CHAPITRE I. — iSJ
Il lui fallut commeticei* comme les plus modeslds étudiatits âe la loi. Il enttti en 1880 à Gfay's Ittn ', un de ces établissements singulier où d'anciennes, riches et libres corporations doivent former, par des études préparatoires, tous les juges et tous les avocats de TAngleterre. Bacoti y eut, selon l*usage, un logement, thambers, qu'il devait Conserver toute sa Vie, et (jue Von montre encore sous le n* 1 dans Grays Inn^squarc, tel, dit-on, qu1l Toccupa dans ses dernières années*. Ses études en droit ïliretit asscÉ pro^ fondes, et quoiqu'il n'ait jamais dû s'Assimiler de tout point au* hommes du métier, il se fit une botthe position dans la savante compagnie. Les assesseurs ou WBcietti qui la dirigent sous le nom de bèntàen, lui
> A LoadnMi nul ii*<mI bai'tiêttr^ a^-oeiii s*il n*i flilt un «tige
très-peu laborieux dans un des quatre Inns of courte kospUéa curix , académies de jurisprudence mèdiocremertl dignes du titre que leaf dbnnè ëea Jorison , k les plb» tiobie» ëcaieft (Hvr-jetiVA) d'haniiaité et de liberté. % Dray's ttan t^t fbadé «o«i6 Edouard 111, au nord de rextrémité ouest de la Cité, entre Holborn et KingVroad, sur le terrain du manoir de Portpoolfe, tlrte loHl GtHJ ëfe Wlilnh slthit Vendu au prieur fet au cbuv^nt d'Ëbsl Slieefli âurrey, et qui fût l9Ué par eut 6 il?. 18 tchet. 4 den.) à tc^fainê étudlanU dt la loi. A la rëférmatioaj la propriété passa à ta couronne, qui parait lavoir donnée à la corporation. Le« bàtituetits ne sont pas très-anciens. La gMtidë salle e«t de iSOOt les iardiae tout de 1600. G^efit là» riaaA Or«y*6 Inn-walks, que quelques arbres passaient pour avoir éié plantés par Bacon ; mais ils n'existent plus. C'était une prbmenade fbri h la mode sous ChaHes II.
* La dédfeacè deè B$M^ de Ëaeoft êsl dittée At)m my thnm* htr$ at Gmies Im ^M<30 ofJ(inu«rie 1SI07. Suivant le recueil pittoresque intitulé Old Englandy page 162, le logement de Bâton brûla en ICYB^ ei la malsôh actuelle a'en occupe que la Hikte.
i^ VIE DE BACON.
témoignèrent de bonne heure une certaine confiance, et à diverses époques de sa vie, il s'est occupé d'embellir ce docte asile de sa jeunesse.
On croit généralement que le jeune étudiant en droit trouvait du temps pour penser dès lors à la philosophie. Il Ta dit lui-même -, mais il n'a pas dit qu'aucun maître , aucune lecture , aucun entretien eût donné l'éveil à sa pensée. Le tour indépendant de son esprit porte à croire qu'il dut beaucoup à lui-même. Cependant il avait récemment visité la France où l'infortuné Ramus devait avoir laissé des traces de son passage, et pendant qu'il étudiait à Gray's Inn, un Napolitain, compromis en Italie par ses irrévérences envers Aristote et saint Thomas, venait chercher la liberté de la science, il l'espérait du moins, en Angleterre. Jordano Bruno n'avait guère plus de trente ans, lorsque après quelque séjour à Paris, il vint descendre à Londres, chez Michel de Castelnau, ambassadeur de Henri III auprès d'Elisabeth, et qui luimême ayant connu et traduit Ramus, aimait les lettres et peut-être la philosophie. Bruno fut bien accueilli par la reine qu'il compara doctement à Sémiramis et à Cléopàtre, à Diane et à Amphitrite; et il partagea l'admiration des lettrés pour sir Philippe Sidney qui brillait au-dessus de tous par la grâce, la bravoure et la poésie. C'était en 1583. Peu après son arrivée, Bruno assista à la fête savante que l'Université d'Oxford donna au comte Albert de Lasco, de la famille'des rois de Pologne. Leicester était chancelier de l'institution, et le puissant favori voulut accompagner lui-même le Palatin qui fut harangué par