‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 23 sur 100 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

désignés par le terme de mémoires, tant à cause de leur ampleur que parce qu'ils ont été imprimés ; du reste, le mot cahier était la désignation officielle imposée dans le règlement.

Si Ton s'en rapporte aux procès-verbaux des assemblées de paroisse, on court risque de se faire illusion ; aucun cahier, même celui de la plus modeste communauté, n'a été écrit dans Ja séance indiquée sur le procès-verbal, pour la rédaction;

Les complaignants électeurs n'auraient pas eu le temps d'entrer en délibération, de s'entendre et de discuter en commun les divers points relatifs à leurs vœux et doléances.

Le cahier était fait et prêt à recevoir les signatures, et peut-être quelques additions ou corrections, quand l'officier public, délégué par le bailli ou le sénéchal, inscrivait les noms des électeurs et les engageait à se retirer dans une salle, pour y vaquer à la rédaction de leur cahier.

Mais faut-il accepter les affirmations de certains publicistes qui ne craignent pas d'avancer que ces cahiers étaient reproduits d'après des modèles colportés dans les villes et dans les campagnes ? Ceux qui se font

ou principaux, y sont encore enfouis, ou bien ont disparu pour toujours. On en a publié, je l'avoue, un certain nombre, mais malgré les précieuses découvertes de chercheurs dévoués, qu'il en manque à l'appel! A peine quelques centaines sur plus de trente mille. — Pourtant, dans une République démocratique, où toute commune devrait avoir son histoire locale pour contribuer à l'histoire générale, il eût fallu qu'à la date de 89 chacun pût lire le cahier de sa paroisse. Une ère nouvelle commençait.

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