‹ Bagatelles moralesChapitre 3 sur 13 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

plus favorablement par des juges plus impartiaux, qui V achetèrent, sur la réputation de V auteur. Le libraire Duchesne, qui l'avait imprimé^ en fit succèssivement quatre ou cinq éditions, sans compter les contrefaçons quon en publia à Francfort, à Liège, à Londres, etc. Le succès du livre fut d'abord général et de bon aloi. Mais la critique se fit entendre au milieu de ce concert d'éloges, et Von ne vit plus que les défauts de ce qui avait été admiré comme un chefd'œuvre. Voici une note manuscrite que nous lisons en tête d'un exemplaire de l'édition de lySy : « L'abbé Coyer, de Franche-Comté, est auteur de cet ouvrage, qui a d'abord plu; mais il a beaucoup perdu à l'examen : le ton plaisant ne peut pas toujours se soutenir, et le vrai moyen d'instruire ne se trouve ni dans l'ironie ni dans la critique la plus outrée. Quoi qu'il en soit, M. l'abbé Coyer a le mérite de la bonne intention. » L'abbé Voisenon, qui certainement n'aimait pas l'abbé Coyer^ le traite fort mal dans ses Anecdotes littéraires, qu'on ne publia qu'après sa mort, dans ses œuvres complètes : « // a commencé par donner des frivolités, telles que l'Année merveilleuse, le Voyage de l'amiral Anson dans l'Île Frivole, etc.; cela lui a valu de l'argent. Il a composé LA Noblesse commerçante; cela lui a valu quelque réputation. lia donné I'Histoire de Sobieski, cela lui a valu la Bastille. Ensuite il a voyagé et est revenu, et ferait bien de repartir. »

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