‹ B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamationChapitre 86 sur 149 · C. P. Le Conservât, de musique · texte numérisé non relu

C. P. Le Conservât, de musique

Dans le principe, lorsqu’il y avait lieu à concours, « les candidats « se présentaient et exécutaient séparément devant neuf professeurs, « dont la majorité était choisie dans le genre de l’instrument, et le « complément parmi ceux qui réunissaient le plus de connaissances « relatives ». Ensuite les admissions avaient été faites sur la présentation du commandant de la musique, par « l’administration de police et de garde nationale », sous l’inspection immédiate de laquelle la musique de la garde était placée; enfin, depuis le 0 thermidor, il n’avait été fait aucune réception.

Sur le second point, l’Institut répondait :

La musique pour les fêtes a toujours été soumise, avant l’exécution, soit à l'administration de police, soit à celle des travaux publics de la commune de Paris, dans les premières fêtes civiques, soit au Comité de Salut public depuis le mois de germinal jusqu'au 9 thermidor (31 mars-28 juillet 179'»); soit enfin au Comité d'instruction publique ou à la Commission d’instruction publique depuis le 9 thermidor.

Des décrets de la Convention ont parfois désigné les auteurs*.

Lorsque la musique de la garde nationale ou l’Institut recevaient des poèmes des autorités ci-dessus dénommées, l’administration en confiait la composition de la musique à Gossec, à Méhul, à Lcsueur, à Cherubini.

Cet envoi de renseignements complémentaires fut une nouvelle occasion pour les administrateurs signataires : Gossec, Cherubini, Pagniez, Sarrette, Frédéric Duvernoy, Méhul, Devienne et Delcambre, de réitérer leurs desiderata :

Sans organisation, l’Institut a soutenu l’art de la musique abandonné; il a consacré tous ses moyens à l’exécution des fêtes nationales, toutes ont dû leur éclat à la musique.

Enfin les résultats prouvent incontestablement que toutes les mesures employées par l’Institut ont été bonnes. Le principal est la réunion complète des meilleurs artistes en tous genres formant actuellement l’Institut national dont la souche n’était au i4 juillet 1789 que les débris du corps de musique du régiment des gardes françaises 2 .

Trois jours avant la demande d’explications supplémentaires, le 2 ventôse an 111 (20 février 1795), Sarrette, las sans doute des délais sans cesse apportés à la proposition des mesures d’organisation, se présentait à la Convention avec une députation de l’Institut, pour lui exposer ses doléances et demander d’ordonner que le rap-

1. V. quelques ordres de ce genre dans Le Magasin de musique , etc., p. 73, 74.

2. Rapport n° 73. 2 e section, bureau des Musées. (Arch. nat., F' 7 , 1068.)

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