‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 125 sur 149 · RÉINTÉGRATION PENDANT LES CENT-JOURS · texte numérisé non relu

RÉINTÉGRATION PENDANT LES CENT-JOURS

une pension en justifiant de 24 ans et demi de services; il est appuyé dans sa réclamation par les administrateurs actuels de l’École. Il fut, en juillet 1789 , le fondateur de l’établissement que bientôt on organisa sous le nom d’institut de musique et qui depuis a été connu sous la dénomination de Conservatoire. D’après l’article de la loi du 16 thermidor an III, il aurait droit à une pension de 5 800 francs, mais cette somme semble toutefois trop forte dans l’état des choses. Le Ministre secrétaire d’État de l’Intérieur croit devoir proposer une pension en faveur du sieur Sarrette, qui a de la famille et qui s’est retiré avec peu de fortune. Mais il ne porte cette pension qu à 3 000 francs, payables sur les fonds du Trésor public a partir du i cl janvier de l’année courante.

C’est en ce sens qu’il joint à la présente note un projet d’ordonnance, que Sa Majesté est suppliée de revêtir de son approbation.

Paris ce 24 février i8i5.

L’abbé de Montesquiou '

L’ordonnance fut rendue le 15 mars, et, comme un coup de foudre,

Napoléon I er , de retour de l’ile d’Elbe, arrivait à Paris le 21. Deux

jours après, le Ministre autorisait Sarrette à reprendre la direction

du Conservatoire : r

23 mars i8i5.

Le Ministre de VIntérieur à M. Sarrette.

Monsieur, je vous autorise à reprendre dès aujourd’hui la direction du Conservatoire de musique et de déclamation.

Vous ferez toutes les dispositions nécessaires pour assurer la régularité du service et pour qu’il n’y ait point de lacunes dans les études.

Je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Carnot 1 2 .

Puis, le 26, l’Empereur signait un décret annulant l’ordonnance royale du 28 mai 1814 qui avait enlevé leurs fonctions aux commissaires impériaux, ainsi que les ordres donnés le 28 décembre pour la suppression du Conservatoire et la désaffectation des bâtiments.

Le 29 mars 1815 se faisait la réintégration du directeur et la reprise de possession des locaux, que le Moniteur du 31 annonçait en ces termes :

Le Conservatoire impérial de musique et de déclamation, qui avait été privé des localités qu’il occupait en vertu des lois et décrets de S. M. 1 Empereur, en a repris possession le 29 mars. M. Sarrette a repris ses fonctions de directeur.

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