‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 26 sur 100 · INTRODUCTION. XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXVII

gnages de leur reconnaissance envers le roi et son ministre Necker. Et ils étaient prêts, au moment où oa les invita, à déclarer ce qu'ils espéraient d'un gouvernement qui paraissait enfin s'intéresser à leur malheureux sort.

Depuis deux ans, déjà, la nation, dans les pays d'élection, c'est-à-dire, dans plus de la moitié du royaume, s'était en quelque sorte exercée à la rédaction des cahiers.

Il est à propos de dire un mot de l'essai des Assemblées provinciales, car il en est souvent question dans les cahiers du bailliage de Versailles. L'Assemblée de l'Ile-de-France, par exemple, dont le siège était à Melun, et qui n'eut en réalité qu'une session importante, en novembre-décembre (1787), se subdivisait en 12 assemblées secondaires ou départements ; et le territoire actuel de Seine-et-Oise comprenait quatre de ces dernières.

Bien que lanomination des membres qui composaient ces diverses assemblées ne répondît nullement à celle des députés aux Etats généraux, et que leurs pouvoirs fussent fort restreints, cependant, même dans la plus petite assemblée municipale ou de paroisse, on n'ignorait pas que l'Assemblée pfovinciale devait particulièrement examiner l'assiette des impôts.

Si ces Assemblées ne donnèrent aucun résultat satisfaisant, à cause de pouvoirs mal définis, nous n'avons pas à discuter ici cette question; mais il est permis d'affirmer que les mouvements qui accompagnèrent ces essais n'ont pas été sans influence au point de vue de l'éducation politique, et qu'elles ont pré-

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