‹ Balaruc-les-Bains au point de vue de ses indications thérapeutiquesChapitre 32 sur 40 · OBSERVATION XIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIX

Goutte et Gravelle. — M. le Comte de B..., de Périgtieux, 64 ans, propriétaire, fils et petit-fils de goutteux , a souffert pendant sa jeunesse de douleurs très-vives dans les grandes comme dans les petites articulations, que l’on a traitées comme étant de nature rhumatismale, et a été souvent envoyé pour cela dans les Pyrénées et enfin à Aix-les-Bains. Vint ài Balaruc, il y a déjà quelque temps, pour y accompagner une de ses parentes atteinte d'hémiplégie, et voulut boire de l’eau pour combattre la coiiistipation dont il se plaignait. Depuis 3 ans environ, la goutte s’était franchement manifestée par des douleurs excessivement vives; et le malade constata lui-même que pendant Thiver qui suivit son voyage à Balaruc, la crise qui revenait tous les ans vers la même époque, avait été et plus courte et moins douloureuse.

Il vient à Balaruc en 187&, me fait part de somobservationet me demande s’il y a inconvénientpour lui , étant goutteux,

de boire de cette eau ; je l’engage à faire un traitement consistant à boire, tous les matins à jeun, de 3 à 6 verres au maximum.

Au bout du quatrième jour de traitement, le sable rouge apparaît très-abondant dams les urines, et l’ellèt purgatif est très-considérable à la dose de 5 verres d’eau. Ce traitement est suivi et très-bien supporté par le malade, qui ne seplaint que d’un violent appétit.

Vers le 10* jour du traitement, il ressent les atteintes de colique néphrétique. Ces douleuT’s qu’il reconnaît pour les avoir souvent ressenties, sont accompagnées de l'expulsion d'une très-grande quantité de sable et même de petits graviersgros comme la tête d’une épingle.

Le malade part après 23 jours de traitement, dans un état de santé très satisfaisant.

Bon appétit. Digestions faciles, constipation moins opiniâtre et enchanté de l’expulsion de ce sable et de ces graviers.

^ Revient en mai 1877, l’amélioration dans l’état général s’est maintenue. Le malade s’est soumis chez lui à un traitement par 1 eau de Balaruc en boisson , et chaque fois qu’il en a bu, il a constaté la présence de sable rouge dans les urines. Les accès de goutte qu’il a eus pendant la mauvaise saison ont été bien moins forts et plus courts. Suit le même traitement qui est suivi de l’apparition des mêmes phénomènes.

Devient en mai 1878, et se trouve très bien de l’usage de leau de Balaruc prise en automne dernier chez lui, après la saison qu il a passée auprès de la source ; il constate que

les accès de goutte sont bien moins longs et moins douloureux.

Ne vient pas en 1879, et dans une lettre qu’il m’écrit pendant 1 hiver de cette année, il gémit de n’avoir pas suivi de traitement au printemps dernier, il souffre beaucoup et est obligé d’employer les narcotiques pour endormir les douleurs, qui sont très-vives.

Est venu en 1880, et je le soumets au môme traitement, qui consiste à boire tous les matins de 3 à 6 verres suivant les effets obtenus; au bout de quelques jours, les mêmes phénomènes apparaissent : d’abord issue d’une très-grande quantité de sable rouge, ensuite quelques graviers friables, terreux.

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