‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 15 sur 149 · CÉRÉMONIES PUBLIQUES · texte numérisé non relu

CÉRÉMONIES PUBLIQUES

versent Paris escortées par des gardes avec tambours et « musique », une députation composée du Maire et des représentants de la Commune se rend à Versailles le 25 août, jour de la Saint-Louis, accompagnée d’un détachement de 150 hommes de la garde nationale et de « douze musiciens' » ; mais rien n’indique positivement, dans les documents qui nous fournissent ces renseignements, s’il s’agit de la phalange de Sarrette, qui faisait encore partie du district des Filles- Saint-Thomas.

Elle fut très vraisemblablement à la cérémonie do la bénédiction des drapeaux de la garde nationale, qui eut lieu à Notre-Dame, le 26 septembre 1 2 3 4 5 6 ; toutefois elle n’y remplit pas encore le rôle qui lui échut plus tard dans les fêtes nationales. Les comptes de dépenses nous apprennent que le citoyen Rey, maître de musique de l’Opéra, reçut 2 626 livres 6 sous pour les musiciens employés sous sa direction; d’autre part, Lecoq, Leroux aîné et Rousseau jeune eurent à partager 516 livres entre 43 autres musicie ns, à raison de 12 livres chacun 8 . Les « instruments militaires à la messe chantée le 20 décembre à Saint-Étip' ignorons quels furent les exécutants '.

Pour Tannée 1790, les hypothèses cessent en Le 26 janvier, on échangea les drapeaux des anciéng-jgar^èS françaises contre ceux de la Commune; la musique de la garde nationale ouvrait la marche 8 . Elle assista au Te Deum du 14 février à Notre- Dame 0 ; quant à sa présence à la prestation du serment civique des citoyens et citoyennes du district des Filles-Saint-Thomas, qui se fit solennellement le 20 du même mois à Saint-Roch, avec le concours des artistes de la Comédie italienne et de l’organiste Balbatre 7 , rien

1. Procès-verbaux de 1 Assemblée générale des représentants de la Commune de Paris, 25 juillet 1789-8 octobre 1790. (Bibl. nat., Lb'°, 20, t. II, séance du 23 août, p. 42.)

2. Le procès-verbal constate que rassemblée des électeurs fut introduite dans 1 église au bruit des tambours et « autres instruments militaires ». (Ibicl., t. III, p. 17.) Un peu plus tard, la Chronique de Paris , parlant des œuvres de Gossec, rappelait « ses symphonies militaires, lors de la bénédiction générale des drapeaux de la garde nationale » (N° du 22 septembre 1791, p. 1067).

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