‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 33 sur 149 · ÉTAT NOMINATIF DU PERSONNEL · texte numérisé non relu

ÉTAT NOMINATIF DU PERSONNEL

tcmbre i 8 o 3 ; “Kenn 17 (Joseph), cor ; **Lefèvre 48 (Louis), clarinette, rentré en 1824 ; * Leroux (Gabriel), solfège; ** Mathieu (Jean), serpent; Ozi 19 (Étienne), basson; *Pagniez 20 (Jacques), solfège, administrateur en 1794; *• Schneitzhœffer 2 ' (Jacques), flûte et hautbois, entré le i er janvier 1792; *’Schwent (Guillaume), cor, solfège; ‘Schwent (Philippe); ** Simrock 22 (Henri), cor, solfège; “Solére 23 (Étienne), clarinette; Stiglitz 2} (Georges), mort en septembre-octobre 1796; Tulou 23 (Louis ?), basson, décédé le 5 mars 1799 (?); ‘ Vandenbrœck 215 (Otlion), solfège, cor; * Vauchelet 27 (Nicolas), trompette (?) ; “Veillard 28 (Gaspard), serpent, basson, entré le i cr octobre 1790, réformé en l'an X, rentré comme professeur de solfège en Tan MIL Professeurs de 2 e classe , 700 1 . : * Adrien (Ferdinand), solfège; * Delcambre (Pierre); ’ Gebauer (Michel), hautbois (?), en 1792; 'Horace 29 (Étienne), en 1792, décédé en Lan VIII; ‘Jérôme (P.-Claude); ’Laloire (Marie); *Layer 3,) (Antoine), clarinette; ** Le Gendre 31 (Arnauld), solfège, clarinette; * Paillard 32 (Jean), cor (?): Voisin (Louis), clarinette, jusqu’en juillet 1796.

Professeurs de 3 e classe , 600 1 . : ’Angée 33 (Pierre); “Hardouin (Gabriel), trompette; *Miolan 3i (Félix), hautbois (?) ; ’Paocher (François); ‘Rochetin 33 (Nicolas); ’ Sarazin 30 (P.-Marie), basson (?); *Schreuder (Frédéric).

Hostié (Jean-Marie), décédé le i3 mai 1794 (remplacé par Charles Duret le 20 mai).

L’effectif total de la musique se composait donc des quatre membres du cadre supérieur chargés de radministration et delà direction musicale, et de 54 exécutants. Si nombre d'entre eux n’ont occupé qu’une modeste situation, il en est d’autres dout le nom est assez fameux dans les annales de la musique, pour que nous soyons dispensé de le souligner. Augmentés des 13 « supplémentaires » adjoints à l’Institut national le 21 novembre 1793 (v. p. 52) et de quelques professeurs de l'École de chant, ils furent admis de droit

1789, à Feydeau en 1792, à l’Opéra en l’an VII. — 17. A l’Opéra, de 1788 à 1808.

— 18. A l’Opéra, de 1795 à 1824. — 19. Au Concert spirituel en 1777, chapelle royale, musique du duc d’Orléans en 1783, à l’Opéra, de l’an VII à 1806. V. le Magasin de Musique , etc. — 20. Violoniste au théâtre Beaujolais jusqu’en 1789, à l’Opéra de 1789 à 1820. — 21. À l’Opéra (hautbois et flûte), de 1789 à 1820. —

22. Corniste au théâtre Louvois, à Beaujolais, Montansier et à l’Opéra en 1792. —

23. Clarinette au régiment de Champagne, de 1767 à 1779, musique du duc d’Orléans, Concert spirituel en 1784, chapelle du roi, à l’Opéra de 1802 à 1816. —

24. Contrebasse à l’Opéra en 1792. — 25. (Jeun-Pierre), basson à l’Opéra en 1780.

— 26 . Théâtre de Monsieur en 1789, Feydeau, Opéra de 1792 à 1816. — 27. Trompette à Feydeau, en 1794. — 28. Musique des gardes françaises le 21 février 1771, à l’Opéra jusqu’en 1813. —29. Aux gardes françaises, trompette à Feydeau en 1794.

— 30. Un clarinettiste de ce nom au théâtre Italien en 1794, un bassoniste à l’Opéra en 1795. — 31. Clarinette au théâtre de la Cité en 1794, chef du pensionnat du Conservatoire en 1827. — 32. Aux gardes françaises (cor), à l’Opéra de 1791 à 1816.

— 33. Aux gardes françaises. — 34. A l’armée du prince de Coudé, à Londres, à l’armée du M is de Sombreuil, hautbois à l’Opéra de 1792 à 1819, père de M mo Carvalho. —35. Aux gardes françaises en 1794, au lycée des Arts. — 36. En 1794, un bassoniste de ce nom aux Variétés amusantes.

dans le personnel du Conservatoire en 1795 et ne cessèrent leurs fonctions qu’en conséquence des réductions budgétaires de l'an VIII (noms précédés d'un astérisque) et de Tan X (noms précédés de deux astérisques); quelques-uns seulement disparurent pour un cas fortuit mentionné après leur qualité. Il en est qui furent réadmis, quand se produisirent des vacances ou augmentations dans le corps enseignant.

§ I. Période de Novembre 1793 a Février 1794 .

Création : Une députation du Conseil général de la Commune de Paris présente à la Convention les musiciens de la garde nationale , discours de l'orateur de la municipalité; Sarrette lit une pétition , texte ; intervention de Chénier ; Sarrette proteste du patriotisme et du civisme des musiciens ; débat sur la rédaction du décret , adoption du texte de Chénier ■ décret instituant un Institut national de musique (18 bruni, an 11-8 nov. II93). l.es musiciens sollicitent de la Commune un bonnet rouge, en témoignage de leur civisme (18 brumaire-8 novembre) ; ils assistent à la fête de la Raison organisée par le corps municipal (20 brumaire-ÎO novembre ). Exercice-concert du 30 bruni, an II(20 nov.) au théâtre Feydeau : programme , discours de Sarrette , comptes rendus. Admission de 13 musiciens supplémentaires, dont Méhulj Lesueur , Kreutzer , etc.; leur traitement (21 nov.). Réquisition des musiciens (5 décembre ) ; ils demandent le dépôt de la musique et des instruments des émigrés (17 décembre).

Autre fête de la Raison à Notre-Dame (20 frimaire-10 décembre ); fête des Victoires à l'occasion de la reprise de Toulon (10 nivôse-30 décembre). 1794 : Pension de retraite accordée a Sarrette (18 nivôse-I janvier) ; modicité de ses ressources. Création du Magasin de musique à l'usage des fêtes nationales , subventionné par le Comité de Salut public (10 janvier-15 février). Sarrette est nommé membre de la Commission temporaire des Arts ; il démissionne (23 février).

Situation équivoque de la. musique de la garde nationale : la ville de Paris et l Etat: la transition ; mesures provisoires pour le fonctionnement de l lnstitut national (19 mars-23 avril).

Ses rapports établis avec le Gouvernement, Sarrette crut le moment opportun pour tenter, auprès de la Convention, une démarche en faveur de la musique de la garde nationale, démarche à laquelle il parvint à associer la Municipalité parisienne, et à laquelle il avait évidemment intéressé M.-J. Chénier, l’un des représentants du peuple, dont plusieurs hymnes avaient été mis en musique par Gossec et exécutés sous sa direction, on s’en souvient.

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