SCENE III
Les Mêmes, LES DKUX ENFANS.
LES ENFAîfS, en entrant.
Bonjour, papa!
BALOCnARD.
Approchez, moutards! Sont-ils ficelés, ces p'tits fats-là 1 on dirait des enfans d'agent de change... (// s'asxicil.) Allons, haut! de la gymnastique! sautons sur les genoux à papa! En v'Ià un qui me ressemble joliment, le même nez... Mouchetoi donc, Gugus... El Polyte, j' suis sur qu'il sera lyrique; il chante déjà pas mal Malbrough; pas vrai, Polyte î
ADRIENNE
Je suis contente d'eui , père! ils ont bien travaillé...
Ils ont bien travail...
ADRIENKB.
Toute la semaine.
Toute la semainf! [A pan.) Bon! attrape! le dicton est à son adresse... mets ça à la caisse d'épargne! [Haut.] Eh bien! il faut les régaler.
Il rouille (ians SUD gousset.
ADRIBNNE.
Ils ont tout ce qu'il faut dans leur petit panier. BALOCHARD, faisant signe qu'il est san.i le sou.
C'est ben heureux pour eux! Au fait, tu as raison, ça donno de mauvaises habitudes... à l'enfance. Baisez-moi, moutards, et songez a être actifs et latjoriciii (<i!iini(!.. (ommc ceux dont cest le caractère, si vous voulez devenir un jour des dtoyWM iMMrable*, obMalr ^luicurû la^tiaiUei
et être de vertueux pères de famille (// se lève e les remet à terre.) Je vous donne. . {les enfans tendent la main) ma bénédiction.
ADRIENSE.
Dites adieu à votre père.
BALOCHARD, les embrassant.
Allez, les moutards! apprenez bien b, a, ba, et surtout b, u, bu!
VOIX en-dehors.
Eh! eh! Balochard! Balochard!
C'est la voix d' Gambin.
ADRIENNE, à part.
Lui! {Haut.) Il faut que je me dépêche... on les attend peut-être.
Eh bien! laisse-les aller tout seuls; c'est au bout de la rue, de ce côlé-ci... reste. ADRIENNE, aux enfans.
Sur le trottoir à gauche, jusqu'au bout de la rue... Allez le long des maisons et prenez bien garde aux voitures.
Elle les embrasse; ils sortent.
BALOCHARD, ttux enfans, qui sortent.
Et ne vous arrêtez pas devant les épiciers à renifler les pruneaux. {A Adrienne.) Je tiens à ce que vous restiez, mademoiselle Balochard.
ADRIENNE
Je reste, mon père, je reste.