‹ Babylone et la ChaldéeChapitre 62 sur 92 · LES MURS DE LA CITÉ ROYALE · texte numérisé non relu

LES MURS DE LA CITÉ ROYALE

Telle qu'elle est, cette enceinte se compose de deux bras qui se rencontrent dans un angle de 78°, à 2,200 mètres presque à l'Est de la pointe S. -E. du Kasr; le bras méridional qui va àpeuprèsN.55°S. vers S. 55° N.-O. va rencontrer les dernières collines qui touchent Amram après une ligne peu interrompue de 1,700 mètres. L'autre bras part du coin (Zawiyeh) et va de là presque juste dans la direction de Babel, pendant près de 3 kilomètres et se termine soudain par le Nahr-en-Nil, qui s'interpose entre lui et Babil.

La hauteur de cette enceinte est très- différente ; elle s'élève dans certaines places à plus de 10 mètres.

Le terrain entouré de ces murs était la partie la plus ancienne de la ville. Le château royal était du côté Ouest et la partie orientale limitée au Nord par la Pyramide et entourée de ce mur antique et irrégulier, était la véritable ville ancienne de Babylone.

Donc cette enceinte, la seule dont on puisse actuellement suivre le cours est en même temps la plus ancienne ; elle renferme l'Acropole, le véritable centre autour duquel se sont plus tard groupées les autres parties de Babylone.

Il n'est pas difficile, en suivant le plan de M. Oppert, de reconstruire le reste du mur de l'Acropole. Nous avons déjà dit que le bras qui va S.-S.-E. , vers le N.-N.-E. atteint à peu près juste la Pyramide. Le Quai de Nabonid a presque la même direction ; celui de la rive gauche va frapper le coin S.-E. de Babil, dont le Quai, situé sur la rive droitedevait atteindre l'angle S.-O. quand on en prolongeait la direction.

Le tronçon du mur intérieur qu'on aperçoit sur la carte de M. Oppert, près de Homeira atteint au même point, et la circonstance que les différentes enceintes considèrent Babil comme leur kiblah ou point de direction, ne peut être fortuite. M. Oppert a donc mis la partie complémentaire qui s'attache à l'Euphrate entre Babil et le fleuve, dans la direction du quai de la rive droite qui alors atteint l'angle S.-O. de la Pyramide.

Dans cette supposition, l'Euphrate entre en direction oblique dans l'Acropole pour rendre plus difficile une attaque des ennemis.

De l'autre côté, l'enceinte se continuait à la hauteur des Bains, à peu près où commence celle de la cité royale ancienne et dont le coin N.-O. est encore visible sous le nom de Abou-Ghozailat. Arrivée à la hauteur du prolongement du bras Sud de l'enceinte orientale à travers le fleuve, l'en-

ceinte occidentale se confondait avec celle-ci en une seule ligne de défense.

En résumé, il existait autour de la ville royale trois enceintes, dont on trouve des traces plus ou moins considérables. La première est formée par le mur d'enceinte de 60 stades, qui se confond avec celui de 30 stades, dont M. Oppert a à peu près fixé le cours. La seconde est formée par le mur de 40 stades et paraît indiquée par une suite de tumulus qui se trouvent entre le Kasr et Babil. La troisième est indiquée par une construction solide, dont on trouve les restes à l'Est d'Amran et du Kasr.

La même incertitude règne à l'égard de la hauteur des murs, qui n'a pas été la même pour toutes les enceintes. Mais il est possible que les comparaisons des différentes hauteurs dont parlent les autres historiens, nous mette sur la voie delà vérité. Il peut se faire que chaque auteur ait eu en vue une enceinte différente. M. Oppert attribue une très-grande hauteur à la circonvallation qui entoure l'acropole, tandis que les murs extérieurs peuvent n'avoir pas les mêmes dimensions.

Dans tous les cas, cette triple enceinte ne saurait convenir à la ville proprement dite.

Après la chute de Ninive, les roisdeBabylone agrandirent leur cité, en comprenant dans une vaste enceinte l'ancienne Babylone, la ville sacrée de Borsippa et Cutha. La ville antique devint la ville royale et c'est là que Nabuchodonosor bâtit son palais en transportant les habitants de la ville en dehors des murs anciens du côté de Hillah, emplacement qui, à partir de là, devint la véritable ville.

BARSIPPA.

BARSIPPA.

En traversant le fleuve, on retrouve les mêmes mouvements de terrain et sous chacune de ces vagues solides les débris d'un palais chaldéen. Mais la ruine qui frappe le plus par son étendue et par sa masse, est située à 12 kilomètres au Sud de Hillah. On FappeUe Birs-Nimroud. C'est un des nombreux monuments qui perpétuent dans ces parages le nom de l'Ethiopien révolté. Cependant, il faut bien le reconnaître, les briques que l'on extrait de ce monticule ressemblent encore à celles que l'on trouve au Kasr, à Babil, à Tel-Amran. Ce sont partout les mêmes; elles portent également le nom de Nabuchodonosor.

Le sommet de cette ruine s'élève à la hauteur de 46 mètres et forme une masse énorme qui s'élargit en pain de sucre, sur une base de plus de 700 mètres de pourtour. On gravit d'abord un ravin qui conduit à une vaste plate-forme, puis le sentier devient plus facile, et on atteint bientôt le sommet de la colline qui domine toute la plaine de Babylone. On se croirait sur une éminence naturelle, si ce n'est qu'en effleurant le sol on retrouve les briques que nous connaissons déjà.

Des blocs énormes de maçonnerie sont entièrement vitrifiés et n'ont pu arriver à cet état que par suite d'un violent incendie. C'est là, cependant, que se dresse un pilier de dix mètres de hauteur, tellement entamé de tous côtés qu'on ne peut plus en reconnaître la forme primitive.

Si l'on n'avait que les données de la science ordinaire, il serait aussi difficile de reconstruire l'édifice dont nous nous occupons que ceux dont nous avons parlé. Mais, pour ce dernier, nous n'avons plus à nous lancer dans les conjectures. Sir H. Ravvlinson, éclairé parles explorations de M. Taylor àMughéïr (Sup., p. 72), a fait diriger des fouilles aux quatre angles de l'édifice et ses fouilles ont été couronnées de succès ; il a trouvé quatre cylindres en terre cuite chargés de 60 lignes d'écriture qui racontent l'histoire de la fondation ou de la restauration de ce monument.

Le monument se composait d'une série de tours superposées les unes sur les autres et qui s'élevaient à plus de 250 pieds en formant sept étages de différente hauteur. Chacun de ces étages était diversement colorié suivant la divinité à laquelle il était consacré, et on peut, d'après la couleur des briques qui restent encore dans la ruine, retrouver l'ordre de cette distribution qui paraît avoir disposé les couleurs de la manière suivante, en partant de la base au sommet : noir, blanc, orange, bleu, rouge, argent et or.

On prétend que cet édifice a été construit sur l'emplacement que la tradition affecte à la tour de Babel. Rien dans les inscriptions n'est venu le justifier, et le passage qu'on pouvait invoquer à l'appui, ne comportait pas cette indication. Ce monument est, suivant l'expression assyrienne, une Zigurrat; il portait le nom de Bit-Zida.

Les Zigurrat sont des constructions spéciales dont nous trouvons plusieurs exemples dans les monuments assyro-chaldéens. Elles paraissent avoir pris naissance en Chaldée. C'était une pyramide à étages, composée d'une série de hautes terrasses carrées ou en parallélogrammes superposées en retraite les unes sur les autres et sur toutes les faces, de sorte que celle d'en bas occupe une grande étendue, tandis que l'édifice en s'élevant ainsi d'étage en étage se termine par une chambre naturellement fort étroite en raison de son élévation. Un bas-relief du palais de Koyoundjik en donne la forme traditionnelle et permet d'en tenter la restauration.

Les angles de l'é'difice sont toujours orientés vers les points cardinaux, mais le nombre des étages n'est pas de rigueur. Il y en avait trois au grand temple deUr, dont nous avons décrit les ruines (Sup., p. 71). Le bas-relief de Koyoundjik en indique cinq et lé monument de Borsippa en comportait sept.

Le sanctuaire qui domine l'étage supérieur était "richement orné, ainsi que l'indiquent les débris trouvés dans les ruines du Mugéïhr et surtout dans celle d'Abu-scharein qui cache une Zigurrat dont on ignore le nombre d'étages.

Le nom de Zigurrat n'apparaît que dans les inscriptions du xe siècle. C'est à cette époque que le type du monument chaldéen semble avoir passé en Assyrie. On a trouvé des ruines de Zigurrat à Kalah-Shergat, à Nimroud et à Khorsabad ; il y en avait une à Ninive même.

CUTHA.

La Zigurrat de Borsippa portait, comme celles de Kalach et de Ninive, le nom de Bit-zida, c'est-à-dire littéralement « le temple de la main droite. » C'était un temple consacré à Alarduk ainsi que l'indique l'inscription qui nous fera connaître sa destination.

Hérodote a vu le monument dans toute sa splendeur ; il n'avait encore rien perdu de la restauration deNabuchodonosor; il le décrit ainsi:

« C'est un carré régulier qui a deux stades en tous sens. On voit an milieu une tour massive qui a un stade tant en longueur qu'en largeur. Sur cette tour s'en élève une autre et sur cette seconde encore une autre et ainsi de suite, de sorte qu'on en compte jusqu'à huit. »

Ces dimensions ne paraissent justifiées ni par les fouilles de Sir H. Rawlinson, ni par celles de M. Oppert, ni par les indications mêmes des inscriptions de Nabuchodonosor, de telle sorte que si on peut en restituer l'aspect général, il reste une grande incertitude sur les détails.

Le Birs est tout ce qui reste de l'ancienne ville de Borsippa, mentionnée dans les inscriptions des rois assyriens du xe siècle, et placée sur la même ligne que Babylone. Les juifs prétendent que c'est à Borsippa que les langues ont été confondues. Un passage du Talmud change Borsip en Bolsif, en le faisant dériver de bat al, confondre et seph langue. Suivant une tradition talmudique, l'air de Borsippa rendait oublieux.

Benjamin de Tudèle, qui visita ce monument dans le xne siècle, déclare que, à cette époque, on rattachait à Borsippa la tradition de la Tour des langues. Parmi les voyageurs modernes, Niebuhr est le premier qui ait signalé Fimportance de ces ruines.

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CUTHA.

Au Nord-Est de Hillah, à 14 kilomètres de distance, se trouve an groupe de ruines répandues sur 3 kilomètres d'étendue, restes d'une ville jadis florissante.

Le centre de tout le groupe qui se dessine de loin forme une colline connue sous le nom d'Al-Hymar ou plutôt Oheymir.

Le tumulus principal, El-Khazneh (le Trésor) , est formé d'un amas de pierres (briques) dont quelques-unes portent des inscriptions. Il en est de même des autres tumulus. M. Oppert y a découvert une pierre en basalte portant une inscription en caractères archaïques d'un beau travail. Tout près de l' Oheymir se trouve un pavage en briques du temps de Nabuchodonosor.

L'aspect de l'Oheymir est triste ; il y a peu de végétation du côté des marécages et tous les environs sont remplis de ruines.

A 1,700 mètres se trouve le Tell-el-Bender ; tumulus formé de deux longs remparts de 6 mètres de haut, dans une direction parallèle, séparés par une vallée de 20 mètres, dans la direction Nord-Ouest et Sud- Est, dont on peut suivre les traces pendant 100 mètres, et réunis au Nord par un autre rempart qui les coupe à angle droit.

Ces ruines proviennent probablement de l'une des deux Cutha (la lecture de Tidéogramme semble indiquer un duel).

Les Cuthéens, d'après la Bible, adoraient Nergal. Les inscriptions nous apprennent, en effet, que ce Dieu avait un temple à Cutha, dont la ruine de l'Ohéymir cache les débris.

La Bible désigne Cutha comme un des endroits où Sargon transporta les Israélites après la prise de Samarie.

Du temps de Salmanasar, Babylone, Barsippa et Cutha étaient nommées séparément comme des villes distinctes, depuis elles ont été comprises par Nabuchodonosor dans l'enceinte de la ville.

LES MURS DE BABYLONE

LES MURS DE BABYLONE

En dehors de la cité royale enfermée dans sa triple enceinte, dont nous avons donné les dimensions, la ville de Babylone, la ville immense s'étendait depuis Cutha, situé à l'angle N.-O., jusqu'à Borsippa, situé à l'angle S. -E. Les recherches topographiques de M. Oppert ont établi, d'après les ruines, la direction de l'enceinte qui enfermait ainsi les deux points extrêmes de la grande cité. Nous allons essayer de les résumer ici.

Quand on se place, dit-il, sur les différentes ruines de l'Oheymir, on aperçoit une suite de tumulus qui s'étendent jusqu'au nord de Babil. Ce sont d'abord les Abou-Bezzoun « les collines aux chats » ; puis on parcourt pendant deux heures un chemin tracé au pied d'une longue rangée de collines très-basses jusqu'à ce qu'on parvienne à un groupe nommé Taloul-Soufar « les tumulus jaunes ». Plus loin, on arrive à un point entouré de différentes collines, débris d'une ruine babylonienne, qui s'appelle Souleiman-ibn-Daoud, et qui est consacré à la mémoire de Salomon. Pendent deux lieues à l'Ouest on poursuit la trace de ces ruines, qui sont presque parallèles, à quelques kilomètres de distance, au cours actuel du Nahr-en-Nil, dont la prise d'eau est un peu au-dessous de Bernoun, et qui suit la direction du Sud 80° Est.

Or, la direction des collines Abou-Bezzoun, Taloul-Soufar et d'autres qui n'ont pas de nom, est la même en partant du groupe d'Oheymir, Nord 80° Ouest. A cette première observation, M. Oppert en ajoute une seconde. En partant de Hillah, on arrive au Tell-Ghazaïl après une heure et demie de marche, ce qui représente huit kilomètres. Autour du Tell, on trouve un dehliz ou pavage, et les Arabes connaissent cet endroit comme une carrière féconde de briques. Du Tell-Hillah est à S. 70° E.; la coupole d'Ibrahim sur Amram, N. 56° 37' E . Babel, N. 34° 30-36° 7' E . et sur l'autre rive, le Birs-Nimroud , S. 60° 40' 0. Cheik-Abid, un sanctuaire, N. 31° 15' 0. les Palmiers de Chérifeh, Sud 21° 36° 0. le village de Tahmasca S. 12° E. jusqu'au plein S. En s'assurant de la position de Chetitheh, on trouve au N. 9° 25' E., et dans la même direction, plus loin encore, une autre colline nommée Tell Zawiyeh.

Ces directions donnent, à une minute près, les angles que forment les lignes tirées de deux points différents à celui de l'observation.

Ce relevé démontre que les collines qui s'étendaient à plus d'un myriamètre de distance, à travers la plaine visible du Tell-Zawiyeh, étaient en direction droite l'une de l'autre. On s'aperçoit ainsi que la ligne venant de l'Oheymir est perpendiculaire à celle qui part de Ghazaleh, Chelilah et Zawiyeh, continue jusqu'au-delà du fleuve ; elle devait atteindre la ligne occidentale du Tell-Zawiyeh « le Tumulus du Coin ». Si on établit sur ces données la double enceinte qui devait enfermer la grande ville, on trouve précisément les dimensions qui sont indiquées par Hérodote, c'està-dire un carré de 120 stades, formant 22,680 mètres. Hérodote nous donne ensuite des détails sur la construction de cette enceinte, qui comprend un fossé et un mur. Voici comment il s'exprime à ce sujet :

« L'Assyrie contient plusieurs grandes villes, mais Babylone est la plus célèbre et la plus forte. C'était là que les rois du pays faisaient leur résidence depuis la destruction de Ninive. Cette ville, située dans une grande plaine, est de forme carrée ; chacun de ses côtés a 120 stades de long, ce qui fait, pour l'enceinte de la place, 480 stades. Elle est si magnifique, que nous n'en connaissons pas une qu'on puisse lui comparer.

« D'abord, un fossé profond et large rempli d'eau l'entoure, après cela elle est renfermée dans un mur qui a 50 coudées royales de largeur et 200 de hauteur. La coudée royale est de 3 doigts plus grand que la coudée ordinaire.

« Il faut raconter ensuite comment la terre du fossé fut employée et de quelle manière on construisit le mur. En creusant le fossé on moula en même temps des briques de la terre extraite. Quand on avait acquis un nombre suffisant de briques, on les cuisait dans les fournaises, puis on se servit pour ciment d'asphalte chaud et après avoir mis de tr ente à trentecinq couches de tuiles, une couche de roseaux, on construisit d'abord la maçonnerie des bords du fossé, en second lieu on bâtit le mur de la même façon.

« En haut du mur on bâtit sur chaque bord des maisonnettes d'un étage, dont les issues étaient tournées les unes vers les autres. Au milieu de ces constructions, on laissa assez de place pour qu'un quadrige pût tourner autour du mur; il y a cent portes, toutes de bronze et les linteaux et les traverses sont du même métal . . .

LES MURS DE BABYLONE

« La cité est divisée en deux portions par la rivière qui la sépare.

« Babylone fut ainsi entourée d'un mur extérieur qui est la cuirasse de la ville. A l'intérieur, il y a un autre mur qui court tout autour; il n'est pas beaucoup moins fort, mais plus étroit. »

(Her. 1.1, § clxxviii.)

Les indications de Philostrate sont conformes à ces données.

« Babylone, dit-il, est entouré d'un mur qui a un pourtour de 480 stades. Cette enceinte a trois demi-plèthres de hauteur et moins d'un plèthre de largeur. La ville est coupée par l'Euphrate en deux parties qui se ressemblent dans la forme. »

Les écrivains qui ont suivi Ctésias avaient attribué aux murs une longueur de 360 stades et une hauteur de 50 toises. Mais il est possible que les données de Ctésias doivent s'appliquer au mur intérieur ; la première enceinte ayant été détruite avant l'arrivée d'Alexandre.

Il est évident que l'espace compris dans l'enceinte de Babylone n'était pas entièrement habité. Quinturce semble n'indiquer qu'un pourtour de 90 stades couvert de maisons ; le reste était cultivé et pouvait, pendant longtemps, subvenir à la nourriture des habitants. Hérodote dit que les rues étaient droites et alignées et que les maisons avaient trois ou quatre étages.

Si maintenant nous résumons ces données, nous nous trouvons en présence d'une triple enceinte intérieure et d'une double enceinte extérieure, ainsi que l'indique Abydène et Bérose. Cette dernière enceinte, d'un développement de 480 stades, renfermait un espace de 513 kilomètres carrés ; c'est-à-dire que Babylone était grande comme le département de la Seine, sept fois plus grande qué Paris dans son état actuel.

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