CHAPITRE
Moyens balnéothérapiques employés à Balaruc. — Boisson. — Gargarismes. — Bains généraux et locaux. — Douches variées. — Boues minérales.
Les eaux de Balaruc sont administrées à l’intérieur et à l’extérieur : en boisson, en gargarismes, en bains généraux et locaux, en douches internes et externes dé toute espèce, et sous forme de boues. On les ordonne pures ou associées aux eaux mères des salines environnantes, etc., etc.
Botsson. — La quantité d’eau ingérée et sa température jouent un bien grand rôle. Dans certains cas, la boisson constitue à elle seule tout le traitement. On voit des goutteux qui viennent tous les ans passer une quinzaine de jours auprès de cette source. Ils prennent alorsquatre, cinq, six ^verres d’eau minérale, le matin, à jeun, et ils constatent que, lorsqu’ils ne viennent pas faire cette saison, les accès de goutte qu’ils subissent dans le courant de l’année sont plus longs et plus douloureux. Peut-on attribuer ces heureux résultats à la présence du chlorure de lithium, qui entre dans la composition de ces eaux, ou bien -à leur action tonique, purgative et, par suite, dépurative?
Dans les paralysies suite d’apoplexie, pour M. le D‘‘ Le Bret, ancien inspecteur de ces thermes, la boisson constituait la partie principale du traitement, par leur action dérivative sur le tube digestif.
11 faut être très-prudent dans l’administration de ces eaux prises en boisson, car autrement, chez les apoplectiques dont l’accident est d’une date peu éloi-, gnée, on pourrait craindre de réveiller trop brusquement la surexcitation nerveuse et faire naître par action réflexe une nouvelle fluxion du côté du cerveau. Les personnes qui sont purgées par l’usage interne de l’eau de Balaruc, nous dit Rotureau (L) dans son livre sur les Eaux minérales de l’Europe, conservent souvent, longtemps après leur cure, une diarrhée opiniâtre, cédant avec une grande difficulté et étant une complication du traitement hydro -minéral de cette station thermale. Faut-il attribuer cette action, inconnue à toutes les autres sources chlorurées sodiques beaucoup plus chargées que ne le sont les eaux de Balaruc, à la proportion plus notable de chlorure de magnésium (1074) que contiennent ces dernières?
Je n’ai jamais constaté pareille complication, soit dans ma clientèle privée, soit dans mon service de l’hôpital, depuis six ans que j’ai l’honneur d’être Médecin-Inspecteur de cette station et comme tel chargé du service hospitalier. Si quelques praticiens l’ont constatée autrefois, ne peut-on pas mettre cette complication sur le compte de l’abus que l’on faisait alors de
(1) Rotureau. — Des principales Baux minérales de l' Europe, t. I,p.638.
cette eau en boisson'? A l’époque où vivait Marchant, nous fait remarquer M. Rotiireau lui-même, on donnait jusqu’à « 9 livres d’eau en 3 temps, à la distance d’une demi-heure». La dose n’étaiLelle par trop considérable dans certains cas, et ne pouvait-elle pas produire une inflammation intestinale ?
Quel est l’effet que l’on veut obtenir en administrant l’eau de Balaruc en boisson? On veut, dans un cas, tonifier l’économie, réveiller les fonctions digestives, combattre par l’assimilation de ses principes minéralisateurs une diathèse ; on veut, en un mot, obtenir un effet altérant. Dans ces cas, il faut la donner à très-petites doses. Un verre, deux verres tout au plus pour un adulte, pris par quart de verre. A la suite de l’administration de ces petites doses, on n’aura pas en général d’effet laxatif. Il serait, en effet, inutile et même nuisible d’obtenir des purgations même légères, mais répétées, chez des individus débilités par une diathèse ou par le lymphatisme. Chez les enfants en bas âge, je la prescris par gorgées et même par cuillerées à café prises avant, pendant et après le bain, jusqu’à concurrence d’un demi-verre.
Lorsque l’on veut obtenir un effet purgatif, la dose doit changer, tout en nous tenant dans une bien sage réserve. 11 faut faire d’abord une distinction pour les apoplectiques dont l’affection est récente , deux ou trois verres pour commencer, en allant progressivement en augmentant jusqu’à effet purgatif. Il est rare que l’on soit obligé de prendre plus de cinq à six verres. Chez les malades dont le début est plus éloigné, chez
ceux qui ne viennent pas pour la première fois faire usage de ces eaux, on peut commencer par quatre verres, mais il est inutile de pousser jusqu’au delà de six à sept verres. Quelquefois, lorsque l’on a une forte constipation à combattre, lorsqu’elle est très-ancienne, lorsque le second ou le troisième jour elle n’est pas vaincue, au lieu d’augmenter indéfiniment la dose, on ajoute dans le premier verre d’eau minérale quelques grammes de sulfate de magnésie. Il est rare que cette complication résiste à ce moyen ; bien plus, le lendemain et les jours suivants , sous l’influence d’une dose inférieure, on obtient une et quelquefois plusieurs garde-robes.
Un fait qui est tiré de l’expérience , et qu’ont observé MM. les Rousset et Crouzet, tous les deux inspecteurs honoraires , c’est que les verrées d’eau minérale doivent être prises de cinq en cinq minutes. En même temps, les malades, si cela est possible, doivent se tenir debout ou se promener pendant les intervalles de temps. Ces éminents praticiens ont constaté que l’effet purgatif était plus rapide et plus sûr. L’exercice modéré ne favorise-t-il par l’absorption de l’eau ingérée ?
On comprendra facilement combien il est difficile de fixer, même approximativement, les doses auxquelles il faudra arriver ; ne faut-il pas tenir compte des tempéraments et des idiosyncrasies ? Tout ce que bon peut dire, c’est que, prise à petite dose, cette eau est tonique, reconstituante, et peut être mise au nombre des médicaments altérants ; à plus haute dose,
elle est purgative. Quant à la température, elle est en général de 46", prise au griffon de la buvette ; elle est trop élevée pour causer des nausées et des vomissements. Cependant certains malades prétendent ne pouvoir pas l’avaler sans en être incommodés ; dans ces cas, on peut la boire froide ; il faut alors en prendre un peu plus si l’on veut obtenir ijn effet purgatif.
En bains. — Ce n’est pas seulement par les sels minéralisateurs qu’il contient, que le bain thermal agit, c’est aussi par sa durée et sa température. Il est bien évident que plus la température est élevée, plus la durée doit être courte, car nous n’ignorons pas que lorsqu’elle dépasse l’indifférente, le- bain est excitant ; ■
lorsqu’au contraire elle ne l’atteint pas, il est sédatif. | A cette excitation due à la température, il faut ajouter j celle qui est spéciale aux eaux chlorurées sodiques. Cela dit, il est facile de comprendre que lorsque nous ^ voulons stimuler l’économie chez un malade chez qui les réactions sont lentes et difficiles à réveiller, nous ayons recours à une température un peu élevée. On pourra encore administrer un bain chaud lorsqu’on voudra obtenir un effet dérivatif sur la peau, dans le cas de paralysie ancienne, suite de lésion cérébrale, dans le rhumatisme chronique. Dans ce cas : 1° parce que le rhumatisme aime l’eau chaude, ce qui fait que l la plupart des sources thermales le revendiquent au J nombre de leurs cures ; 2" pour attirer à la peau le | mouvement fluxionnaire qui se porte sur une arti- J culation. 1
Cette stimulation, si utile clans certains cas, serait dangereuse lorsque nous avons à traiter un apoplectique de date récente, de peur de faire naître des actions réflexes vers le cerveau, et n’oublions pas non plus combien dans cet état morbide les mouvements fluxionnaires sont faciles à se réveiller, et avec quelle rapidité ils se portent vers le cerveau. Le travail cicatriciel qui s’est fait depuis dans la substance cérébrale, cette subinflammation si nécessaire pour ce travail n’est pas complètement éteinte, ne peut-elle, pas servir de pars trahens^ et ne peut-elle donner naissance à une stimulation locale, à un raptus vers le cerveau, qui n est qu incomplètement remis du choc qu’il a reçu il y a peu de temps ? Dans l’anémie, dans les cachexies, lorsque le sang s’est appauvri et que le système nerveux a vu diminuer l’influence de son modérateur normal, lorsqu il présente des symptômes de surexcitation, est-il prudent de l’augmenter par des bains chauds? A la suite de l’excitation prolongée, ne retrouve-t-on pas la faiblesse augmentée ? Dans ces cas, ne vaut-il pas mieux rechercher l’action sédative du bain? On le voit donc, la température du bain doit être surveillée attentivement, il ne faut pas non plus qu’elle oscille entre différents degrés, il faut ' qu elle soit constante ou à peu près pendant toute la durée de l’immersion. Quant à la durée, il est bien évident qu il ne faut pas la négliger ; un bain trop long est fatigant, il affaiblit ; il ne doit être prolongé ■que lorsqu’on veut combattre un état diathésique protfond, ou bien lorsqu’on cherche une action résolutive
considérable. C’est un excellent conseil donné par tous les bons observateurs qui ont pratiqué auprès de nos eaux thermales.
Dans certains cas où il voulait encore augmenter l’action stimulante et résolutive de l’eau de Balaruc, luon éminent prédécesseur médiat, M. le D'’ Crouzet, a eu l’heureuse pensée d’associer les eaux mères provenant des salines de Villeroy (1). Ces eaux sont surchargées de bromures et d’iodures. On voit de suite de quels bons résultats est suivie cette pratique, dans les cas de scrofules invétérées, de rachitisme, etc., etc. ;
Je me suis bien gardé de rien changer à une pratique j
si rationnelle, et j’avoue que je n’ai pas eu à m’en repentir. Il faut surveiller avec beaucoup d’attention la quantité d’eau mère que l’on verse dans un bain, > car ces eaux minérales ont le défaut de leurs qualités, elles ont une action très-excitante sur l’économie en général et sur la peau en particulier. n
On se sert de préférence, à Balaruc, des baignoires ^ plutôt que des piscines qu’on y a nouvellement cons- . truites, et cela parce que les malades qui, pour la plupart, fréquentent ces thermes sont plus ou moins impotents, parce qu’il leur est souvent difficile de descendre les marches qui y conduisent, et quil leur serait quelquefois très-pénible de se tenir même assis au milieu d’un bassin plein d’eau. C’est un fait que je déplore, car l’action des bains est singulièrement aug-
(1) Villeroy, petite localité où se trouvent les salins, et séparée de Balaruc par un bras de l’étang de Thau.
mentée par l’exercice ; dans les maladies articulaires par exemple, la gymnastique, les mouvements faits pour la natation pourraient rendre de signalés services.
L’eau thermale est administrée sous forme de bains de jambe. On a pour but d’activer la circulation vers les parties inférieures, pour détourner les mouvements tluxionnaires qui se portent vers le cerveau. C’est un excellent adjuvant dans les cas d’apoplexie cérébrale.
11 vaut mieux les prendre moins chauds qu’à une température très-élevée. Dans le premier cas, si la suractivité de la circulation dans les parties inférieures est moindre, si le sang se porte moins rapidement en bas, lorsque le malade n’est plus sous l’inhuence du pédiluve, la réaction est moins brusque et moins rapide. Je ne fixerai pas ici le "degré de tem- ' pérature qu’il faut atteindre, ni la durée, soit pour les bains généraux, soit pour les bains locaux, ces questions dépendent de trop de considérations relatives au tempérament et à la maladie que l’on veut traiter, c’est au médecin chargé du traitement à la fixer sur place.
Douches. — A Balaruc, on donne aussi des douches de toute espèce : douches générales, douches locales, douches ascendantes, douches vaginales et périnéales. En général, les malades ont une foi aveugle dans ce moyen balnéothérapique ; il leur semble que le traitement n’est pas complet si on ne leur en administre pas quelques-unes. Il est incontestable que la douche est plus énergique que le bain, ne serait-ce
que par le choc produit sur la surface du corps ; mais si elle gagne en .énergie, elle fait perdre à l’eau une partie de la valeur de sa minéralisation. Après ce que j ai dit à propos des bains généraux, je ne crois pas utile d'entrer dans de nouveaux détails à propos des douches ; je craindrais de tomber dans des redites inutiles ou dans des banalités.
On emploie la douche toutes les fois que l’on veut obtenir une réaction générale, un effet révulsif sur la peau, la résolution de quelque engorgement viscéral ou articulaire. C’est à la douche générale qu’il faut avoir recours dans la plupart des cas ; il est bien évident que l’on n’évitera pas de diriger le jet sur la partie engorgée ; mais on ne le dirigera pas seulement de ce côté, car on pourrait, à la suite d’une réaction trop vive, dépasser le but que l’on se propose. Il ne faut pas croire, en effet* que la résolution d’un organe engorgé ne puisse pas se faire par une action générale ; mais c’est ce que les gens du monde comprennent difficilement. Quoi qu’il en soit, dans les cas de paralysie suite de lésion cérébrale, il ne faut pas se presser d^avoir recours à ce moyen balnéaire ; ce n’est que lorsque le malade se sera acclimaté à ces eaux, ou lorsqu’il aura subi un traitement pendant une saison antérieure, qu’on pourra en user sans danger. Dans le cas contraire, si la maladie est récente, il faut les proscrire d’une manière absolue. Telle est l’opinion de M. le D^' Crouzet. Nous sommes bien loin, on le voit, de l’ancienne pratique exercée pendant si longtemps à Balaruc, de la douche sur la paillasse. Les
précautions à prendre sont d’autant plus grandes que ce moyen est très-actif et que les apoplectiques sont plus sujets à des raptus du côté du cerveau. Il est incontestable qu’elles seront bien moins grandes à prendre lorsqu’il s’agira d’un engorgement scrofuleux d’une articulation , et même dans ce cas faudra-t-il être prudent , si on ne veut pas outrepasser le but proposé.
Les douches ascendantes, vaginales, périnéales, doivent également être surveillées au point de vue de leur température, de leur énergie ; je crois inutile d’insister sur ce mode d’emploi de l’eau thermale ; il faudra surveiller que la réaction ne soit pas trop vive ; il faudra modérer le choc, dans une douche vaginale, de peur qu’en voulant combattre un engorgement du col de l’utérus, on ne fasse naître une inflammation de cet organe ; mais tous ces préceptes ne sont pas spéciaux à l’eau de Balaruc.
Boues minérales. — Ce moyen balnéothérapique était plus recherché autrefois qu’aujourd’hui ; cependant il est très-heureusement employé dans certains établissements minéraux , tels que Dax , Uriage , Bourbonne, etc., etc. A Balaruc, on en fait un fréquent usage. Elles sont constituées par des matières argileuses que l’on ramasse dans le canal de déversement du trop plein de la source thermale, on les accumule dans un grand bassin, dans lequel l’eau thermale est obligée de passer pour se perdre au dehors. N’oublions pas qu’à Balaruc, d’après M. le
D’’ Rousset(l), le fuyant de la source ancienne verse journellement dans l’étang au moins cent mètres cubes d’eau minérale, c’est-à-dire cent mille litres d’eau, qui contiennent bien mille kilogrammes environ de sels divers qui entrent dans sa composition. Ces matières argileuses sont donc toujours en conctact avec l’eau minérale.
Nul doute que ces boues ne s’imprègnent de tous les sels minéralisateurs qui sont en dissolution et en suspension dans l’eau thermale de cette source. Ce qui le prouve, c’est l’action énergique, astringente, qu’elles manifestent quand on les applique localement. Je me rappelle un fait particulier, entre tant d’autres, qui vient confirmer ce que j avance. Un malade, domestique d’un riche propriétaire de Pignan (Hérault), vint à Balaruc,
1 année dernière, pour se faire traiter d’un engorgement avec raideur de l’articulation du genou, suite d’une forte contusion reçue sur l’articulation et remontant déjà à quelques mois. J’employai les boiies minérales, suivies de douches avec massage ■ un quart d heure après le début de leur application, il me fit appeler en toute hâte, me disant qu’il souffrait des douleurs intolérables dans le genou. «Il me semble, disait-il, qu’on me resserre le genou dans un étau ; j’ai peur, ajoutait-il, que mes os se brisent, :> et en même temps il serrait son mouchoir entre les dents, et présentait 1 aspect d un homme en proie à de violentes douleurs. Je dois dire qu’il était d’un
(1) D>-Roüsset. - Eau thermale de Balaruc-les-Bains, 1839, page vi.
tempérament nerveux, excitable. Je diminuai la durée de l’application. La même action se reproduisit pendant les deux ou trois premiers jours du traitement, en diminuant en proportion de l’habitude. Dans aucun cas, il est vrai, je n’ai été témoin d’une action si énergique et si rapide. Je fus assez heureux pour voir une amélioration très-notable survenir vite chez ce malade. A la fin du traitement, il put marcher assez facilement , tandis qu’il ne le faisait qu’avec la plus grande difficulté, et encore en s’appuyant sur une forte canne , à son arrivée auprès de notre source thermale.
Ces boues minérales sont en général exclusivement employées contre les engorgements, soit des articulations, soit du système ganglionnaire. On en fait des cataplasmes que l’on place sur la lésion elle-même ; on a le soin de les imbiber toutes les cinq ou dix minutes avec l’eau thermale ayant sa température native. On peut encore, dans certains cas, en augmenter l’action résolutive par l’association des eaux mères provenant des salines environnantes. Appliquées de cette manière à l’hôpital, sur des soldats présentant des engorgements ganglionnaires formant un chapelet autour du maxillaire inférieur, j’ai pu constater tous les jours une diminution sensible dans la tuméfaction des parties. Il est bien entendu qu’après l’usage de ce moyen balnéothérapique, suivant le cas et suivant les effets que l’on veut obtenir, on est dans l’habitude de faire prendre un bain ou une douche, ne serait-ce que pour se laver. La durée de l’application de la boue est
d’une demi-heure ou d’une heure ; encore ici rien de précis , c’est sur le tempérament du malade , les effets que l’on voudra obtenir, qu’il faudra baser sa conduite.
En gargarisme. — Lorsque les symptômes de paralysie portent, par exemple, sur les muscles de la langue, que la phonation est gênée, difficile, on peut employer l’eau de Balaruc en gargarisme, plusieurs fois par jour. Ce moyen bien simple est un excellent adjuvant du traitement général dirigé contre la paralysie, en ce sens qu’il agit directement sur les muscles dont le système nerveux est atteint.
En lotions. — On se trouve très-bien de l’usage de ces eaux minérales en lotions sur les yeux, dans les cas d’ophthalmie scrofuleuse. Il faut avoir le soin de la laisser refroidir, et de ne l’employer que lorsqu’elle est tiède, pour ne pas appeler une réaction trop vive après la cessation de ce moyen thérapeutique. Des lotions fréquentes faites dans la journée sur des plaies anciennes , des ulcères scrofuleux , sont très- utiles ; elles les détergent d’abord , excitent la vitalité des parties et favorisent la cicatrisation.
En injections. — Dans les cas de trajets fistuleux, on se trouve très-bien des injections répétées, selon les cas, plusieurs fois par jour, soit avec de l’eau minérale pure ou mitigée, à sa température normale ou refroidie, pour ranimer la vitalité des tissus et amener
ainsi une inflammation adhésive. — Dans les cas de paralysie de la vessie, ce moyen réussit, très-bien ; j ai pu ainsi guérir bien des fois des incontinences d’urine par suite du relâchement ou de la paralysie même complète des sphincters de cet organe.
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