‹ Bacon, sa vie, sons temps, sa philosophieChapitre 30 sur 112 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Sa conduite à U Cbiii]9))re ^s cpipipuoe^. .— Pr6miér0 é4iUon du Traité de l'Avancement 4es Bcieneet.-^ Conflit avec Edouard Coke. «*- BaaoB est nommé sollieileur général . — Composition des Co^ 0tttttk $1 Vi9(k, T^ PiOilicflion do JH S ap i m i iê «f^f^n»- >- Baeon devient procyreur général. ^ Ses services au Parlement eldeyaot les cours de justice. — 11 se venge d'Edouard Coke. .- Faveqr de Bnskingbam ; il protège BtM^on » qui est nommé garde du sceau.

On n'igpora pai qup iaequas l^, roi d'Aogletepp«, unifiât i àw yk&» gfQm&r^ Im prétrationa da b^l e«prit, p§)I^ du despotisme à la f^ibieue d'un eosur ïm et timide* Lrttré Jusqu'à U pédanterie, c'était un «e([)l9i»Uqi|d sur le trâne, qui argumentait en forme et dissertait comme un livre sur sa foi et sur son aoto^ rite. La réalité du pouvoir absolu n'avait peint dépo^ pularisé les Tudor. La thèse du pouvoir absolu de^ vait perdre les Stuart* )l est vrai que la pratique avait été souvent babile, ce que ne fut jamais la théorie. Mais ce goût maleneontreux de Jacques peur la controverse et rérudition devait au moins le rendre favorable au plus beau génie du royaume. Bacon n'ayait pas négligé de rechercher d'avance ses bonnes grâces. Anthony, son frère, avait été de bonne heure Tinter-

médiaire de plusieurs hommes considérables avec la cour d'Ecosse, et dès qu'Elisabeth rendit le dernier soupir, les lettres du philosophe assaillirent tous les serviteurs du nouveau roi *. Tandis qu'il composait en rhonneur d'Elisabeth un panégyrique très-omé', où il célèbre ses charmes à l'égal de ses talents politiques , et lui applique les vers où Virgile décrit les beautés de ses déesses, il écrivait à Jacques que le lis des montagnes est supérieur au lis des vallées, et que la plus grande bonne fortune d'Elisabeth était de l'avoir eu pour successeur, ce qui n'a point de sens comme flatterie, mais ce qui en aurait beaucoup comme épigramme^. Il alla au-devant du nouveau roi, et le vit à Broxbourne, où par ses empressements il dissipa les préventions qui pouvaient s'élever contre l'infidèle ami du comte d'Essex(7 mai 1603). Jacques le traita avec distinction, et Bacon publia que jamais prince n'avait paru plus éloigné de la vaine gloire et plus rappelé les rois de l'ancien temps. Ne négligeant rien pour se faire bien accueillir, il avait même, sans qu'on le lui demandât, préparé une proclamation royale à laquelle on préféra un projet rédigé par Edouard Coke. Divers personnages de l'intitimité du roi étaient devenus ses correspondants habituels. Il n'en continuait pas moins de professer un amour exclusif pour la philosophie-, il parlait de s'y consacrer tout entier. Seulement , comme il de-

» Works, t. V, letlres 62, 63, 64, 65, 66, 67. * A Discourse in praise of queen Elizabeth, Works, i. H, p. 23.

» 1(1., U V, lolt 65.

Page 1