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suffisante à 110° répétée deux ou trois fois à intervalles d’une journée.
La flore microbienne des plaies de guerre, peu étudiée et mal connue avant ces dernières années, attire immédiatement l'attention des bactériologistes et des chirurgiens.
Dès le début de la guerre actuelle, DOYEN et YAMANOU- CHI (1914), orientent leurs recherches vers la caractérisation des bactéries pathogènes trouvées dans les plaies. Sur 650 cas, ces auteurs isolent le B. perfringens avec 45 % de fréquence, le B. putrificus avec 11 %, le B. pyocyaneus avec 8 %, un microbe voisin du B. coli avec 25 9%, le streptocoque avec 97 % et le staphylocoque avec 94 %. Les microbes résistant le mieux aux antiseptiques sont le B. perfringens, le streptocoque et le staphylocoque.
WEINBERG et SEGUIN (1915) identifient comme microbes aérobies : B. proteus vulgatus, B. pyocyaneus, B. coli, pneumocoques, entérocoques, streptocoques et staphylocoques. Comme anaérobies : B. perfringens, B. sporogenes, B. oedematiens, B. septicus. Le B. perfringens anaérobie est toujours accompagné d’un ou plusieurs diplocoques ou Proteus qui facilitent son développement.
TISSIER (1916-1917) détermine les espèces suivantes dans les plaies de guerre. Aérobies : M. candidus, M. griseus, M. flavus, B. proteus vulgatus, B. pyocyaneus, B. mesentericus, enterocoque, staphylocoque et streptocoque. Anaérobies : B. perfringens, B. putrificus, B. sephicus, ete.
De nombreux bactériologistes trouvent la même flore intestinale dans les plaies de guerre. Nous citerons : SAR- TORY et LASSEUR (1915), SARTORY et SPILLMANN (1915),
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POLICARD-DESPLAS et PHÉLIP (1916), Noël FIESSINGER ef R. Monraz (1916), TissiEr (1917), VINCENT (1917).
En ce qui concerne les altérations par les micro-organismes des poudrés antiseptiques, ou réputées telles, je ne connais pas de travaux se rapportant à cette question, néanmoins, quant à la possibilité pour les bactéries de vivre au sein dé ces poudres, TUFFIER et SACQUÉ- PÉE (1918) écrivent : « In vitro, la plupart des antiseptiques employés sont actifs. Il ne faut pas se méprendre toutefois à ce sujet; ainsi l’iodoforme n’a pas de propriétés antiseptiques bien nettes; on peut rencontrer un grand nombre de germes à l’intérieur du bloc d’iodoforme inclus dans un organisme infecté. »
Le bref historique qui précède montre que les médicaments peuvent être souillés par les germes les plus variés. On peut s'attendre à y rencontrer des bactéries entièrement dépourvues de nocivité, et des espèces éminemment pathogènes. Les causes de souillures étant très nombreuses, même dans les officines les mieux tenues, on conçoit facilement la possibilité de l’existence de nombreux micro-organismes dans les poudres médicamenteuses.
Les plantes qui vivent à l’air sont forcément couvertes dun grand nombre de germes, nombre qui ne fait qu’augmenter par la pulvérisation et les manipulations ultérieures. L’amidon préparé industriellement par fermentation des matières albuminoïdes qui l’accompagnent dans les végétaux, ne peut être aseptique. La gélatine renferme parfois, à côté de nombreux germes, des spores du bacille du tétanos. Si j'ajoute que les souillures peuvent résulter de l’apport constant dams les pharmacies d’ob- Jets ayant séjourné dans les chambres de malades, et de liquides pathologiques prélevés en vue d’analyse, j'aurai
donné une idée suffisante de l’importance scientifique et pratique que présente le sujet dont j'ai entrepris l’étude.
Ce travail montre la richesse habituelle en microbes d'un certain nombre de poudres employées dans le pansement des plaies. Les corps réputés antiseptiques ne s’opposent, pas toujours à la vie des germes, et certains ne justifient pas entièrement la confiance qu’on a mise dans leur pouvoir microbicide,