ROUTE d'espagne. 28e COURSE
follement un but que l'on serait incapable d'atteindre. Jusqu'à présent M. Cordier, professeur de géologie au Jardin des Plantes, était celui qui s'était élevé le plus haut sur l'arête de la Maladetta ; mais il avait cru qu'il y avait impossibilité d'atteindre le dernier sommet. Je ne tracerai cette course que jusqu'à cette arête.
Répart. — Mêmes précautions que pour la course du val de la Maladetta. 11 faut de plus de gros gants et un cachenez, ou tout au moins un foulard pour mettre autour du cou et une longue corde à laquelle tout le monde puisse s'attacher. îl faut venir coucher au plan des Étangs.
MARCHE. ~— Première journée, 1° à 5° De Imchon au plan des Étangs (p. loi à 160 et 2^0). 8 h. »
Deuxième journée, 6°, 7° Du plan des Étangs
au lac de la Maladetta (p.2i0, Stâ) .... 2 h. »
8° Du lac de la Maladetta à la Mer de glace. 2 h. 30 m.
On peut monter par le val de Paderne à droite, arriver ainsi par le pied du glacier inférieur et monter ensuite par le talus qui forme latéralement la moraine rejetée par la Mer de glace.
On peut aussi monter par la gorge qui est à gauche du lac et qui est de même occupée par l'éboulis d'une autre moraine.
Dangers d*tm glaeier. — Mais ces deux passages, qui apparaissent comme plus faciles et plus courts, sont au contraire les plus pénibles et les plus dangereux. En s'élevant sur ces pierres meubles qui glissent et roulent sous les pieds, on recule souvent plus qu'on n'avance, on triple son chemin et l'on se fatigue horriblement. D'un autre côté, il tombe sans cesse sur ces pentes quelque nouvelle pierre rejetée
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par le glacier ou mise en mouvement par l'eau qui en découle. On court alors un danger réel; car ces pierres descendent quelquefois avec une telle rapidité, qu'il serait impossible de s'en préserver. D'ailleurs elles bondissent dans leur chute à droite et à gauche à mesure qu'elles touchent une nouvelle roche, et l'on n'en peut prévoir la direction.
On doit donc aborder la montagne presque en face du lac de Paderne par la crête médiane, sans s'effrayer de ses lignes abruptes qui paraissent inaccessibles. On a déjà sans doute le pied montagnard, et grâce aux spadrilles on se tirera avec honneur de quelques pas difficiles que l'on doit bien s'attendre à rencontrer; — évitez surtout les points où la roche- est polie, vous y feriez infailliblement des chutes horribles. Tenez-vous de préférence sur la droite pour mieux voir le glacier inférieur, la moraine en talus et les pierres qui tombent sans cesse du glacier supérieur. Ce dernier phénomène est plus parfait dans les grandes moraines qui sont à gauche de la montagne. On y entend un roulis perpétuel de pierres qui tombent du glacier, comme si l'on rejetait de ce point les déblais d'une exploitation. Rien n'est plus propre à convaincre de la puissante action des glaciers.
Après les moraines de toutes les formes qu'on a vues clans le val de Paderne, après les roches polies que l'on a remarquées de toutes parts, cette manifestation bruyante de la vie et du mouvement du glacier saisit l'âme d'une émotion profonde dont il est impossible de se défendre.
Arrivé en présence de la Mer de glace, il est impossible d'aller plus loin sans traverser le glacier; et si l'on n'est pourvu de tout ce. qui est nécessaire en pa-. reil cas, on doit renoncer à faire un pas de plus. Bornez-vous à contempler tout ce qu'un pareil site a
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de nouveau pour vous; observez les quartiers de roche dispersés sur le glacier, ou presque enfoncés dans sa masse.
Structure d'uaa glacier. — Si ce bassin de glace n'était recouvert d'une couche éblouissante de neige nouvelle, on aurait à observer la teinte verdâtre de la glace massive, son apparence vitreuse, sa structure tantôt grenue, tantôt fragmentaire, les, mille fissures dont elle est pénétrée sur toute sa surface, même dans sa masse intérieure et les fentes plus sensibles qui passent par tous les degrés à des crevasses quelquefois énormes. Ensuite, pénétrant avec précaution dans ces crevasses, on étudierait les caractères et les formes intérieures du glacier; ses couches superposées, le passage graduel d'une glace plus granulaire vers le haut du glacier à une glace plus compacte et moins fendillée dans les couches inférieures; on verrait les cavernes intérieures, les gouffres épouvantables que l'eau creuse dans la glace, et les cascades qu'elle y produit; on verrait aussi les blocs de roche et les fragments de toute espèce engagés dans le glacier. Enfin pénétrant jusque sous les voûtes du glacier, on pourrait voir le lit de sable et de gravier dont il frotte la montagne de tout son poids ; on verrait le poli qui en résulte, aussi bien que les stries, les sillons et les surfaces mamelonnées ou moutonnées, comme disent les géologues suisses, dus à la même cause. Mais la Mer de glace est couverte d'une neige récente ou d'une glace spongieuse qui cache presque complètement le glacier, qui recouvre traîtreusement ses fissures et ses crevasses mêmes, et qui en interdit l'approche, si l'on n'est muni d'un bâton ferré avec lequel on puisse le sonder à chaque pas.
Arrivé devant le glacier^ on ne doit pas faire un pas
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de plus, ai-jc^lit : c'est qu'en effet le premier pas est souvent le plus dangereux. La glace est fondue par la roche qui forme les parois du glacier; il y a donc presque toujours un espace plus ou moins large entre les bords du glacier et la roche qui le renferme. A la surface, cet hiatus est ordinairement rempli de neige, de telle sorte que sur beaucoup de points le premier pas que l'on ferait sur le glacier pourrait être funeste, si l'on négligeait de le sonder.
Si l'on a du temps devant soi, on devra du moins suivre les limites du glacier; on rencontrera peut-être quelque point où il sera facile d'observer une partie des faits que je viens d'indiquer.
0° De la Mer de glace à l'arête de la Maladetta. . 1 h. Si l'on est pourvu de crampons et d'une grande corde à laquelle on puisse s'attacher avec le guide et un ou deux autres explorateurs (quatre en tout attachés à la même corde et marchant à une distance de i à 5 mètres, afin que si l'un vient à tomber, il soit retenu par les trois autres), on peut traverser la Mer de glace, même le haut du glacier, dans la partie où il offre le moins de pente. On arrive ainsi à l'arête de la Maladetta, et bientôt à l'un de ses pics. A cette hauteur, des gants sont indispensables; car Y onglée est terrible, aussi les guides seront -ils souvent obligés de vous frapper dans les mains.
Le regard s'élance aussitôt vers l'Espagne ; mais les monts voisins la cachent presque entièrement. Voyez à vos pieds, sur le revers méridional de la Maladetta, ce beau lac ombragé par un groupe de pins tout isolé. C'est l'oasis de la montagne au milieu des roches glacées. Résistez, je vous le conseille, à l'envie
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de vous en rapprocher; l'accès en est (fifticile et dangereux.
Votre vue plonge sur la France et sur l'Espagne, mais sans rien distinguer à cause des vapeurs qui couvrent les plaines comme d'un voile pour cacher aux cieux les mille méfaits de tous les instants Reconnaissez les montagnes qui vous environnent. A gauche la Pic Fourcanade , qui fait la limite de la Catalogne et de l' Aragon, puis, de gauche à droite, la Caillette de Vénasque, le Pic des Barrans, le sommet inaccessible de la Maladetta, le Pic d'Aygues-Passes, le Pic de Rarhougno, la Perdriguère, le bout du Por~ tillon d'Oo, la Tus de Maupas, le Gravier de Castillon, le Port des Siaouas, le Port de la GVere, la Montagnète, le Sauvegarde, la Tus de la Mine, la lus de Bargas, les Covstères de Vénasque, la Pique Blanche et le Pic de Poumère.
1$ et oui». — Ne prolongez pas trop votre station sur ce pic élevé (3,300 mètres au-dessus du niveau de la mer). Vous avez déjà ressenti péniblement l'influence de la raréfaction de l'air : la poitrine opprimée, la tète fatiguée, les yeux plus saillants. Tout cela joint à la fatigue de la marche, à la difficulté du glacier qu'il faut traverser une seconde fois, invite à une sage retraite.
Et d'ailleurs ne faut- il pas encore 4 à 5 heures pour regagner votre gîte au Plan des Étangs?
GÉOLOGIE. — La Maladetta est formée de granité commun subporphyroïde. On voit des filons à'eurite, A'amphibolite et cïépidotite saillir sur divers points. Le mont Paderne est formé de calcaire saccharoïdc. de calcïphyres ei de aàlomîè;
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enlin. le plan des Ltang- et le trou du Taureau offrent dfl gtawcackes noire*, grenues j phytifères, graphiteuse* et pou* dingi formes y des cahchistes et des grèi noirs, siliceux et grautcackiliens. L'ensemble de ces dernières roches a tous les caractères du groupe houiller, et l'on voit dans la partie basse du vallon de Paderne plusieurs caractères et circonstances géologiques qui permettent d'établir qu'en effet il existe osïtivemenl un petit bassin houiller placé au pied de la Maladetta, au sommet des Pyrénées !
Mais ce bassin houiller renferme-t-il des couches de houille ou d'anthracite qui puissent être exploitées? Personne n'a pu songer à faire, à cet égard, Les recherches ou les^tudes fort attentives qu'exigerait la solution d'une telle question, parce qu'en aucun cas on n'eût pu penser à ouvrir une telle exploitation dans un lieu où les forêts elles-mêmes demeurent inexploitées et inexploitables par suite de la difficulté, on pourrait même dire de l'impossibilité des transports. 11 en serait tout autrement, si une voie ferrée venait à traverser les Pvrénées dans le voisinage de la Maladetta ; car alors la découverte d'un gite de houille ou d'anthracite dans ces parages, si toutefois il y existe, ce qui est encore fort douteux, serait loin d'être, comme aujourd'hui, sans importance et sans utilité.
BOTANIQUE . — Des plantes précieuses s'offriront sous vos pas, cueillez -les en vous retirant : ranuncuîus glacialis à fleurs blanches, arenaria cerastoides, androsacc alpina, oœyria digtfna, bulbocodrum Dernum, mxifraga louai folia. groen'anclica et coesia, saponaria cespitosa. Sur les roches de Paderne : silène acaulis, arenaria ciliata, pinus uncinata. Au plan des Étangs, des Aougouailluts et au trou du Taureau : phyteuma chan.ielii, tussilago nivea, anthirrhinum sempervirens, carlina carlinuideSj, astragalus montâmes, etc.
•29e COURSE. — LE PIC DE \3TDOl
Voyage pénible de sommets et de glaciers. — 3 jours. Beau temps.
Départ. — Une hache pour faire rlu bois et quel-
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quefois pour tailler la glace ; un bâton ferré, une lunette ; — des vivres pour quatre à cinq repas ; — abstenez-vous d'eau-de-vie, qui casse les jambes: — des couvertures, double paire de gants de laine, de bonnes chaussures, deux paires de bas de laine que vous mettrez quand vous atteindrez les glaciers ; — pas de souspieds aux pantalons ; — de bons et grands souliers pouvant admettre deux paires de bas; — deux guides au moins; — si l'on est plusieurs, ce qui vaut beaucoup mieux, il faut autant de guides que de voyageurs.
Je suis loin d'engager à faire l'ascension du pic de Néthou. Je n'ai vu personne revenir enchanté de cette course, mais au contraire se promettant bien de ne pas la recommencer. Elle est excessivement pénible et fatigante, et, à moins d'avoir pour but quelques observations scientifiques spéciales, elle n'offre aucune autre curiosité que celle d'une grande vue de montagnes comme au Monné, au Monségut, au Céciré, à Bacanère, etc. De plus, elle est dangereuse, on ne saurait se le dissimuler. Enfin elle est dispendieuse, car elle revient, tout compris, à 50 fr. pour chaque voyageur, et souvent à 80 et à 100 fr. : c'est acheter fort cher un désenchantement infaillible; je conseille beaucoup à ceux qui voudront absolument gravir la Maladetta et traverser ses grands glaciers de s'en tenir à la course précédente, celle de la Maladetta. Là est en effet tout l'intérêt de la course du pic de Néthou. et sans trop de dangers, de peine ni de frais.
Quelquefois on fait cette course en deux jours, mais à la condition de ne rien voir, de ne rien observer, comme si l'on avait pour tâche de toucher au pic de Néthou et de revenir à Luchon.
Le pic de Néthou appartient à la Maladetta; c'est simplement l'un des sommets et le plus élevé de ce massif des Monts Maudits.
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niKCI!!:. — l<-> De Luchon au Plan des Étangs. 6 h. 2° Du Plan des Étangs à la Rencluse 30 m.
On peut arriver sans difficulté à la Rencluse, on y parviendra même sans descendre de cheval.
La Rencluse est un gouffre au milieu d'une vaste grotte , dans laquelle s'installeraient et coucheraient sans peine 100 et 200 personnes. C'est dans ce gouffre que se perdent les eaux de la Maladetta pour reparaître en Ilots près de l'hospice de Vénasque, de même que les eaux du Néthou se perdent dans le Trou du Taureau pour sortir au Goueil de Joueou.
On couche à la Rencluse.
3° De la Rencluse au glacier de Néthou 2 h.
Si l'on veut rentrer à Luchon le jour même, il faut partir de la Rencluse à la pointe du jour. Mais si l'on veut utiliser complètement ce voyage sublunaire, on devra revenir coucher à la Rencluse, et dans ce cas on a le temps de parcourir et d'observer, avant déjeuner, toute cette vallée de la Maladetta. Il suffira de partir vers les 9 heures.
Pas de difficultés sérieuses, seulement quelques passages assez pénibles, tels que des roches polies , des éboulements, des blocs entassés, etc. ; mais dans tout cela il n'y a aucun danger.
4° Bu glacier de Néthou au pic de Néthou 4 h.
On laisse à droite le glacier delà Maladetta; on entre sur le glacier du pic de Néthou ; on traverse tout le glacier (ce qui demande généralement trois heures, mais tantôt quatre, tantôt deux heures et demie seulement,
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suivant la force et la vigeur du voyageur). On arrive ainsi au bout du pic. Le glacier est presque plain er et très-facile pendant une couple d'heures ; mais vers le pic il devient plus rapide : c'est là seulement qu'il offre quelques difficultés; mais on s'en tire sans peine, pour peu qu'on ait l'habitude des glaciers.
C'est alors surtout qu'il faut se garantir du froid qui devient très-vif vers le sommet, en mettant de doubles gants, de doubles bas et un cache-nez.
Lorsqu'on a déjà parcouru un quart du glacier, les explorateurs s'attachent entr'eux à une longue corde , à trois à quatre mètres les uns des autres, afin que, si quelqu'un vient à tomber, il soit retenu par les autres; on se détache après qu'on a gravi la partie supérieure du glacier. Cette précaution n'empêche pas qu'on trébuche de temps en temps; mais ces chutes sans danger ne sont qu'un jeu , une distraction pour toute la caravane.
Si l'on sent vivement le froid aux mains , si on a l'onglée il ne faut pas hésiter à se faire frapper dans les mains par le guide.
Le passage le plus effrayant est l'arête même du pic, sur laquelle il faut se traîner à quatre pattes pendant quelques secondes : c'est le Pas de Mahomet. Les guides vous soutiennent et vous aident à le franchir sans trop de peine. Il n'y a, du reste, d'autre danger que celui du vertige; et, en effet, à droite et à gauche c'est un affreux précipice. Toutefois , je dois dire , pour encourager mes voyageurs, qu'une dame a fait cette ascension en 1849 sans le moindre accident.
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Au bout de ce passage est le vaste plateau couvert de granité tout en débris , sur lequel les guides ont fait plusieurs pyramides de 2 à 3 mètres de haut. A la base de la première pyramide on a ménagé un trou abrite par un gros bloc de granité. Dans ce trou on laisse une bouteille, dans laquelle chaque caravane enferme une nouvelle feuille de papier indiquant la date de l'ascension et le nom des voyageurs qui y ont pris part.
Au lieu de faire tant de pyramides, les guides feraient, je crois, beaucoup mieux de remblayer peu à peu le Pas de Mahomet; car il suffirait de murailler les inégalités de ce passage pour faire disparaître tout ce que cette course a de plus difficile et de plus effrayant.
On voit , sur les flancs de la montagne, le lac de Grégouenio, à la base du pic de la Maladetta; du côté de Malibierne, le lac d'Éréoueil ; au pied du Néthou, le lac Couronné, le plus souvent glacé et qui fait luimême , en quelque sorte , partie du glacier. Ce lac doit son nom de lac Couronné aux stalactites ou cristallisations glacées dont il est couvert la plupart du temps.
De cette hauteur on aperçoit tant de montagnes, qu'il semble que la terre tout entière soit en ruines.
On découvre au loin d'un côté les plaines de l'Espagne et de l'autre celles de la France. Si l'on ne voit pas la mer ou du moins si on ne la distingue pas, la trop grande distance en est seule la cause.
Retour. — On redescend par l'étroite arête de Mahomet et l'on arrive au glacier.
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Pour descendre le glacier , on mettra une heure et demie. Il est encore indispensable de s'attacher, et de cette manière on peut même descendre en galopant.
Bu glacier à la Rencluse 35 m.
Pour abréger, on traverse encore un petit glacier dépendant de la Maladetta.'
On se reposera à la Rencluse et l'on y analysera les sensations diverses que Ton vient d'éprouver au milieu d'une nature si étrange et si sauvage.
De la Rencluse au Plan des Étangs 30 m.
On traverse de nouveau le torrent, sur lequel au besoin on peut faire mettre un arbre pour former un pont.
Du Plan des Etangs à Luchon 7 h.
30e COURSE. — FONTAINE D'AMOUR.