‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 63 sur 149 · ADJONCTION DE MUSICIENS POUR LES FÊTES · texte numérisé non relu

ADJONCTION DE MUSICIENS POUR LES FÊTES

l’Institut qui se sont transportés dans les 48 sections, pour enseigner au peuple l’hymne de Viala et Bara 1 ». Là, croyons-nous, se borna la tentative : la fête projetée, plusieurs fois remise, n’eut pas lieu (v. p. 92), et plus tard, l’on ne songea plus à mêler le peuple aux artistes-exécutants ou du moins, si l’idée revint à quelques-uns, il n’y fut pas donné suite en ce qui concerne les hymnes proprement dits.

En décrétant le culte de l’Être suprême, la Convention avait institué plusieurs fêtes annuelles, et des événements imprévus en firent naître beaucoup d’autres.

Moins d’un mois après, le 11 messidor (29 juin), à la nouvelle de la victoire de Fleurus, la Convention ordonnait la célébration des succès remportés par les armées de la République et chargeait l’Institut national de musique d’exécuter le soir même, dans le jardin du palais national (Tuileries), des chants civiques. On lui demandait là une improvisation, comme il en eut souvent à faire par la suite, d’ailleurs. A si bref délai, il ne put être question que d’un concert composé des morceaux du répertoire courant; pourtant Catel écrivit, sur des strophes de l’Ode patriotique de Lebrun qui pouvaient s’appliquer à la circonstance, son Hymne à la Victoire sur la bataille cle Fleurus 2 . On entendit aussi, par des chœurs nombreux, l’Hymne a VÊtre suprême et l 'Hymne des Marseillais.

En prévision des fêtes du 14 juillet et du 10 août, Sarrette s’était fait autoriser, par un arrêté du Comité de Salut public, en date du 15 messidor (3 juillet), dont nous avons donné le texte dans Musique exécutée aux fêtes nationales (p. 65), à s’adjoindre les musiciens et chanteurs des spectacles de Paris, nécessaires à la formation d’un orchestre nombreux pour les concerts du peuple, moyennant une indemnité à fixer, et à faire toutes les dépenses occasionnées par les fêtes et concerts : copie, réparations d’instruments et musiciens pour la danse 3 ...

Dès le lendemain, Sarrette se trouva dans l’obligation de mettre à profit cette autorisation; Barère ayant annoncé à la Convention les nouveaux succès remportés par les armées du Nord et de Sambre-

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