SOLLICITATIONS POUR SA MISE EN LIBERTÉ
séances, que ce n’est que depuis cette époque que Chardin, Sarrette et Duperou ont été arrêtés, que le tribunal révolutionnaire, aïant rendu la justice la plus éclatante à l’innocence de Chardin, présumant que les arrestations de Sarrette et Duperou sont les suittes de la même intrigue, l’assemblée générale n aïant rien a reprocher à ces citoiens et particulièrement à Sarrette qu elle a toujours vu avec elle dans la route du patriotisme, étant convaincue que les Comité de Salut public et de Sûreté générale ne veulent sévir que contre les ennemis de la Révolution,
Arrête qu une députation de dix de ses membres se transportera aux dits Comités a 1 effet de reclamer Sarrette et Duperou dans le cas où les inculpations dirigées contre eux ne seroient pas fondées, et dans le cas contraire, d’inviter ces Comités d’en accélérer le jugement.
Au surplus, 1 assemblée générale, afin de mettre au plus grand jour la vérité de ce qui s’est passé dans ses séances des 5 , io, i5 et 20 germinal (25, 3o mars, 4 et 9 avril), offre de mettre sous les yeux des Comités, même de l’accusateur public, les procès-verbaux de ces dites séances.
Elle nomme à cet effet pour ses commissaires les citoiens Bedel, Yeny, Môussard, le Poutre, Courouble, Caron, Montigneul, Amelingue, Maisoncelle et Dufay, auxquels elle donne tous pouvoirs à ce nécessaires.
Laroche, secrétaire de Rassemblée générale.
Soit négligence, soit indifférence ou surcroît d’occupation occasionné par les affaires de conspiration rappelées au début de ce chapitre, aucune solution n’intervenait. N'obtenant pas satisfaction aussi promptement qu’il le désirait, Veny changea ses dispositions :
1 intérêt privé n avait aucune action ; il invoqua l'intérêt public, les besoins du service de la musique militaire et de l'Institut. Précisément un arrêté du Comité de Salut public, rendu en séance le 3 floréal an II (22 avril 1794), à laquelle assistaient Barère, Carnot, Couthon, C.-A. Prieur, Collot-d’Herbois, Billaud-Varennes, Robespierre, R. Lindet et Saint-Just, ordonnait l’envoi à l’armée du Nord, de la compagnie de musique organisée pour l’armée de l’Ouest et la formation d’une nouvelle compagnie de musiciens, destinée à l’armée du Nord, dans les mêmes conditions que la première. Cet arrêté portait en outre que le « commandant de la musique de la garde nationale de Paris » continuerait de correspondre avec la première de ces compagnies et lui ferait passer les objets de musique et d’instruments dont elle aurait besoin 1 .
Saisissant l’occasion qui s’offrait, Veny se hâta d'informer l'un des membres du Comité des embarras résultant de l’absence de