‹ Ballades anglaises et écossaisesChapitre 27 sur 39 · COMMENT ON MATE UNE MKGKRE I · texte numérisé non relu

COMMENT ON MATE UNE MKGKRE I

Quand il vit qu'elle ne voulait pas s'amender, — qu'elle ne voulait pas rester tranquille, — que ni les coups, ni la séquestration, — ni le manque de nourriture n'y faisaient rien,

Il se trouva à bout de ressources, — il ne savait plus que faire. — Il reprit donc la douceur — et voulut amadouer sa femme. — Mais elle le pria bientôt de la laisser en paix

— et jura que c'était pour son bien. — C'est alors qull eut l'idée d'une ruse ~ qui devait lui rendre le repos.

Il dit à un ou deux de ses amis — ce à quoi il avait pensé. Ils l'accompagnèrent à sa maison, — et lorsqu'ils eurent tous dîné: —

— « Chère femme, dit-il, ces miens amis — sont venus ici pour ton bien ; — il y a une veine sous ta langue — où il faut faire une saignée. »

Elle se mit alors à débiter son vocabulaire

— et à les invectiver proprement. — Mais malgré ses efforts, ils ne l'en lièrent pas moins — à un poteau, — et la saignèrent sous la langue. — Quoiqu'elle perdît beaucoup de sang, ~ elle continua de les injurier — tout autant qu'auparavant.

« C'est bien, dit-il, je vois ce qui pèche ; — elle tient cela de sa mère. — Ce sont les dents qui infectent la langue, — cela ne peut être autrement; — et puisque je connais maintenant la cause, — quoi qu'il puisse m'en advenir, — j'arracherai les dents de sa bouche,

— et la langue aussi, au besoin, et le reste. »

Et armé de fortes tenailles, — il lui arracha une grosse dent ; — puis à en arracher une autre — il se prépara aussitôt. — Mais elle tendit les deux mains — et demanda grâce, — protestant que contre son gré — jamais elle ne dirait ni ne ferait rien.

Je laisse à penser si le mari fut heureux — qu'elle eût changé d'humeur, — car de ce jour jusqu'à sa mort — elle se montra bonne et douce. — Alors il la détacha du poteau — et lui rendit sa liberté. — Je souhaite que toutes les mégères soient ainsi traitées — et toutes les bonnes épouses doivent dire amen.

JOHN GRUMLIE'i)

oiiN Grumlie jur?. par la lumière de la lune— et par les feuilles vertes delà forêt, — qu'il pouvait faire plus d'ouvrage en un jour, — que sa femme n'en pouvait faire en trois. — La femme se leva au matin — pleine de soucis et de tracas : — « John Grumlie, reste à la maison, John, — et j'irai pousser la charrue.

« D'abord tu habilleras nos chers enfants — et tu leur mettras leurs vêtements. — Puis tu tourneras le moût, John, — ou la bière se perdra. — Puis tu dévideras le fil, John, -— que j'ai filé hier. —Puis tu prendras soin des poules, John, — sinon elles se sauveront. »

Ah ! il habilla ses chers enfants — et leur mit leurs vêtements ; — mais il oublia de tourner le moût — et la bière fut perdue. — Et il chanta gaiement en dévidant le fil — que sa femme avait filé la veille ; — mais il oublia

(i)Ce thème n'a pas fourni moins de variations que le précédent, soit en Angleterre et en Ecosse : Un mari tyran, le Bonhomme et sa vieille, etc., soit en d'autres pays.

d'appeler les poules — et toutes les poules se sauvèrent.

La vache entêtée ne voulut pas donner de lait ; — il prit la baratte et ne put faire du beurre ; — et rien n'allait bien, et tout allait de travers ; — il trépignait etpleurait de rage. — Il courut alors au haut du coteau, — criant et faisant des signes... — L'entendit-elle, ne l'entendit-elle pas, — elle continua d'aiguillonner ses bœufs.

La femme de John Grumlie revint au soir — et se mit à rire comme une folle — en voyant la maison dans un tel désarroi — et John si maussade et si vexé. — Il dit : « Je renonce au ménage, — je ne veux plus être maîtresse de maison. » — « Vraiment, dit-elle, je suis satisfaite,— tu peux continuer jusqu'à la fin de tes jours. »

« Le diable m'emporte ! grogna John, — je veux refaire ce que j'ai toujours fait. » — Sur ce la femme prit un gros gourdin — et John se glissa vers la porte. — « Tout beau, tout beau, ma femme, je retiendrai ma langue ; — je reconnais mes torts : — dorénavant je tiendrai la charrue — et toi, tu garderas la maison. »

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LE VIEUX ROBIN GRAY^i)

UAND les brebis sont dans le parc, quand les vaches sont revenues à la maison, — quand toutes les créatures prennent un doux repos, — les chagrins de mon cœur s'échappent en pleurs de mes yeux,

(i) Cette ballade est, au dire de Walter Scott, « une véritable idylle, qui vaut tous les dialogues de Phillis et de Corydon depuis les temps de Théocrite jusqu'à nos jours. » Composée vers 1772, sur un vieil air écossais, changé depuis par M. Leeves, elle dut jadis à une traduction de Florian, mise en musique par Martini, une certaine popularité en France. Elle forme à elle seule tout le bagage poétique de son auteur, et encore Lady Barnard ne se décida-t-elle à la reconnaître que pour mettre fin aux dissertations des érudits. Lady Barnard lui donna dans la suite deux continuations, l'une et l'autre bien inférieures à la première partie ; celle-ci seule est devenue et restée populaire : on la chante partout où se parle l'anglais, on la chante même parfois au théâtre. Dans ces continuations Robin Gray mourant avoue avoir volé la vache pour forcer le mariage et rend l'un à l'autre les deux amoureux. Antérieurement, Walter Scott avait déjà cru pouvoir ajouter un couplet où il montrait Jenny « s' affaissant comme un lis frappé par la grêle, »

— ignorés de mon mari qui dort profondément auprès de moi.

Le jeune Jamie m'aimait beaucoup et me recherchait pour femme, — mais sauf une pièce d\me couronne, il ne possédait rien. — Pour faire de cette couronne une livre, mon Jamie partit sur mer ; — couronne et livre, ah ! l'une et l'autre étaient pour moi.

Il n'était pas parti depuis douze mois et un jour, — que mon père se cassa le bras et que notre vache nousfutvolée ; — manière tomba malade (mon Jamie était sur mer)— et le vieux Robni Gray vint me faire la cour.

Mon père ne pouvait travailler, ma mère ne pouvait filer ; — je peinais jour et nuit, sans arriver à gagner leur pain ; — le vieux Rob les soutint l'un et l'autre, et avec des larmes dans les yeux — me dit : « Jenny, pour l'amour d'eux, voulez-vous m'épouser ? »

Mon cœur disait non ! et soupirait après le retour de Jamie. — Mais les vents soufflèrent avec violence et son navire naufragca :

— son navire naufragea ! Pourquoi Jamie n'est-il pas mort ? — Ou pourquoi ai-je assez vécu pour crier : Malheur à moi I

Mon père me raisonna gravement ; ma mère ne disait rien, — mais elle me regardait dans les yeux jusqu'à ce que mon cœur fût prêt à se briser ; — ils lui donnèrent ma main, mais mon cœur était sur mer ; — et c'est ainsi que le vieux Robin Gray devint mon mari.

Je n^étais pas sa femme depuis une semaine, ou plutôt quatre, — qu'un jour, tandis

LE VIEUX KOBIX GKAY ] 2()

que j'étais tristement assise sur le seuil de ma porte, — je vis l'ombre de Jamie... car je ne pus croire que ce fût lui — jusqu'à ce qu'il m'eût dit : « Me voici de retour, ma chérie, pour t'épou?er 1 »

Oh 1 triste, triste fut notre rencontre, et nous causâmes longuement. — Nous ne prîmes qu'un baiser, sans plus... et je le priai de s'en aller. — Je voudrais être morte, mais je n'aurai pas la chance de mourir ; — - je suis bien jeune pour crier : Malheur à moi !

J'erre comme une ombre et je ne puis guère filer. — Je n'ose pas penser à Jamie, car ce serait un péché. — Mais je veux faire de mon mieux pour être toujours une bonne femme, — car le vieux Robin Gray est si bon pour moi.

>ôfi<

'honnête John Gilpin était un citoyen — de crédit et de bonne réputation ; — il était aussi capitaine dans la milice bourgeoise — de la fameuse ville de Londres.

La femme de John Gilpin dit à son mari : — :< Quoique nous soyons mariés — depuis vingt mortelles années, — nous n'avons pas eu encore une partie de plaisir.

Demain est l'anniversaire de notre union ; — en cet honneur nous pourrions aller — à la Cloche, à Edmonton, — tous ensemble en chaise à deux chevaux.

Ma sœur et l'enfant de ma sœur, — moi et les trois enfants, — nous remplirons la voiture ; il te faudra venir — à cheval derrière nous. »

Il répliqua aussitôt : « Je n'admire — de toute la gent féminine qu'un seul spécimen, — et c'est toi, mon adorée; — qu'il soit fait comme tu le veux.

« Je suis un brave marchand de toile, — le monde entier le sait ; — et mon bon ami le calandrcur — me prêtera son cheval pour la promenade. »

« C'est bien parlé, dit Mrs Gilpin ; — et comme le vin est cher, — nous en emporterons du nôtre — qui est bon et clair. »

John Gilpin embrassa sa tendre épouse, — ravi de constater —'que malgré Tattrait du plaisir, — elle conservait un esprit d'économie.

Le matin vint, la chaise fut amenée, — mais on ne la laissa pas — s'arrêter devant la porte, dans la crainte que tout le quartier — ne l'accusât de faire des embarras.

La chaise fut donc arrêtée trois portes plus loin ; — là tous y montèrent, — six précieuses personnes, et aussitôt — la voiture de partir comme lèvent.

Et le fouet de claquer, et les roues de tourner, — jamais gens ne furent plus heureux ; — les pavés crépitaient sous eux, — comme si Cheapside"(i) fût devenu fou.

John Gilpin debout près de son cheval — saisit vivement la crinière flottante — et s'élança pressé de partir, — mais il fut tôt redescendu.

Car à peine s'était-il mis en selle — pour commencer sa chevauchée — que, retournant la tête, il vit — entrer trois chalands dans sa boutique.

Il sauta 'donc à terre ; quoique une perte de temps — l'ennuyât beaucoup, — une perte d'argent, il le savait bien, — lui eût été plus pénible encore.

(i; L'une des principales rues de Londres.

Long temps se passa avant queles clients — fussent servis à leur gré ; ~ puis Betty dégringola Tescalier en criant:— « On a oublie le vin ! y>

« Belle affaire ! dit-il, apportez-le-moi — ainsi que le ceinturon de cuir — où je suspends mon glaive fidèle —quand je commande les manœuvres. »

Or Mrs Gilpin, en femme prévoyante, — ^ avait atteint deux bouteilles de grès — et les avait remplies de la liqueur aimée, — mise ainsi à l'abri de tout accident.

Chaque bouteille avait une anse recourbée

— dans laquelle il passa le ceinturon ; — il suspendit une bouteille de chaque côté — pour faire contre-poids.

Sur le tout, voulant être — équipé de la tête aux pieds, — il jeta fièrement — son long manteau rouge, bien propre et bien brossé.

Le voilà donc remonté — sur son agile coursier, — allant tranquillement au pas sur le pavé, — plein de prudence et d'attention.

Mais trouvant bientôt un sol plus uni — sous ses sabots bien ferrés, — la bête hennissante prit un trot — qui le secoua sur sa selle.

«Eh! tout doux, » cria John,— mais les cris de John furent peine perdue ; — le trot se changea bientôt en galop, — malgré gourmette et bride.

Se penchant en avant, comme font toujours

— ceux qui ne savent pas se tenir en selle, — il s'accrocha de ses deux mains à la crinière

JOHN GILPIV î

— et s'y cramponna de toutes ses forces. Le cheval, qui n'avait jamais de la sorte —

été traité auparavant, — semblait se demander avec un étonnement croissant — ce qu'il pouvait bien avoir sur le dos.

Gilpin fendait l'espace, à corps perdu ; — son chapeau, sa perruque s'envolèrent. — Il ne pensait guère, au départ, — courir une telle équipée.

Le vent soufflait ; son manteau flottait — comme un long et brillant étendard, — mais bouton et boutonnière cédant à la fois, — voilà qu'à son tour il s'envola.

Alors tout le monde put remarquer — les bouteilles pendues au ceinturon ; — de chaque côté ballottait une bouteille, — comme je l'ai déjà dit ou chanté.

Les chiens aboyaient, les enfants criaient, — toutes les fenêtres s'ouvraient ; — et chacun de s'exclamer : « Bravo ! » — de toute la force de ses poumons.

Et Gilpin courait toujours, car c'était bien lui, — son nom fut bientôt connu à la ronde :

— « Il porte une surcharge ! il court un pari !

— C'est pour mille livres ! »

Il arrivait à fond de train : — ce fut merveille de voir — les gardes-barrières, en un clin d'oeil, — ouvrir leurs portes toutes grandes.

Et comme il se penchait en avant, — la tête inclinée et baignée de sueur, — les deux bouteilles derrière son dos — se heurtèrent tout à coup et se brisèrent.

Le vin coula sur le chemin, — spectacle lamentable ! — les flancs du cheval fumèrent — comme si on les avait échaudés.

Mais il n'en semblait pas moins porter une surcharge — attachée au ceinturon de cuir : — tout le monde pouvait voir le goulot des bouteilles — dansant toujours sur ses flancs.

C'est ainsi que tout le long d'islington ébahi — il exécuta ses voltiges, — jusqu'à ce qu'il vint se jeter dans la mare — du joyeux Edmonton.

Et là il flt rejaillir l'eau — des deux côtés du chemin, — tout comme un balai lessivant le plancher — ou une oie sauvage en ses ébats.

A Edmonlon, une iemme aimante — guettait du haut d'un balcon — son tendre époux, et s'étonnait fort — de le voir galoper delà sorte.

« Arrête, arrêta, John Gilpin ! C'est ici la maison ! :> — Tous se mirent à crier en même temps : — :< Le diner attend, et nous sommes fatigués ! » —Gilpin dit : « Et moi aussi ! »

Mais son cheval n'était pas le moins du monde — disposé à s'arrêter là. ~ F^ourquoi > parce que son maître avait une maison — à dix milles plus loin, à Ware.

Il vole donc rapide comme une flèche — lancée par un archer vigoureux ; — et pendant qu'il court me voici arrivé •— à la moitié de ma chanson.

Gilpin passa donc, hors d'haleine— et bien contre son gré, — - jusqu'à ce que, arrive à la

maison de son ami le calandreur, — son cheval à la lin s'arrêta.

Le calandreur étonné devoir — son voisin dans un tel état, — déposa sa pipe, se précipita vers la porte — et l'accueillit par ces mots :

« Qu'y a-t-il > qu'y a-t-il > contez-moi vos nouvelles. — Que prétendez-vous faire > -— Dites-moi pourquoi vous arrivez nu-tête — ou même pourquoi vous êtes venu. »

Or Gilpin avait Fesprit jovial — et à l'occasion aimait la plaisanterie : — il répondit donc gaiement — de la sorte au calandreur :

« Je suis venu parce que votre cheval a voulu venir ; — et, si je ne me trompe, — mon chapeau et ma perruque ne peuvent tarder à arriver ici, — car ils sont en chemin. »

Le calandreur, charmé de trouver — son ami en belle humeur, — ne lui répliqua pas un seul mot, — mais rentra à la maison.

Il en ressortit bientôt avec perruque et chapeau, — perruque longue et flottante, — chapeau non en trop mauvais état, — l'un et l'autre agréable en son genre.

Il les lui tendit, et à son tour — montra son esprit d'à-propos : — « Ma tête est deux fois plus large que la vôtre, — ils ne peuvent donc manquer de vous aller.

« Mais permettez-moi d'abord d'enlever la poussière — qui vous couvre le visage. — yVrrêtez-vous et mangez un morceau : vous devez — être en appétit. »

John dit: « C'est aujourd'hui Tanniversaire

de mon mariage — et tout le monde aurait le droit de s'étonner, — si la femme dînait à Edmonton, — pendant que je dînerais àWare. »

Puis s'adressant à son cheval, il ajouta : — « Je suis pressé d'aller dîner ; — tu es venu ici pour ta propre satisfaction, — tu t'en retourneras bien pour la mienne. »

Malheureuses paroles, vaine fanfaronnade ! — Elles lui coûtèrent bien cher, — car tandis quHl parlait, un âne se mit à braire — de sa voix la plus claire et la plus haute ;

Son cheval alors de hennir comme si — il avait entendu le rugissement d'un lion — et de partir au galop aussi vite — qu'il était venu.

Voilà Gilpin envolé, voilà envolés — le chapeau et la perruque de Gilpin ; — il les a perdus plus vite que la première fois — pour cette bonne raison qu'ils étaient trop grands.

Alors Mistress Gilpin, à la vue — de son mari courant la poste — au loin dans la campagne, — tira de sa poche une demi-couronne ;

Et elle dit au jeune garçon — qui les avait conduits à la C/ocAe ; — « Voici pour vous, si vous ramenez — mon mari sain et sauf. »

Le garçon sauta à cheval et eut bientôt rejoint — John qui revenait ; — il chercha à l'attraper au vol, — en saisissant la bride.

Mais n'ayant pas réussi à ce qu'il voulait, — quelque désir qu'il en eût, — il effraya davantage le cheval déjà effarouché — et le fit courir plus vite.

Gilpin allait toujours, — pourchassé par le garçon de la poste, — dont le cheval était tout heureux de ne plus entendre — le roulement des roues.

Sur la route, six voyageurs — voyant Gilpin fuir ainsi, — poursuivi par un garçon de poste, — se mirent à crier :

« Au voleur ! au voleur ! arrêtez-le ! C est un brigand ! » — Aucun d'eux ne garda bouche close ; — et tous ceux qui passaient par le chemin — se joignirent à la poursuite.

Et de nouveau les portes des barrières — s'ouvrirent toutes grandes ; en un clin d'oeil,

— les péagers s'imaginant, comme la ;première fois, — que Gilpin courait un pari.

Certes il courut si [bien qu'il remporta le prix, — car il arriva le premier dans la ville — et ne s'arrêta qu'à l'endroit où il était monté à cheval — pour y mettre pied à terre.

Chantons tous maintenant i/iVive le Roi ! »

— et^aussi « Vive Gilpin ! » — Et [la première fois qu'il chevauchera — puissé-je[être là pour le vr>ir !

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