Var. Et l'espoir achevant d'ébranler leur devoir
« Bonne foi et imposture sont des mois qui dans notre conscience rigide s'opposent comme deux termes inconciliables. En Orient, il y a de l'un à l'autre mille fuites et mille détours. » (Renan, Vie de Jésus^ p. 252.)
C'est un trait de mœurs, cette surveillance étroite qui pèse sur la sultane et le frère du sultan. De loin, le sultan tient toutes ces existences, grandes ou leÛles, sous le tranchant de son cimeterre.
i, C'est l'amour soudain, qui naît d'un regard. « Nourrice, dit Juliette au bal, en désignant Roméo, va voir quel est ce gentilhomme; s'il est marié, le tombeau sera mon lit nuptial. »
3. Les avances sont faites par Roxane. Rien de plus naturel. Roxane est Turque et Bajazet a les fers aux mains.
4. Dans tout ce récit, depuis le vers 96, Osmin n'a plus qu'un rôle bien misé* rable. Il sert à diviser le récit en tranches moins longues, à amener les questions à mesure que l'ordre logique les appelle, à faire consciencieusement son rôle d'interlocuteur docile, qui sait, par un mot lancé à propos, raviver et relancer l'entretien. Il ne fait pas d'ailleurs grands frais d'imagination :
Quoi ! Seigneur ? le Sultan reverra (v. 77).
Que lui répondrez- vous ? (v. 83).
Quoi donc ? Qu'avez-vous fait ? (v. 951.
Quoi ! Roxane, Seigneur, (v. 97).
Mais pouvaient-ils tromper ? (v. Ii3)
Quoi ' Roxane d'abord (v. 165;.
Quoi ! vous rainiez. Seigneur ? (v. 177).
L'acteur chargé du rôle d'Osmin doit avoir peine à se rappeler la place de chacun de ces quoi t dans la réplique. Ce n'est plus un personnage, c'est an point d'interrogation. D'ailleurs, il est fort heureux pour notre ignorance des faits qu'Osmin témoigne une curiosité si soutenue et si interrogative.
5. Pourquoi Atalide a-t-ellc plus de facilité que Roxane de voir Bajazet et