‹ Ballades et sonnetsChapitre 87 sur 101 · I.A VITIÎE · texte numérisé non relu

I.A VITIÎE

Le long- du cris lai qui miroite Il glisse, muet de stupeur, Se croit jouet d'une vapeur El s'agrippe à la bande étroite Dont est bordé l'huis trompeur.

C'est bien pourtant de la lumière Qui vibre dans ce châssis d'or ?..

Il recule, reprend l'essor, Fonce, la tôle la première, El, comme Icare, tombe encor.

« Oh ! quel prodige aux lois inverse Et dont tout l'ordre est souffleté Fait que l'azur gèle l'été ?...

Mais non, un ramier le traverse...

Par quoi serait-il reflété ?

« Plus près, dévidant sa besace Aux lames d'un faisceau d'iris, Méconnaissable au coloris, L'araignée ourle sa rosace

Homme un voilier largue des ris.

« Sur la vasque où les libellules Valsent avec les papillons, Le vent berce les grappillons Du troène où sont les cellules Que, l'abeille et nous, nous pillons.

« Point de bras ni d'aile qui chôme, De la flèche, clef du séjour ( )ù les comptes sont mis à jour, Jusqu'aux tuyaux des toits de chaume Où fume le pain blanc du jour.

« Dans l'élément qui l'y convie, II n'est de bête, hère un peu, Qui se marchande au rude enjeu Du combat loyal de la vie ; L'hyménoptère croit en Dieu !

« En avant, donc, sans plus de glose !... » Kl .les dards de ses poils raidis Il se rue à trois fois, six, dix, Sur la porte béante et close D'un enfer peint en paradis.

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