‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 23 sur 149 · La Chronique de Paris du 7 novembre 1791, p · texte numérisé non relu

La Chronique de Paris du 7 novembre 1791, p

2. Recueil de pièces à opposer à divers libelles (An X), 1802, p. 18, note 1.

3. Recueil , loc. cit. Cette lettre est signée : La Rochefoucauld, président, Anson, vice-président, Germain Garnier, J.-L. Brousse, Davous, Demeunier.

4. Aux termes de ladite loi, les officiers servant avec appointements dans la garde nationale de Paris, non remplacés (replacés), devaient jouir, pour retraite, d’autant de trentièmes parties de leurs appointements qu’ils avaient d’années de service.

tibles d'obtenir la pension de retraite conformément à ladite loi; je vous'en ferai expédier incessamment le brevet à l’adresse que vous voudrez bien faire remettre dans mes bureaux.

Le Ministre de la Guerre ,

De Narbonne.

La cause du retard apporté à la délivrance du brevet est indiquée par cette annotation en tète de la minute : « Cette retraite a été oubliée dans le travail général concernant les retraites accordées aux officiers de la garde nationale soldée 1 . »

Sans situation officielle, directeur et musiciens continuèrent néanmoins leur service, et pendant la durée des démarches ils eurent l’occasion de se faire entendre et d’intéresser davantage le public 2 . Plusieurs d’entre eux prirent part aux concerts du Lycée des Arts. Après divers morceaux d’ensemble (airs de Gluck), Gebauer, Simon, Lefèvre et Horace exécutèrent un trio (sic) pour clarinette, cor et basson, composé par Gebauer; Frédéric Duvernoy joua un morceau de cor de sa composition avec accompagnement de violon et de basse, et des airs de Gossec, pour musique militaire, terminèrent la séance. La Chronique de Paris (n° du 23 janvier 1792, p. 90), en donnant ces détails, ne manqua pas de faire ressortir le talent de ces instrumentistes et d en tirer argument en faveur de leur groupe :

Le mérite de cette exécution se présume aisément, quand on pense que les premiers talens de l’Europe, peut-être, en instrumens à vent, contribuoient au plaisir des auditeurs, et nous saisissons avec empressement cette occasion de rendre hommage au zèle que la musique de la garde nationale n’a cessé de montrer dans toutes les fêtes publiques, et d'inviter TAssemblée à fixer parmi nous un établissement plus dispendieux, nécessaire, digne d’un grand Empire, et dont les membres ont, pendant la Révolution, réalisé plus d’une fois la fable des Orphées et des Linus, dont les accords calmoient les Ilots d’un peuple irrité 3 .

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