‹ Bacon, sa vie, sons temps, sa philosophieChapitre 98 sur 112 · CHAP. !.— PRÉDÉCESSEURS ET CONTEMPORAINS · texte numérisé non relu

CHAP. !.— PRÉDÉCESSEURS ET CONTEMPORAINS

tendre par le fruit le bien de l'humanité et par le progrès celui de Tempire de Thomme sur la nature. Ce point de vue est, en termes grandioses, un point de vue tout anglais. Observer avec sagacité, inventer dans Texpérience, se confier aux vertus de l'esprit pratique plus qu'aux transports de l'esprit spéculatif, tout attendre de la sagesse et de la persévérance, et concevoir sur la foi de théories modestes les grandes espérances qui font oser les grandes entreprises, puis contempler son œuvre avec orgueil et ravissement, en la jugeant par le succès positif et les résultats calculable, tel est 60 toutes choses l'esprit de TAiigleterre. Et ne pourrait-on pas dir« que kt définition dM maximes qui le guident est dans ces mots de Bacon : « Les principes infimes ne se distingueni guère 4ê l'expérience nue. Les axiomes suprêmes j^t généra* lissimes ne sont que des notions pures et des abs« tractions, et ils n'imt rian de solide. Nais les prin* cipes moyens sont les vrais, les solides, les vivants, ceux desquels dépendent les choses et la fortune de l'humanité ^ »

cb. 1^1, a. 91; I. M, p. 947,eiltorp|], Crii.muiè^ê^ tilrv>iM., part. I, cb. I, sect. i, 1. 1, p. SS) < Nov. Org., l 104, t. II, p. 63.

Page 1