‹ Babylone et la ChaldéeChapitre 52 sur 92 · PL VI · texte numérisé non relu

PL VI

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HILLAH.

HILLAH.

La ville moderne qui s'élève aujourd'hui sur les ruines de Babylone, Hillah, fut fondée par Seifeddaulet, vers l'an 1100 après J.-C.

Hillah, selon M. Oppert', était un quartier de Babylone, probablement celui qui était habité par la population ouvrière, en dehors de l'enceinte des palais royaux. De nombreuses traces d'habitations antiques accusent cette origine de la ville moderne. Il n'y a pas à Hillah une maison qui ne soit bâtie avec des briques babyloniennes. Les débris de la grande cité ont, du reste, été considérées de tout temps comme des carrières, et maintenant encore il y a autour des ruines des chercheurs de briques (des sakkhar) dont le métier consiste à extraire les matériaux des anciens édifices pour en construire de nouveaux.

Yakout, au xne siècle, parle de Hillah comme d'un point d'une grande importance, cependant les remparts tombaient déjà en ruines. Aujourd'hui la ville est entourée par un mur assez mal entretenu, qui enveloppe une superficie de cinq kilomètres carrés environ.

Hillah est une sous-division du pachalik de Bagdad, qui contenait, avantla peste de 1831, environ 30,000 âmes. Depuis, la population a été réduite de moitié.

Les ruines de Babylone se trouvent sur la rive orientale de l'Euphrate. Elles sont renfermées dans un triangle irrégulier, d'une surface d'environ huit milles au plus, formé par deux lignes de remparts et le fleuve. Cet espace contient les restes de trois grandes constructions principales:

1° Une grande masse de briques crues appelée par Rich Mujelibeh et connue par les Arabes sous le nom de Babil;

2° La construction connue sous le nom de El Kasr ou « le palais ; »

3° Un monticule sur lequel se dresse la tombe moderne de Amranibn-Ali, qui lui a donné son nom ;

Quelques ruines éparses indiquant encore la place des différentes enceintes qui environnaient la ville et ses palais; d'autres, les quais qui bordaient le fleuve et, enfin, des tumulus plus indécis, la place des différents monuments dont il nous reste à peine les noms.

Sur la rive occidentale de l'Euphrate, les traces de ruines sont moins nombreuses; le Birs-Nimroud mérite seul, une description particulière.

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