‹ Bajazet; tragédieChapitre 67 sur 161 · BAJAZET, ACOMAT · texte numérisé non relu

BAJAZET, ACOMAT

ACOMAT

Seigneur, qu'ai-je entendu? Quelle surprise extrême! Qu'allez-vous devenir? Que deviens-je moi-même? D'où naît ce changement? Qui dois-je en accuser? 575 Ociel!

Il ne faut point ici vous abuser.

Roxane est offensée et court à la vengeance : Un obstacle éternel rompt notre intelligence 2. Vizir, songez à vous, je vous en averti 3; Et, sans compter sur moi, prenez votre parti*. 580

ACOMAT

Quoi!

Vous et vos amis, cherchez quelque retraite.

Je sais dans quels périls mon amitié vous jette ; Et j'espérais un jour vous mieux récompenser. Mais, c'en est fait, vous dis-je ; il n'y faut plus penser.

ACOMAT

Et quel est donc, Seigneur, cet obstacle invincible? 585 Tantôt dans le sérail j'ai laissé tout paisible. Quelle fureur saisit votre esprit et le sien 5?

qui encombrent le foyer de la Comédie-Française. « Et vous, messieurs, je suis obligé de vous exiler 1 (// se pose entre les seigneurs et les actrices^ et d'un ton tragique) :

Qu'à ces nobles seigneurs le foyer soit fermé. Et que tout rentre ici dans l'ordre accoutumé !

1. Rachel excellait dans ces vers. « Tout tremblait devant elle ; et le public, un instant frappé de stupeur, dut mettre un intervalle entre son émotion et ses applaudissements, c^ui, comme un tonnerre, se prolongèrent ensuite longtemps encore après sa sortie. » (Védbl, Notice sur Racket^ p. 11.)

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