‹ Bains et courses de LuchonChapitre 40 sur 58 · VAL DE LA MALADETTA · texte numérisé non relu

VAL DE LA MALADETTA

ber ainsi sur le lac, à un quart d'heure au-dessus de la Rencluse, ou entre le lac et la naissance de la Maladetta au pied du glacier. L'un et l'autre paraissent pénibles; car on est impatient d'arriver au pied du grand mont; mais ils sont sans danger. Si l'on a pour but d'étudier les moraines et les roches polies, il vaut mieux suivre le vallon, bien qu'on trouve aussi de belles stries sur les flancs de la vallée de la Maladetta.

Contemplez ce joli petit lac de la Maladetta; il est d'un blanc verdàtre ravissant, teinte douce qui contraste avec une nature partout ailleurs si dure, si sauvage. La petite île que vous y voyez est à sec toute l'année.

8° Du lac de la Maladetta à la naissance du vallon. 1 h.

C'est la partie la plus intéressante pour l'étude de l'action des glaciers. Sur le flanc du vallon, à gauche en remontant, on voit des gneiss, des granités, des eurites, les roches les plus dures, les plus intraitables, parfaitement polies sur de grandes surfaces et marquées profondément de stries horizontales dans la direction de la vallée.

Fixez aussi vos idées sur la nature des moraines; vous en avez ici plusieurs exemples pris à la source : les unes déjà anciennes, d'autres qui ne remontent qu'aux derniers avancements du glacier.

Un regard aussi pour la jolie cascade qui forme, comme le lac, un si gracieux ornement dans cette vallée déserte. C'est la cascade Juonita, une des plus gracieuses de toute la contrée. Regrettez qu'elle

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