TS
TANCARVILLE (Le comTE DE). — Cité dans toutes les chroniques.
Guillaume IV de Melun, comte de Tancarville, vicomte de Melun, seigneur de Montreuil-Bellay et de Warenguebec, premier chambellan du roi, connétable et chambellan héréditaire de Normandie, grand-bouteiller de France, fils puiné de Jean II de Melun, comte de Tancarville, et de Jeanne Crespin, dame de Warenguebec, Etrepagny et Néaufle. Il assista an siége de Bourbourg avec deux chevaliers et vingt-trois écuyers, en 1383. Le 13 septembre 1386 il fit montre à Amiens avec soixante hommes d'armes pour l'expédition projetée en Angleterre. J1 fut envoyé en Bretagne en 1387 ; l’année suivante il accompagna le roi en Allemagne, et en 1396 il fut prendre possession de l'État de Gênes qui s'était donné au roi, puis il alla à Florence et delà chez Jacques, roi de Chypre et d'Arménie avec lequel il fit un traité d’alliance au nom du roi, le 7 janvier 1397. [1 fut nommé grand-bouteiller de France le 29 avril 140%, et capitaine de Cherbourg avec une garnison de 220 hommes d’armes, le 20 septembre 1404. On l’enterra à l’abbaye du Jard. À une quittance du 14 janvier 1400 est attaché son sceau qui porte : écartelé au 1 et 4 Melun, au 2 et 3 Tancarville ; supports: deux loups ; cimier : une tête de bœuf’. — De Jeanne de Parthenay, sa femme, il n'avait eu qu’une seule fille et héritière, Marguerite, mariée depuis 1390 à Jacques d’Harcourt, comte de Montgommery. Guillaume fut donc le dernier de la branthe aînée de sa maison *. — Le premier auteur connu de cette illustre race fut Josselin, vicomte de Melun en 998. — Armes : écartelé au 1 et & d'azur à 7 besants d’or, 3, 3 et 1, au chef aussi d’or, qui est Melun, au 2 et 3 de gueules à l'écu d'argent à l’orle d'angemmes d’or, qui est Tancarville.
TENCQUES (Le SEIGNEUR DE). — Toucques (Monstrelet, n° 6486) ; rien aux n° 2680, 2684 et 5016.
Pierre pe Tencoves, dit Sarrazin, neveu de Colart de Tencques, grand-écuyer
1 Titres scell. de Clairambault, Bibl. imp.
? p. Anselme, t. V, p.227, et t. VIII, p. 553. — Généal. de Melun, par Courcelles, — id. par Delacour, etc.
de France, plaidait contre Béatrix de Châtillon, veuve de son oncle, en 1404 . 1 n'eut, dit-on, qu’une fille alliée à Malin de Caumesnil, dit Payen, dont elle était veuve en 1493 3. Pierre était issu Qune famille d'Artois qui portait jadis des armes parlantes : d’or à 2 tanches de gueules mises en pal, mais qui avait adopté dès le xive siècle un écu : d'azur à 3 aigles dor.
THIENNES (LE SEIGNEUR DE). — Partout, sauf aux ne 2680 et 5016.
La maison flamande de Thiennes, très ancienne, compte encore des représentanis en Belgique. — Armes : d’or à la bordure d'azur, à l’écusson d’argent bordé d'azur chargé d’un lion de gueules.
TIGNONVILLE (LE SEIGNEUR DE). — Toutes sources, moins Îes n°* de Monstrelet 2680 et 5016.
Guillaume pe Ticnonvizze, chevalier, sire dudit lieu, conseiller et chambellan du roi, prévôt de Paris. Il servait en qualité de chevalier bachelier dans la compagnie du bègue de Villaines, banneret, le 18 août 1388 ?. Le roi Pattacha à sa personne en qualité de chambellan, lui donna 100 francs d’or, le 93 octobre 1391, et lui fit compter par les généraux des aides de Paris 400 francs d’or pour servir à un voyage que Guillaume allait faire « hastement » auprès du pape pour le service du roi, le 30 décembre 1391 *. 11 donna quittance, le 28 novembre 1401, d'un terme de la pension de 500 francs que le roi lui faisait. {Sceau : éeu à 6 mâcles, 3, 2 et 1) 5. Il était prévôt de Paris en 1463 6 et ne l'était plus en 1408 lorsqu’il alla à Florennes en Brabant, avec d’autres commissaires, pour signifier au duc de Bourgogne qui marchait contre les Liégeoïs, que le rei les ajournait ainsi que leur évêque devant son grand cohseil, et pour lui dénoncer aussi les poursuites entamées contre lui par la duchesse d'Orléans 7. Comme il était au nombre des gens de la chambre des comptes que les princes voulaient réformer, il fut arrêté à Amiens (en 1409) par le bailli sur l’ordre des princes, et détenu
t P. Anselme, t. VIIT, p. 669.
# {bid. — Hiet. de la maison de Châtillon, par Du Chesne. 3 Dossier de Villaines, au Cab. des titres, Bibl. imp.
* Dossier origin. au Cab. des tit.es.
5 Clairambault , titres scell. t. CVI, Bibl]. imp.
6 Monstrelet, cb. 13.
T Hbid., cb. 47,
dans l'hôtel du baïlli, mais il fut remis en liberté sur caution et il put aller à Paris peu après ‘. 1l fut l’un des seigneurs chargés par le roi d’aller à Boulogne au devant des ambassadeurs anglais qui yenaient renouveler les trèves, au mois de novembre 1410 *. — Armes : de gueules à 6 macles d’or, 3, 2 et 1.
TORBIS (Lionnez). — Rien aux n°’ 2680 et 5016, ni dans Saint- Rémy.
Ne faudrait-il pas lire plutôt : de Tourbes, famille du Brabant, qui portait : d'argent à la fasce d'azur frettée d'argent, surmontée d’un lion naissant de gueules 3?
TORCY (LE SEIGNEUR DE). — Dans toutes les chroniques et les divers Mss. de Monstrelet, sauf les n°° 2680 et 5016.
C’est Nicolas, dit Colart d’Estouteville, chevalier, seigneur de Torcy, Estoutemont et Beyne, puis de Blainville par son mariage avec Jeanne de Mauquenchy, dame de Blainville, la dernière de son nom, conseiller et chambellan du roi, sénéchal de Toulouse et d'Agen, capitaine des châteaux et ville d’Arques et de Cherbourg. Il était fils aîné de Jean d’Estouteville, seigneur de Torcy, et de Jeanne de Fiennes. Il fit montre le 1er septembre 1374, avec trois chevaliers et seize écuyers, et alla avec cent soixante hommes d’armes assiéger le château de Mortain, aux gages de 150 francs d’or par mois pendant la durée du siége, le 30 avril 1378. Il fut nommé capitaine d’Arques le 20 mai 1379, chambellan du roi en 1386, sénéchal de Toulouse et d'Agen en 1391, et capitaine de Cherbourg en 1415. L’atné de ses fils, Charles, seigneur de Blainville, fut tué avec lui à Azincourt. (Voir au-mot BLAINVILLE). — L'illustre maison d’Estouteville, éteinte dans toutes ses branches aux xv° et xvie siècles dans les familles de Bourbon-Vendôme, de Sainte-Maure, de La Heuse, de Martel de Bacqueville, de Beauvilliers, de Harcourt, de Luxembourg, d’Alègre, et du Bec, était issue, par filiation suivie, de Robert, sire d’Estouteville, dit Grandbois, qui accompagna Guillaume le bâtard à la conquête de l’Angleterre, en 1066 +. — Armes : écartelé au 1 et & burelé d'argent et de gueules de 10 pièces, au lion d’or
{ Monatrelet, ch. 67,
à Ibid., ch. 65.
3 Armor. mss, de Cécille, maréchal d'armes du Hainaut. — Bibl. de l'auteur.
+ P. Anselme. t. VII, p. 88 et suiv.
brochant, qui est Estouteville, au ® et 3 d’azur à la croix d'argent cantonnés de 16 croix recroisetées au pied fiché d’or, qui est Mauquenchy-Blainville.
TRAMECOURT (Jean, Renauo Er N... pe). — Cités dans la généal.
de cette famille, publiée par Saint-Allais dans son Nobil. universel de France, t. IX, p. 1-8.
Jean, Renaud et N.. px Tramscounr, écuyers, frères, étaient l’un troisième, l’autre quatrième et le dernier cinquième fils de Jacques de Tramecourt, chevalier, seigneur dudit lieu, et de Jacqueline Quiéret. Sans alliance. Généalogie suivie depuis Jean de Tramecourt, chevalier, seigneur dudit lieu, en 1200. — Ârmes : d'argent à la croix ancrée de sable.
TREMBLAY (LE vicomte pu). — Partout, sauf dans Saint-Rémy et les n°’ 2680 et 5016 de Monstrelet.
C'était Jean Le Vicomte, écuyer, seigneur du Tremblay, petit-fils de Robert Le Vicomte, seigneur du Tremblay et de Jeanne de Vendôme, dame de Dangeau, qui en 1351 était veuve et remariée à Yvon Cholet, seigneur de La Choletière !. I] avait épousé Jossine d’Estouteville, fille de Colart d’Estouteville, seigneur de Torcy, et sœur de Charles, seigneur de Blainville, tués à Azincourt, avec leur gendre et beau-frère. On pense qu’il eut pour fils Colin Le Vicomte, écuyer, époux de Jeanne du Merle ?. Cette famille fut maintenue dans l’élection de Pont- Audemer, le 21 février 1668. — Armes : d'azur à 3 coquilles d’or.
TRET (LE seeneur ou). — Utrect (Monstrelet n° 2678 et 2683) ; rien aux n° 2680 et 5016, n1 dans Saint-Rémy.
: On ignore à quelle famille il appartenait. La seigneurie du Trait est dans le canton de Duclair, Seine-Inférieure, sur les bords de la Seine.
TRIE (Guizzaume ne). — Source: Un titre de la collection Joursanvault, portant le n° 1565 du catalogue, t. I.
Guillaume pe Taie, chevalier, seigneur de Fontenay, Radeval et Senancourt, fils putné de Renaud de Trie, chevalier, conseiller et chambellan du roi, et de
1 Généal. de Cholet. — P. Anselme.
? Généal. d'Estouteville et du Merle.
Marie de Hangest. Il était en procès, en 1413, avec Mathieu, chanoine de Paris, son frère aîné, relativement à l’héritage de Renaud, leur père. Allié à N... Malet de Graville, dont un fils. Famille éteinte, connue par généalogie suivie depuis Dreux de Chaumont, sire de Trie en 1100 !. — Armes : d'or à la bande d'azur.
VALHUON (Manrecer pu). — Cité dans les Mss. de Monstrelet n°* 2683, 6486, 2681, 32, La Vallière.
En qualité de chevalier il donna quittance des gages de lui et sept écuyers de sa compagnie revue à Ardres, le 1er septembre 1387 ; à cette pièce pend un sceau qui porte un écu fretté à un franc-quartier chargé d’un marteau ?.
VAUDÉMONT {LE comTE DE). — Partout, à l'exception de Fénin.
Ferry de Lorraine, comte de Vaudémont et seigneur de Rumigny, deuxième fls de Jean, duc de Lorraine, et de Sophie, fille d'Eberhard III, comte de Wurtemberg. — Généalogie suivie depuis Adalbert, comte de Metz en 1033. — Armes : d’or à la bande de gueules chargée de 3 alérions d’argent.
VER (Guicvaume DE). — Cité par Guillaume Gruel, dans sa chronique du connétable de Richemond, p. 188.
Guillaume pe Yen, écuyer, seigneur dudit lieu, panetier du roi, obtint délai d'hommage pour ses terres de Ver et de Limerville « pource qu'il est en armes et au service du roi et à sa suite, » le 15 mai 1414. Son fils et son petit-fils s'appelèrent Guillaume comme lui #. — Armes : d’or à 2 fasces de gueules, au chef retrai et denché de même.
VERNEUIL (Le SEIGNEUR DE). — Rien dans les Mss. de Monstrelet, n* 2680, 2684 et 5016 ; cité partout ailleurs. Famille inconnue, 1 P. Anselme, t. VI, p. 677.
3 Titres scell. de Clairambault, t. IX, Bibl. imp.
8 Dossier origin. au Cab. des titres.
VERTAING (uessire Louis De). — Rien aux Mss. de Monstrelet, n° 2680, 2684 et 5016 ; cité partout ailleurs.
Louis oz Venranxe, chevalier, fut un des quatre chevaliers français qui combattirent en 1380, en présence du comte de Buckingham, près de Vienne en Bretagne, contre quatre autres seigneurs tenant le parti des anglais. Il vainquit son adversaire Renaud de Thouars, seigneur de Pozane. Il pouvait être fils d’Eustache de Vertaing, chevalier, et était issu d’Eustache, sire de Vertaing,
chevalier, en 1150. Il avait épousé Isabeau de Rely *. — Armes : de gueules à 3 chevrons d’hermines.
VIEUXPONT (Yves pe). — Viel-port (Monstrelet, n° 2584, 2678, et Saint-Rémy) ; Viesport (id. n° 32, fonds La Vallière) ; rien aux n°’ 2680 et 5016.
Yves pe Væuxpont, chevalier, seigneur dudit lieu, Courville, Neufbourg, | Chailloué, Aron et Pommoy, chambellan du roi et du duc d'Orléans, fils de Jean de Vieuxpont, chevalier, seigneur desdits lieux, et de Jeanne de Vendôme, dame de Louvans. De Blanche d'Harcourt, qu’il avait épousée par contrat du 24 mars 1400, il avait eu cinq enfants. Sa mort à Azincourt est encore constatée par des lettres du roi, du 22 mai 1416, portant prolongation de la faculté de retraire à cause de ses dettes et des hypothèques constituées par lui sur ses biens, tant pour le paiement de la rançon qu’il avait été obligé de payer aux Allemands desquels il avait été prisonnier, que pour la dépense faite dans ses équipages afin de rejoindre l’armée en Picardie. Cette grande maison normande, dont la généalogie était établie depuis Yves de Courville, vivant en 900, est entièrement éteinte *. — Armes: d'argent à 10 annelets de gueules.
VILLAINES (Pierre DE). — Cité par le P. Anselme, t. VII, p. 849; à la généal. de Bueil.
Pierre pe ViLLamnes, chevalier, seigneur dudit lieu et d’Yvetot, chambellan du roi, figure comme chevalier bachelier dans la compagnie de Jean de Villaines, chevalier, revue à Rouen, le 23 septembre 1415 ?. Il était veuf d’une première
1 Le Carpentier, Hist. du Cambrésis. — La Morlière, p. 314.
3 Dossier origin. au Cab. des titres. — Généal. par Chérin, autographe. 3 Dossier origin. au Cab. des titres.
femme dont le nom est inconnu quand il épousa en 1400 Catherine de Bueil. De son premier mariage il avait eu un fils Pierre ! : celui-ci n'eut qu’une fille, laquelle apporta à Guillaume Chenu, son mari, le royaume d’Yvetot acheté en 1401 par son ayeul, celui qui nous occupe, à Martin d'Yvetot %. La généalogie de cette famille qui a produit le célèbre Bègue de Villaines, si renommé sous Charles V et Charles VI, ne commence qu’à 1434 ? : mais, il faut le dire, elle ne mentionne qu’une branche cadette, tandis que celle-ci était l'ainée. — Armes : d'azur au lion d’or, armé et lampassé de gueules.
VILLAINES (Cnarces DE). — Mème source que pour le précédent.
Charles pe Vizcannes, frère puiné du précédent, donne quittance de ses gages et de ceux de neuf écuyers de sa compagnie servant contre les Anglais partout où il plaira au roi, sous les ordres du comte de Vendôme, le 24 août 1415 *. (Sceau : écu à quatre lions, et un franc-quartier écartelé d’un château et d’un lion). Il avait épousé Catherine d’Amboise et ne parait pas en avoir eu d’enfants. Celle-ci . plaidait pour son douaire contre sa belle-sœur, Catherine de Bueil, en 1416 5. — Armes : d'azur à quatre lions d’or armés et lampassés de gueules, au franc-quartier écartelé au 1 et à de gueules à la tour d’or, qui est de Castille, et au 2 et 3 d'argent au lion de gueules qui est de Léon. ;
VILLERS (GuiLaumE DE). — Rien dans Saint-Rémy ni dans les n°° de Monstrelet 2680, 2684 et 5016 ; cité partout ailleurs.
Guillaume pe Vizuers, chevalier, seigneur de Verderonne, donna quittance de ses gages et de ceux de dix écuyers de sa compagnie servant sous les ordres du duc de Bourgogne, le 10 mai 1412. (Sceau : écu semé de croix recroisetées à deux épées en pal brochantes) *. Il épousa Marie de Maïlly, dame de Domart-sur-la- Luce et de Lorsignol, dont suite 7. Famille éteinte. — Armes : d’argent semé de croix recrotselées au pied fiché de sable, à deux épées de mème garnies de gueules, mises en pal.
1 P. Anselme, t. VII, p. 849.
* Armorial des villes, abbayes, etc... de Normandie, par Canel. 3 La Chesnaye-des-Bois.
# Titres scell. de Clairambault, t, CXIIT, Bibl. imp.
# P. Anselme, t. VII, p. 849.
6 Titres scell. de Clairambault, t. CXIV, Bibl. imp.
7 Généal. de Mailly. — La Morlière, p. 145.
VILLERS (Renaur DE). — Mêmes sources que le précédent.
Tous les chroniqueurs le qualifient seigneur de Verderonne : il appartenait donc à la même famille que le précédent et portait les mêmes armes. C'est tout ce que l’on en sait.
WAENCOURT (messe Roniner DE). — Vaucourt (Monstrelet, n° 2684, 2683 et 6486) ; rien aux n°° 2680 et 5016, ni dans Saint-Rémy).
Ï1 devait être fils putné de Jean de Waencourt, chevalier, et d’Alix de Sempy, et frère cadet de Jean, sire de Waencourt, allié à Isabeau d’Ollehain, dont suite.
(Voir pour les armes et la notice au mot WAENCOURT dans la liste des prisonniers).
WALLINCOURT (messiRe JEAN DE). — Ballecourt (Monstrelet, n° 32 fonds La Vallière) ; Vallecourt, (id. n°* 2678 et 2683) ; rien aux n° 2680, et 5016, ni dans Saint-Rémy.
Famille d’Artois, fort ancienne, qui portait: d’or semé de lillettes d'azur, au lion de gueules brochant.
WANDONNE (Azain DE). — Vendosme (Monstrelet, n° 2684, 2678 et 2683) ; rien dans les n°* 2680 et 5016, ni dans Saint-Rémy.
Alain »8 Wanponxe s’enferma dans Arras en juillet 1614 1, et accompagna le comte de Saint-Pol au siége du château de Neuville-sous-Meuse %. [1 faisait partie des hommes d’armes à cheval commandés par Clignet de Brébant, et qui formaient l’aile gauche du premier corps d'armée à Azincourt, et fut tué l’un des premiers 3. Cette famille, qui devait son nom à un village du Boulonnais, est depuis longtemps éteinte. — Armes: de gueules à 3 doloires d’or, les deux du chef adossées.
1 Monstrelet, ch. 198.
2 Ibid., ch. 182.
8 Ibid., ch. 148.
WARGNIES (Le SEIGNEUR DE). — Warignies (Monstrelet, n° 2684) ; Vargines (id. n°° 2678, 6486 et Saint-Rémy) ; rien aux n° 2680 et 5016.
Ce devait être Gilles, sire de Wargnies, chevalier, capitaine de Gravelines, qui servait comme chevalier bachelier dans la compagnie de Hue de Soyecourt, le 19 juillet 1380, et le 1°r septembre 1380 dans celle de Lionel d’Airaines, chevalier. Du 1er octobre au 1° janvier suivant il fit quatre fois montre pour lui seul servant sous les ordres du sire de Sempy, en Picardie. Le 9 mai 1382 on le retrouve dans la compagnie de David de Brimeu, chevalier : enfin, de 1386 à 1389 il ne donne pas moins de vingt-cinq quittances scellées (écu à trois chevrons ; cimier : une hure de sanglier ; supports : deux lions), comme capitaine de Gravelines, pour les gages de deux cents « picquenaires » servant sous ses ordres à défendre la ville !. — Il appartenait à une famille du Hainaut qui portait : de. à trois chevrons de. — On n’a pu retrouver les métaux de cet écu : plusieurs généalogistes assignent à cette famille des armoiries toutes différentes ; mais elles sont en contradiction formelle avec le sceau de Gilles de Wargnies, monument d’une incontestable authenticité.
WARLUZEL (LE SEIGNEUR 0€). — Ballusel (Monstrelet, 32 fonds La Vallière) ; Vallaste (id. n° 2683) ; rien aux n° 2680, 2684 et 5016, ni dans Saint-Rémy.
Cette famille était fort ancienne ; Mathieu de Warluzel était maïeur d'Abbeville en 1206, et Jean de Warluzel, chevalier, vivait en 1210. — Antoine-Médard de Warluzel, chevalier, seigneur dudit lieu, Sombrin, Brétencourt, Waudras, Wocq, et Herimetz, étant veuf et sans enfants à l’âge de soixante ans, adopta par acte passé au château de Walle en Everbecq, le 16 janvier 1676, le plus proche héritier de sa sœur Marie de Warluzel, femme de Thomas de Croix, seigneur de Malaunoy et de Fresnoy ; or, celle-ci n’ayant eu qu'une fille, ce fut donc son gendre, Charles-Joseph d’Hostel, seigneur d’Acren et de Remincourt, qui bérita de tous les biens des Warluzel à la charge de relever leur nom et leurs armes : de sinople à la fasce d'argent, à une bande fuselée de gueules brochant sur Le tout 2.
1 Dossier origin. au Cab. des titres, Bibl. imp. 3 Ibid.
WAUDRINGHEM (AnnouLn pe). —Vaudregen (Monstrelet, n° 2683); Baudrigien (id. 32 fonds La Vallière ) ; rien aux n° 2680 et 5016, ni dans Saint-Rémy.
On trouve un Etienne de Waudringhem, chevalier, servant avec six écuyers à la garde du château de L’Ecluse, en 1390 !, et un Guillaume de Waudringhem, chevalier, servant avec sept écuyers et huit archers sous les ordres du duc de Bourgogne, le 10 mai 141% *. Arnould devait appartenir à la même famille et porter les mêmes armes que l’on remarque sur les sceaux de ces deux personnages, à savoir : de... à une quintefeuille de... au lambel de... en chef.
W AUDRIPONT (GuiiLaumE DE). — Gilles de Waudripont (Monstrelet, n° 2683 et 2684); Waudrixant (id. 32, La Vallière) ; rien aux n° 2680 et 5016.
Famille connue depuis Guy et Yvain de Vaudripont, chevaliers, en 1133. — Armes : d’or à deux lions adossés de gueules.
WAVRIN ET s0N FILS (LE SEIGNEUR DE). — Partout , à l’exception de Saint-Rémy.
Robert De Wavam, chevalier, seigneur dudit lieu, de Lillers et de Malannoy, sénéchal de Flandre, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, était fils de Robert de Wavrin, chevalier, seigneur dudit lieu, et de Marguerite, bâtarde de Flandre. [] avait une pension du duc de Bourgogne de 80 francs par mois, en 1407 : et en 1409 il reçut du même prince, lui sixième, mille écus d'or à partager sur l'argent que les gens de Liége devaient payer ?, en récompense de la part qu’il avait prise à l'expédition contre Liége et de sa conduite à la bataille de Tongres *. En qualité de banneret, il donna quittance pour deux chevaliers, dix-sept écuyers et quinze archers de sa compagnie servant sous le duc de Bourgogne, le 12 juin 1412 5, (Sceau : écu à un écusson ; cimier : une tête de cheval
1 Dossier origin. auCab. des titres.
3 Titres scell. de Clairambault, t. CX, Bibl. imp. 3 La Barre, t. II, p. 124.
* Monatrelet, ch. 47.
8 Titres scell. de Clairambault, t. CX, Bibl. imp.
bridé ; supports : deux griffons). Le roi lui avait adressé une lettre” close pour l’engager à se réunir à l’armée qu’il rassemblait pour combattre les Anglais, en 1415 1. Il avait épousé Jeanne de Créquy, de laquelle il n’avait eu que le suivant:
Robert ne Wavain, chevalier, tué avec son père, sans alliance.
Et une fille, Béatrix de Wavrin, dame de Wavrin et de Lillers, qui apporta à son mari, Gilles, seigneur de Berlettes, les biens de sa maison à la condition de prendre son nom et ses armes, ce qui eut lieu en effet. — Robert de Wavrin et son fils furent inhumés dans l’abbaye de Han, près de Lillers, et sur leur tombe on placa l'épitaphe suivante :
« Cy gistent messire Robert, seigneur de Wavrin, de Lillers et de Malannoy, » chevalier, et messire Robert de Wavrin, son fils et héritier, chevalier, et » trespassèrent ensemble à la bataille d'Azincourt, qui fu lan mil mme et xv, le » xve jour du mois d'octobre. Priez Dieu pour leurs âmes et de tous les trespassez. » Et feist ceste lame faire madame Béatrix, dame de Wavrin, de Lillers et de » Malannoy, fille et sœur desditz trespassez. Priez Dieu pour eulx *. » — Le premier auteur connu de cette noble famille fut Thierry, sire de Wavrin, sénéchal de Flandre, en 1066 ?. Le nom et les armes de Wavrin ont été relevés par la famille de Villers-au-Tertre qui se dit issue d'un puiné des Wavrin *. — Armes : d'azur à l’écusson d'argent.
WERCHIN (messiRe JEAN DE). — Cité parteut, sauf aux n° 2680 et 5016 de Monstrelet ; les n° 32 La Vallière et 2683 le désignent sous le nom du sénéchal de Hainaut.
Jean pe Wencuix, chevalier, seigneur dudit lieu, Wallincourt, Cisoing et Longueville, sénéchal héréditaire de Hainaut, chambellan du duc de Guyenne, fils unique de Jacques de Werchin, chevalier, seigneur dudit lieu, Cisoing et Wallincourt, sénéchal de Hainaut, et de Yolande d'Enghien 5. — En 1403, avec Jacques de Montenay, Tanneguy du Chastel et un écuyer nommé Jean Carmen, il jouta contre quatre Aragonaiïs en présence du roi d’'Arragon *. Il voulut combattre
1 Monstrelet, ch. 145.
? Rec. d'épitaphes, vol. 27, f° 174, Bibl. imp. Mss. ù
3 P. Anselme, t. VI, p. 709 et suiv. — Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.
* La Chesnaye-des-Bois.
# Rec. de généal. mss. par Jean Scobhier, 1. 11, p. 196, au Cab. des titres, Bibl. imp. $ Monstrelet, ch. 14.
devant le roi, à Paris, contre John de Cornwall, anglais, mais le roi l’en empêcha !. Il donna quittance, le 29 octobre 1411, pour lui banneret, onze chevaliers, treize écuyers, quatre-vingt-cinq hommes de trait et « une coupple de trompettes et menestrelz » de sa compagnie qu’il avait amenés à Paris sur la demande du duc de Bourgogne pour chasser du royaume « les ennemis qui sont à Saint-Denys. » Il accompagna le roi au siége de Bourges avec dix chevaliers, soixante-deux écuyers et soixante-cinq archers, en 14122, et fut l’un des chefs du corps d'armée qui sous les ordres de Boucicaut tenta d'opérer une diversion pendant le siége d’Harfleur 3, À ses quittances pend un sceau billeté à un lion ; cimier : une queue de paon ÿ supports : deux aigles au vol abaissé. Un chroniqueur contemporain s’exprime ainsi à l’occasion de sa mort à Azincourt : « parmi les nobles étrangers dont on déplora la perte se trouvaient quelques chevaliers du Hainaut et entre autres le sénéchal de ce pays qui par sa vaillance éprouvée et par ses exploits dans diverses contrées avait mérité d’être appelé la fleur des braves +. » — Si Jean s’était marié, on ignore le nom de sa femme, el en tout cas il n’eut pas d'enfants et fut le dernier de son nom : il eut pour héritières ses sœurs, Jeanne de Werchin, femme de Henri de Melun, qui n’en eut pas d'enfants, et Philippe, dame de Werchin, Cisoing, Wallincourt et Longueville, devenue seule légataire, femme de Jean de Barbençon, seigneur de Jeumont, dont les descendants devinrent, à cause de cette alliance, seigneurs de Werchin et sénéchaux héréditaires du Hainaut #. — Guillaume, sire de Werchin, chevalier, vivait en 1098, et la généalogie suivie était établie depuis Jacques de Werchin, sénéchal de Hainaut en 1290. — Armes: d'azur semé de billettes d'argent, au lion de méme, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout.
WIGNACOURT (Rogerr DE). — Source : Tableau généal. et histor. de la Noblesse, par le comte de Waroquier, t. I, p. 132.
Robert De WignacourT, fils puiné d’Otte de Wignacourt, chevalier, seigneur
3 Monatrelet, ch. 98 et titres scell. de Clairambault, t. III, Bibl. imp.
$ Monstrelet, ch. 149, et Saint-Rémy, ch. 57.
# Chron. du religieux de Saint-Denis, t. V, p. 578.
& Jean Scohier, déjà cité. — Rec. de généal. mss. au Cab. des titres, no 486, f° 178,
et suiv. — Rec. de généal. mss. par C. de Coupigny, f° 479, n° 14354, fonds français, Bibl. imp. Mss. — Le Carpentier, Hist. du Cambrésis.
Em — + pa
dudit lieu, Ligny, Hurtebize, et de Jeanne Baudrelicque. Sans alliance. — Généalogie suivie depuis Huon, seigneur de Wignacourt, et Charlotte de La Viefville, sa femme, en 1200. — Armes : d'argent à 3 fleurs de lys au pied nourri de gueules.
WISSOCQ (PmiLipre DE). — Cité par M. Roger dans le travail sur la bataille d'Azincourt extrait du Puits Artésien, année 1837, p. 381 et suiv. dont il a publié des fragments dans sa Bibliothèque historique de la Picardie et de l’Artois.
Philippe ne WissocQ fut le frère d'Antoine de Wissocq, chevalier, seigneur de Gapennes, chambellan du duc de Bourgogne, et gouverneur d’Aire, allié à Jossine de Ghistelles, et le fils puiné d'Antoine de Wissocq, chevalier, et de Jacqueline de Saveuse, fils lui-même de Jean de Wissocq et de Marie de Gherbode avec qui commence la généalogie suivie !, [1 fut enterré dans l’église de Sainte-Aldegonde, à Saint-Omer. Hue de Wissocq, chevalier, vivait en 1273. — Armes : de gueules à la fasce d’argent accompagnée de 3 lozanges d'or.
1 Rec. de généal. mss. par C. de Coupigny, 14364 fonds français, © 433, Bibl. imp.
PRINCES