‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 22 sur 100 · LA RÉDACTION DES CAHIERS · texte numérisé non relu

LA RÉDACTION DES CAHIERS

Essayons de nous rendre compte de la manière dont les cahiers ont dû être rédigés (1).

Qu'entendait-on par cahier? Dans l'ancienne langue juridique et administrative, un cahier n'était autre chose que l'assemblage de quelques feuillets de papier ou de parchemin, sur lesquels on exposait ses plaintes, réclamations et prétentions. Quand le cahier avait une certaine étendue et qu'on le livrait à l'impression, il prenait souvent le nom de mémoire. Sous ce point de vue, un grand nombre de cahiers de 89 pourraient être

(1) II y a une distinction importante à établir dans les innombrables cahiers que fit écrire la convocation des Etats généraux : on les classe non en cahiers des villes et des campagnes, mais ils sont divisés en cahiers de paroisses et cahiers de bailliages. Ces derniers qu'on rédigeait après avoir analysé et collationné les seconds exprimaient l'ensemble des vœux de toutes les paroisses du bailliage. Ces cahiers sont, pour la plupart, imprimés depuis quelques années dans les Archives parlementaires, avec les cahiers de la noblesse et du clergé. Portés par les députés à Versailles, ils ont ensuite fait partie des archives des assemblées délibérantes, qui se sont succédé depuis un siècle. C'est ainsi qu'ils ont échappé à la ruine ou à l'oubli. Mais il n'en a pas été de même des cahiers des paroisses, excepté pour ceux de Paris extra muros; les autres, conservés dans les archives des bailliages secondaires

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