‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 86 sur 100 · LE BAILLIAGE ROYAL · texte numérisé non relu

LE BAILLIAGE ROYAL

Meudonavec quatre autres paroisses : Clamart, Ghaville, Viroflay et Velizy, formait un bailliage secondaire ressortissant aussi au Parlement de Paris. 11 m'a été impossible de remonter à l'origine de cette justice royale. J'ai lu ce que l'abbé Lebœuf a écrit sur Meudon ; je n'ai trouvé que des détails sur l'église, les curés, les princes, les différents seigneurs, etc. Cet écrivain affirme que Rabelais, bien qu'il eût été nommé

(1) J'avais l'intention (v. page 6) de donner place au cahier de Viroflay à la suite du bailliage de Versailles ; mais après l'impression de la première feuille, l'archiviste du département, M. Couard-Luys m'a, avec une bienveillance dont je tiens à lui témoigner ici ma gratitude, communiqué le dossier complet des élections primaires du bailliage de Meudon, qu'il venait de retrouver. Je n'en donnerai pas tous les cahiers ; deux ont été reproduits dans les Archives parlementaires : le cahier général du bailliage et celui de Clamart. Mais les cahiers de Chaville, de Viroflay et de Vélizy ont droit, en quelque sorte, à demander l'hospitalité à ceux du bailliage de Versailles. Ils vont mêler ensemble, dans ce volume, leurs plaintes et doléances, interprètes des mômes abus qu'ont soufferts ceux qui les ont rédigés ; et d'ailleurs comme le bailliage de Meudon dépendait du domaine royal, nous demeurons, pour ainsi dire, dans la circonscription du bailliage de Versailles,

curé de cette paroisse, n'y a jamais dit la messe, n'ayant jamais visité l'endroit. Il y avait à Meudon, avant la Révolution, un couvent de capucins, le premier de ces religieux, fondé et bâti par le cardinal de Lorraine, dans la seconde moitié du xvi e siècle. Le marquis de Louvois enrichit encore ce couvent. « On y voit, dit YAlmanach de Versailles de 1782, deux châteaux : l'ancien bâti sous Henri II pour le cardinal de Lorraine, par Delorme ; Servien, Letellier et Louvois y ont fait de grands embellissements. Louis XIV acheta Meudon à la marquise de Louvois, l'échangea avec Choisy-sur- Seine, et le donna au Dauphin qui y a fait construire le château neuf, où il mourut en 1711. Le parc très spacieux rejoint celui de Versailles. »

C'est probablement à la suite de cette acquisition de Louis XIV que le bailliage devint royal ; mais pourquoi n'avoir pas réuni cette juridiction à celle du bailliage de Versailles, surtout quand Louis XVI avait joint le domaine de Meudon à celui de Versailles ?

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