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I. Pneumocoque

On a trouvé qu'il existe dans le sérum des pneumococcémiques des substances de défense. Pour les mettre en évidence, on a procédé à des expériences de prévention, et à la recherche du pouvoir d’agglutination.

Expériences de prévention.

Talamon et Frænkel injectaient des cultures de virulence atténuée. Les animaux injectés étaient prémunis contre l’inoculation ultérieure de cultures virulentes.

pen

Bordoni et ses élèves injectaient du sang de lapin, mort de septicémie pneumonique, dans la veine de ‘l'oreille d'un lapin sain. Ils constataient, à la suite de cette injection, une inflammation locale et de légers troubles généraux. Mais une nouvelle injection, d’une dose plus forte de sang infecté, ne produisait plus de

réaction. Mosny croit à unies dans les milieux. naturels où artificiels, où s'est développé le pneumoco-

que, d'une substance chimique mal déterminée, qui con-

{érerait limmunité contre le pneumocoque.

Cette substance chimique a été étudiée par Desquin (d'Anvers) qui la désigne sous le nom d°«immunisine antipneumococcique ». Cette immunisine serait une

Substance albuminoïde floconneuse qui, désséchée, don-

nerail une poudre grisätre. Sa puissance thérapeutique dépendrait du degré de vaccination des animaux en expérience. D'après les résultats expérimentaux sur le lapin

et la souris, l’auteur était convaincu de posséder un produit doué de propriétés spécifiques vis-à-vis du pneu-

mocoque.

Depuis, il a été fait usage de toxines, dégagées d” un milieu où le pneumocoque: avait vécu : cultures stérilisées elchauffées ; macération d'organes de lapins morts de septicémie pneumococecique (Mosny}; exsudats pneu-

mococciques humains.

Mosny constate que l'injection de cultures chauffées et stérilisées donne une réaction générale. passagère. D'autre part, les phénomènes d'immunité se révèlent trois ou quatre jours après l'injection intraveineuse de la substance vaccinante, 14 jours seulement après lin

jection sous-cutanée.

D'après Issaeff, limmunité peut être acquise, chez le

lapin, par une seule injection de 10 cc. de sérum vacci- D]

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ane pQ ar ; Cie . “+ NE PNRNEETE Fe nant. Le sérüm de lapin vacciné n'aurait, d'apres l’auteur, aucune propriété antitoxique et linimunité serait

due à l'activité pe srande se one et se phago- :

cytes.

Tschistovitch et Jourevitch partagent cette façon de voir ; les diplocoques peu virulents permettent la pha-

gOCY (use, celle-ci fait défaut en PÈRE ‘‘diploéotques :

très girulénits!

Les ‘expériences nombreusés, destinéés à produire l'immunité, ne furent pas toujours ‘confirmées par les “expériences de contrôle. Si la culture est virulente, elle tue l'animal injecté ; si elle est atténuée, elle ne vaceine

qué contre des cultures atténuées. C’est, du moins, ce

que pensait Emmerich. Il est possible que les causes d'érreur proviennent de l'extrême variabilité de la virulence du preumocoque. Se A

Les recherches plus récentes dé M “Nicolle ét: de Mile A. Raphael tendaient à prouver que les animaux

ne pouvaient résister à l’infection provoquée que dans certains cas très restreints, principalement lorsque le pneumocoque infectant était le même que le pneumocoque ayant constitué le vacein. En dehors de ce cas, la recherche de l’immunité active paraissait être illusoire.

MM. Ranque et Senez ont pensé que les résultats

négatifs, observés par M. Nicolle” el Mie “Raphaël, n'avaient pas une signification absolue. «

I y a, d'après eux, une différence essentielle à établir entre l'infection provoquée et celle qui se développe spontanément chez l'animal en expérience. Et, à LD de leur façon de voir, ils relatent l'histoire d'une épizoobie à pneumocoques, chez le cobaye (considéré comme

réfraélaire à l'infection pneumococcique provoquée),

épizootie Jugulée par l'injection préventive dé ‘vaccin

antipneümococéique (58): MM. Chevrel, Ranque, Senez et Grualt avaient observé, en 1918, que les cobayes femelles de leur laboratoire succombaient toutes quelques heures après la mise bas. L'examen bactériologique fit découvrir des cultures pures de pneumocoque dans le sang et la plupart des viscèrés des animaux infectés.

= À partir de Juillet 1918, quinze jours avant la mise bas, il fut injecté, aux femelles pleinés, un vaccin antipneumococeiqué. Depuis ces injections préventives, les auteurs ont vu disparaître l’épizootie complètement pour ne reparaitre, avec autant d'intensité, qu'au moment où les injections ne furent plus pratiquées. Et l’épizootie disparut une fois encore, dès que la vaccination fut de nouvéau instituée.

Les auteurs possédaient une base expérimentale qui pouvait leur servir dans la recherche de la vaccination active appliquée à l'homme.

Recherche du pouvoir agglutinant.

Bézancon et Griffon ont étudié, en 1900, l'agglutination des pneumocoques par Île sérum humain, non dilué (14). Ils ont montré l'utilité du diagnostic de certaines infections, dont l'agent est le pneumocoque et qui ne donnent, au point de vue clinique, que des manifestations douteuses (endocardites, méningites, bronchopneumonies à pneumocoques). Le pneumocoque se laisse agglutiner. Ce né serait pas, d’après ces auteurs, une preuve d'immunisation, mais une réaction de la période d'infection. Le séro-diagnostie est posé par la culture directe en sérum. Sur 186 cas, dont 100 témoins, la

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