‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 20 sur 100 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

missaires pour préparer le cahier, et les commissions étaient formées de manière à ce que les membres du tiers fussent en nombre égal à celui du clergé et de la noblesse réunis, et les articles de ce cahier étaient soumis à l'approbation de l'assemblée, composée des représentants des trois ordres.

Les cahiers devaient être dressés avec le plus grand soin, et les pouvoirs des députés étaient généraux, et suffisants pour proposer, remontrer, aviser et consentir, ainsi qu'il était porté aux lettres de convocation.

Toutes les élections dans les assemblées graduelles se faisaient à haute voix ; les députés aux Etats généraux seuls furent élus au scrutin secret. Ainsi pour le tiers état, l'élection eut lieu à trois et souvent à quatre degrés.

Les rouages, on le voit, étaient assez compliqués; cependant toutes ces opérations s'exécutèrent dans la France entière avec régularité : les électeurs avaient compris qu'ils devaient montrer du calme dans l'exercice d'un droit nouveau. Si l'on signala quelques désordres, ils ne partaient pas du tiers état, mais des ordres privilégiés. Par exemple la noblesse et le haut clergé de Bretagne ne consentirent pas à se rendre dans les sénéchaussées. En vain le roi leur adressa des ordres particuliers, ils résistèrent aux injonctions pressantes d'un prince auquel ils prétendaient être entièrement soumis.

Ils se figuraient sans doute que, par leur absence et dans les sénéchaussées et aux Etats généraux, ils infirmeraient la puissance de l'Assemblée de la nation :

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