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CHAPITRE XIV

CaNSTRUCTION DES DIRIGEABLES

Le gaz et Tenveloppe des dirigeables. — Les dirigeables doivent avoir une force ascensionnelle d'autant plus considérable qu'ils doivent emporter un moteur plus puissant et, par conséquent, plus lourd. Aussi aujourd'hui les construit-on toujours d'un volume important, au moins 2.000 mètres cubes, et, afin de leur donner le maximum de force ascensionnelle, on les gonfle avec de l'hydrogène pur. On réalise donc ainsi le maximum de force ascensionnelle pour ce genre de ballons.

Leur forme, avons-nous dit, est celle d'un poisson dissymétrique et non celle d'un fuseau symétrique. Leurs dimensions sont calculées en tenant compte de la position du centre de gravité et du centre de poussée. Le colonel Renard a déduit de ses calculs qu'il y avait avantage à construire les ballons en forme de poissons et à placer le maître couple, c'està-dire la plus grande épaisseur du ballon, au quart de la longueur à partir de l'avant. Dans ces conditions on se trouve à peu près en conformité avec les résultats .de la théorie. C'est ainsi que sont construits

presque tous les dirigeables actuels : Lebaudy, Ville-de- Paris, etc.

L'enveloppe du ballon est toujours en étoffe multiple (coton et caoutchouc). Nous avons dit combien, aujourd'hui, la fabricatioa dfî ces étoffes avait atteint la perfection ; par conséquent, on a ainsi l'avantage d'avoir une enveloppe aussi imperméable que possible.

La suspension- — L'enveloppe une fois assemblée, il s'agit (et ceci est d'une importance capitale) de la relier à la nacelle sur laquelle doit agir le moteur par des liens qui assurent à la fois l'intégrité de la transmission de la force et qui, en même temps, répartissent régulièrement les efforts moteurs sur la surface du ballon de façon à ne point le fatiguer. De plus il ne faut pas oublier que ces liaisons doivent non seulement transmettre au ballon l'effort du propulseur, mais encore qu'elles doivent faire supporter à l'enveloppe le poids total de la nacelle, des passagers, du lest, du moteur, du propulseur et du combustible. Il faudra donc apporter tous ses soins à cet organe, intermédiaire entre l'enveloppe et la nacelle. Pour les premiers dirigeables on avait adopté le classique filet, employé pour les ballons ordinaires, mais en navigation aérienne le filet a de graves défauts. Il transforme la surface lisse du ballon en surface rugueuse qui, par conséquent, se trouve hérissée d'obstacles (les mailles et les nœuds) qui résistent à l'air en mouvement.

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