ACTE I, SCÈNE I
Du père d'Amurat Atalide est la nièce ^ ;
Et même avec ses fils partageant sa tendresse, 170
Elle a vu son enfance élevée avec eux 2.
Du prince, en apparence, elle reçoit les vœux ;
Mais elle les reçoit pour les rendre à Roxane,
Et veut bien, sous son nom, qu'il aime la Sultane.
Cependant, cher Osmin, pour s'appuyer de moi, 175
L^un et l'autre ont promis Atalide à ma foi. / ^
OSMIN
Quoi ! vous Taimez, Seigneur?
ACOMAT
Voudrais-tu qu'à moVi âge Je fisse de l'amour le vil apprentissage 3? ^
Qu'un cœur qu'ont endurci la fatigue et les ans Suivît d'un vain plaisir les conseils imprudents^? ' 180 C'est par d'autres attraits qu'elle plaît à ma vue :
de lui parler longuement d'amour ? On ne le voit pas assez. La règle n'élaitelle pas la même pour toutes les femmes ? Tout cela est bien peu turc. Aujourd'hui encore, aucune femme ne peut se laisser approcher ni voir d'un homme qui n'est pas son mari. Quand une femme a chez elle une de ses amies, son propre mari n'a pas le droit d'entrer sans être invité et sans avertir, ^tOa que l'étrangère ait le temps de remettre son voile.
Dans les Occasions perdues de Uotrou, la reine de Naples délègue auprès de Glorimand la jeune Isabelle pour être sa messagère d'amour. Celle-ci proniet de la servir Mëlement.