‹ Ballanche et Mme. d'HautefeuilleChapitre 69 sur 139 · CHAPITRE VII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. l

ment au Sauveur ; ils m'avaient fait peur, et un des jours où j'ai été le plus malade, j'allais vous écrire deux lignes pour vous dire de vous bien garder de ma fleur de Jessé, mais un moment après, en disant mon olïice de la Vierge, je tombai sur le texte appliqué précisément comme j'en avais besoin. Ainsi, au petit chapitre pour VAvent deuxièmeoffice, à la suite de laudes, les paroles d'Isaïe sont appliquées à la Vierge : // sortira un rejeton de la tige de Jessé, et il naîtra de sa racine une fleur sur laquelle V Esprit du Seigneur se reposera. Ne vous semble-t-il pas au moins probable que dans cette fleur sur laquelle l'Esprit du Seigneur reposera, l'Église ici reconnaît Marie? J'ai fait part de mon observation, elle n'a point été combattue, je vous la donne comme elle m'est rendue, en vous assurant en mon âme et conscience que j'aime autant et peut-être davantage le Lys d'Israël. M. d'Hautefeuille, qui m'a laissé l'espoir que je le reverrais aujourd'hui, m'a dit que vous commenciez déjà votre travail d'épreuves, et que M. Ballanche n'avait plus rien trouvé à redire ; c'est bien la certitude de sa pleine et entière satisfaction, et par conséquent la sécurité comme effet produit, et suffrage de talent et de goût.

Adieu, ma bien chère, on me donne l'espoir de vous revoir en janvier et de vous garder quelques semaines. C'est de bien bons moments qui me sont promis, et j'en jouis à l'avance.

N'est-ce pas aussi le moment où vous paraîtrez? Je passe en vous suivant à travers bien des impressions, et lorsque vous vous exercez à être humble dans le succès, je me sais gré d'être glorieuse.

J'embrasse Charles et vous qui me le permettez.

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