‹ Bains à l'hydrofère [electronic resource]Chapitre 8 sur 10 · ACADÉMIE DE MÉDECINE · texte numérisé non relu

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Le 17 mai 1859, M. Mathieu (de la Drôme) soumet son nouveau système de balnéation à l'Académie, qui en renvoie l'examen à une commission composée de MM. Pâtissier, Poiseuille, 0. Henry et Gavarret, rapporteur.

Dans la séance du 14 février (1860) M. le rapporteur fait la communication suivante :

« L'Académie se rappelle qu'elle a nommé une commission pour lui faire un rapport sur divers appareils propres à la pulvérisation des liquides, applicables au traitement des affections des voies aériennes.

« Plus tard, l'Académie a renvoyé à la môme corn-

mission l'examen d'un appareil présenté par M. Mathieu (de la Drôme) el ayant un but beaucoup plus étendu : il s'agissait d'appliquer à la balnéalion les liquides pulvérisés. M. Mathieu (de la Drôme), se plaçant à un point de vue tout à fait nouveau, s'est préoccupé de l'économie du liquide et, particulièrement, de la possibilité de donner des bains d'eaux minérales loin des sources et, par cela même, en toute saison. Le problème a été résolu de la manière la plus heureuse, puisque, avec trois litres et demi d'eau, on peut donner des bains de la durée d'une heure.

« Depuis sa communication à l'Académie, M. Mathieu (de la Drôme) a fait expérimenter son système de balnéation à l'hôpital Saint-Louis, dans le service de M. le docteur Hardy.

« J'ai l'honneur de déposer sur le bureau les observations cliniques de cet éminent praticien. Je dois déclarer qu'elles sont extrêmement favorables au nouveau système balnéaire.

Page 1