‹ Babylone et la ChaldéeChapitre 64 sur 92 · GRANDE INSCRIPTION DE NABUCHODONOSOR · texte numérisé non relu

GRANDE INSCRIPTION DE NABUCHODONOSOR

(C. 1, 1. 1 •) — « Je suis Nabu-kudur-usur, roi de Bab-Ilu, grand, majestueux, soumis au dieu Marduk, Patesi suprême, adorateur du dieu Nabu. Celui qui exécute les oracles mystérieux, suivant le culte de cette divinité, etle respect de leur grandeur, Sakkanaku sans injustice, celui qui a pensé nuit et jour à la restauration du Bit-Saggatu et du Bit-Zida et qui a agrandi la gloire de Bab-Ilu et de Barsippa, le ministre des Dieux, le sage qui se confie à leur pouvoir, le réédificateur du Bit-Saggatu et du Bit-Zida, le fils aîné de Nabu-pal-usur, roi de Bab-Ilu, Moi !

(C. I, 1. 23.) — « Le dieu Bel, lui-même, m'a créé, le dieu Marduk qui m'a engendré, a déposé lui-même le germe de ma vie dans le sein de ma mère.

NABU-KUDUR-USUR.

(C. 1. 1. 26.) — « Je dis ceci: Je suis né pour gouverner. J'ai restauré les sanctuaires du Dieu suprême (Ilu). J'ai propage le culte du dieu Marduk, le Grand-Dieu qui m'a créé et j'ai glorifié ses œuvres . Le dieu Nabu, qui naît de lui-même, soutient ma royauté, car j'ai toujours exalté le culte de sa divinité suprême. J'ai étendu Fadoration de ces divinités dans le sein de ma famille et j'ai moi-même pratiqué le culte de ces divinités.

(C. I. 1. 40.) — « Nous disons : Marduk, le Grand Dieu a élevé ma tête à la royauté, il m'a confié l'empire sur les légions des hommes. Le dieu Nabu, le gardien des Légions du Ciel et de la Terre, a chargé ma main du sceptre de la Justice pour gouverner les hommes. C'est pourquoi je ne lui ai pas été contraire, j'ai respecté sa divinité, j'ai fait pratiquer son culte pour perpétuer le souvenir des noms augustes des Dieux. ....

(C. 1, 1. 51.) — « Je me suis confié au dieu Marduk. J'ai pris le bord de son vêtement, et il a scruté les désirs secrets de mon cœur. ......

Sois propice au roi que tu as élevé, dont tu as glorifié le nom et auquel tu as confié la justice.

(CI, 1.61.) — « Moi, Seigneur, je te bénis, moi, la créature de tes mains. Tu m'as créé, tu m'as confié la royauté sur les Légions des hommes, suivant ta volonté, Seigneur, qui a soumis leurs tribus. Rehausse ton empire suprême, propage l'adoration de ta divinité, excite-la dans mon cœur suivant ton désir et que ma vie te soit ainsi consacrée.

(C. II, 1. 2.) — « Lui, le premier-né, le Dieu Suprême, il a entendu ma prière, il l'a écoutée, il a souscrit à ma demande. lia inspiré dans mon cœur la crainte et le respect de sa divinité. Il a dirigé mon attention clans l'observation de ses préceptes et j'ai propagé le culte de sa souveraineté .

(C. II, 1. 12.) — « J'ai maintenu dans son respect les pays lointains, les montagnes élevées, depuis la Mer-Supérieure jusqu'à la Mer-Inférieure; ils n'ont pas abandonné le chemin de l'obéissance, le sentier de la soumission, ils n'ont pas méconnu les conditions de la défaite ni l'obligation de payer les tributs.

(C. II, 1. 25.) — « J'ai changé les sentiers inaccessibles en chemins praticables pour les chars atelés.

(C. 11,1- 21.) — « J'ai puni les hommes pervers. J'ai pénétré le plan des ennemis du pays et je me suis emparé d'un grand nombre de captifs. J'ai partagé entre mes soldats des meubles et des troupeaux. J'ai amassé

dans Bab-Ilu de l'argent, de l'or, des métaux précieux, de l'émail, du lentisque, des bois de toute espèce et de toute valeur, des pierres, des montagnes, des pierres de la mer, un trésor considérable et digne d'envie.

(C. II, 1. 40) — « J'ai restauré dans le Bit-Saggatu, le grand temple de la souveraineté, le sanctuaire des oracles où repose Marduk, le maître des Dieux. J'ai élevé sa coupole comme une fleur, je l'ai revêtue d'or travaillé, pour qu'elle resplendisse comme le jour et j'ai couvert le haut du temple avec des pierres, du cuivre et du plomb.

(C. II, 1. 51.) — « J'ai fait faire selon les namriri de Samas les portes Hisilul, les portes Kusbu, du Bit-Zida et du Bit-Saggatu:

(C. II, 1. 55.) — « L'autel des Destinées se trouvait à la Haute-Colline, où se prononçaient les oracles, en dehors de la ville, je l'ai transporté dans les ZakmuKu. Au commencement de l'année, le 8e jour et le 11e jour du mois consacré au Dieu qui veille sur le Ciel et la Terre, le Dieu Suprême, et je l'ai consacré au dieu Ilu, la gloire du Ciel et de la Terre. Je lui ai consacré des . . . . et il a fixé la destinée de mes jours, il a prolongé la destinée de ma vie.

(C. III, 1. 1.) — « Cet autel, l'autel de la souveraineté du Maître des Dieux, du sublime Marduk, avait été construit en or et en argent resplendissant, par un roi antérieur, je l'ai fait recouvrir en or pur d'un poids considérable. J'ai fait ciseler les vases sacrés en or du Bit-Saggatu, j'ai fait incruster du verre et des pierres précieuses dans le . sanctuaire de Marduk et je l'ai fait briller comme les étoiles du ciel.

(C. III, 1. 13.) — « J'ai reconstruit, j'ai restauré la merveille de Bab-Ilu, le temple des bases du Ciel et de la Terre. J'en ai élevé le faîte en brique et en cuivre. Le Dieu lui-même a dirigé ma pensés sur la reconstruction du Bit-Saggatu. J'ai courbé la tête devant cette injonction. J'ai disposé le sanctuaire des oracles, le lieu du repos de sa divinité. J'ai fait venir les plus grands arbres des sommets du Liban. J'ai recouvert avec de l'or brillant les énormes poutres de cyprès qui forment la charpente du sanctuaire des Oracles, les poutres inférieures ont été incrustées avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses et des métaux. J'ai pu achever le Bit- Saggatu et j'ai imploré, pour atteindre ce résultat, le Roi des Dieux, le Seigneur des Seigneurs.

(C. III, 1. 36.) — « Barsippa est la ville où Ton adore ce Dieu, je l'ai or-

NABU-KUDUR-USUR.

née. J'y ai fait construire le Bit-Zida, sa demeure éternelle. J'en ai achevé la magnificence avec de l'or, de l'argent, des métaux, des pierres, des briques vernissées, des bois de lentisque et du cèdre. J'ai recouvert avec de l'or la charpente du sanctuaire où repose le dieu Nabu. J'ai recouvert les portes du sanctuaire des Oracles, avec de l'argent brillant. J'ai incrusté avec de l'ivoire la colonnade de la porte du sanctuaire du repos, le

seuil, les linteaux, les J'ai recouvert avec de l'argent les

montants de la porte des Vierges. J'ai splendidement orné l'entrée du sanctuaire du repos et le pourtour du temple avec des briques de différentes couleurs. J'ai orné, avec de l'argent travaillé, le pied des autels et j'ai construit les poniques et les montants des portes avec des grandes pierres. J'ai construit solidement le temple et pour l'admiration des hommes, j'ai refait et renouvelé la merveille de Barsippa, le temple des Sept-Sphères du Ciel et de la Terre, j'en ai élevé le faîte avec des briques et je l'ai recouvert en cuivre. J'ai disposé du marbre et d'autres pierres autour du sanctuaire du dieu Nabu : le char de la royauté, le sanctuaire glorieux des Rakmuku, aux fêtes de Bab-ilu (Su an nu ki), les iskari, et les réduits sacrés qui s'y trouvent.

(C. IV, 1. 5.) — « J'ai fait élever, comme une montagne, avec du bitume et des briques, aux extrémités de Babylone, le temple des sacrifices des victimes pures, du grand maître des Dieux, de Marduk, qui préside depuis les premiers jusqu'aux derniers aux an nun na ki.

(C. IV, 1. 15.) — « J'ai fait construire à Bab-Ilu, en l'honneur de Mylitta, la souveraine sublime, la mère qui m'a enfanté, le temple de la déesse des hauteurs et des profondeurs au milieu de Bab-Ilu.

(C. IV, 1. 18.) — « J'ai fait construire dans Babylone, conformément aux règles de l'art, au dieu Nabu, le directeur suprême, qui donne le sceptre de la justice pour administrer les Légions des hommes, le temple du Dieu qui confère le sceptre, son temple.

(C.IV, 1. 22.) — « J'ai fait élever dans Bab-Ilu, au dieuSin, qui dirige mon jugement, le temple de la grande lumière, son temple.

(C. IV, 1. 29.) — « J'ai fait élever dans Bab-Ilu, au dieu Samas, qui inspire le sentiment delà justice, le temple du Juge du monde, son temple.

(C. IV, 1. 32.) — « J'ai fait élever, en forme de pyramide, en bitume et en briques, à Bab-Ilu, au dieu Bin, qui verse l'abondance dans mon pays, le temple du dispensateur des orages, son temple.

(C. IV, 1. 37.) — « J'ai fait élever à Bab-Ilu, en bitume et en briques, semblable à une tour, en l'honneur de la Grande-Déesse, Nana, qui réjouit et qui soutient mon âme , le temple des hauteurs et des profondeurs, son temple.

(C. IV, 1. 47.) — « J'ai construit dans le mur de Bab-Ilu, en forme de pyramide, à la souveraine du Bit-ana, la Reine qui a pitié de moi, le Bit- Ki-ku-pa-nu, son temple.

(C. IV, 1. 51.) — « J'ai construit à Barsippa, un temple au dieu Adar Samdan qui brise l'arme de mes ennemis.

(C. IV, 1. 52.) — « J'ai construit à Barsippa, à la Grande déesse Nana, qui réjouit ma chair, le Grand Temple, le temple de la Vie, le temple de l'Ame, ses trois merveilles.

(C. IV, 1. 56.) — « J'ai construit à Barsippa, comme une tour, le temple du dieu Bin, qui fait éclater dans mon pays la foudre des oracles .

(C. IV, 1. 57.) — « J'ai fait construire à Barsippa, dans le soubassement du Bit-zida, en l'honneur du dieu Sin, qui soutient mon autorité, le temple d' Ana, son temple en forme de

(C. IV, 1. 66). — « Imgur-Bel et Nivit-Bel sont les deux grandes enceintes de Bab-Ilu. Nabu-pal-usur, roi de Bab-Ilu, le père qui m'a engendré, les avait commencées, mais il n'en avait pas achevé la magnificence. Il en creusa le fossé extérieur large de deux grands kari, il en a construit les rebords en briques et en bitume. Il a fait les kari du fleuve Arakhti et il a entouré les rives du fleuve Purat d'un quai en briques, mais il n'a pas achevé tous ces travaux. A partir de la Haute-Colline (Tul-illu) , où l'on prédit l'avenir sur l'autel des destinées jusqu'aux eaux de Boursabou, près de Bab-Ilu, près de la porte supérieure, j'ai construit les conduits en pierre turmina turda à la gloire du Grand Seigneur, Marduk. C'est pourquoi, moi, son fils aîné, qui glorifie son cœur, j'ai terminé Imgur- Bel et Nivit-Bel les grandes enceintes de Bab-Ilu.

(C. V, 1. 27.) — « Outre son fossé, j'ai construit deux murs puissants, en bitume et en briques, je les ai reliés au fossé que mon père avait tracé et j'ai réuni, dans la ville, toutes les parties qui en étaient séparées, j'ai fait construire un autre fossé en briques qui forme le Balar du soleil couchant de l'enceinte de Bab-Ilu.

(C. V, 1. 37.) — « J'ai fait entourer les eaux de Bursabu, pour les habitants de Bab-Ilu, d'un contrefort en maçonnerie et j'ai fait continuer les.

NABU-KUDUR-USUR.

eaux de Bursabu depuis la porte supérieure jusqu'à Istar-Sakipat-tebi su, à la gloire de sa divinité, et je l'ai réuni avec ce qui avait été fait par mon père, j'ai bâti ensuite les conduits de Istar-sakipat-tebisu jusqu'à Imgur-Bel et Nivit-Bel.

(C. V, 1. 46.) — J'ai ouvert de grandes portes dans les contreforts au dessous de Bab-Ilu, j'ai percé des portes dans l'intervalle, j'en ai jeté les fondements au-dessous des eaux en bitume et en briques. J'ai fait disposer avec art au-dessus des briques, des couvertures en cuivre au haut des rims et des grilles (?) construites à l'intérieur. J'ai établi de grandes poutres pour la charpente et j'ai disposé autour des portes une charpente avec des garnitures en airain. Je les ai ornés avec des inscriptions et des peintures, j'ai ménagé dans les montants des rims, des escaliers tournants (?) et des portes, j'ai achevé ces portes pour la sécurité des habitants de la plaine. C'est ainsi que j'ai disposé la construction d'Imgur-Bel, l'enceinte de Bab-Ilu, l'indestructible, qu'aucun des rois mes pères n'avait faite avant moi.

(C. VI, 1. 25.) — « Quatre mille grandes mesures forment la surface de Bab-Ilu, l'œuvre indestructible, j'ai fait maçonner la puissante enceinte, le Balar du soleil levant de Bab-Ilu. J'ai fait creuser les fossés et j'en ai garni les bords par un ouvrage en bitume et en briques. J'ai construit dans l'intérieur, la puissante enceinte qui s'élève comme une montagne. J'y ai percé des portes sallati, je les ai disposées avec des charpentes et des poutres garnies d'airain pour que l'ennemi ne puisse jamais montrer son visage dans Bab-Ilu, l'impérissable, je l'ai fait entourer par les eaux, comme les vagues de la mer. Ses bords étaient comme les rives de la mer Gallat et du Nahar-maratti. Les tranchées dans les fossés étaient bordées par des talus enterre, j'ai fait construire les fossés en maçonnerie de briques.

(C. VI, 1. 55.) — C'est ainsi que j'ai fortifié la et que

j'ai protégé le pays de Bab-Ilu.

(C. VI, 1 57.) — « J'ai fondé également le Tabi-subur-su, l'enceinte de Barsippa, j'en ai creusé le fossé, j'en ai limité les bords par un ouvrage en briques.

(C. VI, 1. 63.) — « Je suis Nabu-kudur-usur, roi de Bab-Ilu, celui que Marduk le Grand Seigneur a désigné pour la gloire de sa ville de Bab- Ilu. Moi!

(C. VII, 1. 5.) — « J'ai fait resplendir comme un rayon de soleil le Bit- Saggatu et le Bit-Zida. J'ai fait resplendir comme la lumière du jour les merveilles du Grand-Dieu. Avant moi, depuis les temps anciens jusqu'aux jours glorieux de Nabu-pal-usur, le père qui m'a engendré, il y a eu beaucoup de rois, mes prédécesseurs, dont le Dieu a prononcé le nom pour les appeler à la royauté, ils ont choisi d'autres endroits parmi les villes, ils les ont soignées comme la pupille de leurs yeux, ils y ont fait construire des palais et ils y ont établi leur demeure, ils y ont accumulé leurs butins, ils y ont entassé leurs richesses. Pendant la fête Zakenuku labe du Maître des Dieux, Marduk, ils sont entrés dans la ville de Su an na ki (Babylone).

(C. VII, 1. 26.) — « C'est pourquoi le dieu Marduk m'a créé pour régner, le dieu Nabu, qui naît de lui-même, m'a confié son autorité comme une âme aimée; j'ai élevé leurs demeures dans Din-tir-ki (Babylone) et dans Barsippa et j'ai embelli Bab-Ilu, la ville de mes yeux ; j'ai restauré ses palais pour l'admiration des hommes au centre du pays ; j'ai élevé l'habitation de la royauté dans la terre de Bab-Ilu qui est au centre du pays de Bab-Ilu qui s'étend depuis Imgur-Bel jusqu'au Libil-ubul, le Canal du Soleil-Levant , depuis le fleuve Purat jusqu'aux eaux de Bursabu.

(C. VIL 1. 48.) — « Nabu-pal-usar, roi de Din-tir-ki (Babylone), le père qui m'a engendré, avait commencé à bâtir un palais en briques ; il avait élevé un autel au milieu, il avait creusé profondément les fondations au-dessous de l'eau, il avait pratiqué des portes dans les contreforts, audessous de Bab-Ilu qui entoure ce palais. J'ai fait les fondations en briques, j'y ai déposé la pierre de fondation, je suis arrivé jusqu'au niveau des eaux et j'y ai établi solidement les fondations du palais, je l'ai construit en bitume et en briques comme des hursan. J'ai employé pour la charpente de grosses poutres et des bois de cèdre garnis de fer, j'ai orné les portes avec des briques vernissées et des inscriptions et des peintures. J'y ai entassé de l'or, de l'argent, des métaux, des pierres de toute espèce et de toute valeur, j'y ai réuni un ensemble d'objets de prix, des trésors immenses. J'y ai attaché une vaillante légion, la défense de ma royauté.

(C. VIII, 1. 19. — « Je n'ai pas érigé le trône de ma royauté dans une autre ville, dans le pays de Chaldée. Je n'ai pas choisi ailleurs le siège de

N ABU-KUDUR-USUR .

ma souveraineté et je n'ai pas construit des au milieu de ces

contrées. Mais dansBab-Ilu seulement, j'ai élevé le Palais de ma demeure, qui contient les trésors de ma royauté impérissable. Dans le respect du dieu Marduk, mon Seigneur, j'ai humilié mon cœur dans Bab-Ilu, la ville qu'il protège, et pour mettre à l'abri le siège de ma royauté, je n'ai pas dérangé son sanctuaire ni déplacé son autel, ni obstrué son canal.

(C. VIII, 1. 40.) — « J'ai fait construire selon les règles de l'art six enceintes.

(C. VIII, 1. 42.) — « Pour rendre difficile l'attaque des ennemis contre Imgur-Bel, le mur indestructible de Bab-Ilu, long de 480 stades qui se trouve autour deNivit-Bel, le boulevard de Bab-Ilu, j'ai fait en dedans deux fossés garnis en bitume et en briques et un mur haut comme une montagne ; j'ai construit, dans les profondeurs, un ouvrage en briques, et au sommet, j'ai fait élever, en forme de flèche, en bitume et en briques une tour pour la demeure de ma majesté ; je l'ai agrandie en même temps que le palais de mes pères.

(C. VIII, 1.59.) — «Dans un mois heureux, un jour propice, j'en ai posé les fondations, profondément dans la terre, et j'en ai élevé le faîte comme un hurran. En quinze jours, j'en ai achevé la magnificence et j'ai embelli le siège de ma royauté; j'ai disposé dans la charpente de grandes poutres provenant des cèdres des hautes montagnes.

(C. IX, 1. 1.) — « J'ai élevé des colonnes de lentisque, de cèdre et de cyprès, j'ai ajouté des usa, des peaux de veau marin, dnihis, de l'argent , de l'or et des garnitures en fer, des frises et des bas-rebiefs exécutés en briques vernissées au-dessous des portes, j'en ai entouré le faîte avec des kilil en cuivre.

(C. IX, 1. 23.) — « J'ai construit le mur puissant en maçonnerie, en bitume et en briques, je l'ai élevé comme une montagne ; en dedans de ce mur en briques, j'ai fait une enceinte en pierres énormes provenant des carrières des grandes montagnes et j'en ai élevé le sommet comme une montagne.

(C. IX, 1. 29.) — J'ai fait construire ce palais pour l'admiration des hommes et je l'ai rempli de monde pour l'administration des Légions des hommes. Le respect que la force et la crainte de ma royauté inspire l'environne. Il n'y a pas de place pour l'injustice, que jamais l'ennemi n'y

présente sa face, entouré par le mur de Bab-Ilu qui le garantit de toute attaque, il peut résister à toute épreuve.

(C. IX, 1. 42.) — C'est ainsi que j'ai fortifié le pays de Bab-Ilu, comme des Hursan.

(C. IX, 1. 45.) — « Je me confie au dieu Marduk, mon Seigneur, et je tends la main vers lui.

(C. IX, 1. 47.) — « Marduk, chef sublime, maître formidable, toi qui m'as créé, toi qui m'as confié la royauté comme une âme chérie, j'ai élevé les faîtes des tentes sacrées au-dessus de la ville de Bab-Ilu, dans le pays deChaldée. C'est pourquoi j'ai embelli la contrée, j'ai rehaussé l'adoration de ta divinité, j'ai propagé son culte ; bénis l'œuvre de ma main, exauce ma prière, car je suis le roi Constructeur, celui qui réjouis ton cœur, le S akkanaku vigilant qui a restauré tous les sanctuaires. >

(C. X, 1. 1.) — C'est avec ton aide, Marduk, dieu sublime, que j'ai fait cette demeure. Que le plus grand bonheur puisse y entrer, que je puisse l'habiter sans douleur, y trouver le repos et y voir septupler ma race. Puissé-je y recueillir les tributs immenses des rois des contrées du monde entier depuis l'étoile de l'occident jusqu'à l'étoile de Nabu qui est au soleil levant. Que les révoltés ne triomphent jamais, que je ne fasse point de quartier à l'impiété et que les hommes de Bab-Ilu y régnent à cause de moi jusqu'aux jours les plus reculés. »

Après l'inscription dont nous venons de donner la traduction, le monument le plus étendu du règne de Nabuchodonosor était écrit sur un cylindre en terre cuite, trouvé à Babylone, et aujourd'hui en la possession de Sir Thomas Phillipps. L'inscription qui le recouvre a été publiée pour la première fois par Grotefend, en 1848. Sir H. Rawlinson en a édité une nouvelle copie dans le 1er volume du Recueil du Musée-Britannique. Elle se compose de 170 lignes d'écriture en caractères cursifs, formant trois colonnes. M. Oppert en a donné une traduction dans son Expédition en Mésopotamie.

Voici ce que cette inscription nous fait connaître :

(W. A. 1. 1., pl. 56-64.)

Page 1