‹ Bagnes, prisons et criminelsChapitre 4 sur 17 · DE LOR1ENT · texte numérisé non relu

DE LOR1ENT

hommes que la société rejette de son sein.

Quelques chefs subalternes parfois les maltraitent, les injurient et insultent à leur infortune en employant à leur égard ce tu sardonique, qui, chez quelques personnes, est l'expression de la bienveillance , et qui n'est chez eux que l'organe du mépris.

«Déjà, messieurs, une loi juste et bienveillante nous a séparés des forçats détenus pour crimes. Nous avons en reconnaissance adressé des vœux pour le législateur qui n'a vu en nous que de* soldats égarés. Déjà une commission s'occupe de rédiger le code militaire. Mais un code, messieurs , ne se rédige pas en un jour, il faut des années pour qu'il atteigne son degré de perfection ? et pendant ce tempslà, cent condamnés nouveaux arrivent , cent malheureux portent l'habit des forçats, et cent familles de plus se trouvent frappées d'une espèce de flétrissure qui rejaillit sur elles, tandis qu'un mot de vous, messieurs, y mettrait un terme.

» Les condamnés militaires de Lorient sollicitent donc de vous :

» 1° De ne plus porter de fers.

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