‹ Bagatelles moralesChapitre 7 sur 13 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

sécuiion contre lui, puisque une lettre de cachet Renvoya, pendant quelques jours, à la Bastille. Voltaire écrivait, le i^r avril 1761, au comte d'Argental : « Est-il bien vrai que l'abbé Coyer soit exilé et que son approbateur soit en prison ? Eh ! pourquoi^ Qu'at-on vu ou voulu voir dans /'Histoire de Sobieski qui puisse motiver cette sévérité? S'agit-il de religion? La fureur du fanatisme a-t-elle pu être portée jusquà trouver partout des prétextes de persécution ? Que diront nos pauvres philosophes? Dans quel pays des singes et des tigres ctes-vous ? « Dans une autre lettre du 2 avril 1761, au même : « Ayez la bonté de m'apprendre ce que c'est que la déconvenue de cet abbé Coyer. Il m'intéresse infiniment. C'est un de nos frères. » Voltaire avait reçu des lettres de Vabbé Coyer, car il écrivait, à son sujet, le 6 juillet de la même année : « Si Vabbé Coyer parle comme il écrit, il doit être fort aimable. »

L'abbé Coyer avait pris fait et cause pour la philosophie et les philosophes, surtout pour Voltaire. Après la représentation de la comédie des Philosophes de Palissot, il fît imprimer, à l'étranger, deux factums assez mordants et très spirituels contre Vauteur de cette virulente comédie et contre les comédiens qui l'avaient jouée : Lettre sur la Satyre contre les Philosophes, représentée par une troupe qu'un POÈTE philosophe (Voltaire) fait vivre, et approuvée par un Académicien {Crébillon père) qui a des

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