‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 12 sur 100 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

« S. M. a reconnu avec une véritable satisfaction, qu'au moyen des assemblées graduelles ordonnées dans toute la France pour la représentation du tiers état, elle aurait ainsi une sorte de communication avec tous les habitants de son royaume, et qu'Elle se rapprocherait de leurs besoins et de leurs vœux d'une manière plus sûre et plus immédiate. S. M. a tâché de remplir encore cet objet particulier de son inquiétude, en appelant aux assemblées du clergé tous les bons et utiles pasteurs qui s'occupent de près et journellement de l'indigence et de l'assistance du peuple, et qui connaissent plus intimement ses maux et ses appréhensions. Le roi a pris soin néanmoins que, dans aucun moment, les paroisses ne fussent privées de la présence de leurs curés, ou d'un ecclésiastique capable de les remplacer; et dans ce but S. M. a permis aux curés qui n'ont point de vicaires, de donner leur suffrage par procuration...

«S. M. espère que tous ses sujets auront sans cesse devant les yeux, et comme présent à leur sentiment, le bien inappréciable que les Etats généraux peuvent opérer, et qu'une si haute considération les détournera de se livrer prématurément à un esprit de défiance qui rend si facilement injuste, et qui empêcherait de faire servir à la gloire et à la prospérité de l'Etat la plus grande de toutes les forces : l'union des intérêts et des volontés. »

Pour le clergé et la noblesse les convocations se faisaient par huissier; on citait à comparaître à l'assemblée du bailliage principal les évéques et les abbés, tous les chapitres, mais ceux-ci par un délégué sur un nombre déterminé (I) ; les corps et communautés ecclé-

(1) Extrait du registre capitutaire de l'Eglise royale et collégiale

de Saint-Etienne de Dreux.

Du 11 mars 1789.

Messieurs assemblés en leur chapitre, après le son de la clo-

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