‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 96 sur 100 · DAMPIERRE · texte numérisé non relu

DAMPIERRE

L'Eglise. — Les revenus de cette église, tant rentes que terres, sont de 600 livres, insuffisantes pour les charges de la fabrique, qui sont les dépenses à faire pour le service divin, vases sacrés, linges, ornements, réparations et entretien nécessaire pour la conservation des biens de ladite église, droits de fabrique et honoraires des officiers.

Cure. — La cure très pauvre, le plus médiocre revenu, sans aucune ressource de la part des habitants.

Etat de la Cure. — Les dames de la royale maison de Saint-Louis de Saint-Cyr paient tous les ans à M. le curé un gros de 13 setiers 14 boisseaux de froment, mesure de Chevreuse, et 40 minots d'avoine. Le curé jouit de 10 arpents de terres, la plupart mauvaises, avec une dlme novale, dont une partie est inculte, et l'autre, du plus faible rapport, évaluée à 200 livres. Le curé, avec un revenu aussi médiocre, non seulement est privé de sa subsistance, mais ne peut remplir les charges de son bénéfice.

Vicariat. — M. le vicaire reçoit 300 livres pour l'acquit de ses messes ; nul autre revenu.

Le maître d'école jouit de 150 livres non fondées.

Deux sœurs de Saint-Maurice de Chartres, L'une pour les malades, l'autre pour l'école des filles ; ces sœurs n'ont que 120 livres.

Demande légitime d'une absolue nécessité. — M. le curé, dûment autorisé conformément aux ordres de S. M., désire qu'il plaise donner à la cure de Dampierre une vraie constitution qui le mette à même d'avoir le nécessaire dû à son état, et de soutenir le fardeau d'une paroisse accablée de pauvres, réduite à 3 fermiers, qui ne vivent qu'avec peine et douleur, d'une indigence affreuse.

BN 178P. 303

Sa position est des plus cruelles pour lui-même, et les pauvres de sa paroisse, de la dernière misère.

M. le curé attristé du sort de M. le vicaire, du maître d'école, des sœurs, les habitants et lui dans l'impossibilité d'y remédier, demandent avec instance des secours pour la fixité de ces personnes si dignes des bienfaits de l'Etat.

Des plaintes si graves, si justement fondées, méritent l'attention du Ministère, les fonctions des uns étant des plus sacrées, et celles des autres, de la plus grande utilité pour le bien public.

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