OBSERVATION XXIII
Engorgement ganglionnaire. — soldat en garnison clans un département voisin , vient à Balaruc le 18 du mois de mai 1876. Il présente, avec toutes les apparences d’une bonne constitution, tous les attributs du tempérament scrotuleux. Il est porteur d’un engorgement très-considérable de ganglions, qui forment autour du cou un véritable chapelet. L’engorgement ganglionnaire est accompagné d’un empâtement des parties environnantes si considérable, qu’il lui est impossible de boutonner sa tunicjue. Je prescris donc : eau de Balaruc en boisson , à la dose de deux verres tous les matins, prise à jeun, par quart de verre, à un quart d’heure d’intervalle ; un bain général , précédé d’une application d un cataplasme de boue minérale , maintenu pendant trois quarts d heure sur les ganglions engorgés, en ayant le soin d’imbiber ces boues par l’eau thermale a sa température native, toutes les dix minutes. Au bout de quelques Jours, voyant qu’il était utile de stimuler l’économie en général , les réactions vitales ne me paraissant pas bien énergiques chez notre malade, je prescrivis une douche générale en remplacement du bain de piscine. Au bout d une vingtaine de jours de ce traitement, les ganglions avaient considérablement diminué de volume ; l’empâtement qui accompagnait cet engorgement avait complètement disparu, tellement que notre malade, en quittant 1 hôpital, pouvait fermer complètement sa tunique sans en être le moins du monde incommodé. La santé générale paraissait excellente.