusa d’obéir à d’autres qu'au connétable. Il accompagna Richemont au siége de Parthenay, en septembre 1415, et delà en Normandie «. — Ii n’y eut pas moins de treize familles de ce nom en Bretagne ?: celle-ci
portait : lozangé d’or et de gueules.
LE VENEUR (Jran). — Cité par le P. Anselme, t. VIII, p. 256.
Jean Le Veneua, chevalier, seigneur du Homme et de Saint-Elier : ;l tint l’échiquier d'Alençon en 1398, et assista au mariage de Jean, duc d'Alençon, avec Jeanne d'Orléans, en 141). D’Agnës Le Baveux, dame de Tillières, sa femme, il
1 Mss. fonds Francais, n° 7853, fo 1133, Bibl. imp.
3 Dossier orig. au Cab. des titres. — Titres scell. de Cluirambault, t. XLV. Bibl. inp. — Généal d'O.
3 Preuves de D. Morice.
* D. Lobineau, passim.
# Nobil. et Armor. de Bretagne, par P. de Courcvy.
avait eu une nombreuse postérité. — Dans un article intitulé « Chasuble de Carrouges » (Magasin Pittoresque, année 1847, p. 116) on raconte que « la très belle cuirasse de Jean Le Veneur, tué à la bataille d’Azincourt » est conservée dans le château de Carrouges qui a partient aux descendants directs de Jean Le Veneur, et qu’on la montre aux visiteurs avec beaucoup d'autres reliques intéressantes du passé. [1 n’y a, hélas! qu’un seul inconvénient à cela, et toute cette légende ne saurait résister à la pièce suivante dont les descendants de Jean Le Veneur devraient avoir connaissance puisqu'elle est insérée dans leur généalogie par le P. Anselme. C’est une requête présentée au roi par Agnès Le Baveux, dame de Tillières, en 1416 : « elle étoit chargée de huit enfants lorsqu'elle représenta au roi que son mari s’étant trouvé à la bataille naguères donnée contre les Anglois, de laquelle il n’estuit point retourné, et ne scavoit s’il estotl en vie ou prisonnier. etc... » et demandait pour les orphelins mineurs la libre jouissance de leurs biens, ce que le roi accorda par lettres du 10 juin de la même année !. [1 résulte delà que le sort de Jean Le Veneur était incertain près d’une année après la bataille, et que son absence prolongée ayant fini par prouver sa mort, il avait donc été enterré dans les grandes fosses creusées dans le champ de la Gacogne, après avoir été certainement dépouillé par les Anglais, comme tous les autres, de ses armes et de ses vêtements ; comment alors se ferait-il que cette armure fut revenue au château de Carrouges ? Si on l’avait retrouvée, il n’y avait donc plus d’indécision possible sur le malheureux sort du chevalier normand, et du moment où l’indécision durait encore une année après la bataille, c'est donc que l’on n’avait pu recueillir le moindre indice, ni pièce d’armure, ni vêtement. Il est certes fâcheux de porter la main sur une légende dont le récit doit faire un si bon effet sur l'imagination des touristes, mais je doute que l’on puisse réfuter jamais une seu'e de ces objections. — Jean Le Veneur forme le premier degré de la généalogie suivie de cette famille. — Armes: d'argent à la bande d'azur fretiée d’or.
LICATERVELDE (Jacques De). — Cité par Saint-Rémy.
I était fils de Jacques de Lichtervelde, chevalier, baron de (Coolscamp, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, grand-bailli de Flandre, et de Marie de Vos. Généalogie suivie depuis Wautier, sire de Lichtervelde, grand
{ P. Anselme, t. VIT, p. 257.
veneur de Flandre en 1166, et Jeanne d'Hazebrouck, sa femme 1. — Armes : d'azur au chef d’hermines.
LIEDEKERQUE (LE SEIGNEUR DE). — Liguerque (Monstrelet, n° 2680) ; Litquerque (id. n° 5016); rien dans Saint-Rémy, ni au n° 2684.
La généalogie suivie de cette maison était établie depuis Rasse de Gavre, échanson du comte Baudouin de Flandre, et dame N... de Harlebecke, sa femme, en l’an 1000 *. — Armes : de queules à 3 lions d’or, % et 1, armés, couronnés et lampassés d'azur.
L'ILE-BOUCHARD (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf dans Saint- Rémy, et dans les n°° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Jean, sire de l’Ile-Bouchard, Rochefort-sur-Loire, Doué et Gençay-en-Poitou, époux de Jeanne de Beuil, dont une fille unique, alliée le 2 juillet 1425 à Georges, sire de La Trémoille. — Armes : de gueules à.trois léopards d’or.
L'ILE-GOMORT (Le SEIGNEUR DE). — Partout sauf les n° 2680 et 5016.
On ne sait rien sur ce personnage.
LONGROY (LE SEIGNEUR DE). — Louroy (Monstrelet, n° 2678 et 2684) ; Couroy (id. 2683 et 32, fonds La Vallière).
Jacques »£ Loncnoy, chevalier, seigneur dudit lieu, St.-Victor-en-Caux, Soreug, Basinval, Epinoy, Gousseauville, Bos-Ricard, Hallençourt, Questre, Le Wastine, Prousel, Ronquero'les et Querricu, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, lieutenant du capitaine-général de Picardie, et capitaine d'Ardres. T1 était fils aîné de Robert de Longroy, chevalier, seigneur dudit lieu, Waumain et Hallencourt. — Il reçut du duc de Bourgogne, le 20 mai 1398, une pension de 300 livres, en 1405 un cheval de bataille, et 1000 écus d’or le 1+r novembre 1407. Ïl assista à la bataille de St.-Rémy-au-Plain, en 141%, dans l’armée du con-
! La Chesnaye-des-Bois. — Mes. fonds français, n° 14854, p. 169. Bibl]. imp. 2 Généal. ss. par Jean Scohier, t, 11, p. 474. Bibl. imp. Cab. des titres.
nétable 1: depui: deux ans il était du consæil du roi : ; à la tête de 1600 hommes de pied il donna en 1412 un assaut à la ville de Guines et se retira après en avoir brûlé une partie, mais il la prit en 1413. En 1415, avant l'invasion anglaise que l’on croyait devoir se porter plutôt sur Calais, Jacques fut envoyé avec le sire de Rambures à la tête de 500 chevaux pour défendre les frontières du Boulonnais » ; il venait d’être nommé capitaine d’Ardres et pays environnants. Il conduisit à Azincourt les communaux du Boulonnais qui formèrent une jartie du 3° corps : désespérant d’inspirer à ces troupes l’ardeur qui les animait, Longroy et les comtes de Fauquembergues et de Marle, avec 600 chevaux à peine, vinrent se jeter en désespérés sur les Anglais victorieux et se firent tous tuer. Ce fut le dernier épisode de la bataille. — De Marie de Querrieu, :a femme, il n'avait eu que deux filles, et fut ainsi le dernier de son nom *. — Armes : de gueules au chef d’or.
LONGUEIL (Guirzaume DE). — Cité par Moréri et La Chesnayedes-Bois.
Guillaume ne LoxGvzir, chevalier, seigneur dudit lieu, vicomte d’Auge, gouverneur de Caen et de Dieppe, fils aîné de Geoffroy-Marcel de Longueil, vicom'e d’Auge, gouverneur de Pontoise, et d'Isabelle, vicomtesse d’Auge. De Gilette Lalleman, sa première femme, il avait eu des enfants, dont l’ainé, qui suit, fut tué avec lui; son frère pulné périt avec eux (voir au mot OFFRAINVILLE). — Originaire de Longueil, bailliage de Caux, près de Dieppe, cette famille, éteinte, était connue depuis Adam de Longueil, qui accompagna Guillaume de Normandie à la conquête de l’Angleterre, en 1066. La filiation suivie commence à Henri, seigneur de Longueil, en 1215. — Armes : d’azur à 3 roses d'argent, au chef d'or chargé de 3 roses de gueules.
LONGUEIL (Raouz DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy et les n* 2680 et 5016 de Monstrelet.
Fils aîné du précédent, et sans alliance.
1 Monstrelet, ch. 89.
3 Ibid. ch. 67.
8 [bid. ch. 92 et 142.
* Nobil. de Ponthieu et de Vimeu, t. Il. — Trésor généal. de D. Villevieille. — Titres acell. de Clairambault.
LONGUEVAL ET SON FRÈRE MES&BE ALAIN (LE SEIGNEUR DE). — Toutes sources.
Jean, sire de Longueval et de Ténelles, chevalier, fils atné d’Alain de Longueval, chevalier, et de Marie de Ténelles. Il servait comme écuyer dans la compagnie de Jean de Longueval, chevalier, le 1° août 1380 et le 30 octobre 1987. En qualité de chevalier baneret il donna quittance pour lui, douze chevaliers et onze écuyers de sa compagnie, servant sous les ordres du duc de Bourgogne, le 9 mai 1419 !. I] était capitaine de Péronne pour le roi quand le due de Bourgogne marcha d'Arras sur Paris en 1413, et les bourgeois de Péronne qui avaient défense du roi de livrer passage au prince, lui dépôêchèrent leur capitaine pour le lui signifier *. — Jean, de N... du Mesnil-Jourdain, sa femme, n’eut pas d'enfants et tous ses biens passèrent aux enfants de son frère Alain.
Alain pe Loncuevaz, chevalier, seigneur de Franconvillé, frère puiné du précédent, fit montre de sa compagnie composée d’un chevalier bachelier, vingttrois écuyers et trente-trois archers à cheval servant sous le duc de Bourgogne, les 8 septembre et 8 octobre 1411. Il avait épousé Catherine du Bos, dont trois fils qui formèrent les branches de Ténelles, de Vaux honorée du titre de prince du Saint-Empire, de Haraucourt et de Manicamp, toutes éteintes?, — Généalogie suivie depuis Raoul Le Chien, chevalier, sire de Longueval, en 1096. — Armes : bandé de vair et de gueules de six pièces.
LULLY R? SON FRÈRE MESSIRE GRIFFON (MESSIRE JEAN DE). — « Et son frère Galois » (Monstrelet, n° 2684) ; rien aux n° 2680 et 5016 ni dans Saint-Rémy.
Îls pourraient avoir été fils de Jean de Lully, chevalier, et de Marie d'Auxy. Famille du Beauvoisis, depuis longtemps éteinte. — Armes : d'argent à deux
fasces de gueules.
1 Titres scell. de Clairambault, t. LXVI.
3 Monstrelet, ch. 95.
3 La Chesnage-des-Bois. — La Morlière, p. 85. — Collect. Du Chesne, t. V, p. 925 et suiv. Bibl. imp.
MAILLY ET SON riLS AINÉ (LE SEIGNEUR DE). — Toutes sources.
Colart De Maizcy, chevalier, seigneur de Mailly, Bouillencourt, Plouy et Beaufort-en-Santerre, fils unique de Gilles de Mailly, seigneur des lieux susdits, et de Marie de Coucy, sa 2e femme, accompagna le duc de Bourgogne dans son expédition contre les Liégeois en 1408, et fut en 1410 l’un des régents du royaume pendant la maladie du roi Charles VI‘. De Marie de Mailly, dame de Lorsignol et de Bours, sa femme, il avait eu beaucoup d'enfants, dont l’afné fut tué avec lui. Colart fut enterré dans l’église de Saint-Nicolas d'Arras.
Colart oe Maiccy, fils aîné du précédent, fait chevalier avant la bataille d’Azincourt, y fut tué avec son père et enterré avec lui à Saint-Nicolas d'Arras. Sans alliance. — Généalogie suivie depuis Anselme de Mailly, en 1020 ?. — Armes : d’or à trois maillets de sinople.
MALDINGHEN #7 son FRÈRE (LioxEL ne). — Messinghen (Monstrelet, n° 2678); Maninguehem (id. n° 2681) ; rien à Saint-Rémy, ni aux n°* 2680 et 5016.
Lionel de Maldinghen fut un des dix-huit gentilshommes qui s'étaient dévoués pour tuer le roi d'Angleterre et qui furent tous abattus autour de lui. On ne trouve pas trace de ce Lionel ni de son frère dans la géntalogie de la famille, mais, par la concordance des dates, il pourrait se faire que le frère de Lionel fut Philippe de Maldinghen, vu® du nom, allié à Marguerite de Hallwin, puis à Marguerite de Ghistelles, dont suite, et fils aîné de Philippe de Maldinghen, sire dudit lieu, ct de Marie de Grimberghes. La généalogie de cette famille était établie depuis Salomon, sire de Maldinghen, qui alla avec Robert, comte de Flandre et Godefroi de Bouillon en Terre-Sainte, en 1096 3. — Armes : d’or à la croix de gueules accompagnée de 12 merlettes de mème.
{ Monstrelet, ch. 47 et suiv.
3 P. Anselme, t. VIIL, pe. 625 et suiv. — Généal. de Mailly, par le P. Simplicien, et productions diverses, requêtes, etc., présentées vers 1760 par le comte de Mailly- Haucourt.
8 Recueil dè gènéal. mss. de Scohier, t. 1Il, p. 161 et suiv. au Cab. des titres. Bibl. imp.
MALESTROÏT (Jean De). — Malatrait (Monstrelet, n° 2684); Maletraict (id., n° 6486) ; Maltraiz (id., 32, fonds la Vallière) ; Rien à Saint-Rémy, ni aux n°* 2680 et 5046.
Jean de Mazesraoir, chevalier, sire de Sales, chambellan du duc de Bretagne et capitaine de Quimper, était au siége de Brest en 1386 et à l'ouverture des Etats de Rennes le 14 mai de la même année. Il assista en janvier 1388 à l’assemblée tenue à Nantes dans laquelle le duc de Bretagne exposa ses griefs contre Olivier de Clisson et accompagna ensuite le duc à Paris. Il commandait les troupes bretonnes au siége de Josselin, en 1393, et l’année suivante le premier corps d'armée au siége de Saint-Brieuc. Il fut l’un des exécuteurs testamentaires du duc Jean IV, en 1399. Nommé, le 20 septembre 1400, capitaine de Quimrer, il accompagnait, le 22 mars 1401, le nouveau duc, Jean V, à son entrée à Rennes. On l’envoya en ambassade à Avignon et à Rome en 1407 !. — Famille connue depuis Juhaël, vivant en 1119.— Armes : de gueules à neuf besants d'or. (Voir au mot Cowsourc.)
MALESTROIT (Georrroy ve). — Cité par dom Morice et dom Lobineau. |
Il accompagna le comte de Richemont au siége de Parthenay, et de là en Normandie, en septembre et octobre 1415. — Méêmes armes que ci-dessus.
MALET (Pine). — Cité par La Chesnaye-des-Bois d’après un mémoire fourni par la famille.
Pierre Mauer, fils d'Enguerran Malet, chevalier, et de Jeanne de Beauffremetz, dame d’'Hocron. — Sans alliance. — De la famille Malet de Coupigny qui se rattache à celle de Graville par Eustache Malet, seigneur de Prez-les-Furnes, en 1285, fils de Jean Malet, premier du nom, sire de Graville, issu lui-même au huitième degré de Guillaume Malet, premier du nom, en 1066 . — Armes : d’a- Zur à un écusson d’or, au chef cousu de gueules chargé de trois fermaux d’or.
MAMETZ er son FRÈRE LANCELOT (1e SEIGNEUR DE). — Maunes
1 D. Morice et D. Lobineau, passim.
? Généel. par Jean Scohier. — La Chesnaye-des-Bois. — Généal. de Malet, pub. par Borel d'Hauterive dans le t. 11 de la Revue histor. de la Noblesse.
(Monstrelet, n° 2678); Beynes (id., n° 2683); Maumez (id., n* 2684 et 5016) ; rien dans Saint-Rémy.
Pierre, seigneur de Mametz, dit Millet, chevalier, conseiller et chambellan da duc de Bourgogne, en 1400 !, fit montre avec deux chevaliers bacheliers et six écuyers de sa compagnie, le 1er mai 1410, servant à garder la Picardie sous les ordres du comte de Saint-Pol +. (Sceau : écu à trois maillets.) I] fit montre encore avec treize écuyers et quinze archers devant le maréchal de Bourgogne, le 9 octobre 1411 3. — Très-ancienne famille qui portait : d'argent à trois maillets de sable.
On n’a aucun détail sur Lancelot de Mametz, frère de Pierre, tué avec lui. MAMETZ (messire RaouL DE). — Partout, sauf aux n° 2680 et
Il appartient à la même famille que ceux qui précèdent et portait les mêmes armes.
MARÉCHAUX (Le PRävor pes). — Partout, sauf dans les ne 2680 et 5016 de Monstrelet et dans Saint-Rémy.
On n’a pu découvrir quel était le gentilhomme que le chroniqueur désignait sous ce titre.
MARQUAIS (PazamËDe DE). — Du Marquis (Monstrelet, n°’ 6486 et 2678) ; Marques (id., n° 2683) ; rien dans les n°* 2680 et 5016 ni dans Saint-Rémy.
Famille connue dès le xme siècle et qui existait encore en 1752 +. — Armes : d’or fretté de gueules.
MARQUETES {LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf dans les n° 2680 et 5016 de Saint-Remy.
On suppose que ce devait être Jean de Marquetes, chevalier, allié à Marie de : Grès, en 1410. Roger et Pierre de Marquetes, qui assistaient au tournoi d’Anchin
1 La Barre, t. II, p. 48.
3 Dossier origin. au Cab. des titres.
3 Titres scell. de Clairambault, t. LXIX, Bibl. imp. 4 Mss. 14384, fonds francais, f° 169.
en 1097 appartenaient à cette famille dont les armes étaient : — d'azur semé de billeites d'argent, au croissant de même en cœur.
MERBRES ({Auserr ne). — Merbers (Monstrelet, n° 2683 et 6488) ; rien aux n° 2680, 5016 et 2684, ni dans Saint-Rémy.
On trouve un Jean de Merbres, chevalier bachelier, servant le roi avec neuf écuyers, en août 1385 : il doit être de la même famille. Sur son sceau on voit une bande et une étoile en chef 1.
MONCHAUX (Simon DE). — Rien dans Saint-Rémy ni dans les n°: 2680, 5016 et 2684 de Monstrelet.
IT appartenait à une très-ancienne famille du Ponthieu qui possédait à Monchaux, sur les bords de La Bresle, aux limites mêmes du Ponthieu et du comté d’Eu, un redoutable château-fort dont les ruines imposantes attirent encore l’attention. — Généalogie suivie depuis Anselme de Monchaux, chevalier, en 1160 *. — Armes : d’or à la croix ancrée de gueules.
MONTAGU, ARCHEVÊQUE DE SENS (JEAN DE). — Cité par Juvénal des Ursins.
Il était le troisième fils de Gérard de Montagu, notaire et secrétaire du roi, bourgeois de Paris, anobli en décembre 1363, et de Biotte Cassinel. (Voir au mot Laonwots). Il fut d’abord trésorier de l’église de Beauvais, conseiller au Parlement et camérier du pâpe Clément VII, puis nomme évêque de Chartres en 1390 et premier président de la Cour des comptes, le 19 février 1398. If reçut du roi, le même mois, une gratification de 2,000 livres pour ses bons services. H en reçut une autre le 9 juin suivant pour acquérir une maison à Paris. Créé chancelier en 1405 et archevéque de Sens en 1406, Jean fut destitué de sa charge de chancelier et rétabli dans celle de président à la Cour des comptes, le 10 novembre 1413. Il fut tué en combattant à Azincourt et « fut peu plaint pour ce que ce n’estoit pas son office » #. — On l’enterra dans son église cathédrale de Sens *, — Armes : d'argent à la croix d'azur cantonnée de quatre aigles de gueules.
1 Tit. scell. de Clairemb.,t. LXXIII.
* Nobil. de Ponthieu et de Vimeu, t. II.
3 Juvénal des Ursins. / 4 Gallia Christiana. — P. Anselme, t. VI, p. 377.
MONTAUBAN (messiRe BerTRAND DE). — Montaben (Saint-Rémy ); rien aux n°’ 2680 et 5046, mais cité partout ailleurs.
Bertrand de Montauban, chevalier, chambellan des ducs de Bretagne, de Bourgogne et du Dauphin, gouverneur de la prévoté de Paris et lieutenant du château du Louvre, était le fils puiné d'Olivier V, sire de Montauban et de Mahaut d'Aubigné. Il était capitaine de Dol en 1406 et fut remplacé dans ce poste par Jean de Lannion, le 17 janvier 1407. Il assista au mariage de Guillaume, son frère, avec Bonne Visconti, le 22 août 1411. Etant à la suite du comte de Richemont, en novembre 1413, il fut arrêté par ordre de la reine, ainsi que trois autres Bretons, et emprisonné !. Il fut nommé lieutenant du Louvre le 13 mai 1415 3, participa en même temps avec Tanneguy du Chastel au gouvernement de la prévoté de Paris, et reçut du daupbin plusieurs gratifications 3. — La famille de Montauban pouvait être issue de celle de Rohan dont elle portait les armes brisées d’un lambel d'argent. En tout cas la filiation suivie était établie depuis Jean, sire de Montauban et Gasceline de Montfort, sa femme, en 1202. La branche aînée s’éteignit en 1413 dans les Rohan-Guéménée, et la branche cadette au xvie siècle dans la famille de Beaumanoir et de Volvire +. — Armes : de gueules à neuf macles d’or, au lambel de quatre pièces d'argent.
MONTBERTAUT (CocarT DE). — Montbretault (Monstrelet, n° 2683); rien aux n° 2680, 2684 ni 5016, ni dans Saint-Rémy.
Colart de MonrseaTauT, chevalier, chambellan du duc de Bourgogne, mayeur d'Arras et capitaine du château de Busignies. — Armes : d’azur à l’aigle d’or becquée et membrée de gueules.
MONTCAVREL (Le seineurR DE). — Montcheverel (Monstrelet, n° 2678 et 6486); Monstereul (id. n° 2683) ; Cheverel (id. 32, fonds La Vallière) ; rien aux n°* 2680 et 5016.
C'était Jean pe Monrcavre, chevalier, seigneur dudit lieu et de Cermoise,
{ Monstrelet, ch. x1v.
? D. Morice et D. Lobineau.
3 P. Anselme, t. IV, p. 79.— Collect. de Bourgogne, t. 24, Bibl. Imp.— Ms. 1853 fonds frauçais, p. 130, Bibl. Imp.
+ Hist. généal. de Bretagne, par du Paz, p. 887 et suiv.
chambellan du duc d'Orléans, fils aîné de Jean de Montcavrel, chevalier, et de Jeanne de Brimeu, dame d’Inquessen. Suivi de trois chevaliers et de quinze écuyers il passa en Écosse avec l'amiral Jean de Vienne et fit montre à St. Johnston, le 28 octobre 1385. Il donna quittance de gages pour lui, un chevalier et quatre écuyers servant sous le connétable, le 28 avril 1393 . Le 15 mars précédent il avait reçu du duc d'Orléans une gratification de 200 francs d’or *. (Sceau ; écu à trois quintefeuilles et un chef ; cimier : une tête couronnée). D’Isabeau de Preuves, sa femme, il n’avait eu qu’une seule fille qui porta tous les biens de la famille à Edmond de Monchy qu’elle épousa en 1432 : mais son frère puiné eut des fils ?, — Armes : de gueules à 3 quintefeuilles d’or au chef de même.
MONTCAVREL (uessiRE Rasse DE). — Partout, sauf aux n°° 2680 et 5046.
I] était frère puiné du précédent, et laissa deux fils de sa femme dont le nom est inconnu. — Mêmes armes.
MONTEJAN (LE SEIGNEUR DE). — Montegen (Monstrelet, n° 2684) ;
Montejehan (id. n° 2683) ; rien aux n° 2680, 5016 ni dans Saint-Rémy.
Renaud »e Monresax, chevalier, seigneur de Gillebourg, fils puiné de Briant de Montejan, seigneur dudit lieu, Briançon et Bécon, et de Jeanne d'Ucé. Généalogie suivie depuis Briant, seigneur de Montejan, vers 1240. Famille éteinte dans la première moitié du xvi° siècle *. — Armes : d’or fretté de gueules.
MONTENAY (MESSIiRE JEAN DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Jean pe Monrenay, chevalier, seigneur dudit lieu et de Milly, chambellan du roi, fils aîné de Guillaume de Montenay, baron du Hommet, chevalier, et d'Isabelle de Meullent, dame de Milly. — Il servait comme chevalier en 1383, et
{ Titres scell. de Clairambault, t. LXXV, Bibl. imp. 3 Collect. de l'auteur.
3 La Morlière, p. 80. — Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp. — Généal, de Monchy.
+ P. Anselme, t. VII, p. 174 et suiv.
fut un des douze seigneurs chargés par la raix de Bicêtre, en 1410, de gouverner le royaume ; il était du conseil du roi en 1413 et 1414. — Sans alliance; ses biens passèrent aux enfants de son frère puiné Guillaume. — La généalogie suivie de cette noble famille était établie depuis Nicolas de Montenay, chevalier, vivant avec Edine de Mortemer, sa femme, en 1190 et 1215 !. — Armes : d’or à 2 fasces d'azur accompagnées de 9 coquilles de gueules, 4, 2 et 3.
MONTGAUGER (Le seiGNEuR DE). — Montangangnier (Monstrelet, n° 2678 et 32, fonds La Vallière) ; partout ailleurs Montgoguier.
Le seul sire de Montgauger que l’on rencontre à cette époque est Jean de Sainte-Maure, chevalier, seigneur de Montgauger et de Nesle, comte de Bénaon, fils ainé de Pierre de Sainte-Maure, dit Drumas, chevalier, seigneur de Montgauger, et de Marguerite d’Amboise. I] fut envoyé par le roi au comte de Charolais pour l’engager à se joindre à l’armée royale et à combattre avec elle les Anglais, au mois de septembre 1415 *. — La généalogie est suivie depuis Guillaume, sire de Précigny, qui, à cause d’Avoye, dame de Sainte-Maure, sa femme, prit le nom de Sainte-Maure et le transmit à ses descendants. D'eux sont issus la branche ducale de Montausier, étein!e le 16 aoùt 166£ dans la maison ducale de Crussol-d’Uzès %. — Armes : d'argent à la fasce de gueules.
MONTHOLON (Tristan DE). — Seule source: La Chesnaye-des- Bois et Blanchard, Hist. des Présidents à mortier du Parlement de Paris, p. 166.
Tristan ne Moxruocon, chevalier, seigneur dudit lieu et de Beauvoir, fils de Guillaume de Montholon, chevalier, seigneur desdits lieux, et de Marguerite de Silly. Il avait épousé N... de Toulonjeon, dont il avait des enfants *. — La généalogie suivie, dans les deux écrivains précités, est établie depuis Guillaume de Montholon, chevalier, en 1326, avec mention de Jacques de Montholon, en 1213. — Armes : d'azur à un mouton passant d’or, surmonté de trois roses de méme.
1 La Chesnaye-des-Bois.
? Monstrelet, ch. 147.
3 P. Anselme, t. V, p. 7 et suiv.
+ Dossier origin. au Cab. des litres, Bibl. imp.
MONTIGNY (uessine ROBERT DE). — Partout, sauf Saïnt-Rémy et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Robert »8 Monrienx, chevalier, seigneur dudit lieu, fils de Jean de Montigay, et d’Aliénor d’Équennes : il servait le duc de Bourgogne, en 1410, avec un chevalier bachelier ‘et neuf écuyers ‘. Le Carpentier donne le généalogie de céfte maison depuis Gautier, sire de Montigny et de Pesquincourt, en 1077?.-— Armes : de sinople au lion d'argent armé et lampassé de gueules.
MONTIGNY {messiRE CHARLES DE). — Cité dans les n°* de Monstrelet, 2681, 2678, 6486 et 32, fonds La Vallière, et dans Saint- Rémy qui dit : Montigny-en-Hainaut.
Cette famille, dite de Montigny-St.-Christophe, portait pour armes : burelé d'argent et d'azur.
MONTMORENCY-BEAUSSAULT (uessire Louis DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy.
Louis pe Mowruonency, dit de Beaussault, chevalier, troisième fils de Hugues de Montmorency, seigneur de Beaussault, et de Jeanne de Harcourt. Sans alliance. — Cette courte branche de la plus illustre maison de France après celle de Bourbon, aujourd’hui éteinte dans les mâles, s'éteignit en 1426 ?. Elle portait pour armes : d’or à la croix de queules cantonnée de 36 alérions d'azur, brisé en cœur de l’écu d’Harcourt, de queules à deux fasces d'or.
MORAINVILLIERS (Simon pe). — Cité dans la plupart des Mss. de Monstrelet, moins les n°* 2680, 5016 et 2678 et Saint-Rémy.
Simon pe Moraiwvizuiers, chevalier, seigneur dudit lieu, baïlli de Chartres et de Meulan, écuyer tranchant du duc d'Orléans et chambellan du duc de Guyenne. En qualité de bailli de Chartres et de Meulan il donne, le 25 juillet 1415, quittance de ses gages * : (sceau : écu à 9 merlettes, 3, 3, 2 et 1. — Cimier : une
1 Collect. de Bourgogne, t. 24, Bibl. imp.
3 Hist. du Cambrésis, t. Il.
3 P. Anselme, t. IT, p. 622. — Hist. de la maison de Montmorency par Du Chesne, p. 523-539.
+ Dossier origin. au Cab. des titres.
tête d'homme entre deux vols). Îl avait été nommé chambellan du duc de Guyenne en 1414 ‘. De Renaude de Maulde, sa femme, !l avait eu des enfants. Il est le premier degré connu de la généalogie de cette famille ?, — Armes : d'argent à 9 merleties de sable, 4, 2, ® et 1.
MOREUIL (FLorinas De). — Partout, sauf aux n° 2680, 2684 et 5016 de Monstrelet.
Il était troisième fils de Thibaut de Moreuil, chevalier, seigneur de Coulombier et de La Bretonnière, et de Guyonne de Remicourt. Il obtint en 1411 des lettres de rémission pour avoir suivi à Montdidier et à Clermont le comte de Roucy qui l'avait fait capitaine d’une de ses places, et Charles, duc d'Orléans, et pour être revenu avec eux jusqu’à Saint-Denis. — Sans alliance. — Armes: comme ci-dessous.
MOREUIL (uessire JEAN DE). — Mareul (Saint-Rémy) ; cité partout ailleurs.
Jean de Soissons, sire de Moreuil, chevalier, conseiller et chambellan du roi, capitaine des château et ville de Compiègne. Ce personnage n’a pu trouver place dans la filiation suivie de la maison de Moreuil, mais par la concordance des dates on le croit fils de Rozues de Moreuil, seigneur dudit lieu et de Cœuvres, et d'Adc de Montigny, dâme de Bellone. Rogues est le premier qui ait changé son nom de Moreuil contre celui de Soissons, du consentement de Marguerite, comtesse de Soissons, femme de Jean de Hainaut, et à cause de l’alliance de son aïeul, Bernard V, sire de Moreuil, avec Yolande de Soissons, dame de Cœuvres. — L'illustre maison de Moreuil tire son origine de Bernard de Moreuil, vivant en 1119, avec lequel commence la filiation suivie. Elle s’éteignit à la fin du xve siècle dans les familles de Cr'quy ct de Rouault-Gamaches. Artus de Moreuil, né vers 1450, fils bâtard de Jean de Snissons-Moreuil, et légitimé en mai 1496, devint la souche d’une branche dont le dernier représentant fut Alphonse de Moreuil , dit le comte de Moreuil, premier écuyer du prince de Condé, père d’une seule fille, N.. alliée vers 1650 à Noël de Barbezières, sei-
1 Mss. 7883, fonds français, f° 1430, Bibl. imp. 3 Mém. généal. mss. par Haudicquer de Blancourt, t. XVI, p. 552, au Cab. des titres, Bibl, imp.
gneur de Chémerault, lieutenant-général des armées du roi . — Armes : d'azur semé de fleurs de lys d’or, au lion naissant d'argent en abime.
MORIN DE LOUDON ( GuiLzaume }. — Cité seulement par La Chesnaye-des-Bois d'après un mémoire dressé sur les titres originaux vérifiés.
Guillaume Mon, chevalier, seigneur de Loudon et du Tronchet, fils aîné de Guillaume Morin, chevalier, seigneur de Loudon et du Tronchet, et de Marie de Dreux. Sans alliance. Famille originaire du Maine, dont plusieurs branches s’élablirent en Normandie : généalogie suivie depuis Guillaume Morin, chevalier, seigneur du Tronchet, mort le 10 novembre 1305 ?. — Armes: d’or à 3 fasces de stnople. | MORVILLERS (Yvon De). — Cité par les mss. de Monstrelet, n°‘
2681, 2683, 2684 et 6486.
Il peut avoir été le fils puiné de Raoul de Morvillers et d’Isabeau de Saint- Fuscien, et le petit-fils de Philippe de Morvillers et de Marie de Beauvoir avec lesquels on fait commencer la généalogie suivie de cette famille éteinte à la fin du xvie siècle et qui a donné deux chanceliers de France ?. — Armes : d’or à 3 merlettes de sable, à la bordure engrélée de gueules.
MOULIN (Pierre Du). — Cité partout, sauf dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet, et dans Saint-Rémy.
On suppose qu'il appartenait à la famille du Moulin en Brie qui a donné un grand-maitre de Malte dans la personne de Roger du Moulin, élu en 1179 et tué vers 1187, et dont la généalogie suivie commence par Hue du Moulin, en 1339. Peut-être aurait-il été fils de Jean du Moulin, chevalier, châtelain de Fontenay, allié à l’héritière de Fontenay *. — Armes: d'argent à la croix ancrée de sable chargée en cœur d’une coquille d’or.
! La Chesnaye-des-Bois. — P. Anselme, t. VI, p. 715 et suiv.
? La Chesnaye-des-Bois. — Mém. généal. mss. d'Haudicquer de Blancourt, t. VII, p. 386.
3 P. Anselme, t. VIII, p. 409. — Fr. Du Chesne, Hist. des Chanceliers.
* La Chesnaye-des-Bois.
MOUY EN BEAUVOISIS ET son FILS (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf les n°* 2680 et 5016 de Monstrelet.
C'est Charles de Soyecourt, chevalier, seigneur de Mouy, chambellan du roi, fils aîné de Gilles de Soyecourt, dit le Borgne, seigneur de Mouy, et de Jeanne de Picquigny. Comme capitaine de la ville et du château de Creil, et chevalier banneret, il fit montre, le 10 septembre 1410, de huit écuyers et & six arbalétriers !. (Sceau : écu fretté ; cimier : une mitre d’évêque ; supports : deux lions accroupis). [1 avait épousé d’abord Isabeau de Châtillon, dont il eut buat enfants, et ensuite Emmelaye de Rostemberg, dont un fils et une fille.
Charles de Soyecourt, chevalier, fils ainé du précédent, tué avec son père à Asincourt ; sans alliance. 11 était chambellan du duc de Guyenne en 1414 ?. — Famille connue par généalogie suivie depuis Jean, sire de Soyecourt-en-Santerre, en 1162. Elle s’éteignit dans celle de Bellefourière qui releva le titre de marquis de Soyecourt: les Bellefourière-Soyecourt s’éteignirent à leur tour dans les Seiglière devenus Seiglière-Bellefourière-Soyecourt, dont la dernière héritière épousa le comte d’Hinnisdael à la fin du siècle dernier *. — Armes : d'argent fretté de gueules.
MOY (mEssiRe ArTuS DE). — Partout, sauf les n° 2680, 2684 et 5016 de Monstrelet.
Artus pe Moy était le fils puiné de Guy, dit Goulart, sire de Moy, chevalier, et d'Isabelle de Chin, dame dudit lieu. — Généalogie suivie depuis Goulart, sire de Moy, chevalier, en 1200 *. — Armes : de gueules fraité d’or.
MOY (Messie TRISTAN DE). — Mèmes sources que le précédent.
On le croit frère de celui qui précède. — Mêmes armes.
1 Clairambault, vol. CI, Bibl. imp.
3 Mas. fonds français, 7853, f° 1130, Bibl. imp.
3 P. Anselme, t. VIII, p. 322 et suiv. — Généal. de Soyecourt, par le marquis de Soyecourt. — Notice sur la maison de Soyecourt. — La Morlière, p. 294 et suiv.
# Collect. Du Chesne, t. V, p. 191, mss. Bibl. imp.
tt.
NÉDONCHEL (ENGUERRAN DE). — Cité dans la généalogie dressée par Lainé sur les titres fournis par la famille.
Enguerran ps Nénoncaez, capitaine de Beuvry, fils puiné de Robert de Nédonchel, écuyer, seigneur de Liévin, et de Marguerite de Baudert. Sans alliance. I] appartenait à une branche éteinte vers 1560 dans la maison de La Vieuville. — Cette noble famille est connue depuis Godefroy de Nédonchel en 1006, et par filiation littéralement suivie depuis autre Godefroy de Nédonchel, chevalier, vivant avec Aletie d'Humières, sa femme, en 1150. Aux armes de la famille : d'azur à La bande d'argent, la branche de Liévin ajoutait en écartelure pour brisure celles de Lens: ceartelé d'or et de sable‘. (Voir au mot LA
BEUVRIÈRE). ,
NEUFVILLE ET son riLs (LE SEIGNEUR DE). — Toutes sources : Saint- Rémy, seul, ne nomme pas le fils.
Hugues, sire de Neufville, chevalier, mandé par le duc de Bourgogne à Arras, le 16 février 1407, pour l'accompagner à Paris, ce qu’il fit avec un chevalier et quatre écuyers: il accompagna encore le duc avec trois chevaliers et sept écuyers d'Arras à Amiens, en juin 1407 *. En 1408 il assista à la bataille de Tongres ?. Il fut chargé, en qualité de banneret, de garder l’Artois pendant que le duc de Bourgogne allait assiéger Ham, au mois de septembre 1411 +. — Hugues appartenait à une noble famille de l’Artois, éteinte, dont les premiers auteurs connus étaient Eustache et Olard de Neufville qui figurèrent au tournoi d’Anchin, en 1096 . — Armes : d’or fretté de gueules.
! Généal. pub. par Lainé, t. X, des Archives généal. et histor. de la Nobiesse de France.
3 Collect. de Bourgogne, t. 35, Bibl. imp.
* Collect. de Bourgogne, t. 25, Bibl. imp.
5 Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.
NEVERS (LE comTE DE). — Partout, sauf les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Philippe de Bourgogne, comte de Nevers, baron de Donsy, grand-chambrier de France, troisième fils de Philippe de France, dit le Hardi, duc de Bourgogne, et de Marguerite, comtesse de Flandre et d'Artois. Il assista son frère, le duc Jean-sans-Peur, dans ses guerres contre la maison d'Orléans et contre les Liégeois. Le 2 mai 141%, il donna quittance pour lui, un banneret, deux chevaliers bacheliers, trente-sept écuyers, vingt archers, « une couple de ménestrels, » deux trompettes et un héraut, servant le roi dans sa compagnie. {Sceau : écu semé de France à une bordure, tenu par un ange de face) ‘. 11 fut armé chevalier par Boucicaut peu d’instants avant la bataille, et fut enterré dans l’abbaye d’Estelan-en-Réthélois. [1 avait épousé 1° le 23 avril 1409 Isabelle de Coucy, comtesse de Soissons, 2 le 20 juin 1413, Bonne d’Artois ?. — Armes : semé de France à une bordure de gueules.
NOAILLES (1æ BorGNE DE). — On ne trouve ce nom que dans les n° 2678, 2681, 2683 et 6486 de Monstrelet.
Il ne figure dans aucune des généalogies de celte maison ; cependant il y a lieu de croire que c’était un fils puiné d’Hélie de Noailles, seigneur dudit lieu, Noailles, Montclar et Chambret, et de Marguerite de Maumont. — Premier auteur connu : Raynaud, seigneur de Noaiïlles, en 1023 ; généalogie suivie depuis Pierre de Noailles, vivant en 1200 ?. — Armes : de gueules à la bande d’or.
NOYELLES-SOUS-LENS (JEAN, PIERRE ET LANCELOT DE). — Partout, sauf les n°* 2680, 2684 et 5016 de Monstrelet; le n° 2684 ne mentionne pas Lancelot ; le n° 2678 ne parle pas de Pierre ; et c'est enfin celui-là seulement qu'enregistre Saint-Rémy.
Ïls étaient tous trois frères et fils de Jean, seigneur de Noyelles et de Casteau, surnommé le blanc chevalier, et de Marie de Rosimbos. (Voir à la liste des prisonniers). Jean, qui combattait à Azincourt, fut fait prisonnier avec son fils
{ Titres scell. de Clairambault, t. XX, Bibl. imp. 3 P. Anselme, t. 1, p. 251.
3 P. Anselme, t. IV, p. 782 et suiv.
aîné Baudouin ; les trois autres furent tués. Cette famille prétendait tirer sen origine des seigneurs et barons d'Hulluch en Artois, et disait que le sire d'Hulluch, en 1080, ayant eu deux fils, le puiné fut seigneur de Noyelles, en prit le nom et le transmit à ses descendants. En 1572 elle s’éteignit et n’était plus alors représentée que par une religieuse à l’abbaye de Messin !. — Armes : écartelé d’or et de queules.
OFFÉMONT ET s0N FILS MESSIRE RAOULQUIN (LE SEIGNEUR D’). — Partout : Saint-Rémy ne cite pas le fils.
C'était Guy de Nesle, chevalier, seigneur d'Offémont et de Mello, conseiller et chambellan du roi et du duc de Guyenne, grand-maitre de la maison de la reine : il était fils de Jean de Nesle, seigneur d’Offémont et de Mello, et d'Ade de’ Mailly. — Il avait accompagné le duc de Bourbon à son voyage d’Outremer en 1390 et 1391, et fut en 1410 un des douze seigneurs choisis par les princes pour gouverner le royaume. Le 30 mars de la même année il donna quittance de la pension de 1000 livres que le roi lui faisait. (Sceau : écu de Nesle ; supports : deux lions ; cimier : une fleur épanouie) *. Il combattait en 1412 dans l’armée royale à la bataille de St.-Rémy-au-Plain ?. On l'envoya sous les ordres du connétable la même année en Boulonnais pour s’opposer à un prétendu débarquement des Anglais *, et il fut un des ambassadeurs chargés de négocier le traité de Pontoise en 1413 5. Le £ octobre suivant, il alla avec le seigneur de Mouv, à St.-Pol-sur-Ternoise, redemander de la part du roi au comte de Saint- Pol l'épée de connétable s. 11 avait épousé, le 2 août 1389, Marguerite de Coucy qui lui avait donné deux fils et deux filles : le putné de ses fils, Raoulquin, était encore sans alliance quand il fut tué avec son père. — Guy était issu des comtes
1 Mas. fonds français, n° 44854, f° 181 et suiv. par C. de Coupigny, Bibl. imp. ? Titres scell. de Clairambault, Bibl. imp.
3 Monstrelet, ch. 89.
+ ibid. ch. 92.
& Jbid. ch. 100.
6 Ibid. ch. 109.
de Clermont en Beauvoisis, et sa branche avait quitté le nom de Clermont pour prendre celui de Nesle. Renaud, comte de Clermont en Beauvoisis, en 1087, fut le premier auteur connu de la famille , — Armes : de gueules semé de trèfles d’or à 2 bars adossés de méme. (Voir au mot SAINT-CRESPIN).
OFFRAINVILLE (Le selGNeur D’). — Offreville (Monstrelet, n° 2684) ; Ouffreville (id. n°° 2678, 2683 et 32 fonds La Vallière).
C'est Denis de Longueil, chevalier, seigneur d'Offrainville, fils puiné de Geoffroy-Marcel, sire de Longueil; vicomte d'Auge, gouverneur de Pontoise, chevalier de l’ordre de l'Etoile, et d'Isabelle, vicomtesse d’Auge. (Voir au mot LONGUEIL, pour la notice et les armes).
ONGNIES Er son FRÈRE BERTRAND (MESsiRE Esrourpi D’). — Ongynes (Monstrelet, n°* 2678 et 32 La Vallière); Hectorin et son . frère (Saint-Rémy) ; rien aux n° 2680, 5016 et 2684.
Colart »'Oxemss, dit Estourdi, chevalier, fils atné de Michel d’Ongnies, dit Estourdi, chevalier, et de Sainte Denis, allié à Marie Le Moine, dite de Molembais, dont suite. — Ancienne famille dont la généalogie suivie commençait selon les uns avec Michel d’Ongnies, ayeul de Colart®, et selon d’autres avec un autre Michel, vivant avec Agnès de Caumesnil, sa femme, en 1276 », En tout cas on cite Alman d’Ongnies parmi les chevaliers qui assistèrent au tournoi d’Ancbin, en 1096 *. — Armes : de sinople à la fasce d’hermines.
Bertrand n'Oxeniss, frère puiné du précédent, tué avec lui ;.sans alliance.
Dreux p'OnGniss, frère puiné du précédent, lué aussi, et sans alliance. — Méêmes armes.
ORNAY (messire Henni o’). — Orne (Monstrelet n° 2678, 2683, 6486 et 32 La Vallière); rien aux n° 2680, 2684, 5016 ni dans Saint-Rémy.
Personnage entièrement inconnu : on n’a pu retrouver nulle part trace d'une famille de ce nom.
1 P. Anselme, t. VI, p. 51 et suiv.
3 Mass. 14854 fonds français, fe 190, par C. de Coupiguy # Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.
# Collect. Duchesne, t. V, p. 801, Bibl. imp.
PAYNEL (messire BerTRanv). — Pennel (Monstrelet, n° 2684); Pannel (id. 2683) ; rien aux n° 2680, 5016 ni dans Saint- Rémy.
Bertrand Pare, chevalier, seigneur d'Olondes, fils puiné de Guillzume Paynel, baron de Hambie, la Haye-Paynel et Olondes, et de Jeanne Bertrand de Briquebec ; il avait épousé Jeanne de Garancières et en avait des enfants. — L’illustre famille à laquelle il appartenait, éteinte au xv° siècle, était issue de Guillaume Paynel, sire de Hambie, qui accompagna Guillaume-le-Conquérant en Angleterre, en 1066, et mourut en 1087; c’est avec lui que commence la généalogie suivie ‘. — Armes : d’or à deux fasces d'azur, à l’orle de 9 merlettes de gueules.
POITIERS (Puinipre DE). — Partout, sauf aux n* 2680 et 5016 de Monstrelet.
Philippe pe Porrisns, chevalier, seigneur d’Arcies, Souvans, Dormans et Vadans, bailli de Meaux, céda cette charge avant 1410 à Jacques d'Orléans moyennant 1200 écus. 11 était le cinquième fils de Charles de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, et de Simonne de Méry. Il avait épousé en 1403 Catherine Païllart de laquelle il avait des enfants, et il était membre du grand conseil du: roi en 1413?. Cette grande famille du Dauphiné était issue de Guillaume de Poitiers, comte de Valentinois, en 1178°%. — Armes: d'azur à sir besants d'argent, 3, et 1, au chef d’or.
POIX (Le SEIGNEUR DE). — Cité partout.
C'était Jean Tyrel, ve du nom, chevalier, sire de Poix et de Mareuil, conseiller et chambellan du roi, fils de Jean Tyrel, rv° du nom, sire de Poix et de Mareui, et de Jeanne d’Equennes. [l accompagna le duc de Bourgogne contre les Liégeois
1 Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp. — La Chesnaye-des-Bois. 2 Monatrelet, ch. 108.
# P. Anselme, t, !I, p. 208.
et assista à la bataille de Tongres, en 1408 1. Il fut le dernier de la branche alnée de sa maison ; sa femme, Marguerite de Braauemont, dame de Lambercourt, ne lui ayant donné qu’un fils, Philippe, mort enfant en 1417. — Cette noble famille prouvait sa filiation suivie depuis Gautier T yrel, sire de Poix, en 1030. La branche aînée s’éteignit, comme on l’a dit, en 1417, et la seconde branche, des <eigneurs de Séchelles, s’éteignit au commencement du xvne siècle 2. — Armes : de gueules à la bande d'argent accompagnée de 6 croix recroisetées au pied fiché de même.
POIX (messiRe RoGues DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy.
Rogues px Poix, chevalier, seigneur d’Ignaucourt, chambellan du duc de Bourgogne, gouverneur de Pont-Audemer, était le 4e fils de Jean Tyrel, ue du nom, seigneur de Poix et de Mareuil, et d’Agnès de Séchelles. Il servait avec trois écuyers en 1380. Le duc de Bourgogne lui donna, le 11 mars 1405, 20 sous lournois par jour pour tout le temps qu’il avait été à son service et « de son hostel » sans prendre de gages 2. Il fit montre le 1er mai 1410 de lui, chevalier bachelier, d’un chevalier bachelier et de huit écuyers de sa compagnie et donna quittance le 12 juin suivant de 180 livres pour leurs gages *. (Sceau : écu écartelé au 1 et 4 de Poix, au 2 et 3 fretté ; supports: deux lions). Il avait épousé 1° Marguerite de Baillon ; % Anne de Basentin, dont il avait des enfants. — Armes: écartelé au 1 et 4 de gueules à la bande d’argent accompagnée de 6 croix recroisetées au pied fiché de même, qui est Poix, au % et 3 d'azur fretté d’or, qui est de Séchelles. (Voir au mot BRIMEU).
POTTES (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf aux n* 2680 et 5016 * de Monstrelet.
Famille du Hainaut qui portait : burelé d'argent et d'azur, à la bande de gueules brochante s.
t Monstrelet, ch. 47.
3 P. Anselme, t. VII, p. 891 et suiv. — La Morlière. — Hist. de Coucy, par Du Chesne, etc.
3 Collect. de Bourgogne, t. 25, Bibl. imp.
+ Titres scell. de Clairambauit, t. LXXX VII, Bibl. imp.
# Le Carpentier, Hist. du Cambrésis. — Recueil de généal. mss. par C. de Coupigny, fonds français, n° 14884, Bibl. imp.
POUCQUES (LE SEIGNEUR DE). — Pauques (Monstrelet n° 2684) ; Poukes id. n°* 2678 et 6486); Ponches (id. n° 2683); Poulcres (id. 32 La Vallière) ; rien dans Saint-Rémy.
Ce devait être Heylard, seigneur de Poucques et d’Amongies, fils de Roland, seigneur de Poucques et d’Amongies, et de Béatrix de Steelande. Il avait épousé 1° N... de Mamines ; % Marguerite de Vos, dont suite. — Cette très ancienne famille flamande, qui tirait son nom de la terre de Poucques située près de Bruges, prouvait sa filiation suivie depuis Siger, seigneur de Poucques, en 1102. Elle s'établit au xv° siècle en Boulonnais, et elle existe encore ?. — Armes : d’or au lion léopardé de sable, armé, lampassé et allumé de gueules.
POUTRAINES (Roserr DE). — Pontiaumes (Monstrelet, n° 2678 et 32 La Vallière); Pontraumes (id. n° 2683) ; le n° 2684 l'appelle Girard.
Ne serait-ce pas une forme viciée du mot Pontrohart ou Pontreuart qui était le nom d’une famille flamande très ancienne et très considérable aux xive et xvo siècles ? — Armes : d’hermines à la bande de gueules chargée de 3 aigleties d’or.
PROUVILLE (Goverroy DE). — Rien dans Saint-Rémy, ni dans les n* 2680, 2684 et 5016 de Monstrelet.
Fils de François de Prouville avec qui commence la généalogie suivie de cette famille qui reconnaissait pour auteur Watier, sire de Prouville en 1230? —
Armes : de sinople à la croix engrélée d'argent. .
PRUNELÉ (GuicLaume DE). — Sources: La Chesnaye-des-Bois, Moreri et Mss. 2912 de la Bibl. Mazarine.
Guillaume DE PRUNELÉ, chevalier, dit le Jeune, conseiller et chambellan du duc d'Orléans, fils ainé de Guillaume de Prunelé, chevalier, seigneur de Herbaut, Machenainville et Beauverger, conseiller el chambellan du duc d'Orléans, et gouverneur d'Orléans, et de Mabile Le Baveux. De Philippe de Machery, sa femme, il laissa plusieurs enfants. - La famille de Prunelé avait sa généalogie
1 Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp. ? Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.
Re EN EE NN NN ur Men off UN EE MU ges Res Ro MRenRMER ER mu = = OR D 1
prouvée et suivie depuis Guillaume de Prunelé, banneret, seigneur de la ch&tellenie de Herbaut, en 1180 1. — Armes : de gueules à G annelets d’or, 3,2 et 1.
PUISIEUX &T s0N FRÈRE (LE SEIGNEUR DE). — Ces personnages figurent dans les manuscrits de Monstrelet, n°* 2681, 2683, 6486 et 32 La Vallière.
Ancel de l'Isle, seigneur de Puisieux, Fleury, Menonville, et Courcelles, premier échanson du roi Charles VI qui lui fit don de 200 livres sur une aubaine, le 13 février 1387, et d’une pareille somme en 1388 : il était fils puiné d'Adam de l’Isle, seigneur de Puisieux et de Boisemont, et de Nicole de Courcelles. De Pérette de Villette il eut un fils.
Bridôul pe Puiseux, tué aussi à-Arincourt, doit avoir été frère d’Ancel, mais i}' ne figure dans aucune des généalogies de cette maison dont la filiation suivie remonte jusqu’à Adam, seigneur de l’Isle près Pontoise (aujourd’hui l’Ile-Adam), en 1069 ?. — Armes : de gueules à la fasce d’argent accompagnée de 1 merlettes de même, & en chef et:3 en pointe.
QUENOUILLE (Bèçur ne). — Rien aux n° 2680 et 5016, ni dans Saint-Rémy.
Quenouflle ou Quénoville, famille normande de l’élection de Gisors, maintenue en 1669. — Armes : d’azuf à la croix patée d’or.
QUESNOY (LE SEIGNEUR Du). — Partout, sauf les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Jean pu Quesnor, écuyer, seigneur dudit lieu, accompagna le comte de Hainaut dans la campagne contre les Liégeois et assista à la bataille dé Tongres er 1408 ?. I fit montre de onze écuyers de sa compagnie servant sous le sire dé Hangest à
1°La Chesnaye-des-Bois. — Moreri, édit. de 1789, t. VIII. — Mss. 2913, À, Bibl. Mazarine.
4 P, Anselme, t. VII, p. 788 et suiv.
3 Chron. anonyme de Charles VI.
la défense de Boulogne, le ® juin 1410 ‘. — Armes : d’or à laigle éployée de sable. QUIÉRET (messire Hurin). — Partout, sauf dans Saint-Rémy.
Hutin Quiéaer ne figure pas dans la généalogie suivie de cette noble et illustre famille. On croit cependant qu’il s'agit ici de Hugues Quiéret, allié à Jeanne d'Équennes, et sans enfants d'elle. Il aurait reçu le surnom de Hutin : il était le troisième fils d'Henri Quiéret, chevalier, seigneur de Tours-en-Vimeu, et de Jeanne, dame de Heuchin. Ses deux frères furent faits prisonniers à la même bâtaille. (Voir à ce nom, dans la liste des prisonniers, pour la notice et les ” armes).
QUIÉVRAIN er HENRI, SON FRÈRE (GEORGES DE). — Quervin (Monstrelet, n° 2683) : rien aux n°* 2680, 5016, ni dans Saint- Rémy.
Georges ne Quiévaan, chevalier, seigneur dudit lieu, assista sous les ordres du grand-maltre de Prusse, Ulrich de Jungingen, à la bataille de Tanneberg, le 15 juillet 1410 *. Il était fils de Gilles de Quiévrain, seigneur de Roby et de Fontenay, et de Jeanne de Brouckhoven. De Jeanne des Pretz, sa cousine, il avait quatre fils. — Cette famille, qui reconnaissait pour auteur Gauthier de Quievrain, en 1101, avait sa généalogie suivie depuis Halwus, seigneur de Quiévrain, en 1290 3. — Armes : d’or au chef bandé de gueules et d'argent de 6 pièces.
RAINEVAL ET SON FRÈRE (LE SEIGNEUR DE). — Cités partout.
Jean pe Ramneva, chevalier, seigneur de Méraucourt, Coudun et Dronay, frère du comte de Fauquembergues également tué à Azincourt, était né du
troisième mariage de Raoul de Raineval, sire de Pierrepont, Coudun et Fouilloy, grand-panetier de France, avec Isabelle de Coucy, dame de Dronay. Il donna,
1 Dossier origin. du Cab. des titres.
3 Monstrelet, ch. 68.
$ Rec. de généal. mss. par Jean Scohier, t. III, p. 98, — an Cab. des titres.
le 28 octobre 1411, quittance des gages de sa compagnie composée d’un chevalier, six écuyers et deux archers, servant sous le duc de Bourgogne à chasser les ennemis du royaume !. (Sceau : écu de Raïneval ; supports : deux lions ; cimier : un dragon les ailes éployées).
Aubert DE RaiNEvar, frère puiné du précédent, seigneur de Béthencourt, suivit le duc de Bourgogne dans sa cam; agne contre les Liégeois, en 1408, et assista à la bataille de Tongres. Il fit montre à Montreui', le 1er mai 1410 avec un chevalier et huit écuyers, et le 1er septembre suivant, avec quatorze écuyers et sept archers ?. (Sceau : écu écartelé au 1 et 4 de Raineval, au 2 et 3 de Coucy; supports : deux lions ; cimier : une tê!e de dragon). Sans alliance 3. (Voir au mot FAUQUEMBERGCUES pour les armes et la notice).
RAMBURES {Le seiGxEuR DE). — Cité partout excepté dans Fénin.
David ne Rawscres, chevalier, conseiller et chamhellan du roi, grand-mattre des arbalétriers, était fils unique d'André, sire de Rambure:, conseiller et chambellan du roi, gouverneur de Gravelines, et de Catherine de Brégny. — Le er septembre 1387 il servait en qualité d’écuyer dans la compagnie de son père *. Il fut retenu de l'hôtel du roi en 1388, et reçut plusieurs gratifications en 140% et 1403. Il était en 1402 du grand conseil du roi et servit en 1404 sous le comte de Saint-Pol, en Picardie, avec quatre chevaliers et vingt écuyers. L'année suivante il fut fait ;:risonnier dans un combat sous les murs du château de Mercq en Boulonnais. Arrès sa délivrance le Dauphin l’envoya en Guyenne en 1408 avec l'évêque de Saintes, et en 1409 au secours du martchal Boucicaut, gouverneur de Gênes, lorsque cette ville se révolta 5. A son retour il assista à la paix de Bicètre et fut l’un des douze chevaliers choisis en conséquence de ce traité pour avoir la direction et le gouvernement des affaire: jendant la maladie du roi. Nommé chambellan du duc de Guyenne en 1410 6, il fut envoyé avec le comte de La Marche contre les Orléanais, en 1411 7. Le Dauphin le retint
1 Titres scell. de Clairambault t. XCII, Bibl, imp.
2 Titres scell. de Clairambault, t. XCII, Bibl. imp. 3 P. Anselme, t. VIT, p. 616.
“ Dossier origin. au Cab. des titres.
5 Monstrelet, ch. 56.
6 Mss. 7853, fonds français, {° 4130, Bibl. imp.
7 Monatrelet, ch. 86.
auprès de sa personne avec 1000 livres de pension en 1419, le ft nommer grandmaître des arbalétriers, le 20 février de la même année, et l’envoya en Champagne et en Bourgogne pour en faire sortir les gens d’armes qui y étaient : mais ce Prince ne tarda pas à s’apercevoir que le sire de Rambures était partisan dévoué du duc de Bourgogne, et pour ce fait il le fit « licencier de l’ostel du Roy » en 1413 ‘. David de Rambures fut un des commissaires du roi chargés de faire jurer la paix d'Arras, en mars 1414 ?. On l’envoya avec le sire de Longroy à la tête de 500 combattants pour défendre les frontières du Calaisis en 1415, car on croyait que le roi d'Angleterre devait débarquer à Calais #. — David avait épousé le 5 mai 1394 Catherine d’Auxy et il en avait eu quatre fils, dont trois périrent avec lui à Azincourt.
Jean, Hugues et Philippe pe Ramsures, sans alliance, tués avec leur père. — La maison de Rambures reconnaissait pour auteur David, sire de Rambures, vivant en 1107, avec qui commence la filiation suivie. Elle s’éteignit en juillet 1676 dans la personne de Louis-Alexandre, marquis de Rambures, colonel d’un régiment d'infanterie de son nom, tué d’un coup de mousquet en Alsace, à l’âge de dix-huit ans *. — Armes : d’or à 3 fasces de queules.
RASSE {LE SEIGNEUR DE). — Rien dans les n°°. 2683, 2684 et 5016 . de Monstrelet.
Il assista à la suite du duc de Bourgogne à l'expédition contre les Liégeois et à la bataille de Tongres, en 1408 5; Il accompagna également le roi devant Bourges en 1412 f. Cette famille se disait issue de: anciens comtes de Hainaut dont elle portait les armes, à une légère différence vrès : d’or à 3 chevrons de sable, au lieu de : chevronné d’or et de sable de ï pièces. Adam de Rasse chevalier, seigneur de Vregny et de Raouville, en 1199 est le plus ancien que l’on connaisse. Sa postérité s’éteignit au zxvi° siècle dans les maisons de Soyecourt et de Chaulnes.
RASSE {Cozarr DE). — Cilé seulement par le mss. de Monstrelet
1 Moustrelet, ch. 110.
3 Jbid., ch. 137.
3 [bid., ch. 149.
+ P. Anselme, t. VIIL, p. 76.
$ÿ Monstrelet, ch. 47.
6 Ibid., ch, 93.
6486 dont les listes sont beaucoup plus complètes que celles des autres Mss.
Colart pe Rasse, « écuyer bachelier », fait montre le 8 septembre 1411 de dix écuyers et de vingt archers de sa compagnie {. Il donna quittance de ses gages et de ceux de sa compagnie composée de six écuyers et de onze archers, servant sous les ordres du duc de Bourgogne, le 10 mai 1412. — Mèêmes armes que le précédent.
RÉCOURT (MESSIRE GÉRARD DE). — Partout, sauf dans Saint-Rémy et les n°* 2680 et 5016 de Monstrelet.
On ne le trouve pas dans la généalogie de Récourt ?, mais on suppose qu’il devait être fils aîné de Gérard de Récourt, châtelain de Lens, baron de Licques, seigneur de Camblain et de Récourt, et de Françoise de Mailly. — Gérard, avec six écuyers, un arbalétrier et quatre archers, servit le duc de Brabant dans la compagnie du duc de Nevers, contre le duc rouge et ses alliés, en 1407. En qualité de chevalier bachelier et avec sept écuyers il accompagna le due de Bourgogne d'Arras à Amiens, au mois de juin de la même année. Ce prince le convoqua encore au mois de décembre 1409 pour l’escorter à Paris *. Famille éteinte. (Pour la notice et les armes, voir au mot LENS).
REGNAUVILLE (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf dans les n° 2680, 5016 de Monstrelet, et dans Saint-Rémy.
C'était Pierre d'Amiens, chevalier, seigneur de Regnauville et de Bachimont, chambellan du duc de Bourgogne, fils puiné de Drivon d'Amiens, seigneur de Bachimont et de N... de Mailly, dame du Mesnil. Il reçut du duc de Bourgogne, par mandement du 11 mars 1405, 20 sous par jour pour le temps qu’il avait été à son service et de son hôtel sans toucher de gages 5. Le 8 septembre 1411 il fit montre devant le maréchal de Bourgogne, à Montreuil, de sa compagnie composée
! Collect. Du Chesne, t. VIT, p. 18, Bibl, imp.
* Titres scell. de Clairambault, t. XCIV, Bibl. imp. 3 P. Anselme, t. VIT, p. 826 et suiv.
* Collect. de Bourgogne, t. XXV, Bibl. imp.
5 Ibid.
de huit écuyers.et de vingt archers à cheval ‘. Le 5 mai 1419 i] donna quittance de ses gages et de ceux d’un chevalier, huit écuyers et huit archers de sa compagnie servant sous les ordres du duc de Bourgogne *. (Sceau : écu À 3 chevrons de vair ; supports: deux chiens debout). — De Jeanne de Harreux, dame de Branlicourt, sa femme, jl eut des enfants. La filiation swvie de cette famille, éteinte depuis longtemps, commençait à Guy, châtelain d'Amiens, seignepr de Fléxicourt, Wignacourt, Bachimont, Canaples, Regnauville, l'Estoille, etc. en 1124. — Armes : de gueules à 3 chevrons de vair *.
REMY (Pierre 0€). — Rien aux n° 2680, 2684 et 5016 de ‘Monstrelet, ni dans Saint-Rémy.
Le Carpentier, (Hist. du Cambrésis) parle d’un Wirel, seigneur de Remy, l’un des chevaliers du tournoi d’Anchin, en 1096, dont les descendants portaient pour armes : de sinople au sautoir d’or, au chef d’hermines.
RENTY ET DEUX DE SES FRÈRES (MESSIRE OUDART DE). — Odart de Moussy (Monstrelet, n° 2683). Cités partout.
Oudart pe Rewrx, chevalier, échanson du roi, était fils d’Eustache de Renty, chevalier, et de Marguerite de Chepoix. Il servait avec cinq écuyers en Flandre sous le sire de Sempy, Le 20 juillet 1386. (Sceau : écu à trois doloires, les deux du chef adossées, et une bordure. Cimier : une tête d'homme de profil). Il donne quittance de ses gages comme échanson du roi, les 9 février 1400 et 18 juillet 1497 *. [1 servait avec deux chevaliers bacheliers et quatorze écuyers dans la compagnie de Jacques de Châtillon, sire de Dampierre, amiral de France, le 19 septembre 1410 5, et avec deux écuyers et quatre archers sous les ordres du duc de Berry, le 8 mai 1412. — Sans alliance. — Famille dont la branche aînée s’était éteinte dans la maison de Croy par le mariage d’Isabeau de Rentv, dame dudit liau, fille unique d'André de Renty et de Marie de Brimeu, avec Guillaume,
1 Collect. Du Chesne, t. VIE, p. 17, Bibl. imp.
2 Titres scell. de Clairambault, t. IV, Bibl. imp.
3 La Morlière. — Dossier origin. au Cah. des titres. + Titres scell. de Clairambault, t. XCIV, Bibl. imp. & Dossier origin. au Cab. des titres.
4 Titres scell. de Clairambault, t. XCV.
sire de Croy et d’Airaines en 1354. Oudart et ses deux frères appartenaient à la branche cadette. Filiation suivie depuis Alain de Renty, chevalier, et N... de Nesle, sa femme, en 1214 ‘.
Foulques pe Renry, dit le Galois, chevalier, seigneur d’Embry, allié à Bonne de Joigny-Blondel, dont une nombreuse suite.
Jean pe Renry, dit Castelet, chevalier, chambellan du roi, gardien du guet de nuit de la ville de Paris, donne en cette qualité quittance d’un trimestre de ses gages, le 14 mars 1407 ?. — Il fut chargé, à la tête de « quarante bassinets » comme connaissant bien le pays, de mener les troupes du connétable à l'assaut de Guines, en 1412 ?. — Sans alliance. — Armes des trois frères: d'argent à 3 doloires de gueules, les deux du chef adossées, brisé d’une bordure aussi de gueules.
RÉTHEL (LE GOUVERNEUR DU COMTÉ DE). — Partout, sauf dans Saint- Rémy et les n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
On n’a pu découvrir le nom de ce personnage.
RIQUEBOURG (PercevaL 0€). — Rien dans Saint-Rémy, ni dans les n° 2680, 2684 et 5016 de Monstrelet : cité partout ailleurs ; Richeboz (32, fonds La Vallière).
Famille du Boulonnais, à ce que l’on vense, qui portait : d’argent à la bande de gueules, à la bordure de même *.
RIN (GuicvaumE DE). — Rien dans Saint-Rémy ni aux n° 2680, 2684 et 5016 de Monstrelet.
On ne sait rien de plus sur ce personnage et l’on ignore à quel pays appartenait cette famille ; ce devait être à l’Artois ou à la Flandre.
ROCHES (Le seieneur Des). — Cité par les n° 2684, 2683, 6486 et 32, La Valliére, de Monstrelet.
1 Mss. généal. d'Haudicquer de Blancourt, t. XVI, p. 538 et 39, an Cab. des titres. — Rec. de généal. mss par J. Scohier, t. IT, p. 177, au Cab. des titres, Bibl. imp.
1 Titres scell. de Clairambault, t. XCIV, Bibl. imp. 8 Monstrelet, ch. 92.
# Collect. Du Chesne, t. XLV, np. 68, Bibl. nnp.
Ce devait être Guyon de Chäteaubriand, chevalier, seigneur des Roches- Baritaut, fils putné de Geoffroy de Châteaubriand, seigneur dudit lieu, du Lion d'Angers, Chalain, Chavanne et la Bouardière, et de Marguerite de Parthenayl'Archevêque. Il épousa Jeanne de Toutessan, dont il eut des enfants. — Généalogie suivie selon les uns ! depuis seulement Jean de Châteaubriand, seigneur des Roches-Baritaut et du Lion d'Angers, en 1343, selon d’autres ? depuis Tibern, seigneur de Châteaubriand, en 1045. — Armes : de gueules semé
de fleurs de lys d’or.
RONCHEROLLES (Guizzagme DE). — (Cité seulement par La Chesnaye-des-Bois. .
Guillaume os Roncaerozzes, chevalier, seigneur dudit lieu, baron de Heuqueville et de Pont-Saint-Pierre, fils aîné de Jean de Roncherolles et d'Isabelle de Hangest. De Marguerite de Léon, sa femme, il avait eu des enfants. — lustre famille normande, éteinte, issue par filiation suivie de Pierre de Roncherolles, mort le 1% août 990 3%. — Armes : d'argent à ? fasces de gueules.
RONNAY (messiRe RoBerrT DE). — Bouvay (Monstrelet, n° 2678) ; rien dans Saint-Rémy, ni dans les n°* 2680 et 5016 de Monstrelet. — Partout ailleurs.
Robert pe Ronnay, chevalier, seigneur dudit lieu, fils de Gervais de Ronnay, écuyer, seigneur dudit lieu, et de Giselle de Molay. Allié à Jeanne de Ners, dont suite. — Filialion suivie depuis Adrien de Ronnay, en 1019 *. — Armes : coupé de gueules et d’argent à trois lozanges de l’un en l’autre.
RONT {Le seiGneur ne). — Ronq (Monstrelet, n° 2684); partout ailleurs, sauf Saini-Rémy.
Jean sire de Ront, chevalier, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, accompagna ce prince dans le pays de Liège, en 1408, et assista à la bataille de Tongres 5. Le duc l’envoya, avec d’autres gens d'armes, en Vermandois au
t P. Anselme, t. VIII, p. 705 et suiv.
? Hist. généal. des Pairs de France, par Courcelles, t. IV. 8 La Chesnaye-des-Bois.
* La Chesnaye-des-Bois, t. IL, du suppl. :
$ Monstrelet, ch. 47.
devant des Orléanais qui menaçaient Coucy et Ham, en juillet 1411 !. Fait prisonnier par Louis de Bourdon, chevalier du parti d'Orléans, il fut enfermé dans Étampes, mais les Bourguignons ayant repris la ville il recouvra la liberté ?. I accompagna le roi au siége de Bourges, le 11 juin 1419, et quand le duc de Bourgogne s'enfuit de Paris, en septembre 1413, le sire de Ront, avec deux cents lances, alla le chercher à Pont-Sainte-Maxence et le conduisit jusqu’à Lille ?, Peu après, le duc ayant convoqué les États d'Artois, toute la noblesse picarde, artésienne et flamande promit de le servir contre tous excepté contre le roi : le sire de Ront, bourguignon dans l’âme, s’écria seul « qu’il le serviroit contre le roi *. » Il fut l'un des capitaines qui se renfermèrent dans Arras, en juillet 1414 et qui furent ensuite chargés de traiter de la paix #.— Famille de la châtellenie de Lille : Boulet, sire de Ront, qui servait le roi avec un chevalier et huit écuyers en 1374, portait sur son sceau deux bandes et un franc-quartier ‘. Il devait être sinon le père, au moins le parent de celui qui nous occupe.
ROSIMBOS Er son FRÈRE (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf les n° de Monstrelet 2680 et 5016.
Pierre ne Rosiusos, chevalier, fils de N... seigneur de Rosimbos, et de N. de Bousies, était le deuxième de cinq enfants. On ignore le nom de son frère. — Famille flamande qui a eu des personnages de distinction au service des ducs de Bourgogne. — Armes : bandé de sir pièces d’or et de gueules.
ROSSEFAY (Boissanr DE). — Rien dans Saint-Rémy, ni dans Monstrelet, n° 2680, 2684 et 5016. Cité partout ailleurs.
Famille entièrement inconnue.
ROUCY {Le comTe Dr). — Partout, sauf dans les Mem. de P. de Fénin.
Jan VI, comte de Roucy et de Braine, fils alné de Hugues IT, comte de Roucy,
t Monstrelet, ch. 70.
$ Mém. de P. de Fénin, p. 24-38.
3 Monatrelet, ch. 93 et 107.
# Ibid., ch. 108.
8 Ibid., ch. 129 et 134.
6 Titres scell. de Clairambault, t. XCVIE, Bibl. imp.
et de Blanche de Coucy, dame de Montmirel, fut reconnu parmi les morts à une ancienne blessure qui lui avait rendu le bras gauche plus court que l’autre 1. Il avait épousé Isabelle de Montagu, dont une seule fille, Jeanne, qui porta les comtés de Roucv et de Braine à Robert de Saarbruck, sire de Commercy, son mari. Cette maison reconnaissait pour auteur Ingobrand, sire de Pierreçont, en 1090, au cinquième descendant duquel , Robert de Pierrepont, parvint le comté de Roucy par son mariage avec Eustache, comtesse et héritière de Roucy *. — Armes : d’or au lion d'azur. Jean fut le dernier représentant de la maison de Pierrepont, et de la seconde race des comtes de Roucy. |
ROUEN (Le Fils Du BAILLI DE). — Partout, sauf dans Monstre!et, n* 2680 et 5016, et dans Saint-Rémy.
C'était Guillaume de Gaucourt, fils de Raoul de Gaucourt, sire dudit lieu, Agicourt et Luzarches en partie, chambellan du roi et bailli de Rouen, et de Marguerite de Beaumont, dame de Luzarches en partie. Sans alliance. Famille éteinte. Généalogie suivie depuis Raoul, sire de Gaucourt et d’Agicourt, en 1288 ?. — Armes : d’hermines à deux barbeaux adossés de queules.
RUREMPRÉ (MESSIRE LANCELOT DE). — (Cité partout, sauf dans les Mss. 2680 et 5016 de Monstrelet.
Fils puiné de Jean de Rubempré, chevalier, et de Jeanne de Hallwin. Sans alliance. — Famille originaire de Picardie, éteinte ; connue depuis Baudouin de Rubempré, chevalier, et Marie, dame de Molliens-Vidame, sa femme, en 1902. Lancelot était issu de lui, par filiation suivie, au VIe degré *. — Armes : d'argent à 3 jumelles de queules.
RUNES {Puinippe DE). — Cité dans la généalogie de cette famille.
Philippe pe Rüones, écuyer, seigneur de Hacqueville, est le premier degré connu de la maison de Runes et c’est par lui que l’on fait commencer la généalogie. De Jeanne d’Elencourt, sa femme, il eut plusieurs enfants dont les descendants
{ Moreri, dern. édit.
2 P. Anselme, t. VIII, p. 860 et suiv.
3 P. Anselme, t. VIII, p. 868 et suiv.
* La Morlière. — Le Carpentier, Hist. du Cambrésis, etc.
subsistent encore !. — Armes: d'argent au sautoir d'azur cantonné de quatre aiglettes de même.
RUYS (Leonner). Cité par dom Morice et dom Lobineau, dans leurs Histoires de Bretagne.
Armes: de gueules au chevron d’hermines. — On trouve Dinadain et Pierre de Ruiz, écuyers, dans la compagnie de Jean de Rousserf, chevalier, revue le 1er octobre 1416. et Pierre et Jean Ruiz, écuyers, dans la compagnie du sire de Rieux en 1420 ?. Ils devaient appartenir à la même famille.
SAINS (LE BoN DE). — Sainctz (Monstrelet, 32, fonds La Vallière) ; rien dans Saint-Rémy, ni dans Monstrelet n° 2680, 2684 et 5016.
Il fut fait chevalier par le connétable avant la bataille de St.-Rémy-au-Plain, en 1412 5. 11 donna quittance le 22 août 1415 pour lui, neuf écuyers et dix archers de sa compagnie servant contre les Anglais partout où il plaira au roi, dans la compagnie et sous les ordres du sénéchal de Hainaut *. (Sceau : écu à une bande et un chef échiqueté). — On ne peut le rattacher directement à la généalogie de cette famille dont Ja filiation suivie commençait avec Osmond de Sains, chevalier, et Lilia, sa femme, vers 1100 5. — Armes : de gueules à la bande d’or, au chef échiqueté d'argent et d'azur.
SAINT-BRICE {LE sEiGNEuR DE). — Sambry (Saint-Rémy) ; partout, sauf aux n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
La seigneurie de Saint-Brice, située en Bretagne près de Fougères, appartenait
1 Généal. par D. Caffiaux, collect. de D. Grenier, val. 139. fs 40-70, Bibl. imp.
2 Preuves de D. Morice.
$ Monstrelet, ch, 92.
4 Titres scell. de Clairambault, t. CH, Rihl. imp.
$ Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp.
à une famille du même nom, fort ancienne puisque Guillaume de Saint-Brice, chevalier, vivait en 1173. Mais cette famille s'étant fondue dans celle de Scepeaux ! dont le chef, au commencement du xv° siècle, se qualifiait seigneur de Saint-Brice, il y aurait tout lieu de croire que le seigneur de Saint-Brice, tué à Azincourt, était un membre de la famille de Scepeaux, peut-être Guy de Scepeaux, chevalier, seigneur dudit lieu, Saint-Brice, Landevy et Bois-Batard, et duquel le P. Anselme ? ne sait rien, sinon qu’il vivait en 1400, qu’il était fils de Jean de Scepeaux, chevalier, et de Jeanne de Landevy, et qu’il avait épousé Guillemette de Montenay de laquelle il avait des enfants. — Cette maison, qui a donné un maréchal de France en 1562, deux lieutenants-généraux et cinq maréchaux de camp, est connue depuis Sylvestre de Scepeaux en 1222, mais sa généalogie suivie est établie seulement depuis Jean de Scepeaux vivant en 1350. — Armes : vairé d'argent et de gueules.
SAINT-CLER {LE SEIGNEUR DE). — Cité partout, sauf dans Saint- Rémy, et dans les n°° 2680 et 5016 de Monstrelet.
Pienas, seigneur de Saint-Cler, chevalier, chambellan du roi, donna quittance de ses gages le 9 avril 1407 et le 3 juillet 1408. Il était frère aîné de Guillaume de Saint-Cler, chevalier, seigneur de Tiergeville, chambellan du roi et capitaine du château de Néauphle en 1410, et neveu de Pimpenel de Saint-Cler, échanson du roi. — Robert de Saint-Cler, chevalier, vivait en 1248 avec Aliénor de Dreux, sa femme 3. — Armes : d'azur à la bande d’argent.
SAINT-CRÉPIN (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf dans les Mss. de Monstrelet, 2680 et 5016 et dans Saint-Rémy.
{1 s'appelait Raoul de Nesle, chevalier, seigneur de Saint-Crépin et apçartenait à la noble maison de Clermont en Beauvoisis. Il était fils puiné de Jean de Nesle, dit Herpin, chevalier, seigneur de Saint-Crépin, et de Marguerite de Vaudenay. Raoul était le cousin-germain du sire d'Offémont tué aussi à Azincourt. Il combattait dans les rangs de l’armée royale à la bataille de St.-Rémy-au-Plain,
1 Nobil. et armor. de Bretagne. par P. de Courcy, t. 11, p. 888. 2 T, VII, p. 225.
3 Flst. de la maison de Dreux, par Du Chesne, p. 60. — Dossier origin. au Cab. des titres.
en 1412, et fut fait chevalier avant l’action par le connétable 1. De sa femme, dont le nom est inconnu, Raoul n'avait eu qu’une fille. — (Pour les armés et la notice voir at mot OFFÉMONT).
SAINT-GILLES (BERTRAND DE). — Partout, sauf dans les n° de Monstrelet 2680 et 5016.
Bertrand pe SaintT-Gizces, chevalier, était en 1411 officier de la fauconnerie du duc de Bretagne ?. Il était seigneur du Moulin-Tison, et fils aîné de Guillaume de Saint-Gilles, et de Louise-Jeanne de Rohan. De Marguerite de Coëtlogon, sa femme, il ne laissa qu’une seule fille qui fut la dernière de la branche ainée de cette maison ?. — Armes : d'azur semé de fleurs de lys d’argent.
SAINT-MARC (Gonerroy DE). — Cité partout, sauf dans les ne 2680 et 5016 de Monstrelet, et dans Saint-Rémy.
On ne sait rien sur ce personnage ni sur la famille à laquelle il appartenait : on pense seulement qu’il portait pour armoiries : de gueules à la bande engrélée d'argent.
SAINT-PIERRE (LE SEIGNEUR DE): — Rien dans Saint-Rémy, ni dans les n° 2680 et 5016 de Monstrelet. Cité partout.
C'était Pierre Blosset, chevalier, seigneur de St.-Pierre-en-Caux, fils atné de Guillaume Blosset, chevalier, seigneur dudit lieu. Il avait épousé Isabelle d’'Esmaleville dont il avait des enfants. On déduit la filiation suivie de cette famille depuis Roger. Blosset, chevalier, seigneur de St.-Pierre-en-Caux, et Julienne d’Estouteville, sa femme, en 1250 +. — Armes : palé d’or et d’azur de siz pièces, au chef de gueules chargé d’une vwre d'argent.
SAINT-RÉMY (Raouc DE). — Cité par le P. Anselme, t. VIE, p. 95.
Raoul ne Samr-Réur, chevalier, chambellan du roi et du duc d'Orléans, alTié à
1 Monastrelet, ch. 89.
2 Preuves de D. Morice.
3 Généal. de Bretagne, Mss. 619 du Cab. des titres, f 392 et suiv. — Nobil. et arior. de Bretagne, par P. de Courcry.
* La Chesnaye-des-Bois.
Alison d'Estouteville, dame du Bouchet : celle-ci se remaria en 1417 à Jean de Beauvilliers, seigneur du Lude. On ne trouve qu’une seule famille de ce nom, au Cabinet des titres ; sa dernière représentante, Marie-Madeleine de Saint- Rémy, épousa le 20 décembre 1725 Guy-Antoine de Saint-Simon, marquis de Courtomer, mestre de camp de cavalerie, capitaine des gardes du corps de la duchesse de Berry :. — Armes : de sable au chevron d'argent accompagné de trois fleurs de lys d’or.
SAINT-SIMON er s0N FRÈRE GALOIS [LE SEIGNEUR DE). — Rien dans Saint-Rémy ni dans les n° 2680 et 5046 de Monstrelet. — Cités partout ailleurs.
Mathiéu de Rouvroy, dit le Borgne, chevalier, seigneur de Saint-Simon, Pont- Avenne, Flavy-le-Martel, Estouilly, Coudun, Plessier-St.-Just et Coivrel, fils aîné de Jean de Rouvroy, dit le Borgne, chevalier, et de Jeanne de Bruyères, dite de Montigny. Il commença à servir sous Du Guesclin en 1372: on le retrouve, comme banneret, avec dix écuyers devant Arras, le 2 août 1414. De Jéanne de Haversquerque, dite de Wisque, dame de Rasse, sa femme, il avait eu cind enfants. La filiation suivie de cette famille est établie depuis Mathieu de Rouvroy, chevalier, seigneur du Plessier-St.-Just et de Coivrel, en 1339, avec mention d'Olivier de Rouvroy, en 1060, et de Jean de Rouvroy, chevalier banneret en 1202 3. — Armes : de sable à la croix d'argent chargée de 5 coquilles de gueules.
Guillaume de Rouvroy, dit le Galois, chevalier, frère puiné du précédent, fut tué avec lui. Sans alliance. — Mêmes armes.
SAINT-TRON (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf aux n°* 2680 et 5016 de Monstrelet.
Ce pays de Saïntron était auprès de Liège. On ne sait rien sur ses seigneurs.
SAINTE-BEUVE (Le SEIGNEUR DE). — Sainct-Menehout (Monstrelet, n° 2678); Fainte Venue (id. n° 2684) ; rien aux n* 2680 et 5016, mais cité partout ailleurs.
t Dossier origin. au Cab. des titres.
3 P. Anselme, t. IV, p. 395. — La Morlière, p. 196 et suiv.
Laurent DE SainTe-BELvE, chevalier, seigneur dudit lieu, Mesnil-Mauger, et Montagny-sur-Andelle, baron de Cuverville, chätelain de Ne:le : il était fils aîné de Jean de Sainte-Beuve, dit Tiercelet, d’abord seigneur d'Ablesges, puis de tous les lieux susdits à cause de la mort de <on frère ainé. Il fit montre, le 8 septembre 1388, avec sept écuyers de sa compagnie. De Catherine de Montmorency- Beaussault, sa femme, il n'eut qu'une seule fille, Maric, héritière de tous ses biens, qui épousa, en 1437, Robert d'Estouteville. La branche cadette subsistait encore au xvi* siècle !. Le premier membre connu de cette famille était N.…. sire de Sainte-Beuve qui accompagna le duc Robert en Palestine, en 1096. — Armes : d'azur à 3 annelets d'argent, ® et 1.
SALUCES, CHEVALIER, SEIGNEUR DE CHATEAUNEUF (PONS DE). — Saint-Rémy dit seulement : le seigneur de { hâteauneuf. Cité partout, sauf aux n° 2680 et 5016 de Monstrelet.
[l ne peut trouver place dans la généalogie de cette 1llustre maison, déduite depuis Guillaume, comte en 910, père d'Aleran, marquis de Mortferrat en 967 ?. — Armes : d'argent au chef d'azur. |
SAVEUSE (GuiLaume DE). — Cité dans toutes les chroniques.
Guillaume De SaveusE, chevalier, seigneur dudit lieu, fils aîné de Morelet de Saveuse, chevalier, seigneur dudit lieu et de Flesselle, chambellan du roi, tué à l'attaque du château de Mercq en 1405, et de Mar: uerite de Brouilly, dame d’Averdoing. Contre toutes les traditions de :a famille et l'exemple de ses prédécesseurs il embrassa le parti d'Orléans contre celui de Bourgogne dans lequel étaient ses propres frères, et en 1411 il fut fait prisonnier par les Bourguignons auprès de Senlis. Mis en liberté par l'intervention de ses frères, il eut la garde du roi Charles VI pendant sa démence, en 1413. — Sans alliance. — La généalogie suivie de cette noble famille, éteinte entièrement, était établie depuis Enguerran de Saveuse, en 1151 ?. — Armes: de gueules à la bande d’or accompagnée de 6 billettes de même.
1 Essai hist. sur le canton de Forges-les-Eaux, par l’abbé Decorde, p. 237 et suiv. 2 Hist. de la maison de Savoie, par Guichenon, tables 3 et 24.
3 La Morlière, p. 164. — Collect. Du Chesne, t. V, p. 270, Bibl. imp. — Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.
SCHOONVELDT {LE SEIGNEUR DE). — Escouvevelle (Monstrelet, n° 2684 et 32, La Vallière) ; Sconevelle (id. n° 2683) ; rien dans Saint-Rémy, ni aux n°* 2680 et 5016.
Famille flamande qui portait : d’or à 3 fasces de sinople.
SEMPY (uessiRe CoLiNET DE). — Saint-Py (Monstrelet, n° 2678, et 32, La Vallière) ; partout, sauf aux n° 2680 et 5046.
[1 devait être fils de Jean, sire de Sempy, chevalier, chambellan du roi, bailli d'Amiens, et de N.. de Fricamps. Il fit montre, le 1er septembre 1410, de sa compagnie composée de deux chevaliers bacheliers, quatorze écuyers et treize archers, servant sous Jacques de Heilly, maréchal de Guyenne ‘. — Famille éleinte après avoir eu au moyen-âge beaucoup d'illustration, — Armes : d'argent au lion de sable à la queue fourchue et passée en double sautoir.
SOLRE ET MESSIRE BRIFFAUT, SON FRÈRE (LE SEIGNEUR DE). — Sores (Monstrelet, n° 2684); Saures {id. n° 2678); rien aux n° 2680 et 5016.
On ne trouve de seigneur de Solre à cette époque que Jacques de Berlaymont, chevalier, seigneur de Solre-le-Château, l’un des capitaines de Compiègne pour le duc de Bourgogne, pendant le siége de cette ville, en 14133 ; il était allié à Catherine de Robersart, dont il eut une seule fille, Jeanne de Berlaymont, dame de Solre, seconde femme de Baudouin de Lannoy, dit le Bègue, morte le 30 avril 1499 s. — Iilustre maison flamande qui portait : fascé de vair et de queules de 6 pièces.
SOUICH (FLoripas pu). — Souys (Monstrelet, n° 2678) ; Soins (id. n° 2683) ; rien aux n°° 2680, 2684, 5016, ni dans Saint-Rémy.
Il appartenait à une ancienne famille picarde encore actuellement existante, dont les armes sont : écartelé au 1 et 4 d'argent à 3 aigles de gueules, au % et 3 d’or à 2 bandes de gueules.
{ Dossier origin. au Cab. des titres.
? Monstrelet, ch. 119.
$ Généal. de la maison de Lannoy.