‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 28 sur 100 · INTRODUCTION. XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIX

tent et embrassent plus que ne le ferait attendre le cours ordinaire de la vie.

Le tiers état conserva cependant le calme et la volonté qui comptent obtenir la victoire.

On ne sera pas surpris si dans chaque village, surtout autour de Paris et de Versailles, il se soit rencontré un homme un peu lettré, qui ait traduit la pensée de ses concitoyens ; et quand le rédacteur ou les rédacteurs, car souvent ils se réunissaient plusieurs pour mieux coordonner les articles du cahier, avaient arrêté leur travail, on s'assemblait, et lecture du brouillon était faite; chaque électeur avait le droit de présenter des observations, de signaler les oublis ; en beaucoup de localités le curé était consulté, quand il n'était pas lui-même le rédacteur du cahier.

Des historiens ont regardé comme hors-d' œuvre et banalités les considérations politiques, les plans de Constitution que renferment nombre de cahiers de campagne, mais surtout ceux des villes et toujours ceux des bailliages.

Le reproche s'adresse principalement au tiers état.

Et Ton part de là pour signaler l'influence des philosophes.

On oublie de faire observer que le tiers état se conformait au texte de la lettre de convocation : le roi invitait ses sujets à proposer, remontrer, aviser et consentir. Il jugeait plus favorablement de l'intelligence de ses peuples que ne le font certains écrivains de nos jours.

Dire que nos pères croyaient en rédigeant leurs doléances, en présentant le plan d'une Constitution, faire

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