‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 25 sur 100 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

recherches sur les anciennes Assemblées de la nation en Etats généraux.

Les gens de la campagne ou du plat pays n'attendaient pas ces renseignements pour savoir ce qu'ils avaient à inscrire dans leurs cahiers, la matière ne manquait pas.

Ils auraient lu d'abord, s'ils avaient su lire, que leurs ancêtres, loin d'avoir été consultés, ne faisaient même pas partie du tiers état (1).

C'est en 1789 pour la première fois que les humbles, que les déshérités, que les gens de labeur, et de presque rien, purent prendre la parole et donner leur avis dans une consultation générale.

Aussi l'on verra qu'ils ne ménagent pas les témoi-

(1) Dans les anciens temps, les gens du plat pays, les laboureurs, n'avaient pour cahier qu'une complainte, du pauvre commun et des pauvres; on la trouve dans les chroniques de Monstrelet:

En voici deux couplets :

Hélas, hélas I hélas, hélas !

Prélats, princes, et bons seigneurs, Bourgeois, marchands et avocats, Gens de mestiers, grands et mineurs, Gens d'armes, et les trois-états, Qui vivez sur nous, laboureurs, Confortez-nous d'aucun bon aide ; Vivre nous faut, c'est le remède !...

Fuire de nous ne devez mie ;

Pensez-y, nous vous en prions,

Et nous soutenez notre vie ;

Car pour certain nous languissons;

Allangouris nous nous mourons,

Et ne savons remède en nous ;

Seigneurs, pour Dieu, confortez-nous t...

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