‹ Babeuf et le parti communiste en 1796Chapitre 7 sur 9 · IT · texte numérisé non relu

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DE GRENELLE

du Roi se présentèrent, en 1815 pour s’assurer de lui. Toutes les polices du Royaume furent un moment découplées à sa poursuite. On le signalait chez des parentes, les demoiselles Bebel, à Bar ; chez Courtois, un ancien collègue, à Rambluzin; à Triaucourt, Maugarni, Vavincourt, Ravoye, Vienne-la- Ville, Courupt, auNeufour. Tout le département de la Meuse, les Ardennes, la Marne, furent explorés, battus, fouillés, jusqu’au jour où l’abbé Degrelette, un « respectable prêtre de Nancy, » fit connaître, qu’une sœur de Drouet, religieuse de Saint-Charles, lui avait confié que son frère le conventionnel était mort secrètement à Sainte-Menehould et se trouvait enterré dans une cave. Ce qui termina les poursuites.

Dans la ville de Mâcon, vers la même époque, un pâtissier vint s’établir, qui portait le nom de Maërgesse. Ce pâtissier, dans la journée, ayant des loisirs, allait chez un voisin, vieux gentilhomme, un peu cacochyme, faire la lecture des dernières feuilles royalistes. A l’occasion, il servait de jardinier, remuait la terre, soignait les pelouses, traçait des allées.

Un jour, Maërgesse mourut. La femme qui vivait avec lui, une allemande, originaire de Creuznach, vint sur le soir, à la Mairie, dévoiler que le pseudo Maërgesse s’appelait Jean-Baptiste

L’ATTAQUE DE GRENELLE

Drouet, natif de Sainte-Menehould, étant bien le fameux régicide, l'homme de Varennes.

Cette femme parlait mal, avec un fort accent tudesque. D'employé de l'État- Civil, qui tenait le registre des décès, comprit de travers, inscrivit Troué, né à Menoue.

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