‹ Ballanche et Mme. d'HautefeuilleChapitre 100 sur 139 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

veux pas dépasser. J'espère trouver quelqu'un qui poursuivra à ses frais; voilà pourquoi j'ai conservé mon atelier.

Mille respectueuses tendresses.

Hébal.

24 octobre 41 •

J'ai communiqué votre lettre à M™* Récamier, nous en avons plusieurs fois causé ensemble. D'abord, votre lettre l'a charmée ; vous prenez à ceci im intérêt qui la touche vivement, et elle trouve que vous sentez tout juste ce qui est. Oui, vous êtes dans le vrai. Et, par-dessus tout, votre lettre est extrêmement aimable.

Mme Récamier admettrait la combinaison de vos deux plans, c'est-à-dire des notes et un récit.

Je vous assure que votre talent nous sera bien nécessaire pour arriver à un résultat.

Mais savez-vous ce qui charme le plus Mme Récamier, ce sont les causeries et les rapports qui vont être entre vous.

Soyez certaine qu'elle vous aime beaucoup, qu'elle voudrait beaucoup une vie ensemble.

Et moi donc !

Votre respectable éditeur persiste à ne me rien envoyer.

Mille respectueuses tendresses.

Hébal.

J'ai été désolé, ces jours-ci, M. Pinard est venu chez moi, et je ne m'y suis pas trouvé. J'aurais tant aimé à le voir, et à causer avec lui d'un intérêt qui nous est commun à tous.

6 décembre 41 • Votre lettre nous a beaucoup occupés, M™^ Récamier et moi.

Nous vous enverrons un livre qui vous servira beaucoup. C'est une copie de notes de moi et d'autres. Le livre est assez gros. C'est un manuscrit qu'il faut éviter d'égarer,

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car la plupart des choses qui y sont contenues seraient impossibles à retrouver. Voilà pourquoi il faudrait que vous eussiez l'extrême bonté de m'indiquer l'occasion que je dois prendre.

Plus tard, je vous enverrai l'extrait des Mémoires de M. de Chateaubriand, en ce qui concerne M'"^ Récamier.

Quant au récit de Londres, il est presque tout à faire. M™* Récamier ne croit qu'à l'un des sentiments, je crois à tous les deux. Comment voulez-vous que l'ivresse ne l'ait pas gagnée?

Hier j'ai rencontré un fiacre d'où sortait une tête qui me disait bonjour ; c'était M. Wilson arrivant de Rome.

M"^ Récamier a été assez souffrante, mais elle est mieux.

J'ai été aussi un peu souffrant, mais je suis mieux aussi.

M. Lenormantest à Marseille ; il nous arrive ces jours-ci.

M. Ampère est à Malte où il accomplit sa quarantaine.

Je n'entends plus parler des Sœurs des Anges.

Donnez-moi, je vous prie, des nouvelles de votre santé. J'espère que votre fluxion est finie.

Donnez-moi aussi des nouvelles de toute la colonie.

Mille tendresses les plus tendres et les plus respectueuses.

Hébal.

Je travaille à la Théodicée.

i8 décembre 4i.

J'ai reçu vos deux lettres, la dernière s'était, en effet, croisée avec la mienne.

Ce que j'ai écrit surlesujet en question doit être assezpeu suffisant : toutefois c'est la série des faits, du moins à peu près.

Vous verrez bien.

Je m'informerai du moment où M. de Mortemart ira à Saint-Vrain.

Je n'ai aucune idée de ce qui a donné lieu au bruit contre lequel vous avez protesté. De temps en temps, je vois poin-

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