‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 35 sur 100 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

le vote par tête, la justice si longtemps foulée aux pieds par la noblesse, le haut clergé, les parlements et la finance. Le gouvernement lui-même, à cette époque, voulait la Révolution. Fatigué, autant qu'irrité, de la jactance de quelques parlementaires, sur lesquels il avait fait plusieurs essais malheureux de son autorité, il voulait à tout prix écraser cette hydre qui menaçait de dévorer le trône...

Après ces déclarations si nettes et si énergiques qu'il eût été facile de multiplier, devrait-on accuser, comme de nos jours le font certains historiens, les cahiers d'avoir dépassé le ton des doléances? Les plaintes, au contraire, s'y formulent en des accents qui implorent justice et protection, loin d'exprimer la haine ou le ressentiment. Nous allons les entendre.

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