ACCUSATIONS
sait partie du Comité révolutionnaire de la section de Brutus — où était le siège de la musique de la garde nationale — depuis le mois d avril (1793?), et qu'il fut réélu le 7 septembre, avec le signataire 1 . Cependant il y paraissait peu, et suivait préférablement la Commune, le Comité de Salut public, le Comité de Sûreté générale et le Comité d’instruction publique; « il en parle souvent », ajoute Chevalier. N’était-ce pas là que s’agitaient les intérêts de la musique de la garde nationale ?
Il se montre avec zèle « pour la débâcle des prêtres et des églises », dit-il encore, en citant cet exemple :
Quelque teins après les premiers mouvemens sur les prêtres, il vient au Comité révolutionnaire lui témoigner le désir qu'il auroit que le Comité lui donne une espèce de recommandation pour obtenir du Comité de Sûreté générale la mission d'aller à Gagny, village situé près du Reincy, où son ami Gosset le musicien a une maison de campagne. Le Comité cède à scs instances ; il part pour Gagny avec un détachement de la force armée de cette section, va établir un comité de surveillance à Gagny et fermer l’église. Quelque tems après il annonce que les préjugés religieux fermentent dans le village, il obtient les pouvoirs du Comité de Sûreté générale, va prêcher et arrêter l’ancien curé.
Toujours au dire de Chevalier, les nobles n’étaient pas plus épargnés que les prêtres :
Membre d’une Commission de l’assemblée générale de la section pour diriger les travaux du temple de la Raison, il est allé chez Le Normand d’Étiole 2 , rue du Sentier, lui demander de l’argent pour cet objet, tandis que le sergent-major de la force armée avait la mission de faire une collecte pour cet objet. Lenormand lui offre 6oo livres; Sarrette est étonné de la modicité de cette somme, Lenormand tout tremblant lui donne i 200 livres.
d’aristocrates, mais ne l’étant pas lui-même; il n’était pas non plus compté parmi les révolutionnaires. Par contre, le Comité le regardait comme un aristocrate, compromis dans les intrigues de Roland. Yeny le considérait comme un des dénonciateurs de Sarrette (v. p. 66, note 1). Nous déterminons approximativement la date de l’écrit de Chevalier, par la mention qu’il fait de la nomination de Sarrette comme membre de la Commission conservatoire des Monuments et des Arts.
1. Peu de temps avant son incarcération, Sarrette résigna ces fonctions pour les motifs indiqués dans sa lettre à l’assemblée générale de la section : « J'ai plu- « sieurs fois olfert ma démission de membre du Comité de Surveillance, motivée « sur les fonctions que je remplis de commandant de la musique de la garde na- « tionale, en conséquence de l’arrêté du Comité de Sûreté générale en date du a 28 ventôse (18 mars), portant que les membres d’un Comité de Surveillance ne a pourront remplir d’autres fonctions que celles qui leur ont été déléguées par les « lois de leur institution. Je donne ma démission motivée sur cet arrêté, attendu « que je suis commandant de la musique de la garde nationale. »