Chénier, suivant le Moniteur
2. Procès-verbal.... manuscrit (Arch. nat., C. 335); id. imprimé, t. LVI, p. 27-28.
3. Nous l’avons trouvé parmi d’autres documents de même nature n aidant en aucune façon à l’identifier. Sans date, ni indication le reportant a 1 une des démarches connues, seule la concordance du texte avec le résumé du procès-verbal et celle du temps indiqué au 6« g (16 mois depuis le 21 brumaire an II), en faisaient tout d’abord connaître l’origine. La reproduction de plusieurs fragments par quelques journaux établit positivement que cette pétition est bien celle qui fut lue a la séance du 2 ventôse.
besoin, déjà plusieurs artistes de mérite Pont abandonné. Les fêtes nationales seront désormais privées de ses charmes, et la chute des théâtres est inévitable, si votre sagesse ne vient au secours de cet art consolateur, pour lequel rien encore n'a été fait.
Organisez enfin l’enseignement de la musique, le génie français vous promet des succès rapides, et d’innombrables artistes se formeront pour chanter les vertus sociales dans les théâtres publics, la liberté dans les fêtes du peuple, et les triomphes de la République au milieu des armées qui versent leur sang
pour elle. , . ,
Le 21 brumaire an 2 e , la Convention nationale décréta le principe de 1 etablissement d'un Institut national de musique dans la commune de Paris, cl, par le même décret, son Comité d’instruction publique fut chargé de lui présenter le mode d’organisation de cet établissement. Depuis seize mois, les travaux de la Convention n'ont pas permis qu elle s’occupât de cet objet.
Les artistes ont soutTert de ce retard; mais ils n’ont pas été moins actifs et moins zélés à soutenir, de tous leurs moyens, cet art abandonné à leurs soins. Les élèves qu'ils ont formés depuis 1789, pour les armées de la République, pour l’École de Mars et pour l'exécution des fêtes publiques, sont la preuve de
leur amour pour la liberté. .
Ce n’est point leur intérêt particulier qui les a dirigés; ce n'est pas lui qui les porte à appeler votre attention sur cette fraction nécessaire de l’instruction publique; ils 11e voyent que l'intérêt national; ils ne désirent que la conseivation et la propagation de leur art.
Us demandent : 1» que la Convention se fasse faire le rapport sur l'organisation de l’Institut national de musique, décrété le 21 brumaire an 2 e ; 2» quelle renvoyé à son Comité d Instruction pubUque l’examen de cette question : « Convient-il de former de pareils établissemens dans les grandes communes de la République? »
Au nom de l’Institut national de musique, Sahhi'.tte, Gossec 1 .
Ce rappel était juste et très probablement concerté. Les relations de M.-J. Chénier avec Barrette sont avérées; quoi de surprenant, dès lors, à ce qu’ils se soient entendus pour hâter une solution trop longtemps attendue? La lecture terminée, Chénier rappela que 1 Institut avait été plusieurs fois utile à la liberté, et qu’il fallait convenir que l’on avait mis « quelque négligence à fonder d une manière positive cette institution 4 ». En demandant le renvoi au Comité d’instruction publique et en annonçant qu'il était prêt a faire le
1. Arch. nat., D, XXXVIII, 2. — Le Moniteur du 5 ventôse (23 février) donne ce texte moins les gg 1, 3, 5; il est reproduit in extenso par le Journal des Débats et des Décrets , p. 24. C’est par erreur qu’aux gg G et 9 est indiquée la date du 21 brumaire; le décret dont il est question est du 18 de ce mois (v. p. k'i).
~ 2. Journal des Débats et des Décrets . loc. cit.