‹ Ballanche et Mme. d'HautefeuilleChapitre 71 sur 139 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Chambres, est à cette triste espèce. Nous avons tout juste le patriotisme d'Agnès et de Charles ; nous sentons la gloire humaine et vaniteuse comme ces deux faibles créatures.

Pourquoi ne feriez-vous pas un ciel où vous placeriez le déroulement des destinées anglaises et des destinées françaises ?

Il s'agissait de savoir s'il y aurait une France.

Il faut bien se rendre compte de la différence entre le temps de Charles VII et celui de Henri IV.

Votre ciel pourrait être une vision.

Je crois que vous en avez besoin pour expliquer le plan providentiel.

Les voix qu'entend Jehanne, convertissez-les en entretiens que des anges ont entre eux.

M. Thomassy vient de publier une brochure sur Christine de Pisan chez votre ami Debécourt. La première fois que vous lui écrirez, demandez-lui cette brochure ; il est utile que vous la lisiez.

J'avais bonne envie d'aller voir M"* de Virieu, et je n'y suis point allé. Je voulais aussi aller voir M'"^ Le Tissier, laquelle me boude et n'a pas voulu me parler un jour que je l'ai rencontrée chez M'"^ de Lamartine. Je n'ai revu ni M. Cazalès ni presque M. VVilson. Je n'ai point entendu parler de M. de Kergorlay. Je sais que M. de Carné doit être dans le chagrin. J'ai donné un jeune homme à M. Jourdain. Il va l'envoyer à Berlin. Il me demande un article sur son livre. Mon article sur le Lys d'Israël va me donner des pratiques.

Je connais l'article du Semeur. Faites attention qu'il est écrit dans un sentiment protestant et que ses objections s'adressent à l'Eglise catholique aussi bien qu'à vous.

Mme Récamier a souvent été fort souffrante.

Nous avons eu une seconde lecture où étaient M. et M™^ de Lamartine, qui ont été ravis d'admiration.

l38 BALLANCHE ET M'"^ d'HAUTEFEUILLE.

O lionle ! on veut abaisser le niveau de notre dignité française à la hauteur de ce crapaud de Thiers. Nous avons une Chambre si vaniteuse qu'elle repousse la suffisance des doctrinaires et qu'elle adhère à toutes les insolences de Thiers.

En vérité, nous ne méritons pas même de descendre à Augustule.

Les légitimistes se moquent beaucoup ; et ils aident à l'abaissement général.

Relevez notre pauvre France.

Mille tendres et respectueuses amitiés.

Hébal.

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