‹ Bacon, sa vie, sons temps, sa philosophieChapitre 81 sur 112 · CHAP. H.— DE L'ORDRE ENCYCLOPÉDIQUE · texte numérisé non relu

CHAP. H.— DE L'ORDRE ENCYCLOPÉDIQUE

conséquences est impraticable dans les conditions de l'humanité. Cependant elle ne s'en rapporte pas moins à un certain idéal que nous ne devons pas proscrire. Cet idéiil est funité de l'être et du savoir, en ce sens que, si l'on compare l'un aux figures et l'autre au miroir qui les réfléchit, la même géométrie est commune à l'objet et à l'image. Ce qui est connu devient connaissance dans l'esprit, et ce qui connaît est une chose aussi bien que ce qui est connu. Il y a donc entre tout une certaine unité, quoiqu'il n'y ait pas identité de substance. C'est là le principe suprême de toute encyclopédie comme de toute science, et l'on ne peut prétendre qu'il ait tout à fait échappé à Bacon, lorsqu'il a dit que la vérité de l'être et du connaître ne faisaient qu'un, et ne différaient que comme le rayon direct et le rayon réfléchi.

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